LES ACTIVITES HEBDOMADAIRES DU GED
Dernière modification : le 24-Avr-2002 7:15 (GMT+1 / Bruxelles)

Activités de la semaine du 15 au 21 avril 2002.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti préoccupé
par la situation qui prévaut à Djibouti

Les faits marquants de la semaine :


Poursuite des contacts avec la communauté européenne et le gouvernement de la Belgique, au sujet des élections, du drame du 18 avril, des prisonniers politiques et de la situation politique, économique et sociale à Djibouti.

Au cours de cette semaine, le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale se sont rendus une nouvelle fois au Ministère des Affaires Etrangères du Royaume de Belgique ainsi qu'à l'Union Européenne.

Ils ont tenu à nouveau à rappeler à leurs interlocuteurs la situation vécue notamment par les partis politiques d'opposition à Djibouti qui sont muselés et sur la menace omniprésente qui pèse sur les responsables de ces partis qui risquent à chaque instant et sans motif d'être incarcérés arbitrairement à la sinistre prison de Gabode.

Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed a précisé qu'à son sens " hormis le départ immédiat d'Ismaël Omar Guelleh, le gouvernement en Exil de Djibouti ne voit pas d'autre solution que d'insister pour que les futures élections de Djibouti soient placées sous l'entier contrôle des instances internationales.

Si rien n'était fait vous et nous assisterions, impuissants, à une parodie d'Elections ".
tout en ajoutant " que la situation est de plus en plus préoccupante à Djibouti. Bien que l'on soit opposé à toute violence dans la rue et à un éventuel soulèvement de la population car elle serait la première victime, nous ne pourrons éternellement demeurer dans une telle situation explosive aux conséquences qui risqueraient d'être tragiques pour notre peuple si rien n'était fait.

Les instances internationales se doivent d'agir dans l'urgence avant que sang des djiboutiens ne soit versé. "

Il a insisté et rappelé la situation dramatique vécue par les 12 prisonniers politiques incarcérés à Gabode.

Le projet d'une ONG franco-belge intervenant à Djibouti avance à grand pas.

De nouvelles réunions entre une délégation du Gouvernement en exil de Djibouti avec la Cellule de Coopération de développement International du Ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique se sont déroulées cette semaine et ont permis d'avancer dans ce projet dicté par l'urgence de la situation à Djibouti.

Au cours de ces entretiens le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale on rappelé une nouvelle fois la situation vécue par la population djiboutienne qui s'aggrave de jour en jour, notamment dans l'arrière pays.

Par ailleurs des rendez-vous ont été pris avec les responsables d'ONG ainsi qu'avec les associations d'Etudiants Belges qui s'activent dans ce domaine et pourraient intégrer dans leurs travaux et leurs actions les étudiants Djiboutiens dans les meilleurs délais. A cet effet, le Président M. Mahamoud Idriss lance un appel à tous les étudiants djiboutiens exilés en Belgique et en France afin qu'ils se fassent connaître auprès des responsables suivants :

- Belgique.
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani,
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération.
81, rue de la Limite. 1210 Bruxelles - Belgique
alhoumekani@gouv-exil.org

- France.
Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché,
Coordonnateur et porte-parole du Gouvernement, chargé de la communication et de l'information,
42 rue Pierre Belon
72000 Le Mans - France
ainache@gouv-exil.org

Une cellule étudiants devrait être créée dans les jours à venir en Belgique et en France.
Ces cellules d'étudiants, oeuvrant pour leur pays, se verraient confier la gestion de dossiers précis à mener en priorité.

Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed précise que " Le Gouvernement en Exil de Djibouti a une totale confiance en la jeunesse djiboutienne en situation d'exil et en sa capacité à faire preuve de solidarité démontrant ainsi sa volonté d'apporter, par ses actions dans tel ou tel dossier précis, une aide à la population djiboutienne qui souffre.

Peu importe l'appartenance ethnique ou tribale des unes et des uns, la Nation a absolument besoin de ces bras… Il n'y a pas de demi ou de quart de Djiboutiennes ou de Djiboutiens, il n'y a que des étudiantes et des étudiants qui sont solidaires du malheur des familles djiboutiennes et veulent donner un peu de leur temps".


Nombreux sont ceux qui ont tenu à exprimer qu'ils partageaient les valeurs du GED

Des anciens responsables du FRUD, exilés en dehors de l'Europe, adhèrent aux valeurs du Gouvernement en Exil de Djibouti.

Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed a eu différents contacts téléphoniques avec d'anciens responsables du FRUD qui ont exprimé le souhait de rejoindre le Gouvernement en Exil de Djibouti suivant les critères de Rassemblement de toute l'opposition politique djiboutienne qui est le fondement premier dudit gouvernement.

Il a notamment rappelé que
" Ce n'est qu'en faisant preuve de cohésion et en acceptant nos mutuelles différences, en dehors des tribalismes, que l'opposition politique au régime d'Ismaël Omar Guelleh prendra tout son sens et renforcera sa crédibilité auprès des instances internationales.
Le Gouvernement en Exil de Djibouti et ses commissions permanentes sont la propriété de la Nation djiboutienne et certes pas celle d'un lobby de tribalistes.

Chaque ethnie et chaque tribu y a sa place pour autant qu'elle ait cette même volonté qui est la nôtre de chasser Ismaël Omar Guelleh de tous les pouvoirs dans notre pays.
Nous ne discuterons pas avec ceux qui entretiennent les haines ou qui ferment les yeux et baissent la tête devant le dictateur qui contraint le peuple djiboutien à la pauvreté depuis trop longtemps.

