06/04/03
Compte-rendu du Conseil de Gouvernement qui s'est tenu à Bruxelles
le 3 avril 2003
Une
Réunion du Conseil de Gouvernement s'est tenue jeudi 3 avril
2003 à Bruxelles, sur l'ordre du jour suivant :
1
- Entretiens avec les hauts responsables de l'Union Européenne.
Le président Mahamoud Idriss Ahmed a ouvert
la séance en remerciant chaleureusement le Bourgmestre de la
commune qui a mis gracieusement à disposition une salle permettant
au GED de se réunir à sa convenance.
Il a tenu à rappeler par ailleurs que " le Gouvernement
en Exil de Djibouti a par principe acquis de rencontrer, entre autres,
les hauts responsables de l'Union Européenne afin d'aborder
avec eux certains dossiers de fonds mais aussi chaque fois que l'urgence
d'une situation l'exigeait ".
Il
a précisé
" Je puis vous assurer que nos interlocuteurs, à divers
niveaux décisionnaires, sont parfaitement informés et
ont pleine conscience de tous les excès de l'administration
d'Ismaël Omar Guelleh ce qui justifie le grand intérêt
porté à nos propositions et au nécessaire regroupement
de l'opposition politique. D'autre part, ce rejet que l'on voit s'amplifier
depuis plus d'un an chez nos interlocuteurs est la résultante
de l'aggravation de toutes les situations à Djibout, Ismaël
Omar Guelleh ayant atteint un point de non retour.
Que
ce soit au niveau politique, économique, social ou sanitaire
c'est une situation de catastrophes perpétuelles que vivent
les populations djiboutiennes alors qu'une minorité n'a de
cesse de s'enrichir par l'utilisation de tous les moyens illégaux.
La propagande euphorisante du service communication de l'Etat djiboutien
actuel masque mal les réalités d'un pays dont la population
est contrainte et ignorée totalement. Les actions de portée
très limitée diffusée à grand renfort
de publicité, avant, pendant et après s'accompagnent
de photographies multiples et d'une certaine platitude d'un discours
totalement en décalage avec ce que souhaitent les populations
djiboutiennes. L'essentiel n'étant point pour le pouvoir d'être
mais de paraître vis-à-vis de l'opinion et des instances
internationales.
De
plus la tyrannie, masquée par des artifices de façade
qu'impose le régime en place, ne correspond pas à la
définition d'un Etat de Droit rappelée récemment
par le Président Jacques Chirac. Ceci constitue un point d'une
extrême importance dont certains ne mesurent pas la portée
exacte mais ils s'apercevront bientôt que ce ne sont pas des
mots et exclusivement que cela mais une orientation volontariste que
s'instaure dans certains pays africains, tels que Djibouti, une véritable
amorce de démocratie.
Les
falsifications des dernières Elections Législatives
de janvier de cette année, préparées minutieusement
depuis plus de six mois, n'ont trompé que ceux qui souhaitaient
l'être et tout particulièrement ceux qui avaient un évident
intérêt à ce que la torpeur qui règne sur
notre pays ne soit pas bouleversée actuellement par une opposition
trop active.
Quand
bien même le régime d'Ismaël Omar Guelleh imposerait
une tyrannie que chacun admet il convient de ne pas la voir
actuellement.
Faire
référence à l'appartenance à la Francophonie
et laisser Agir à l'inverse n'aurait pas de sens mais il pourrait
y avoir, en l'espèce, des non sens que l'on tente par inertie
de nous forcer d'accepter.
Nous
apporterons donc notre propre objection le moment venu si les choses
devaient rester en l'état.
Sur
le plan politique, Ismaël Omar Guelleh a perdu toute crédibilité
utilisant des " sous fifres " lorsqu'il s'agit de porter
réponse à l'opposition. Ces réponses ne s'attachent
pas à des dossiers bien précis ou des points d'importances
sur lesquels il se garde bien de répondre ou de tenter de trouver
une amorce de solution mais bien au contraire se traduisent par des
menaces d'atteinte physique, y compris à l'égard des
familles des opposants.
