LES ACTIVITÉS HEBDOMADAIRES DU GED
Dernière modification : le 16-Avr-2002 20:14 (GMT+1 / Bruxelles)

Semaine du 8 au 14 avril 2002

Les faits marquants de la semaine :


Une ONG franco-belge pourrait intervenir prochainement à Djibouti.

Une délégation du Gouvernement en exil de Djibouti a été reçu de nouveau au Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique. Elle a eu des entretiens fructueux en particulier avec la Cellule de Coopération Internationale.

Au cours de ces entretiens le Président M. Mahamoud Idriss et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ont rappelé le délabrement de la situation économique et les contraintes de tous ordres qui sont subies par la population djiboutienne.

Le bilan de la situation montre que cette situation s'aggrave de jour en jour, notamment dans l'arrière pays.

Les interlocuteurs du Ministère belge et du GED se sont accordé sur la nécessité absolue de constituer, dans les meilleurs délais, une ONG franco-belge, qui pourrait bénéficier d'un prolongement à Djibouti afin que toutes les vivres, tous les médicaments et tous les matériels et accessoires soient distribués dans les meilleures conditions possibles et en priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération a précisé que des contacts avaient été pris directement à Djibouti dans ce but. Il a été convenu de part et d'autre qu'il y avait une réelle urgence à aller très vite à la condition que la logistique puisse être parfaitement organisée et qu'il y ait des certitudes que l'aide arrive bien aux destinataires.

Les autorités belges ont donné leur accord de principe pour soutenir cette opération et un nouveau rendez-vous a été pris pour finaliser le projet dans le courant de la semaine prochaine.


Mettre en échec l'opération de fraude électorale lancée par le RPP en prévision des élections législatives.

Le Président M. Mahamoud Idriss est intervenu personnellement auprès des plus hautes instances de l'Union Européenne pour dénoncer l'opération de fraude électorale qui a été orchestrée par le pouvoir en place à Djibouti. Il a fait un exposé précis de toutes les dispositions sectaires des nouveaux articles de loi imposés pour les élections législatives et régionales.

Il a notamment précisé à ses interlocuteurs que
" Si rien n'était fait au niveau des instances internationales, toute l'opposition politique djiboutienne qui présenterait des candidats à ces élections serait contrainte de subir et d'accepter un simulacre de scrutin dont les résultats sont connus par avance.

Ismaël Omar Guelleh est en train de constituer une opposition politique virtuelle en achetant les voix. Le scrutin ne sera donc nullement représentatif des souhaits et des aspirations du peuple djiboutien, mais il reflétera les quelques familles … qui sont encore proches du pouvoir en place et qui bénéficient d'avantages.

En agissant "en amont", Ismaël Omar Guelleh pense ainsi pouvoir tromper les observateurs étrangers et les instances internationales qui pourraient surveiller le scrutin. "Dans un régime où la majorité de la population vit sous la terreur et la répression, seuls certains survivent en pratiquant la corruption passive. Actuellement et compte-tenu des structures det des mécanismes, la démocratie n'a aucune chance de voir le jour dans notre pays, sans le soutien des grandes nations ".

Afin de mettre en échec l'anticipation du scrutin, le Président Mahamoud Idriss a sollicitél'envoi dans les meilleurs délais d'un grand nombre d'observateurs de l'Union européenne en coordination avec ceux de l'OUA et de la Ligue Arabe afin de suivre la préparation et le déroulement des futures élections législatives.

Entretien avec le responsable européen Desk Africa qui envisage de se rendre en République de Djibouti à la mi juin de cette année.

Lors d'un entretien avec le responsable Desk Africa au niveau de l'Union Européenne, ce dernier a indiqué qu'il se rendrait à Djibouti dans un avenir proche, mais sans en préciser les objectifs. Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à lui présenter une synthèse de la situation à Djibouti dans les différents domaines : justice, démocratie, économie, social, éducatif et sanitaire.

" Le peuple djiboutien subit de plein fouet les conséquences néfastes du régime d'Ismaël Omar Guelleh qui détourne la majeure partie les aides internationales. A titre d'exemple les retards de paiement de salaires des fonctionnaires et des militaires dépassent 6 mois …"

En tentant de démontrer à qui veut bien l'entendre que la France serait à l'origine des problèmes car elle aurait réduit le montant global de son aide … Ismaël Omar Guelleh jette volontairement le discrédit et il pratique un chantage odieux …. tout en entretenant volontairement un sentiment de rejet de la France par la population djiboutienne …

La Nation djiboutienne, quelles que soient les ethnies ou les tribus, y compris celle des Mamassan, est prise en otage par un seul homme, qui la maintient sous la terreur et qui exerce simultanément une forte pression sur les bailleurs de fonds. Ces derniers ne cessent de verser des aides et des subventions qui n'ont pourtant aucun impact sur les conditions d'existence de la population djiboutienne.

