Poursuite
des contacts avec la communauté européenne et le gouvernement
de la Belgique, au sujet des élections, du drame du 18 avril,
des prisonniers politiques et de la situation politique, économique
et sociale à Djibouti.
Au
cours de cette semaine, le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed
et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale se sont rendus une nouvelle
fois au Ministère des Affaires Etrangères du Royaume de
Belgique ainsi qu'à l'Union Européenne.
Ils
ont tenu à nouveau à rappeler à leurs interlocuteurs
la situation vécue notamment par les partis politiques d'opposition
à Djibouti qui sont muselés et sur la menace omniprésente
qui pèse sur les responsables de ces partis qui risquent à
chaque instant et sans motif d'être incarcérés arbitrairement
à la sinistre prison de Gabode.
Le
Président M. Mahamoud Idriss Ahmed a précisé qu'à
son sens " hormis le départ immédiat d'Ismaël
Omar Guelleh, le gouvernement en Exil de Djibouti ne voit pas d'autre
solution que d'insister pour que les futures élections de Djibouti
soient placées sous l'entier contrôle des instances internationales.
Si
rien n'était fait vous et nous assisterions, impuissants, à
une parodie d'Elections ".
tout en ajoutant " que la situation est de plus en plus préoccupante
à Djibouti. Bien que l'on soit opposé à toute violence
dans la rue et à un éventuel soulèvement de la
population car elle serait la première victime, nous ne pourrons
éternellement demeurer dans une telle situation explosive aux
conséquences qui risqueraient d'être tragiques pour notre
peuple si rien n'était fait.
Les
instances internationales se doivent d'agir dans l'urgence avant que
sang des djiboutiens ne soit versé. "
Il a insisté
et rappelé la situation dramatique vécue par les 12 prisonniers
politiques incarcérés à Gabode.
Le
projet d'une ONG franco-belge intervenant à Djibouti avance à
grand pas.
De nouvelles réunions
entre une délégation du Gouvernement en exil de Djibouti
avec la Cellule de Coopération de développement International
du Ministère des Affaires étrangères du Royaume
de Belgique se sont déroulées cette semaine et ont permis
d'avancer dans ce projet dicté par l'urgence de la situation
à Djibouti.
Au cours de ces
entretiens le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur
Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale on rappelé une nouvelle
fois la situation vécue par la population djiboutienne qui s'aggrave
de jour en jour, notamment dans l'arrière pays.
Par ailleurs des
rendez-vous ont été pris avec les responsables d'ONG ainsi
qu'avec les associations d'Etudiants Belges qui s'activent dans ce domaine
et pourraient intégrer dans leurs travaux et leurs actions les
étudiants Djiboutiens dans les meilleurs délais. A
cet effet, le Président M. Mahamoud Idriss lance un appel à
tous les étudiants djiboutiens exilés en Belgique et en
France afin qu'ils se fassent connaître auprès des responsables
suivants :
- Belgique.
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani,
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération.
81, rue de la Limite. 1210 Bruxelles - Belgique alhoumekani@gouv-exil.org
- France.
Monsieur Mohamed-Moussa Aïnaché,
Coordonnateur et porte-parole du Gouvernement, chargé de la
communication et de l'information,
42 rue Pierre Belon
72000 Le Mans - France ainache@gouv-exil.org
Une cellule étudiants
devrait être créée dans les jours à venir
en Belgique et en France.
Ces cellules d'étudiants, oeuvrant pour leur pays, se verraient
confier la gestion de dossiers précis à mener en priorité.
Le Président
M. Mahamoud Idriss Ahmed précise que " Le Gouvernement en
Exil de Djibouti a une totale confiance en la jeunesse djiboutienne
en situation d'exil et en sa capacité à faire preuve de
solidarité démontrant ainsi sa volonté d'apporter,
par ses actions dans tel ou tel dossier précis, une aide à
la population djiboutienne qui souffre.
Peu importe l'appartenance
ethnique ou tribale des unes et des uns, la Nation a absolument besoin
de ces bras Il n'y a pas de demi ou de quart de Djiboutiennes
ou de Djiboutiens, il n'y a que des étudiantes et des étudiants
qui sont solidaires du malheur des familles djiboutiennes et veulent
donner un peu de leur temps".
Nombreux sont ceux qui ont tenu à exprimer qu'ils
partageaient les valeurs du GED
Des anciens responsables
du FRUD, exilés en dehors de l'Europe, adhèrent aux valeurs
du Gouvernement en Exil de Djibouti.
Le Président
M. Mahamoud Idriss Ahmed a eu différents contacts téléphoniques
avec d'anciens responsables du FRUD qui ont exprimé le souhait
de rejoindre le Gouvernement en Exil de Djibouti suivant les critères
de Rassemblement de toute l'opposition politique djiboutienne qui est
le fondement premier dudit gouvernement.
Il a notamment rappelé
que " Ce n'est qu'en faisant preuve de cohésion et en acceptant
nos mutuelles différences, en dehors des tribalismes, que l'opposition
politique au régime d'Ismaël Omar Guelleh prendra tout son
sens et renforcera sa crédibilité auprès des instances
internationales.
Le Gouvernement en Exil de Djibouti et ses commissions permanentes sont
la propriété de la Nation djiboutienne et certes pas celle
d'un lobby de tribalistes.
Chaque ethnie
et chaque tribu y a sa place pour autant qu'elle ait cette même
volonté qui est la nôtre de chasser Ismaël Omar Guelleh
de tous les pouvoirs dans notre pays.
Nous ne discuterons pas avec ceux qui entretiennent les haines ou qui
ferment les yeux et baissent la tête devant le dictateur qui contraint
le peuple djiboutien à la pauvreté depuis trop longtemps.