Le
régime sera très bientôt la première victime
de la tyrannie et de ses corruptions ; le coup de poignard politique
ne sera que plus imprévisible pour Ismaël Omar Guelleh,
ce sont peut être ses propres laquais qui s'en chargeront vraisemblablement
lorsqu'il ne pourra plus les entretenir
; mais le peuple sera
là vraisemblablement bien avant et veillera à changer
le régime mais aussi les hommes. ! ".
2.
L'opposition politique se regroupe.
Le
président Mahamoud Idriss Ahmed a conclu par quelques mots
:
" Après les élections législatives falsifiées
du 10 janvier de cette année nous observons une recomposition
de l'opposition politique qui prend en compte très majoritairement
nos propositions et en admet la pertinence. Nous avons toujours été
très clairs en exigeant le départ immédiat et
sans conditions d'Ismaël Omar Guelleh.
A
ceux qui souhaitent composer avec Ismaël Omar Guelleh en acceptant
d'éventuels privilèges tout en tentant par des stratagèmes
de nous faire croire qu'ils pourraient être encore considérés
comme opposants au régime nous n'adressons ce message. Vous
ne trompez que vous-même ! les populations djiboutiennes sont
lucides, comme nous le sommes ! ".
3.
Mise au point quant aux actions menées par le GED au profit
des Djiboutiens et des Djiboutiennes exilés.
L'une des missions que s'est fixé le Gouvernement en Exil de
Djibouti est de tenter d'aider tous les exilés djiboutiens
ce fonction de nos possibilités.
Sur
l'un des aspects de cette aide, nous rencontrons depuis plus d'un
an et à intervalles réguliers des représentants
d'Universités, en Belgique et en France, à qui nous
avons exposé toutes les difficultés des étudiants
exilés.
Des
correspondances ont été échangées confirmant
ainsi la volonté de nos interlocuteurs d'Aider la jeunesse
estudiantine djiboutienne dont se désintéresse totalement
le régime d'Ismaël Omar.
Bien
que ces portes soient ouvertes par le GED, nous avons précisé
que c'est aux étudiants, d'effectuer toutes les démarches
préalables de constitution de dossiers et d'inscription auprès
des organismes administratifs de ces Facultés, Ecoles ou établissements.
Nous ne connaissons pas leurs choix d'orientation qui est de leur
responsabilité, notre rôle est d'appuyer, un à
un, chaque dossier d'étudiant disposant que de maigres revenus
donc dans l'impossibilité de payer leurs études car
ne bénéficiant pas de l'attribution d'une bourse par
l'Etat djiboutien qui, là encore, privilégie exclusivement
les " enfants des amis fortunés ".
Lorsque
que copie desdits dossiers nous est adressée par ceux qui nous
sollicitent nous Aidons celles et ceux qui en ont le plus le besoin
".
4.
Les faux réfugiés (es) qui, soutenant le pouvoir d'Ismaël
Omar Guelleh, captent les aides de l'Etat belge et privent les autres
réfugiés de leurs droits tout en jetant le discrédit
sur notre communauté.
Quant
à l'obtention du statut de réfugié politique,
en aucun moment nous ne pourrions interdire à celles et à
ceux que nous défendons le droit d'obtenir ce statut, bien
au contraire car notre but est de soutenir le plein exercice de leurs
droits d'exilés et de les aider en étant, si nécessaire,
leur interlocuteur auprès des administrations.
Chaque
dossier présenté au GED est analysé et s'il s'avère
que les personnes sont effectivement de véritables réfugiés
fuyant notre pays car victimes des sévices de l'administration
d'IOG, ce qui rend impossible leur retour à Djibouti dans les
conditions actuelles, nous appuyons ledit dossier et n'hésitons
pas à nous déplacer, dans la mesure du possible, pour
rencontrer directement les responsables de l'Immigration.
Ceci
est vrai en Europe mais est bien plus difficile lorsqu'il s'agit de
se déplacer au Canada ou ailleurs mais le traitement du dossier
sur le fond reste identique. Réfugiés politiques au
Canada, en Belgique, aux USA ou ailleurs nous avons Droit à
un traitement égalitaire mais aussi l'Obligation de respecter
les lois applicables par chaque pays d'accueil.
"
La Liberté ce n'est pas de faire tout ce que l'on veut mais
de savoir ce que l'on fait ".
