LES CONSEILS DU GED
Dernière modification : le 07-Avr-2003 10:45 (GMT+1 / Bruxelles)

06/04/03 Compte-rendu du Conseil de Gouvernement qui s'est tenu à Bruxelles le 3 avril 2003

Une Réunion du Conseil de Gouvernement s'est tenue jeudi 3 avril 2003 à Bruxelles, sur l'ordre du jour suivant :

1. Entretiens avec les hauts responsables de l'Union Européenne.
2. L'opposition politique se regroupe.
3. Mise au point quant aux actions menées par le GED au profit des Djiboutiens et des Djiboutiennes exilés.
4. Les faux réfugiés (es) qui, soutenant le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh, captent les aides de l'Etat belge et privent ainsi les autres réfugiés de leurs droits tout en jetant le discrédit sur notre communauté.

5. Campagne de dénigrement à l'encontre du GED, la diplomatie djiboutienne à Bruxelles mise en cause et s'appuyant sur quelques délinquants et un trafic de drogues dites dures.
6. Dénoncer ce qui doit l'être mais aussi et surtout proposer une autre alternative d'avenir aux populations djiboutiennes.
7. Intervention du Chargé du Commerce, de l'Artisanat .
8. Tour de table et conclusion.

1 - Entretiens avec les hauts responsables de l'Union Européenne.
Le président Mahamoud Idriss Ahmed a ouvert la séance en remerciant chaleureusement le Bourgmestre de la commune qui a mis gracieusement à disposition une salle permettant au GED de se réunir à sa convenance.
Il a tenu à rappeler par ailleurs que " le Gouvernement en Exil de Djibouti a par principe acquis de rencontrer, entre autres, les hauts responsables de l'Union Européenne afin d'aborder avec eux certains dossiers de fonds mais aussi chaque fois que l'urgence d'une situation l'exigeait ".

Il a précisé
" Je puis vous assurer que nos interlocuteurs, à divers niveaux décisionnaires, sont parfaitement informés et ont pleine conscience de tous les excès de l'administration d'Ismaël Omar Guelleh ce qui justifie le grand intérêt porté à nos propositions et au nécessaire regroupement de l'opposition politique. D'autre part, ce rejet que l'on voit s'amplifier depuis plus d'un an chez nos interlocuteurs est la résultante de l'aggravation de toutes les situations à Djibout, Ismaël Omar Guelleh ayant atteint un point de non retour.

Que ce soit au niveau politique, économique, social ou sanitaire c'est une situation de catastrophes perpétuelles que vivent les populations djiboutiennes alors qu'une minorité n'a de cesse de s'enrichir par l'utilisation de tous les moyens illégaux.
La propagande euphorisante du service communication de l'Etat djiboutien actuel masque mal les réalités d'un pays dont la population est contrainte et ignorée totalement. Les actions de portée très limitée diffusée à grand renfort de publicité, avant, pendant et après s'accompagnent de photographies multiples et d'une certaine platitude d'un discours totalement en décalage avec ce que souhaitent les populations djiboutiennes. L'essentiel n'étant point pour le pouvoir d'être mais de paraître vis-à-vis de l'opinion et des instances internationales.

De plus la tyrannie, masquée par des artifices de façade qu'impose le régime en place, ne correspond pas à la définition d'un Etat de Droit rappelée récemment par le Président Jacques Chirac. Ceci constitue un point d'une extrême importance dont certains ne mesurent pas la portée exacte mais ils s'apercevront bientôt que ce ne sont pas des mots et exclusivement que cela mais une orientation volontariste que s'instaure dans certains pays africains, tels que Djibouti, une véritable amorce de démocratie.

Les falsifications des dernières Elections Législatives de janvier de cette année, préparées minutieusement depuis plus de six mois, n'ont trompé que ceux qui souhaitaient l'être et tout particulièrement ceux qui avaient un évident intérêt à ce que la torpeur qui règne sur notre pays ne soit pas bouleversée actuellement par une opposition trop active.

