Une
ONG franco-belge pourrait intervenir prochainement à Djibouti.
Une délégation
du Gouvernement en exil de Djibouti a été reçu
de nouveau au Ministère des Affaires étrangères
du Royaume de Belgique. Elle a eu des entretiens fructueux en particulier
avec la Cellule de Coopération Internationale.
Au cours de ces
entretiens le Président M. Mahamoud Idriss et Monsieur Mohamed
Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale ont rappelé le délabrement
de la situation économique et les contraintes de tous ordres
qui sont subies par la population djiboutienne.
Le bilan de la situation
montre que cette situation s'aggrave de jour en jour, notamment dans
l'arrière pays.
Les interlocuteurs
du Ministère belge et du GED se sont accordé sur la nécessité
absolue de constituer, dans les meilleurs délais, une ONG franco-belge,
qui pourrait bénéficier d'un prolongement à Djibouti
afin que toutes les vivres, tous les médicaments et tous les
matériels et accessoires soient distribués dans les meilleures
conditions possibles et en priorité à ceux qui en ont
le plus besoin.
Monsieur Mohamed
Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération a précisé que des contacts
avaient été pris directement à Djibouti dans ce
but. Il a été convenu de part et d'autre qu'il y avait
une réelle urgence à aller très vite à la
condition que la logistique puisse être parfaitement organisée
et qu'il y ait des certitudes que l'aide arrive bien aux destinataires.
Les autorités
belges ont donné leur accord de principe pour soutenir cette
opération et un nouveau rendez-vous a été pris
pour finaliser le projet dans le courant de la semaine prochaine.
Mettre en échec l'opération de fraude
électorale lancée par le RPP en prévision des élections
législatives.
Le Président
M. Mahamoud Idriss est intervenu personnellement auprès des plus
hautes instances de l'Union Européenne pour dénoncer l'opération
de fraude électorale qui a été orchestrée
par le pouvoir en place à Djibouti. Il a fait un exposé
précis de toutes les dispositions sectaires des nouveaux articles
de loi imposés pour les élections législatives
et régionales.
Il a notamment précisé
à ses interlocuteurs que
" Si rien n'était fait au niveau des instances internationales,
toute l'opposition politique djiboutienne qui présenterait des
candidats à ces élections serait contrainte de subir et
d'accepter un simulacre de scrutin dont les résultats sont connus
par avance.
Ismaël Omar
Guelleh est en train de constituer une opposition politique virtuelle
en achetant les voix. Le scrutin ne sera donc nullement représentatif
des souhaits et des aspirations du peuple djiboutien, mais il reflétera
les quelques familles qui sont encore proches du pouvoir en place
et qui bénéficient d'avantages.
En agissant "en
amont", Ismaël Omar Guelleh pense ainsi pouvoir tromper les
observateurs étrangers et les instances internationales qui pourraient
surveiller le scrutin. "Dans un régime où la majorité
de la population vit sous la terreur et la répression, seuls
certains survivent en pratiquant la corruption passive. Actuellement
et compte-tenu des structures det des mécanismes, la démocratie
n'a aucune chance de voir le jour dans notre pays, sans le soutien des
grandes nations ".
Afin de mettre en
échec l'anticipation du scrutin, le Président Mahamoud
Idriss a sollicitél'envoi dans les meilleurs délais d'un
grand nombre d'observateurs de l'Union européenne en coordination
avec ceux de l'OUA et de la Ligue Arabe afin de suivre la préparation
et le déroulement des futures élections législatives.
Entretien
avec le responsable européen Desk Africa qui envisage de se rendre
en République de Djibouti à la mi juin de cette année.
Lors d'un entretien
avec le responsable Desk Africa au niveau de l'Union Européenne,
ce dernier a indiqué qu'il se rendrait à Djibouti dans
un avenir proche, mais sans en préciser les objectifs. Monsieur
Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale a tenu à lui présenter
une synthèse de la situation à Djibouti dans les différents
domaines : justice, démocratie, économie, social, éducatif
et sanitaire.
" Le peuple
djiboutien subit de plein fouet les conséquences néfastes
du régime d'Ismaël Omar Guelleh qui détourne la majeure
partie les aides internationales. A titre d'exemple les retards de paiement
de salaires des fonctionnaires et des militaires dépassent 6
mois "
En tentant de démontrer
à qui veut bien l'entendre que la France serait à l'origine
des problèmes car elle aurait réduit le montant global
de son aide Ismaël Omar Guelleh jette volontairement le
discrédit et il pratique un chantage odieux . tout en entretenant
volontairement un sentiment de rejet de la France par la population
djiboutienne
La Nation djiboutienne,
quelles que soient les ethnies ou les tribus, y compris celle des Mamassan,
est prise en otage par un seul homme, qui la maintient sous la terreur
et qui exerce simultanément une forte pression sur les bailleurs
de fonds. Ces derniers ne cessent de verser des aides et des subventions
qui n'ont pourtant aucun impact sur les conditions d'existence de la
population djiboutienne.
