LES ACTIVITES HEBDOMADAIRES DU GED
Dernière modification : le 12-Avr-2002 18:50 (GMT+1 / Bruxelles)

Semaine du 25 au 31 mars 2002

Les faits marquants :


Communiqué des activités
des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du GED a effectué, au cours de la semaine du 25 au 31 mars 2002, diverses démarches auprès des autorités belges.

Des démarches dans l'urgence pour remédier à la situation catastrophique des bourses.

Ces démarches ont été menées dans l'urgence en écho aux multiples préoccupations exprimées par les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti. Le Gouvernement en exil a été sensibilisé par les inquiétudes des parents des jeunes étudiants Djiboutiens quant à la poursuite de leurs études à l'étranger dans les meilleures conditions possibles et par conséquent devant bénéficier de l'attribution de bourses d'études. Ils ont expliqué la situation aux autorités belges et européennes.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti rapelle qu'il s'est fixé l'objectif d'une " Ecole et d'un Enseignement accessibles à tous ". Chacun doit pouvoir y trouver son parcours d'excellence sans distinction d'appartenance à une ethnie ou à une quelconque tribu.

Les entretiens dans ce domaine ont été la priorité de la semaine. En effet, la politique du régime de Guelleh a toujours exercé une mainmise dans le domaine de l'attribution sélective des bourses pour les étudiants, avec en plus quelques .. détournements injustifiables des fonds affectés à ce titre. De plus, la majorité des ressources disponibles est affectée en priorité aux membres de la famille d'Ismaël Omar, puis aux enfants de ses proches que certains n'hésitent pas à qualifier de " collabos "… et enfin à quelques familles de " Mandarins opportunistes ".

Un premier accord de principe de la Belgique.

Au cours de ces divers entretiens, Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani a exposé la situation subie par les étudiants djiboutiens. Ses différents interlocuteurs, au plus haut niveau, ont confirmé que des bourses seraient mises à la disposition des étudiants djiboutiens qui poursuivent leurs études dans le Royaume de Belgique, dans les domaines, en particulier, de l'Education nationale, de la Santé publique, de la fonction publique, des travaux publics….

A l'issue de ces entretiens, le Chargé des Affaires étrangères a exprimé tous ses remerciements au nom du Peuple djiboutien. Il a été très sensible à l'accueil chaleureux et attentif qui lui a été réservé par les Autorités belges et aux assurances qu'il a obtenues. Elles répondent aux demandes formulées par le GED puisque les jeunes Djiboutiens, titulaires du Baccalauréat, pourront bénéficier très rapidement de nouvelles opportunités pour poursuivre de leurs études dans les établissements du Royaume de Belgique.

Rappelons que les étudiants djiboutiens obtenaient, jusqu'à présent, le diplôme du baccalauréat par référence à l'Académie de Bordeaux, ce qui leur permettaient d'intégrer des établissements européens.

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani a rappelé à cette occasion que le Gouvernement en Exil de Djibouti plaçait la Coopération internationale en matière d'Education et de Formation professionnelle de notre jeunesse parmi les objectifs prioritaires à relancer.

" Comme l'a souligné récemment le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed nous devons nous attaquer à l'analphabétisme qui est une véritable plaie pour notre nation, sans oublier toutefois que nous avons nécessairement besoin de jeunes cadres compétents à tous les niveaux de la hiérarchie, que ce soit dans le domaine public ou de celui du privé.

De même, il nous faut impérativement valoriser la filière des formations professionnelles. Or aujourd'hui l'Etat djiboutien est dans l'incapacité de satisafaire cette demande et ce besoin national".

Pour conclure, il déclarait que
" La résolution des problèmes auxquels est confrontée la jeunesse étudiante vivant dans notre pays et qui souhaite poursuivre des études supérieures, passe indubitablement par l'élargissement de la Coopération internationale et par la prise en compte par l'Etat djiboutien (au niveau du Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle) des propositions concrètes qui sont offertes par les pays occidentaux et spécialement par ceux d'expression française.

En nous appuyant sur la qualité de l'enseignement dispensé par nos professeurs et en permettant à notre jeunesse de conforter ses acquis dans des établissements à l'étranger, par le biais d'accords de coopération ouverts à tous ceux qui en ont les capacités, nous contribuerons au développement de notre pays et de son économie".

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Le 27 mars 2002


9, rue Camusel
1000 Bruxelles - Belgique

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Le chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale

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Note de Service


Bruxelles le mercredi 27 mars 2002.


Références : n° 02 - 03 - 001/ MSA.

Objet : Nomination de Monsieur Harbi Elabeh au poste de Représentant du Gouvernement en Exil de Djibouti auprès des Etats Unis d'Amérique et de l'Organisation des Nations Unies.