Quand bien même le régime d'Ismaël Omar Guelleh imposerait une tyrannie que chacun admet il convient de ne pas la voir … actuellement.

Faire référence à l'appartenance à la Francophonie et laisser Agir à l'inverse n'aurait pas de sens mais il pourrait y avoir, en l'espèce, des non sens que l'on tente par inertie de nous forcer d'accepter.

Nous apporterons donc notre propre objection le moment venu si les choses devaient rester en l'état.

Sur le plan politique, Ismaël Omar Guelleh a perdu toute crédibilité utilisant des " sous fifres " lorsqu'il s'agit de porter réponse à l'opposition. Ces réponses ne s'attachent pas à des dossiers bien précis ou des points d'importances sur lesquels il se garde bien de répondre ou de tenter de trouver une amorce de solution mais bien au contraire se traduisent par des menaces d'atteinte physique, y compris à l'égard des familles des opposants.

Le régime sera très bientôt la première victime de la tyrannie et de ses corruptions ; le coup de poignard politique ne sera que plus imprévisible pour Ismaël Omar Guelleh, ce sont peut être ses propres laquais qui s'en chargeront vraisemblablement lorsqu'il ne pourra plus les entretenir… ; mais le peuple sera là vraisemblablement bien avant et veillera à changer le régime mais aussi les hommes. ! ".

2. L'opposition politique se regroupe.
Le président Mahamoud Idriss Ahmed a conclu par quelques mots :
" Après les élections législatives falsifiées du 10 janvier de cette année nous observons une recomposition de l'opposition politique qui prend en compte très majoritairement nos propositions et en admet la pertinence. Nous avons toujours été très clairs en exigeant le départ immédiat et sans conditions d'Ismaël Omar Guelleh.

A ceux qui souhaitent composer avec Ismaël Omar Guelleh en acceptant d'éventuels privilèges tout en tentant par des stratagèmes de nous faire croire qu'ils pourraient être encore considérés comme opposants au régime nous n'adressons ce message. Vous ne trompez que vous-même ! les populations djiboutiennes sont lucides, comme nous le sommes ! ".

3. Mise au point quant aux actions menées par le GED au profit des Djiboutiens et des Djiboutiennes exilés.
L'une des missions que s'est fixé le Gouvernement en Exil de Djibouti est de tenter d'aider tous les exilés djiboutiens ce fonction de nos possibilités.

Sur l'un des aspects de cette aide, nous rencontrons depuis plus d'un an et à intervalles réguliers des représentants d'Universités, en Belgique et en France, à qui nous avons exposé toutes les difficultés des étudiants exilés.

Des correspondances ont été échangées confirmant ainsi la volonté de nos interlocuteurs d'Aider la jeunesse estudiantine djiboutienne dont se désintéresse totalement le régime d'Ismaël Omar.

Bien que ces portes soient ouvertes par le GED, nous avons précisé que c'est aux étudiants, d'effectuer toutes les démarches préalables de constitution de dossiers et d'inscription auprès des organismes administratifs de ces Facultés, Ecoles ou établissements. Nous ne connaissons pas leurs choix d'orientation qui est de leur responsabilité, notre rôle est d'appuyer, un à un, chaque dossier d'étudiant disposant que de maigres revenus donc dans l'impossibilité de payer leurs études car ne bénéficiant pas de l'attribution d'une bourse par l'Etat djiboutien qui, là encore, privilégie exclusivement les " enfants des amis fortunés ".

Lorsque que copie desdits dossiers nous est adressée par ceux qui nous sollicitent nous Aidons celles et ceux qui en ont le plus le besoin ".

4. Les faux réfugiés (es) qui, soutenant le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh, captent les aides de l'Etat belge et privent les autres réfugiés de leurs droits tout en jetant le discrédit sur notre communauté.
Quant à l'obtention du statut de réfugié politique, en aucun moment nous ne pourrions interdire à celles et à ceux que nous défendons le droit d'obtenir ce statut, bien au contraire car notre but est de soutenir le plein exercice de leurs droits d'exilés et de les aider en étant, si nécessaire, leur interlocuteur auprès des administrations.