Dans
des conditions inacceptables certaines femmes de personnalités
politiques et de hauts responsables, dont les époux exercent
leurs activités professionnelles au sein même du pouvoir
djiboutien actuel et qui pour certains ont torturé et torturent
voire assassinent des Djiboutiens encore de nos jours, tentent de
bénéficier de ce statut de " Réfugiée
politique " percevant d'une part un salaire versé par
l'Etat djiboutien à l'époux et d'autre part essayant
de tromper les autorités d'immigration pour que leur soit versée
une Aide par le pays d'accueil.
Ce
que chaque exilé doit comprendre c'est que les aides qui pourraient
être délivrées à ces familles qui soutiennent
IOG et sa politique viennent en déduction des Aides versées
aux véritables opposants politiques et à leur famille
par les pays d'accueil.
Les
enveloppes attribuées, notamment par le Royaume de Belgique,
ne sont pas extensibles. Il y a un quota annuel au profit des familles
exilées imposé par le Ministère de tutelle. Chaque
aide indûment acquise par une personne soutenant IOG prive inévitablement
une famille d'exilés de cette aide dont elle a besoin.
Ce
n'est pas le GED qui est responsable de cette situation inacceptable
mais celles et ceux qui s'octroient des droits auxquels ils et elles
ne peuvent prétendre. Ont-ils et ont-elles un quelconque respect
pour les véritables exilés confrontés aux pires
difficultés ? Non ! aucun respect donc ils et elles ne méritent
aucune considération de notre part.
Nous
avons été dans l'obligation de fuir notre pays par ce
que nous étions les victimes du régime d'IOG. Malgré
les apparences trompeuses ce régime est de plus en plus tyrannique.
Nous devons donc nous en démarquer clairement, chaque exilé
(e) doit agir suivant sa conscience et ses convictions pour lui-même
et pour l'avenir de ses enfants.
Etre
exilé et revendiquer à juste titre l'obtention du statut
de réfugié politique ne saurait impliquer une quelconque
appartenance forcée au GED. Le Gouvernement en Exil de Djibouti
ce n'est pas le RPP, chacun peut l'intégrer et y participer
ou ne pas le faire en fonction de ses aspirations.
Il
est un fait que tous les dossiers que les véritables opposants
politiques nous soumettent et qui méritent d'être défendus
comme tels sont soutenus auprès des services de l'Immigration
des pays d'accueil avec l'aide de nos conseillers juridiques.
C'est aux services d'Immigration concernés ensuite que revient
la décision ultime prise en fonction des textes de lois ; nous
ne faisons que notre devoir d'information et de citoyenneté.
5.
Campagne de dénigrement à l'encontre du GED, la diplomatie
djiboutienne à Bruxelles mise en cause et s'appuyant sur un
trafic de drogues dites dures.
La campagne
de dénigrement lancée par Haroun Uruba, Commissaire
du Service Djiboutien de Sécurité et officiellement
Conseiller à l'Ambassade de Djibouti à l'encontre des
actions menées par le GED au profit des exilés est une
forme de " guerre psychologique " décidée
au plus niveau de l'Etat djiboutien.
Les
accusations non fondées dont nous sommes l'objet et qui relèvent
clairement du mauvais procès d'intention confirment que le
pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh est en pleine déliquescence
sur le plan de la crédibilité et dans bien d'autres
affaires ; il tente de nous discréditer pour faire taire toutes
les dénonciations dont il est l'objet.
Or
ce qu'il veut ignorer c'est que toutes les dénonciations dont
le régime est l'objet, ce sont les militaires, gendarmes, policiers
de tous grades, fonctionnaires et enseignants qui trouvent dans le
GED les relais de libre expression qu'ils n'ont pas à Djibouti.
Le
GED n'exprime que la volonté des populations tout en apportant
des propositions alternatives au régime en place.
En
engageant, comme agents de propagande, de jeunes Djiboutiens désoeuvrés,
vivant sur le territoire belge, qu'il paie et à qui il fournit
des drogues dures qui arrivent en Europe et directement par la valise
diplomatique à partir de Djibouti et parfois via Paris, Haroun
Uruba se rend coupable de divers délits dont nous avons tenu
informées les autorités compétentes du Royaume
de Belgique.