Tous les éléments
sont réunis aujourd'hui pour un soulèvement incontrôlable
avec le risque de connaître une véritable implosion et
un embrasement généralisé du pays. Le Gouvernement
en Exil de Djibouti est très préoccupé par toutes
les nouvelles qui lui parviennent chaque jour.
Nous voulons éviter
par tous les moyens une sorte de " rwandanisation " de Djibouti
car les exemples récents montrent les dangers et les conséquences
tragiques pour les populations.
Dans ce type de
conflit les victimes se décomptent après et il faut prendre
très au sérieux les haines qui en découleraient.
Pour éviter cela , il est impératif et urgent que des
décisions soient prises dans les prochaines semaines.
Le Gouvernement
en Exil de Djibouti lance un appel aux instances internationales et
tout particulièrement à la France et à l'Union
européenne, à loua et à la Ligue Arabe pour qu'ils
interviennent dans les meilleurs délais.
Ceci a valeur
de signal d'alarme ".
Prochain entretien avec M le Sénateur Jean Cornil
Monsieur Mohamed
Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération a pris rendez-vous avec M le Sénateur
Jean Cornil qui mène depuis fort longtemps un combat en faveur
du respect des droits de l'Homme.
Cet entretien a
été organisé pour le 24 avril 2002. Il portera
sur les droits de l'homme et sur la situation politique actuelle dans
la Corne de l'Afrique. Le Sénateur belge s'est excusé
de pas être en mesure de recevoir les représentants du
GED plus tôt car il doit assumer, au préalable, une mission
en Irak.
Réunion du
GED en Comité restreint : un nouvel appel à l'opposition
djiboutienne.
Lors de la réunion
du 11 avril 2002, le Président Mahamoud Idriss a décidé
de relancer un appel à l'opposition politique djiboutienne pour
qu'elle se regroupe autour du GED.
" Que peut-on attendre d'un régime qui ne doit sa survie
qu'à l'emploi de la terreur qu'il a instauré et qu'il
maintient dans notre pays ?
Je ne m'adresse pas aux quelques faux-opposants politiques qui sont
payés sur le 'budget' de la corruption et qui servent les ambitions
d'Ismaël Omar Guelleh, car ils devront justifier un jour prochain
devant le peuple l'origine de leur fortune et de leur patrimoine. Mais
je m'adresse aux véritables leaders de l'opposition politique
qui, comme moi, ont une autre idée des valeurs de la démocratie
et du respect de tous, y compris des minorités ethniques.
Le moment est venu de nous rencontrer et de nous lever ensemble pour
finaliser la" plate forme " d'Union nationale dont le premier
point d'accord sera le départ immédiat d'Ismaël Omar
Guelleh, sans aucune condition".
Entretien avec le
Ministère des Affaires étrangères du Royaume de
Belgique sur l'appel lancé par Jean Paul Noël Abdi, président
de la L.D.D.H sur la fermeture de la frontière djiboutienne avec
le Somaliland.
Au cours des entretiens
qu'il a eu au cours de la semaine, le Président M. Mahamoud Idriss
a attiré l'attention de ses interlocuteurs du Ministère
des Affaires étrangères sur la fermeture arbitraire de
la frontière avec le Somaliland ordonnée par Ismaël
Omar Guelleh.
Il a déclaré
notamment
" Le découpage
des régions lors de la colonisation n'a pratiquement jamais respecté
les territoires des ethnies ni des tribus qui y étaient installées
depuis des siècles.
L'Etat djiboutien
a fermé purement et simplement la frontière avec le Somaliland,
obligeant les familles djiboutiennes à effectuer à pieds
et sans bagage plus de 8 km dans le no-man's land sous une chaleur torride
pour retrouver leurs proches qui vivent de l'autre coté de la
frontière.
La décision
unilatérale d'Ismaël Omar Guelleh ne peut trouver aucune
justification valable si ce n'est qu'il a prise dans le cadre d'une
sordide " affaire personnelle ". en agissant de la sorte,
il porte gravement atteinte non seulement aux familles mais aussi à
l'économie locale de Somaliland qu'il contribue à asphyxier.
Au nom du Gouvernement
en Exil de Djibouti, je vous demande d'intervenir auprès de l'Etat
djiboutien afin qu'il procède à la réouverture
de cette frontière et qu'il accepte la libre circulation des
personnes et des marchandises. Je vous en remercie par avance ".
Résolution
des problèmes de frontière entre l'Erythrée et
l'Éthiopie.
Les membres du GED
ont appris avec la plus grande satisfaction que les deux États
accepteraient les termes de la médiation internationale et ils
tiennent à adresser leurs plus sincères félicitations
aux deux chefs d'État. Le GED souhaite que la raison évite
de nouveaux conflits douloureux dans une région déjà
très touchée par les combats de ces dernières années.