Communiqué
des activités
des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Monsieur
Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale du GED a effectué,
au cours de la semaine du 25 au 31 mars 2002, diverses démarches
auprès des autorités belges.
Des
démarches dans l'urgence pour remédier à la situation
catastrophique des bourses.
Ces démarches
ont été menées dans l'urgence en écho aux
multiples préoccupations exprimées par les membres du
Gouvernement en Exil de Djibouti. Le Gouvernement en exil a été
sensibilisé par les inquiétudes des parents des jeunes
étudiants Djiboutiens quant à la poursuite de leurs études
à l'étranger dans les meilleures conditions possibles
et par conséquent devant bénéficier de l'attribution
de bourses d'études. Ils ont expliqué la situation aux
autorités belges et européennes.
Le Gouvernement
en Exil de Djibouti rapelle qu'il s'est fixé l'objectif d'une
" Ecole et d'un Enseignement accessibles à tous ".
Chacun doit pouvoir y trouver son parcours d'excellence sans distinction
d'appartenance à une ethnie ou à une quelconque tribu.
Les entretiens dans
ce domaine ont été la priorité de la semaine. En
effet, la politique du régime de Guelleh a toujours exercé
une mainmise dans le domaine de l'attribution sélective des bourses
pour les étudiants, avec en plus quelques .. détournements
injustifiables des fonds affectés à ce titre. De plus,
la majorité des ressources disponibles est affectée en
priorité aux membres de la famille d'Ismaël Omar, puis aux
enfants de ses proches que certains n'hésitent pas à qualifier
de " collabos " et enfin à quelques familles
de " Mandarins opportunistes ".
Un
premier accord de principe de la Belgique.
Au cours de ces
divers entretiens, Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani a exposé
la situation subie par les étudiants djiboutiens. Ses différents
interlocuteurs, au plus haut niveau, ont confirmé que des bourses
seraient mises à la disposition des étudiants djiboutiens
qui poursuivent leurs études dans le Royaume de Belgique, dans
les domaines, en particulier, de l'Education nationale, de la Santé
publique, de la fonction publique, des travaux publics .
A l'issue de ces
entretiens, le Chargé des Affaires étrangères a
exprimé tous ses remerciements au nom du Peuple djiboutien. Il
a été très sensible à l'accueil chaleureux
et attentif qui lui a été réservé par les
Autorités belges et aux assurances qu'il a obtenues. Elles répondent
aux demandes formulées par le GED puisque les jeunes Djiboutiens,
titulaires du Baccalauréat, pourront bénéficier
très rapidement de nouvelles opportunités pour poursuivre
de leurs études dans les établissements du Royaume de
Belgique.
Rappelons que les
étudiants djiboutiens obtenaient, jusqu'à présent,
le diplôme du baccalauréat par référence
à l'Académie de Bordeaux, ce qui leur permettaient d'intégrer
des établissements européens.
Monsieur Mohamed
Saleh Alhoumekani a rappelé à cette occasion que le Gouvernement
en Exil de Djibouti plaçait la Coopération internationale
en matière d'Education et de Formation professionnelle de notre
jeunesse parmi les objectifs prioritaires à relancer.
" Comme
l'a souligné récemment le Président M. Mahamoud
Idriss Ahmed nous devons nous attaquer à l'analphabétisme
qui est une véritable plaie pour notre nation, sans oublier toutefois
que nous avons nécessairement besoin de jeunes cadres compétents
à tous les niveaux de la hiérarchie, que ce soit dans
le domaine public ou de celui du privé.
De même,
il nous faut impérativement valoriser la filière des formations
professionnelles. Or aujourd'hui l'Etat djiboutien est dans l'incapacité
de satisafaire cette demande et ce besoin national".
Pour conclure, il
déclarait que " La résolution des problèmes auxquels est confrontée
la jeunesse étudiante vivant dans notre pays et qui souhaite
poursuivre des études supérieures, passe indubitablement
par l'élargissement de la Coopération internationale et
par la prise en compte par l'Etat djiboutien (au niveau du Ministère
de l'Education nationale et de la Formation professionnelle) des propositions
concrètes qui sont offertes par les pays occidentaux et spécialement
par ceux d'expression française.
En nous appuyant
sur la qualité de l'enseignement dispensé par nos professeurs
et en permettant à notre jeunesse de conforter ses acquis dans
des établissements à l'étranger, par le biais d'accords
de coopération ouverts à tous ceux qui en ont les capacités,
nous contribuerons au développement de notre pays et de son économie".
____________________
Le
27 mars 2002
9, rue Camusel
1000 Bruxelles - Belgique
_____________________________
Le
chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale
_____________________________
Note de
Service
Bruxelles le mercredi 27 mars 2002.
Références : n° 02 - 03 - 001/ MSA.
Objet : Nomination
de Monsieur Harbi Elabeh au poste de Représentant du Gouvernement
en Exil de Djibouti auprès des Etats Unis d'Amérique et
de l'Organisation des Nations Unies.