Il
est regrettable que l'Ambassade de Djibouti puisse cautionner, sur
ordre, une telle attitude vis-à-vis de quelques jeunes délinquants
djiboutiens dont l'avenir paraît plus qu'incertain quant à
leur maintien dans ce pays d'accueil qui, outre la liberté
et le droit d'expression qu'il leur accorde, leur permet de poursuivre
leurs études pour autant qu'ils en aient la volonté.
6.
Abdourahman Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie
et de la Planification. Dénoncer ce qui doit l'être mais
aussi et surtout proposer une autre alternative d'avenir aux populations
djiboutiennes.
Comme
l'a fait récemment Abdourahman Yassin, Chargé des Finances,
de l'Économie et de la Planification, le GED se doit de dénoncer
auprès de l'opinion publique et des instances internationales
ce qui doit l'être afin de donner un juste éclairage
sur ce que sont les réalités notamment en matière
d'Economie et d'Emploi dans notre pays.
Toutes
les familles se plaignent de plus en plus de leurs difficultés
d'existence et de la misère grandissante au point que disposer
aujourd'hui d'un emploi à Djibouti et avoir la chance que son
salaire soit versé dans son intégralité et chaque
mois, relève d'un " privilège " dont peu peuvent
se prévaloir.
En
matière d'amélioration de la situation des Finances
publiques comme au regard de l'Emploi, les engagements que prend vis-à-vis
des Djiboutiens l'administration Guelleh depuis 4 ans n'ont pas été
suivis d'effets car aux grandes déclarations d'intentions,
qui se sont succédées d'année en année
avec le même discours se voulant foncièrement rassurant
pour leur avenir, les méthodes soutenues comme étant
supposées efficaces dans lesdits projets sont restées
exclusivement théoriciennes ; doctrinaires dans les mots, emportées
par le vent de toutes les incohérences qui sévissent
dans le pays.
A
cette récession de l'économie locale s'ajoute par évidence
une forte augmentation du coût de la vie ne serait-ce que celle
des denrées essentielles et de première nécessitée
mais aussi des loyers qui ont atteint parfois dans certains quartiers
de la capitale des niveaux comparables à ceux que l'on observe
à Paris, intra muros.
La
fermeture de plus de 50,6 % des Commerces (précise l'ADI dans
un communiqué d'Etat par rapport à 2001 tout en s'appuyant
là encore sur des données officielles qui ne sauraient
qu'optimiser les réalités ) s'accompagne d'une baisse
d'activités importantes dans le secteur du Bâtiment et
des Travaux publics.
En
matière de création d'emplois, il est observé
que l'administration Guelleh se réfugie derrière des
données statistiques, bien pratiques car non vérifiables
donc sujettes à caution, de l'OPS avec la création de
206 d'emplois (moins 20,9 % précise l'ADI par rapport à
2001) confirmant ce qu'elle admettait, par ailleurs et il y a de cela
quelques semaines, que plus de 80 % de la tranche d'âges des
hommes entre 14 et 39 ans est en situation de chômage !.
Catastrophe
pour catastrophe, l'administration d'Ismaël Omar Guelleh met
en exergue ces 206 emplois qui ne représentent qu'une goutte
d'eau dans un océan de difficultés chroniques en matière
d'emploi dont nous ne sommes pas près d'en voir l'issue.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti a émis des propositions allant
dans un autre sens plus réaliste privilégiant la situation
de l'Economie et qui passent par une réelle volonté
de redressement des comptes publics qui se décline suivant
8 points qui sont à mettre en uvre concernant le budget
:
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti a défini ses axes principaux
d'actions dans lesquels il se maintiendra. S'il vilipende l'Etat dirigé
par Ismaël Omar Guelleh, il émet aussi des propositions
concrètes pour remédier à la situation vécue
par les populations.
7.
Intervention d'Ali Amarkak Kadir, Chargé du Commerce, du Commerce
international et du développement des ressources énergétiques.
M Ali
Amarkaj Kadir a tenu à informer les membres du GED, entre autres,
de la mobilisation des membres du PND canal historique et a notamment
déclaré.
"
Comme l'a fort justement souligné Abdourahman Yassin, notre
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification,
la situation de notre jeunesse djiboutienne au regard de l'emploi
a atteint des niveaux catastrophiques.