Tous les éléments sont réunis aujourd'hui pour un soulèvement incontrôlable avec le risque de connaître une véritable implosion et un embrasement généralisé du pays. Le Gouvernement en Exil de Djibouti est très préoccupé par toutes les nouvelles qui lui parviennent chaque jour.

Nous voulons éviter par tous les moyens une sorte de " rwandanisation " de Djibouti car les exemples récents montrent les dangers et les conséquences tragiques pour les populations.

Dans ce type de conflit les victimes se décomptent après et il faut prendre très au sérieux les haines qui en découleraient. Pour éviter cela , il est impératif et urgent que des décisions soient prises dans les prochaines semaines.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti lance un appel aux instances internationales et tout particulièrement à la France et à l'Union européenne, à loua et à la Ligue Arabe pour qu'ils interviennent dans les meilleurs délais.

Ceci a valeur de signal d'alarme ".


Prochain entretien avec M le Sénateur Jean Cornil

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération a pris rendez-vous avec M le Sénateur Jean Cornil qui mène depuis fort longtemps un combat en faveur du respect des droits de l'Homme.

Cet entretien a été organisé pour le 24 avril 2002. Il portera sur les droits de l'homme et sur la situation politique actuelle dans la Corne de l'Afrique. Le Sénateur belge s'est excusé de pas être en mesure de recevoir les représentants du GED plus tôt car il doit assumer, au préalable, une mission en Irak.


Réunion du GED en Comité restreint : un nouvel appel à l'opposition djiboutienne.

Lors de la réunion du 11 avril 2002, le Président Mahamoud Idriss a décidé de relancer un appel à l'opposition politique djiboutienne pour qu'elle se regroupe autour du GED.

" Que peut-on attendre d'un régime qui ne doit sa survie qu'à l'emploi de la terreur qu'il a instauré et qu'il maintient dans notre pays ?
Je ne m'adresse pas aux quelques faux-opposants politiques qui sont payés sur le 'budget' de la corruption et qui servent les ambitions d'Ismaël Omar Guelleh, car ils devront justifier un jour prochain devant le peuple l'origine de leur fortune et de leur patrimoine. Mais je m'adresse aux véritables leaders de l'opposition politique qui, comme moi, ont une autre idée des valeurs de la démocratie et du respect de tous, y compris des minorités ethniques.
Le moment est venu de nous rencontrer et de nous lever ensemble pour finaliser la" plate forme " d'Union nationale dont le premier point d'accord sera le départ immédiat d'Ismaël Omar Guelleh, sans aucune condition".


Entretien avec le Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique sur l'appel lancé par Jean Paul Noël Abdi, président de la L.D.D.H sur la fermeture de la frontière djiboutienne avec le Somaliland.

Au cours des entretiens qu'il a eu au cours de la semaine, le Président M. Mahamoud Idriss a attiré l'attention de ses interlocuteurs du Ministère des Affaires étrangères sur la fermeture arbitraire de la frontière avec le Somaliland ordonnée par Ismaël Omar Guelleh.

Il a déclaré notamment

" Le découpage des régions lors de la colonisation n'a pratiquement jamais respecté les territoires des ethnies ni des tribus qui y étaient installées depuis des siècles.

L'Etat djiboutien a fermé purement et simplement la frontière avec le Somaliland, obligeant les familles djiboutiennes à effectuer à pieds et sans bagage plus de 8 km dans le no-man's land sous une chaleur torride pour retrouver leurs proches qui vivent de l'autre coté de la frontière.

La décision unilatérale d'Ismaël Omar Guelleh ne peut trouver aucune justification valable si ce n'est qu'il a prise dans le cadre d'une sordide " affaire personnelle ". en agissant de la sorte, il porte gravement atteinte non seulement aux familles mais aussi à l'économie locale de Somaliland qu'il contribue à asphyxier.

Au nom du Gouvernement en Exil de Djibouti, je vous demande d'intervenir auprès de l'Etat djiboutien afin qu'il procède à la réouverture de cette frontière et qu'il accepte la libre circulation des personnes et des marchandises. Je vous en remercie par avance ".


Résolution des problèmes de frontière entre l'Erythrée et l'Éthiopie.

Les membres du GED ont appris avec la plus grande satisfaction que les deux États accepteraient les termes de la médiation internationale et ils tiennent à adresser leurs plus sincères félicitations aux deux chefs d'État. Le GED souhaite que la raison évite de nouveaux conflits douloureux dans une région déjà très touchée par les combats de ces dernières années.


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