Lettre de mission
Suite à la
nomination, dont il est fait mention en objet, Monsieur le Chargé
des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
adresse ses plus sincères félicitations à Monsieur
Harbi Elabeh, Représentant du Gouvernement en Exil de Djibouti
auprès des Etats Unis d'Amérique et de l'Organisation
des Nations Unies.
Ces responsabilités
de représentativité de haut niveau qui lui sont confiées
par le Président Mahamoud Idriss Ahmed impliquent pour Monsieur
Harbi Elabeh :
- de maintenir un
contact quasiment permanent avec son responsable de tutelle ainsi qu'avec
Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché, Coordonnateur et porte-parole
du Gouvernement, chargé de la communication et de l'information,
- d'établir
un " Mémoire " à adresser dans les meilleurs
délais aux services compétents du Ministère des
Affaires étrangères des USA et de Monsieur le Secrétaire
général de l'ONU explicitant la situation politique qui
prévaut à Djibouti et mettant en évidence le contexte
dramatique vécu par les 12 prisonniers politiques incarcérés
à Gabode ainsi que globalement toutes les violations aux Droits
de l'Homme.
- d'effectuer toutes
démarches auprès du Ministère des Affaires étrangères
et des services compétents de l'ONU aux fins d'obtenir les moyens
de financer le déplacement d'une délégation du
G.E.D. ( composée de 6 personnes ) ainsi que l'hébergement
de ladite délégation durant la période envisagée
pour établir les contacts avec les représentants du Ministère
des Affaires étrangères des USA et des Nations Unies.
- de programmer
avec le service du Ministère des Affaires étrangères
des USA et de l'ONU des rendez-vous pour lesdits entretiens avec les
représentants du Gouvernement en Exil de Djibouti et leurs accompagnateurs,
- d'apporter sa
contribution par l'établissement d'un premier projet de sa compétence
et de son aspiration, tel que la Liberté d'expression ou autre
et de le faire parvenir, si possible avant le 5 avril 2002, à
Monsieur le Président Mahamoud Idriss Ahmed par tout moyen à
sa convenance.
Pour conclure, il
est entendu que Monsieur Harbi Elabeh, Représentant du Gouvernement
en Exil de Djibouti auprès des Etats Unis d'Amérique et
de l'Organisation des Nations Unies, est partie intégrante dudit
gouvernement et qu'il dispose, de ce fait, d'un droit de libre pensée
et d'expression en son sein mais aussi d'une obligation de Solidarité
pour ce qui concerne toutes les actions officielles menées jusqu'à
ce jour et à entreprendre pour informer les Instances internationales
et les Gouvernements afin de mettre un terme au gouvernement dictatorial
de Djibouti.
Mohamed Saleh
Alhoumekani
Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale
Copies :
Pour information.
- Monsieur le Président
Mahamoud Idriss Ahmed,
- Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché Coordonnateur et porte-parole
du Gouvernement,
chargé de la communication et de l'information,
Pour Archives
- Secrétariat
général du GED
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Le
27 mars 2002
Envoi de la lettre
ouverte du Président du GED à l'ensemble des organisations
de l'opposition : partis politiques, syndicats, associations, pour les
inviter à rejoindre le GED, sur la base d'un objectif commun
: mettre un terme au régime actuel et mettre en place un Gouvernement
d'union nationale.
Des copies ont été
envoyées aux différents gouvernements européens
et nord-américains, à toutes les ONG, aux principaux journalistes
et aux députés français et européens. (Total
1.352 envois)
____________________
Réunion
du GED avec les représentants des opposants politiques
le mardi 26 mars 2002 à Saint Josse.
Une réunion
a été organisée le mardi 26 mais 2002 (sur le territoire
de la commune de Saint Josse - Bruxelles) entre les représentants
du GED et une délégation d'opposants politiques de diverses
tendances, vivant en Belgique ou en Hollande
Membres présents
:
M. Mahamoud Idriss
Ahmed, Président du GED
M Mohamed Saleh
Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale au sein du GED,
Une délégation
représentative de l'opposition djiboutienne,composée
de 6 délégués, représentant les diverses
tendances politiques et les différents niveaux de responsabilité.
Le Président
du GED, M. Mahamoud Idriss Ahmed ouvre la réunion en prenant
la parole pour remercier, dans un premier temps, tous les représentants
des opposants djiboutiens présents qui ont répondu favorablement
à l'invitation du GED. L'objectif de la réunion est de
recenser les points de convergence pour préparer un calendrier
de négociation et construire ensemble la plate-forme «
d'Union nationale d'opposition politique » autour d'un projet
concret, réaliste et accepté par tous.
L'unanimité
sur un constat : il n'y aura pas de démocratie à Djibouti
sans le départ de Guelleh
- Chaque délégué
s'exprime à son tour. Ce tour de table permet d'établir
que tous les participants (sans exception) estiment que le départ
d'Ismaël Omar Guelleh est la condition sine qua non pour
l'instauration d'un régime démocratique en République
Djibouti.
Diverses options
sur les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir sont proposées
et elles seront étudiées.