Que ceux qui ne veulent pas prendre leur destin en charge restent où ils sont, nous avons besoin de femmes et d'hommes de courage. Nous savons où nous allons et pourquoi les valeurs défendues par le GED rassemblent de plus en plus de djiboutiennes et de djiboutiens ".

Les contacts avec des responsables vivant à Djibouti se multiplient et la liste des adhésions aux valeurs du GED s'allonge.

Au cours de cette semaine, le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ont eu de nombreux contacts téléphoniques avec des responsables de divers niveaux à Djibouti.

Le GED a eu confirmation de la situation de terreur dans laquelle vit la population djiboutienne, les personnels des administrations, la Police nationale, les Forces armées djiboutiennes…. et les enseignants

Les interlocuteurs ont exprimé ou confirmé leur attachement aux valeurs du GED tout en exprimant parfois l'impossibilité qui leur est faite de quitter le pays car placés, qu'ils et elles sont, sous le contrôle des hommes du SDS d'Hassan Saïd.

Deux commissions sur Djibouti ont été ouvertes, pour prendre en charge deux dossiers d'importance.

Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani ont demandé à leurs interlocuteurs d'être informés immédiatement de toute pression exercée par le pouvoir ou d'éventuelles mesures de rétorsion dont ils pourraient être l'objet.

Il précise une fois encore que " chaque acte perpétré ou pression exercée à l'encontre des opposants politiques djiboutiens fait immédiatement l'objet d'une plainte individuelle déposée par le Gouvernement en Exil de Djibouti auprès de l'Union Européenne, de la Justice belge et des Nations unies par l'intermédiaire de notre représentant à New York.

Il faut que chacun sache quelles sont les méthodes abjectes utilisées par les hommes d'Ismaël Omar Guelleh et sur son ordre. De nombreuses plaintes sont en cours d'instruction et je puis vous assurer qu'en Belgique il n'y aura pas de classement sans suites…
Ici la vie humaine a une valeur et le droit d'expression est respecté
".

Mise au point du président M Mahamoud Idriss Ahmed

" En ce qui concerne spécifiquement les mamassam, comme nous l'avons dit la faute de quelques-uns ne doit pas entacher la tribu.
J'en appelle à la cohésion des Issas face à la situation dramatique que vit notre pays qui doit être notre absolue priorité.
Ne nous trompons pas cible car celui qui porte le déshonneur aujourd'hui c'est Ismaël Omar Guelleh qui ne respecte plus rien et se croit investi d'un pouvoir qu'il s'est approprié par le mensonge et la tricherie.
Les mamassam ont compris qui il était, ils l'ont jugé et l'ont exclu. La Justice de la République de Djibouti fera son œuvre lorsque le moment sera venu.

Je fais référence au message du prophète
Sourate XVI, versets 125, 126, 128
" Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur,
par la sagesse et une belle exhortation ;
discute avec eux de la meilleure manière.
Oui, ton seigneur connaît parfaitement
Celui qui s'égare hors de son chemin,
Comme il connaît ceux qui sont bien dirigés.
Si vous châtiez
Châtiez comme vous l'avez été,
Mais si vous êtes patients,
C'est mieux pour ceux qui sont patients.
Dieu est avec ceux qui le craignent
Et avec ceux qui font le bien ".

Travaux de la " Commission Education Nationale et Formation professionnelle ".

M Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rencontré, il y a de cela quelques semaines, un responsable du Ministère belge de l'Education nationale auprès de qui il a exposé les difficultés des Etudiantes et Etudiants djiboutiens titulaires du Baccalauréat et qui éprouvent d'énormes difficultés pour poursuivre leurs études en Europe.

Bien que soumis au principe des quotas, au cours d'une nouvelle rencontre son interlocuteur l'a assuré que le Ministère de l'Education nationale du Royaume de Belgique ouvriraient des droits pour l'attribution des bourses d'études au profit de ces étudiantes et étudiants djiboutiens. Chaque dossier serait étudié avec toute l'attention nécessaire au niveau dudit Ministère.

La " Commission Education Nationale et Formation professionnelle " du Gouvernement en Exil de Djibouti a en charge ce dossier de l'attribution des bourses d'études et fera paraître un communiqué dans les jours à venir afin d'aider nos étudiantes et étudiantes qui postulent à l'attribution de ces bourses d'études.

M Mohamed Saleh Alhoumekani, précise " Le Gouvernement en Exil de Djibouti répond dans l'urgence et du mieux qu'il peut le faire aux sollicitations des étudiants djiboutiens titulaires du baccalauréat et qui souhaitent poursuivre des études supérieures alors que l'Etat djiboutien semblerait s'en désintéresser.

Nous ne comprenons pas une telle irresponsabilité de ceux qui sont parmi les acteurs éducatifs et ont en charge l'avenir professionnel de notre jeunesse.

Par ailleurs, j'ai indiqué à mes divers interlocuteurs du Ministère de l'Education nationale du Royaume de Belgique que nous souhaitions que ces bourses soient versées directement aux bénéficiaires et qu'elles ne transitent pas au préalable par l'Etat djiboutien actuel.
Les raisons invoquées et que nos étudiantes et étudiantes comprennent aisément, ont parfaitement été perçues par mes interlocuteurs qui ont donné leur accord de principe sur la méthode souhaitée ".

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