Chaque dossier présenté au GED est analysé et s'il s'avère que les personnes sont effectivement de véritables réfugiés fuyant notre pays car victimes des sévices de l'administration d'IOG, ce qui rend impossible leur retour à Djibouti dans les conditions actuelles, nous appuyons ledit dossier et n'hésitons pas à nous déplacer, dans la mesure du possible, pour rencontrer directement les responsables de l'Immigration.

Ceci est vrai en Europe mais est bien plus difficile lorsqu'il s'agit de se déplacer au Canada ou ailleurs mais le traitement du dossier sur le fond reste identique. Réfugiés politiques au Canada, en Belgique, aux USA ou ailleurs nous avons Droit à un traitement égalitaire mais aussi l'Obligation de respecter les lois applicables par chaque pays d'accueil.

" La Liberté ce n'est pas de faire tout ce que l'on veut mais de savoir ce que l'on fait ".

Dans des conditions inacceptables certaines femmes de personnalités politiques et de hauts responsables, dont les époux exercent leurs activités professionnelles au sein même du pouvoir djiboutien actuel et qui pour certains ont torturé et torturent voire assassinent des Djiboutiens encore de nos jours, tentent de bénéficier de ce statut de " Réfugiée politique " percevant d'une part un salaire versé par l'Etat djiboutien à l'époux et d'autre part essayant de tromper les autorités d'immigration pour que leur soit versée une Aide par le pays d'accueil.

Ce que chaque exilé doit comprendre c'est que les aides qui pourraient être délivrées à ces familles qui soutiennent IOG et sa politique viennent en déduction des Aides versées aux véritables opposants politiques et à leur famille par les pays d'accueil.

Les enveloppes attribuées, notamment par le Royaume de Belgique, ne sont pas extensibles. Il y a un quota annuel au profit des familles exilées imposé par le Ministère de tutelle. Chaque aide indûment acquise par une personne soutenant IOG prive inévitablement une famille d'exilés de cette aide dont elle a besoin.

Ce n'est pas le GED qui est responsable de cette situation inacceptable mais celles et ceux qui s'octroient des droits auxquels ils et elles ne peuvent prétendre. Ont-ils et ont-elles un quelconque respect pour les véritables exilés confrontés aux pires difficultés ? Non ! aucun respect donc ils et elles ne méritent aucune considération de notre part.

Nous avons été dans l'obligation de fuir notre pays par ce que nous étions les victimes du régime d'IOG. Malgré les apparences trompeuses ce régime est de plus en plus tyrannique. Nous devons donc nous en démarquer clairement, chaque exilé (e) doit agir suivant sa conscience et ses convictions pour lui-même et pour l'avenir de ses enfants.

Etre exilé et revendiquer à juste titre l'obtention du statut de réfugié politique ne saurait impliquer une quelconque appartenance forcée au GED. Le Gouvernement en Exil de Djibouti ce n'est pas le RPP, chacun peut l'intégrer et y participer ou ne pas le faire en fonction de ses aspirations.

Il est un fait que tous les dossiers que les véritables opposants politiques nous soumettent et qui méritent d'être défendus comme tels sont soutenus auprès des services de l'Immigration des pays d'accueil avec l'aide de nos conseillers juridiques.
C'est aux services d'Immigration concernés ensuite que revient la décision ultime prise en fonction des textes de lois ; nous ne faisons que notre devoir d'information et de citoyenneté.

5. Campagne de dénigrement à l'encontre du GED, la diplomatie djiboutienne à Bruxelles mise en cause et s'appuyant sur un trafic de drogues dites dures.
La campagne de dénigrement lancée par Haroun Uruba, Commissaire du Service Djiboutien de Sécurité et officiellement Conseiller à l'Ambassade de Djibouti à l'encontre des actions menées par le GED au profit des exilés est une forme de " guerre psychologique " décidée au plus niveau de l'Etat djiboutien.