Cette
situation se trouve d'autant plus aggravée par les perspectives
d'embauches qui sont infimes par rapport a l'existant en offres actuels
d'emplois sur le marché du travail mais aussi par le nombre
grandissant de jeunes djiboutiens et djiboutiennes qui abordent pour
la première fois et chaque année le marché du
travail et qui, malgré les connaissances acquises et leurs
compétences, ne trouveront que des portes fermées donc
pas d'employeur.
La
problématique que pose l'emploi des demandeurs d'emploi et
qui sont non qualifiés se pose là encore de manière
cruciale. On voit le grand intérêt qu'à l'Etat
à s'appuyer sur les entreprises du secteur privé en
développant une réelle Participation de ces PME et PMI
qui ont des besoins spécifiques auxquelles il nous faut répondre.
La formation en alternance à une place dans la société
djiboutienne.
L'administration
Guelleh est en échec total dans tous ces domaines.
On
dépasse le niveau de catastrophe lorsque l'on constate que
plus de 50 % des commerces ont fermé boutique en une année.
Comme
Chargé du Commerce, du Commerce international et du développement
des ressources énergétiques je considère que
l'administration Guelleh dispose de tout un panel de possibilités
pour lancer véritablement l'économie djiboutienne sans
laquelle rien ne sera possible en matière de réduction
du taux de chômage dans notre pays.
Avec
divers experts, nous nous sommes penchés sur les bilans de
" l'Economie et le Commerce de façade " que l'on
présente dans tous les communiqués officiels et nous
en sommes venus à conclure qu'ils sont " grotesques car
falsifiés ".
Les
indicateurs non publiés officiellement, mais dont nous avons
connaissance par nos amis sur place et à divers niveaux, sont
éloquents et contredisent bon nombre de déclarations
dont on nous abreuvent pour rassurer les organismes financiers et
de commerce internationaux.
Lorsque
l'on aura compris que nous pouvons nous en sortir sans mendier, on
aura fait un grand pas vers l'Economie moderne à laquelle nous
aspirons.
Outre
les mouvements sociaux qui vont s'enchaîner dans les semaines
à venir pour des motifs de non versement des salaires depuis
des mois, il faut y ajouter le poids que représentent la frénésie
galopante de la montée des prix mais aussi le contrecoup de
la guerre d'Irak qui va précipiter les choses.
Par
ailleurs et en ce qui concerne le PND Canal historique, nos militants
à Djibouti ont parfaitement compris qu'Aden Robleh Awaleh avait
trahi leur confiance ; son départ n'a soulevé que très
peu d'adhésion pour le suivre sur le chemin tortueux des intérêts
exclusivement personnels qu'il a choisi.
Il
lui faut maintenant " nourrir et entretenir " sa petite
cour très réduite
.mais il n'est pas certain qu'il
pourra le faire très longtemps.
La
force du PND Canal historique, parti du peuple que nous défendons,
est d'avoir maintenu la cohésion, issue du PND, par nos convictions
profondes et non en plaçant un billet de 1000 FDJ devant les
yeux des militants. Il faut d'abord redonner la dignité aux
djiboutiens, aujourd'hui le PND, le CCRD au sein du Gouvernement en
Exil en sont seuls capables avec la véritable opposition politique
qui est à Djibouti.
"La
Justice, le respect de l'Humain et la Démocratie sont avant
tout un état d'esprit "
C'est à partir de cela que nos générations de
jeunes pourront construire enfin la République à laquelle
ont aspiré leurs parents depuis plus de 25 années sans
y parvenir.
Le
pari que nous faisons d'investir sur la jeunesse et sur ses capacités
et le meilleur des choix qu'il convenait de faire et c'est aussi pourquoi
je suis aujourd'hui au sein du GED et à vos côtés.
Bien
que nos militants à Djibouti soient sous surveillance partielle
comme le sont leurs frères du Comité Citoyen du Renouveau
Démocratique d'Abdillahi Hassan Abdi, la force qu'ils représentent
et leur nombre grandissant leur permet tout de même d'agir et
de préparer des échéances très proches
et dans lesquelles ils s'impliquent déjà spontanément.
Je
voulais profiter de l'opportunité qui m'est offerte aujourd'hui
pour réaffirmer mon soutien à tous les militants du
PND Canal historique mais aussi les remercier de mener avec abnégation
ce combat tout en les assurant que le GED travaille sans bruit mais
avance alors que d'autres et dans les déclarations retranscrites
par l'ADI ou La Nation, font beaucoup de tapages pour le peu de choses
réalisées ".