Lettre de mission

Suite à la nomination, dont il est fait mention en objet, Monsieur le Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adresse ses plus sincères félicitations à Monsieur Harbi Elabeh, Représentant du Gouvernement en Exil de Djibouti auprès des Etats Unis d'Amérique et de l'Organisation des Nations Unies.

Ces responsabilités de représentativité de haut niveau qui lui sont confiées par le Président Mahamoud Idriss Ahmed impliquent pour Monsieur Harbi Elabeh :

- de maintenir un contact quasiment permanent avec son responsable de tutelle ainsi qu'avec Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché, Coordonnateur et porte-parole du Gouvernement, chargé de la communication et de l'information,

- d'établir un " Mémoire " à adresser dans les meilleurs délais aux services compétents du Ministère des Affaires étrangères des USA et de Monsieur le Secrétaire général de l'ONU explicitant la situation politique qui prévaut à Djibouti et mettant en évidence le contexte dramatique vécu par les 12 prisonniers politiques incarcérés à Gabode ainsi que globalement toutes les violations aux Droits de l'Homme.

- d'effectuer toutes démarches auprès du Ministère des Affaires étrangères et des services compétents de l'ONU aux fins d'obtenir les moyens de financer le déplacement d'une délégation du G.E.D. ( composée de 6 personnes ) ainsi que l'hébergement de ladite délégation durant la période envisagée pour établir les contacts avec les représentants du Ministère des Affaires étrangères des USA et des Nations Unies.

- de programmer avec le service du Ministère des Affaires étrangères des USA et de l'ONU des rendez-vous pour lesdits entretiens avec les représentants du Gouvernement en Exil de Djibouti et leurs accompagnateurs,

- d'apporter sa contribution par l'établissement d'un premier projet de sa compétence et de son aspiration, tel que la Liberté d'expression ou autre et de le faire parvenir, si possible avant le 5 avril 2002, à Monsieur le Président Mahamoud Idriss Ahmed par tout moyen à sa convenance.

Pour conclure, il est entendu que Monsieur Harbi Elabeh, Représentant du Gouvernement en Exil de Djibouti auprès des Etats Unis d'Amérique et de l'Organisation des Nations Unies, est partie intégrante dudit gouvernement et qu'il dispose, de ce fait, d'un droit de libre pensée et d'expression en son sein mais aussi d'une obligation de Solidarité pour ce qui concerne toutes les actions officielles menées jusqu'à ce jour et à entreprendre pour informer les Instances internationales et les Gouvernements afin de mettre un terme au gouvernement dictatorial de Djibouti.


Mohamed Saleh Alhoumekani

Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale


Copies :

Pour information.

- Monsieur le Président Mahamoud Idriss Ahmed,
- Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché Coordonnateur et porte-parole du Gouvernement,
chargé de la communication et de l'information,

Pour Archives

- Secrétariat général du GED

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Le 27 mars 2002

Envoi de la lettre ouverte du Président du GED à l'ensemble des organisations de l'opposition : partis politiques, syndicats, associations, pour les inviter à rejoindre le GED, sur la base d'un objectif commun : mettre un terme au régime actuel et mettre en place un Gouvernement d'union nationale.

Des copies ont été envoyées aux différents gouvernements européens et nord-américains, à toutes les ONG, aux principaux journalistes et aux députés français et européens. (Total 1.352 envois)

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Réunion du GED avec les représentants des opposants politiques
le mardi 26 mars 2002 à Saint Josse.

Une réunion a été organisée le mardi 26 mais 2002 (sur le territoire de la commune de Saint Josse - Bruxelles) entre les représentants du GED et une délégation d'opposants politiques de diverses tendances, vivant en Belgique ou en Hollande

Membres présents :

M. Mahamoud Idriss Ahmed, Président du GED

M Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale au sein du GED,

Une délégation représentative de l'opposition djiboutienne, composée de 6 délégués, représentant les diverses tendances politiques et les différents niveaux de responsabilité.

Le Président du GED, M. Mahamoud Idriss Ahmed ouvre la réunion en prenant la parole pour remercier, dans un premier temps, tous les représentants des opposants djiboutiens présents qui ont répondu favorablement à l'invitation du GED. L'objectif de la réunion est de recenser les points de convergence pour préparer un calendrier de négociation et construire ensemble la plate-forme « d'Union nationale d'opposition politique » autour d'un projet concret, réaliste et accepté par tous.

L'unanimité sur un constat : il n'y aura pas de démocratie à Djibouti sans le départ de Guelleh

- Chaque délégué s'exprime à son tour. Ce tour de table permet d'établir que tous les participants (sans exception) estiment que le départ d'Ismaël Omar Guelleh est la condition sine qua non pour l'instauration d'un régime démocratique en République Djibouti.

Diverses options sur les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir sont proposées et elles seront étudiées.