Les accusations non fondées dont nous sommes l'objet et qui relèvent clairement du mauvais procès d'intention confirment que le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh est en pleine déliquescence sur le plan de la crédibilité et dans bien d'autres affaires ; il tente de nous discréditer pour faire taire toutes les dénonciations dont il est l'objet.

Or ce qu'il veut ignorer c'est que toutes les dénonciations dont le régime est l'objet, ce sont les militaires, gendarmes, policiers de tous grades, fonctionnaires et enseignants qui trouvent dans le GED les relais de libre expression qu'ils n'ont pas à Djibouti.

Le GED n'exprime que la volonté des populations tout en apportant des propositions alternatives au régime en place.

En engageant, comme agents de propagande, de jeunes Djiboutiens désoeuvrés, vivant sur le territoire belge, qu'il paie et à qui il fournit des drogues dures qui arrivent en Europe et directement par la valise diplomatique à partir de Djibouti et parfois via Paris, Haroun Uruba se rend coupable de divers délits dont nous avons tenu informées les autorités compétentes du Royaume de Belgique.

Il est regrettable que l'Ambassade de Djibouti puisse cautionner, sur ordre, une telle attitude vis-à-vis de quelques jeunes délinquants djiboutiens dont l'avenir paraît plus qu'incertain quant à leur maintien dans ce pays d'accueil qui, outre la liberté et le droit d'expression qu'il leur accorde, leur permet de poursuivre leurs études pour autant qu'ils en aient la volonté.

6. Abdourahman Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification. Dénoncer ce qui doit l'être mais aussi et surtout proposer une autre alternative d'avenir aux populations djiboutiennes.
Comme l'a fait récemment Abdourahman Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification, le GED se doit de dénoncer auprès de l'opinion publique et des instances internationales ce qui doit l'être afin de donner un juste éclairage sur ce que sont les réalités notamment en matière d'Economie et d'Emploi dans notre pays.

Toutes les familles se plaignent de plus en plus de leurs difficultés d'existence et de la misère grandissante au point que disposer aujourd'hui d'un emploi à Djibouti et avoir la chance que son salaire soit versé dans son intégralité et chaque mois, relève d'un " privilège " dont peu peuvent se prévaloir.

En matière d'amélioration de la situation des Finances publiques comme au regard de l'Emploi, les engagements que prend vis-à-vis des Djiboutiens l'administration Guelleh depuis 4 ans n'ont pas été suivis d'effets car aux grandes déclarations d'intentions, qui se sont succédées d'année en année avec le même discours se voulant foncièrement rassurant pour leur avenir, les méthodes soutenues comme étant supposées efficaces dans lesdits projets sont restées exclusivement théoriciennes ; doctrinaires dans les mots, emportées par le vent de toutes les incohérences qui sévissent dans le pays.

A cette récession de l'économie locale s'ajoute par évidence une forte augmentation du coût de la vie ne serait-ce que celle des denrées essentielles et de première nécessitée mais aussi des loyers qui ont atteint parfois dans certains quartiers de la capitale des niveaux comparables à ceux que l'on observe à Paris, intra muros.

La fermeture de plus de 50,6 % des Commerces (précise l'ADI dans un communiqué d'Etat par rapport à 2001 tout en s'appuyant là encore sur des données officielles qui ne sauraient qu'optimiser les réalités ) s'accompagne d'une baisse d'activités importantes dans le secteur du Bâtiment et des Travaux publics.

En matière de création d'emplois, il est observé que l'administration Guelleh se réfugie derrière des données statistiques, bien pratiques car non vérifiables donc sujettes à caution, de l'OPS avec la création de 206 d'emplois (moins 20,9 % précise l'ADI par rapport à 2001) confirmant ce qu'elle admettait, par ailleurs et il y a de cela quelques semaines, que plus de 80 % de la tranche d'âges des hommes entre 14 et 39 ans est en situation de chômage !.