Que ceux qui
ne veulent pas prendre leur destin en charge restent où ils sont,
nous avons besoin de femmes et d'hommes de courage. Nous savons où
nous allons et pourquoi les valeurs défendues par le GED rassemblent
de plus en plus de djiboutiennes et de djiboutiens ".
Les contacts avec
des responsables vivant à Djibouti se multiplient et la liste
des adhésions aux valeurs du GED s'allonge.
Au cours de cette
semaine, le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed
Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale ont eu de nombreux contacts
téléphoniques avec des responsables de divers niveaux
à Djibouti.
Le GED a eu confirmation
de la situation de terreur dans laquelle vit la population djiboutienne,
les personnels des administrations, la Police nationale, les Forces
armées djiboutiennes . et les enseignants
Les interlocuteurs
ont exprimé ou confirmé leur attachement aux valeurs du
GED tout en exprimant parfois l'impossibilité qui leur est faite
de quitter le pays car placés, qu'ils et elles sont, sous le
contrôle des hommes du SDS d'Hassan Saïd.
Deux
commissions sur Djibouti ont été ouvertes, pour prendre
en charge deux dossiers d'importance.
Le Président
M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani ont demandé
à leurs interlocuteurs d'être informés immédiatement
de toute pression exercée par le pouvoir ou d'éventuelles
mesures de rétorsion dont ils pourraient être l'objet.
Il précise
une fois encore que " chaque acte perpétré ou
pression exercée à l'encontre des opposants politiques
djiboutiens fait immédiatement l'objet d'une plainte individuelle
déposée par le Gouvernement en Exil de Djibouti auprès
de l'Union Européenne, de la Justice belge et des Nations unies
par l'intermédiaire de notre représentant à New
York.
Il faut que chacun
sache quelles sont les méthodes abjectes utilisées par
les hommes d'Ismaël Omar Guelleh et sur son ordre. De nombreuses
plaintes sont en cours d'instruction et je puis vous assurer qu'en Belgique
il n'y aura pas de classement sans suites
Ici la vie humaine a une valeur et le droit d'expression est respecté
".
Mise
au point du président M Mahamoud Idriss Ahmed
" En ce
qui concerne spécifiquement les mamassam, comme nous l'avons
dit la faute de quelques-uns ne doit pas entacher la tribu.
J'en appelle à la cohésion des Issas face à la
situation dramatique que vit notre pays qui doit être notre absolue
priorité.
Ne nous trompons pas cible car celui qui porte le déshonneur
aujourd'hui c'est Ismaël Omar Guelleh qui ne respecte plus rien
et se croit investi d'un pouvoir qu'il s'est approprié par le
mensonge et la tricherie.
Les mamassam ont compris qui il était, ils l'ont jugé
et l'ont exclu. La Justice de la République de Djibouti fera
son uvre lorsque le moment sera venu.
Je fais référence
au message du prophète
Sourate XVI, versets 125, 126, 128
" Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur,
par la sagesse et une belle exhortation ;
discute avec eux de la meilleure manière.
Oui, ton seigneur connaît parfaitement
Celui qui s'égare hors de son chemin,
Comme il connaît ceux qui sont bien dirigés.
Si vous châtiez
Châtiez comme vous l'avez été,
Mais si vous êtes patients,
C'est mieux pour ceux qui sont patients.
Dieu est avec ceux qui le craignent
Et avec ceux qui font le bien ".
Travaux
de la " Commission Education Nationale et Formation professionnelle
".
M Mohamed Saleh
Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et
de la Coopération internationale a rencontré, il y a de
cela quelques semaines, un responsable du Ministère belge de
l'Education nationale auprès de qui il a exposé les difficultés
des Etudiantes et Etudiants djiboutiens titulaires du Baccalauréat
et qui éprouvent d'énormes difficultés pour poursuivre
leurs études en Europe.
Bien que soumis
au principe des quotas, au cours d'une nouvelle rencontre son interlocuteur
l'a assuré que le Ministère de l'Education nationale du
Royaume de Belgique ouvriraient des droits pour l'attribution des bourses
d'études au profit de ces étudiantes et étudiants
djiboutiens. Chaque dossier serait étudié avec toute l'attention
nécessaire au niveau dudit Ministère.
La " Commission
Education Nationale et Formation professionnelle " du Gouvernement
en Exil de Djibouti a en charge ce dossier de l'attribution des bourses
d'études et fera paraître un communiqué dans les
jours à venir afin d'aider nos étudiantes et étudiantes
qui postulent à l'attribution de ces bourses d'études.
M Mohamed Saleh
Alhoumekani, précise " Le Gouvernement en Exil de Djibouti
répond dans l'urgence et du mieux qu'il peut le faire aux sollicitations
des étudiants djiboutiens titulaires du baccalauréat et
qui souhaitent poursuivre des études supérieures alors
que l'Etat djiboutien semblerait s'en désintéresser.
Nous ne comprenons
pas une telle irresponsabilité de ceux qui sont parmi les acteurs
éducatifs et ont en charge l'avenir professionnel de notre jeunesse.
Par ailleurs,
j'ai indiqué à mes divers interlocuteurs du Ministère
de l'Education nationale du Royaume de Belgique que nous souhaitions
que ces bourses soient versées directement aux bénéficiaires
et qu'elles ne transitent pas au préalable par l'Etat djiboutien
actuel.
Les raisons invoquées et que nos étudiantes et étudiantes
comprennent aisément, ont parfaitement été perçues
par mes interlocuteurs qui ont donné leur accord de principe
sur la méthode souhaitée ".