8. Tour de table et conclusion
par le président Mahamoud Idriss Ahmed.
-
Mohamed Saleh Alhoumekani
Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale et Porte-parole du Gouvernement
" Le Gouvernement en Exil de Djibouti inquiète
de plus en plus le régime d'Ismaël Omar Guelleh et je
pense que si j'étais à sa place je m'inquièterais
beaucoup plus pour les semaines à venir. On ne résout
rien par l'usage de la force et l'emploi des armes. Nos militaires,
gendarmes et policiers sont contraints par le régime d'IOG
qui se discrédite un peu plus aux yeux de tous à chaque
balle qu'il ordonne de tirer sur les populations ".
-
Ali Abdillahi IFTIN
Chargé de la Défense et de la Sécurité
nationale
" De grands bouleversements sont en préparation.
Ceux qui ne prendront pas le train du changement profond lorsqu'il
leur sera demandé une ultime fois de le faire, resterons sur
le quai mais devront se taire en baissant la tête lorsque le
peuple parlera. Ceci ne changera pas leurs habitudes de vie et ce
n'est pas sur eux que le pays pourra compter pour l'Avenir ".
-
Ali Amarkak Kadir
Chargé du Commerce, du Commerce international
et du développement des ressources énergétiques.
" Par toutes ses erreurs et ses excès qu'elle confirme,
l'administration d'Ismaël Omar Guelleh creuse sa propre tombe
et va jusqu'à s'y précipiter toute seule. Le seul monument
auquel elle pourra prétendre le moment venu sera celui de la
honte et je n'y déposerai pas une fleur ".
-
Osman Ahmed Kahin dit Talabo
Chargé des Relations Jeunesse et Sport
" Malgré toutes les menaces dont je suis l'objet chacun
doit savoir que je défends les intérêts de la
jeunesse et de mes propres frères. Je continue le combat pour
qu'enfin ils puissent vivre autre chose dans notre pays que ce que
moi j'ai vécu et vis ".
-
Liban Houssein Djibah
Chargé de l'Education Nationale et de la
Formation professionnelle
" J'ai pris cette charge au sein du GED et continuerai
avec abnégation de vouloir changer les choses dans mon pays
et en chasser la tyrannie. L'homme n'est pas fait pour subir mais
pour agir, chacun doit le comprendre même si ceci comporte des
risques d'atteinte physique à nos personnes. L'éducation
nationale et la formation professionnelle sont parmi les pierres angulaires
de nos actions et doivent s'appuyer sur nos enseignants en leur redonnant
leur place et confiance en leur mission. L'éducation publique
dans un Etat de Droit poussera alors nos enfants vers l'apprentissage
de la démocratie ".
-
Youssouf Abdillahi Omar
Chargé de la Jeunesse et des Sports
" Comme je l'ai exprimé auparavant, ma priorité
est de mettre à plat tous ces excès constatés
au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports et des
services rattachés mais aussi de redonner leur place aux fonctionnaires
qui oeuvrent véritablement pour la jeunesse. Il convient donc
de restituer pour l'avenir à notre jeunesse tout ce dont elle
est privée. Le sport est l'une des grandes écoles de
la vie et de l'apprentissage du respect de l'autre. Je préfère
voir cette jeunesse s'exprimer sous diverses manières et notamment
par la pratique d'une discipline sportive plutôt que de la trouver
dans la rue face à des forces de Police comme c'est le cas
actuellement ".
Le
président Mahamoud Idriss Ahmed a clôturé
la séance.
" Le pays traverse la plus grande crise politique, sociale et
économique de son histoire. Je demande à chacun de garder
confiance sur le travail qu'effectue ce gouvernement en exil que je
dirige. Tout ne peut être dit et écrit de même
tous les membres du GED ne peuvent être dévoilés
car certains vivent dans notre pays et y exercent des activités
sous la contrainte ; ce serait alors mettre leur vie en péril
de manière inutile.
Le
jour de la libération nationale par les populations djiboutiennes
est proche.
Gardons
confiance en notre faculté de chasser Ismaël Omar Guelleh
et ses obligés de tous les pouvoirs, ce jour là nous
serons là ".