Catastrophe pour catastrophe, l'administration d'Ismaël Omar Guelleh met en exergue ces 206 emplois qui ne représentent qu'une goutte d'eau dans un océan de difficultés chroniques en matière d'emploi dont nous ne sommes pas près d'en voir l'issue.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti a émis des propositions allant dans un autre sens plus réaliste privilégiant la situation de l'Economie et qui passent par une réelle volonté de redressement des comptes publics qui se décline suivant 8 points qui sont à mettre en œuvre concernant le budget :

1 - à propos des rentrées d'argent il s'agit de lutter contre les détournements divers effectués au niveau des plus hautes instances de l'Etat, de certains membres du gouvernement, de services rattachés aux services fiscaux et par une fraction du fonctionnariat politisé.

2 - améliorer le service de recouvrement pour engager une lutte efficace contre la fraude fiscale pratiquée par une " élite " proche du pouvoir en place,

3 - réviser la fiscalité pour en majorer l'assiette, mais en prévoyant un régime incitatif pour la création d'entreprises et propice à la réalisation d'investissements directs étrangers mais aussi djiboutiens (investisseurs participatifs), l'élargissement de l'assiette pouvant à terme compenser largement la baisse de certains taux d'imposition,

4 - à propos des sorties d'argent il s'agit de contrôler sévèrement les comptes de tous les ministères, d'appliquer un système de suivi de gestion en temps réel afin d'éviter les gaspillages et les dépenses ostentatoires des hauts fonctionnaires et des " serviteurs de l'Etat

5 - instaurer et éduquer-former à des pratiques rigoureuses de gestion des réalisations publiques par de réels appels d'offre et un suivi économiquement rationnel des projets,

6 - désengager l'Etat de certaines productions, c'est le cas pour les Etablissements Publics Industriels et Commerciaux (situations de concurrence) avec leur privatisation partielle ou totale, et le recours au système des concessions (situations de monopole) chaque fois que les conditions le permettent. Un apurement préalable des comptes sera parfois nécessaire pour les EPIC. Désengager l'Etat ne signifie nullement transférer l'exploitation des EPIC aux " gouvernants ", par l'entremise de sociétés écrans dont le siège social est à l'étranger, mais d'offrir la possibilité à chacun de soumissionner dans le cadre légal du Code et des lois afférentes,

7 - optimiser l'allocation des ressources par une gestion rigoureuse au service des trois priorités suivantes :- remise en état des infrastructures,
- refonte du système éducatif,
- refonte du système de santé,

8 - définir avec les instances financières internationales un programme d'apurement des dettes cohérent pour les ramener à un niveau économiquement et socialement supportable.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti a défini ses axes principaux d'actions dans lesquels il se maintiendra. S'il vilipende l'Etat dirigé par Ismaël Omar Guelleh, il émet aussi des propositions concrètes pour remédier à la situation vécue par les populations.

7. Intervention d'Ali Amarkak Kadir, Chargé du Commerce, du Commerce international et du développement des ressources énergétiques.
M Ali Amarkaj Kadir a tenu à informer les membres du GED, entre autres, de la mobilisation des membres du PND canal historique et a notamment déclaré.

" Comme l'a fort justement souligné Abdourahman Yassin, notre Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification, la situation de notre jeunesse djiboutienne au regard de l'emploi a atteint des niveaux catastrophiques.

Cette situation se trouve d'autant plus aggravée par les perspectives d'embauches qui sont infimes par rapport a l'existant en offres actuels d'emplois sur le marché du travail mais aussi par le nombre grandissant de jeunes djiboutiens et djiboutiennes qui abordent pour la première fois et chaque année le marché du travail et qui, malgré les connaissances acquises et leurs compétences, ne trouveront que des portes fermées donc pas d'employeur.