Nos partenaires européens seront conduits à changer de
politique pour éviter une implosion généralisée
en Afrique
M Mohamed Saleh
Alhoumekani prend ensuite la parole pour préciser que le GED
reste à l'écoute de la campagne électorale française
et qu'il sera très attentif aux résultats des Elections
présidentielles.
Selon le chargé
des Affaires étrangères, les résultats de ces élections
françaises devraient permettre d'obtenir un infléchissement
notable de la politique étrangère de la France à
Djibouti... Le
fait, que la France soit membre de l'Union européenne, l'oblige
à prendre en compte les réflexions et les orientations
de ses partenaires.
« La politique
dictatoriale menée par Ismaël Omar à Djibouti est
une épine plantée dans une Francophonie qui commence à
imposer des conditions à chacun de ses membres, à savoir
l'instauration d'un Etat de droit et le respect des citoyens dans chaque
pays qui la compose ».
Il ajoute que les
situations préoccupantes subies par les populations des Pays
africains où se sont déroulées les deux récentes
élections présidentielles (contestées et constestables),
en particulier à Madagascar (Pays francophone comme Djibouti)
devraient inciter la France, l'Union Européenne et l'Organisation
de l'Unité Africaine à envisager la mise en place d'un
dispositif particulier pour garantir la transparence, le bon déroulement
et la régularité des législatives de décembre
2002 à Djibouti.
« Pour
nos partenaires européens, ne pas changer de politique, cela
équivaudrait à entretenir les conditions de danger pour
la Démocratie avec ses effets désastrueux, que l'on ne
peut pas évaluer aujourd'hui. Citons, au premier rang, les risques
d'implosion et de guerre civile.
Espérons que les morts du Rwanda et du Burrundi ne le furent
pas pour rien et que cela aura servi de leçon pour l'avenir.
»
Assurer
des élections législatives libres et transparentes sous
le contrôle de nos partenaires européens
Le Président
M Mahamoud Idriss Ahmed reprend ensuite la parole pour insister, une
nouvelle fois, sur l'urgence de définir les bases d'une position
commune et acceptée par toute l'opposition djiboutienne pour
les Elections de décembre 2002 à Djibouti.
« Nous
devons condamner avec la plus grande fermeté et sans aucune concession
toutes les dispositions que prend Ismaël Omar depuis quelques mois
pour évincer les candidatures futures des femmes et des hommes
qui ne lui conviennent pas. Nous avons dénoncé cette pratique
anti-démocratique assimilable à un hold-up électoral
et nous allons multiplier toutes les démarches auprès
des instances internationales, pour les informer de ce qui se prépare.
Toute l'opposition
djiboutienne qui doit se sentir concernée par ces Elections.
C'est la Mobilisation
générale de tous les opposants politiques (femmes et hommes),
autour d'un projet commun, qui permettra de nous faire entendre et d'obtenir
que nos partenaires européens se mobilisent pour assurer un contrôle
efficace des élections. C'est à dire un contrôle
qui soit exercé à tous les niveaux et à tous les
stades : préparation, liste des candidats, liste des électeurs,
moyens d'information, déroulement du scrutin, dépouillement
des bulletins ...».
Les membres de la
délégation des représentants des opposants politiques,
abondent dans le sens du Président Mahamoud et M. X tient à
ajouter :
« Que l'heure
n'est plus aux palabres sans lendemain des vieux caciques de la politique.
Ils nous ont fait perdre trop de temps depuis des années pour
n'arriver à rien aujourd'hui.
Nous devons nous unir et passer à l'action pour pousser Ismaël
dehors. Ceux qui ont peur de prendre le bateau de la Liberté
resteront sur le quai ..s'ils n'ont pas le courage de faire ce que nous
faisons pour le bien de la Nation . et de ses enfants dont nous faisons
partie, prennent leurs responsabilités ».
Mettre
un terme aux ignobles pressions exercées exilés sur les
opposants au travers de leurs proches restés à Djibouti.
Le sujet des pressions
ignobles exercées à Djibouti sur les familles et les amis
des hommes politiques d'opposition exilés à l'étranger
est abordé. Les personnes présentes sont unanimes pour
que dire que de tels faits doivent être immédiatement portés
à la connaissance des Ministères des Affaires étrangères
des pays de l'UE, des Etats Unis, de l'Onu et de l'Organisation de l'Unité
Africaine. Les dossiers pourraient être confiées, dans
un premier temps, à la « Cellule Justice », en liaison
avec le Président du GED.
Cette situation
préoccupe le Président Mahamoud au plus au point, il prend
la décision d'adresser un courrier à Monsieur Ismaël
Omar Guelleh pour dénoner toutes les exactions et pour exiger
qu'il y soit mis en terme.
La réunion
s'est terminée par un tour de table.
Après concertation,
les personnes présentes se sont mises d'accord pour, d'une part
pour organiser et pour maintenir, à compter de ce jour, des contacts
étroits et pour se retrouver durant les prochaines semaines afin
d'avancer sur les points soulevés, qui méritent l'étude
et la réflexion pour chacun.