Nos partenaires européens seront conduits à changer de politique pour éviter une implosion généralisée en Afrique

M Mohamed Saleh Alhoumekani prend ensuite la parole pour préciser que le GED reste à l'écoute de la campagne électorale française et qu'il sera très attentif aux résultats des Elections présidentielles.

Selon le chargé des Affaires étrangères, les résultats de ces élections françaises devraient permettre d'obtenir un infléchissement notable de la politique étrangère de la France à Djibouti... Le fait, que la France soit membre de l'Union européenne, l'oblige à prendre en compte les réflexions et les orientations de ses partenaires.

« La politique dictatoriale menée par Ismaël Omar à Djibouti est une épine plantée dans une Francophonie qui commence à imposer des conditions à chacun de ses membres, à savoir l'instauration d'un Etat de droit et le respect des citoyens dans chaque pays qui la compose ».

Il ajoute que les situations préoccupantes subies par les populations des Pays africains où se sont déroulées les deux récentes élections présidentielles (contestées et constestables), en particulier à Madagascar (Pays francophone comme Djibouti) devraient inciter la France, l'Union Européenne et l'Organisation de l'Unité Africaine à envisager la mise en place d'un dispositif particulier pour garantir la transparence, le bon déroulement et la régularité des législatives de décembre 2002 à Djibouti.

« Pour nos partenaires européens, ne pas changer de politique, cela équivaudrait à entretenir les conditions de danger pour la Démocratie avec ses effets désastrueux, que l'on ne peut pas évaluer aujourd'hui. Citons, au premier rang, les risques d'implosion et de guerre civile.
Espérons que les morts du Rwanda et du Burrundi ne le furent pas pour rien et que cela aura servi de leçon pour l'avenir. »

 

Assurer des élections législatives libres et transparentes sous le contrôle de nos partenaires européens

Le Président M Mahamoud Idriss Ahmed reprend ensuite la parole pour insister, une nouvelle fois, sur l'urgence de définir les bases d'une position commune et acceptée par toute l'opposition djiboutienne pour les Elections de décembre 2002 à Djibouti.

« Nous devons condamner avec la plus grande fermeté et sans aucune concession toutes les dispositions que prend Ismaël Omar depuis quelques mois pour évincer les candidatures futures des femmes et des hommes qui ne lui conviennent pas. Nous avons dénoncé cette pratique anti-démocratique assimilable à un hold-up électoral et nous allons multiplier toutes les démarches auprès des instances internationales, pour les informer de ce qui se prépare.

Toute l'opposition djiboutienne qui doit se sentir concernée par ces Elections.

C'est la Mobilisation générale de tous les opposants politiques (femmes et hommes), autour d'un projet commun, qui permettra de nous faire entendre et d'obtenir que nos partenaires européens se mobilisent pour assurer un contrôle efficace des élections. C'est à dire un contrôle qui soit exercé à tous les niveaux et à tous les stades : préparation, liste des candidats, liste des électeurs, moyens d'information, déroulement du scrutin, dépouillement des bulletins ...».

Les membres de la délégation des représentants des opposants politiques, abondent dans le sens du Président Mahamoud et M. X tient à ajouter :

« Que l'heure n'est plus aux palabres sans lendemain des vieux caciques de la politique. Ils nous ont fait perdre trop de temps depuis des années pour n'arriver à rien aujourd'hui.
Nous devons nous unir et passer à l'action pour pousser Ismaël dehors. Ceux qui ont peur de prendre le bateau de la Liberté resteront sur le quai ..s'ils n'ont pas le courage de faire ce que nous faisons pour le bien de la Nation . et de ses enfants dont nous faisons partie, prennent leurs responsabilités ».


Mettre un terme aux ignobles pressions exercées exilés sur les opposants au travers de leurs proches restés à Djibouti.

Le sujet des pressions ignobles exercées à Djibouti sur les familles et les amis des hommes politiques d'opposition exilés à l'étranger est abordé. Les personnes présentes sont unanimes pour que dire que de tels faits doivent être immédiatement portés à la connaissance des Ministères des Affaires étrangères des pays de l'UE, des Etats Unis, de l'Onu et de l'Organisation de l'Unité Africaine. Les dossiers pourraient être confiées, dans un premier temps, à la « Cellule Justice », en liaison avec le Président du GED.

Cette situation préoccupe le Président Mahamoud au plus au point, il prend la décision d'adresser un courrier à Monsieur Ismaël Omar Guelleh pour dénoner toutes les exactions et pour exiger qu'il y soit mis en terme.

La réunion s'est terminée par un tour de table.

Après concertation, les personnes présentes se sont mises d'accord pour, d'une part pour organiser et pour maintenir, à compter de ce jour, des contacts étroits et pour se retrouver durant les prochaines semaines afin d'avancer sur les points soulevés, qui méritent l'étude et la réflexion pour chacun.

 

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