La problématique que pose l'emploi des demandeurs d'emploi et qui sont non qualifiés se pose là encore de manière cruciale. On voit le grand intérêt qu'à l'Etat à s'appuyer sur les entreprises du secteur privé en développant une réelle Participation de ces PME et PMI qui ont des besoins spécifiques auxquelles il nous faut répondre. La formation en alternance à une place dans la société djiboutienne.

L'administration Guelleh est en échec total dans tous ces domaines.

On dépasse le niveau de catastrophe lorsque l'on constate que plus de 50 % des commerces ont fermé boutique en une année.

Comme Chargé du Commerce, du Commerce international et du développement des ressources énergétiques je considère que l'administration Guelleh dispose de tout un panel de possibilités pour lancer véritablement l'économie djiboutienne sans laquelle rien ne sera possible en matière de réduction du taux de chômage dans notre pays.

Avec divers experts, nous nous sommes penchés sur les bilans de " l'Economie et le Commerce de façade " que l'on présente dans tous les communiqués officiels et nous en sommes venus à conclure qu'ils sont " grotesques car falsifiés ".

Les indicateurs non publiés officiellement, mais dont nous avons connaissance par nos amis sur place et à divers niveaux, sont éloquents et contredisent bon nombre de déclarations dont on nous abreuvent pour rassurer les organismes financiers et de commerce internationaux.

Lorsque l'on aura compris que nous pouvons nous en sortir sans mendier, on aura fait un grand pas vers l'Economie moderne à laquelle nous aspirons.

Outre les mouvements sociaux qui vont s'enchaîner dans les semaines à venir pour des motifs de non versement des salaires depuis des mois, il faut y ajouter le poids que représentent la frénésie galopante de la montée des prix mais aussi le contrecoup de la guerre d'Irak qui va précipiter les choses.

Par ailleurs et en ce qui concerne le PND Canal historique, nos militants à Djibouti ont parfaitement compris qu'Aden Robleh Awaleh avait trahi leur confiance ; son départ n'a soulevé que très peu d'adhésion pour le suivre sur le chemin tortueux des intérêts exclusivement personnels qu'il a choisi.

Il lui faut maintenant " nourrir et entretenir " sa petite cour très réduite….mais il n'est pas certain qu'il pourra le faire très longtemps.

La force du PND Canal historique, parti du peuple que nous défendons, est d'avoir maintenu la cohésion, issue du PND, par nos convictions profondes et non en plaçant un billet de 1000 FDJ devant les yeux des militants. Il faut d'abord redonner la dignité aux djiboutiens, aujourd'hui le PND, le CCRD au sein du Gouvernement en Exil en sont seuls capables avec la véritable opposition politique qui est à Djibouti.

"La Justice, le respect de l'Humain et la Démocratie sont avant tout un état d'esprit "
C'est à partir de cela que nos générations de jeunes pourront construire enfin la République à laquelle ont aspiré leurs parents depuis plus de 25 années sans y parvenir.

Le pari que nous faisons d'investir sur la jeunesse et sur ses capacités et le meilleur des choix qu'il convenait de faire et c'est aussi pourquoi je suis aujourd'hui au sein du GED et à vos côtés.

Bien que nos militants à Djibouti soient sous surveillance partielle comme le sont leurs frères du Comité Citoyen du Renouveau Démocratique d'Abdillahi Hassan Abdi, la force qu'ils représentent et leur nombre grandissant leur permet tout de même d'agir et de préparer des échéances très proches et dans lesquelles ils s'impliquent déjà spontanément.

Je voulais profiter de l'opportunité qui m'est offerte aujourd'hui pour réaffirmer mon soutien à tous les militants du PND Canal historique mais aussi les remercier de mener avec abnégation ce combat tout en les assurant que le GED travaille sans bruit mais avance alors que d'autres et dans les déclarations retranscrites par l'ADI ou La Nation, font beaucoup de tapages pour le peu de choses réalisées ".

8. Tour de table et conclusion par le président Mahamoud Idriss Ahmed.

- Mohamed Saleh Alhoumekani
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et Porte-parole du Gouvernement
" Le Gouvernement en Exil de Djibouti inquiète de plus en plus le régime d'Ismaël Omar Guelleh et je pense que si j'étais à sa place je m'inquièterais beaucoup plus pour les semaines à venir. On ne résout rien par l'usage de la force et l'emploi des armes. Nos militaires, gendarmes et policiers sont contraints par le régime d'IOG qui se discrédite un peu plus aux yeux de tous à chaque balle qu'il ordonne de tirer sur les populations ".

- Ali Abdillahi IFTIN
Chargé de la Défense et de la Sécurité nationale
" De grands bouleversements sont en préparation. Ceux qui ne prendront pas le train du changement profond lorsqu'il leur sera demandé une ultime fois de le faire, resterons sur le quai mais devront se taire en baissant la tête lorsque le peuple parlera. Ceci ne changera pas leurs habitudes de vie et ce n'est pas sur eux que le pays pourra compter pour l'Avenir ".

- Ali Amarkak Kadir
Chargé du Commerce, du Commerce international et du développement des ressources énergétiques.
" Par toutes ses erreurs et ses excès qu'elle confirme, l'administration d'Ismaël Omar Guelleh creuse sa propre tombe et va jusqu'à s'y précipiter toute seule. Le seul monument auquel elle pourra prétendre le moment venu sera celui de la honte et je n'y déposerai pas une fleur ".

- Osman Ahmed Kahin dit Talabo
Chargé des Relations Jeunesse et Sport
" Malgré toutes les menaces dont je suis l'objet chacun doit savoir que je défends les intérêts de la jeunesse et de mes propres frères. Je continue le combat pour qu'enfin ils puissent vivre autre chose dans notre pays que ce que moi j'ai vécu et vis ".

- Liban Houssein Djibah
Chargé de l'Education Nationale et de la Formation professionnelle
" J'ai pris cette charge au sein du GED et continuerai avec abnégation de vouloir changer les choses dans mon pays et en chasser la tyrannie. L'homme n'est pas fait pour subir mais pour agir, chacun doit le comprendre même si ceci comporte des risques d'atteinte physique à nos personnes. L'éducation nationale et la formation professionnelle sont parmi les pierres angulaires de nos actions et doivent s'appuyer sur nos enseignants en leur redonnant leur place et confiance en leur mission. L'éducation publique dans un Etat de Droit poussera alors nos enfants vers l'apprentissage de la démocratie ".

- Youssouf Abdillahi Omar
Chargé de la Jeunesse et des Sports
" Comme je l'ai exprimé auparavant, ma priorité est de mettre à plat tous ces excès constatés au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports et des services rattachés mais aussi de redonner leur place aux fonctionnaires qui oeuvrent véritablement pour la jeunesse. Il convient donc de restituer pour l'avenir à notre jeunesse tout ce dont elle est privée. Le sport est l'une des grandes écoles de la vie et de l'apprentissage du respect de l'autre. Je préfère voir cette jeunesse s'exprimer sous diverses manières et notamment par la pratique d'une discipline sportive plutôt que de la trouver dans la rue face à des forces de Police comme c'est le cas actuellement ".

Le président Mahamoud Idriss Ahmed a clôturé la séance.
" Le pays traverse la plus grande crise politique, sociale et économique de son histoire. Je demande à chacun de garder confiance sur le travail qu'effectue ce gouvernement en exil que je dirige. Tout ne peut être dit et écrit de même tous les membres du GED ne peuvent être dévoilés car certains vivent dans notre pays et y exercent des activités sous la contrainte ; ce serait alors mettre leur vie en péril de manière inutile.

Le jour de la libération nationale par les populations djiboutiennes est proche.

Gardons confiance en notre faculté de chasser Ismaël Omar Guelleh et ses obligés de tous les pouvoirs, ce jour là nous serons là ".