Activités
de la quinzaine du 22 avril au 5 mai 2002.
Cette
période étant marquée par de nombreux jours fériés
et des reports de rendez-vous, le Président M. Mahamoud Idriss
Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires
étrangères l'ont mise à profit pour élargir
les contacts avec les Djiboutiennes et les Djiboutiens opposants politiques
soit vivant au pays, soit exilés.
Plusieurs
dossiers ont été finalisés avant l'entrée
de nouveaux membres au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti et
des déplacements à Paris et dans le Sud de la France
leur ont permis de renouer des contacts importants lors de fructueux
entretiens.
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Monsieur Mohamed Hassan Brek, membre du FRUD Historique et qui
s'était opposé en un temps à toute nouvelle négociation
sur les bases trompeuses d'Ismaël Omar Guelleh a apporté,
de Riad, son soutien total au Gouvernement en Exil de Djibouti.
Lucide, prémonitoire dans sa méfiance exprimée
par rapport à l'homme qui s'était ensuite indûment
approprié tous les pouvoirs en falsifiant les présidentielles
de 1999, M Mohamed Hassan Brek devrait rencontrer le Président
M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani dans
les jours à venir, soit à Ryad soit à Bruxelles
pour finaliser quelques dossiers importants de soutiens au GED.
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Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh
Alhoumekani ont organisé, le 26 avril 2002, une réunion
d'information à Bruxelles avec de jeunes cadres Djiboutiens.
Quelques
jeunes femmes n'ont pas hésité à effectuer un
déplacement, notamment de Hollande et d'Allemagne ce qui démontre,
là encore, que les Djiboutiennes s'impliquent pour un autre
avenir à Djibouti.
Après
les mots d'accueil prononcés par le président Mahamoud
ouvrant la réunion, l'une d'elles a pris la parole pour déclarer.
"
Je vis en Hollande et avec le groupe de Djiboutiens que je représente
nous avons la grande intention de revenir bientôt chez nous.
Beaucoup de politiciens nous ont fait rêver et nous ont menti,
aujourd'hui ils sont toujours à Djibouti
ils disent qu'ils
sont opposés au gouvernement mais ils ont des hôtels
et des bars et ne s'intéressent pas à la misère
de nos familles.
Ce
sont des " benalé " ! comme ismaël Omar, ils
vendraient leurs femmes et leur âme pour une botte de qât.
Je
n'ai jamais eu confiance à Ismaël, malgré nos qualifications
professionnelles acquises en Belgique et ensuite en Hollande, il ne
veut pas de nous à Djibouti.
Lui
l'étranger exclut les Djiboutiens de quel droit il fait ça
?.
En
ce moment, il nous envoie des gens pour monter ici un parti politique
pour le défendre.. Nous on a refusé son argent
..même
s'il nous menace.
Il
a fait tuer nos pères et nos frères et il voudrait que
l'on se taise.
Ce que vous faites le GED c'est bien, nous on est d'accord avec vous
! ".
.
Lors de cette réunion, organisée à St Josse ,
le président a insisté sur le fait que
" Le GED n'est pas la propriété de l'une ou l'autre
ethnie ou faction mais de la Nation djiboutienne.
En
intégrant de jeunes cadres, femmes et hommes, dans nos Commissions
gouvernementales nous préparons l'avenir.
Le
pays a besoin de tous ses cadres exilés, sans exception aucune,
pour construire un autre avenir pour le peuple djiboutien ".
Divers
sujets furent abordés notamment sur les pressions qu'exerce
Ismaël Omar Guelleh sur les exilés opposants politiques
souvent par personnes interposées, notamment par des membres
du gouvernement avec qui ils ont des liens familiaux
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
a apporté les précisions suivantes :
"
Les menaces odieuses que fait peser Ismaël Omar Guelleh sur l'opposition
politique exilée ne nous intimident pas.
L'espoir
justifié que fonde le peuple djiboutien dans notre projet qui
s'oppose fermement à la dictature sanguinaire d'Ismaël
Omar Guelleh, est fondé ; le GED dérange le régime
des " mandarins " qui est en situation d'échec.
Regardez
la misère à Djibouti, la baisse du pouvoir d'achat.
C'est
une catastrophe économique et la population risque de se révolter.
Quand
un peuple a faim, rien ne peut s'opposer à lui.
Ismaël
Omar Guelleh est dans l'impossibilité de publier un bilan précis
sur ses résultats catastrophiques dans tous les domaines de
l'état.
Il
se contente de promettre
pour demain
comme il l'a toujours
fait.
Rien
ne nous est épargné ; il alterne le paternalisme, les
promesses mensongères auxquelles nous ne répondons pas
et les menaces qui s'ensuivent et qu'il met à exécution
sur nos familles à Djibouti tout en en nous envoyant ses "
agents des basses oeuvres " munis de passeports diplomatiques.
Ses
récentes tentatives sur Bruxelles ont été déjouées.
De
plus, les faux réfugiés politiques qu'il a mis en place
à Bruxelles comme ailleurs dans l'UE, notamment en Grande Bretagne
et en France, pour réaliser certaines autres actions inavouables
intéressent au plus haut point les gouvernements de l'Union
Européenne.
Alors que d'autres baissent la tête et pactisent dans l'indignité,
vous refusez de vous soumettre à la dictature de la terreur
; j'admire le courage de notre jeunesse qui refuse, elle aussi, de
se laisser intimider.
Vous
êtes les forces vives de notre Nation ; nos surs et nos
frères qui sont à Djibouti et ne peuvent s'exprimer
sous peine d'être emprisonnés à Gabode et torturés
, comptent sur vous et nous.
De
profonds changements de notre société se dessinent clairement
et passent aussi par la jeunesse.
Sachez
qu'en nous apportant votre soutien et en nous rejoignant, en retour
nous vous offrons notre confiance et notre volonté pour un
meilleur avenir.
Pas
de promesses et des palabres, des Actes
c'est cela que veut
le peuple ".
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Le Gouvernement en Exil de Djibouti et les Responsables de Commissions
se sont réunis le 27 avril 2002 à Paris.
-
Ouverture de la séance du Conseil par le Président Mahamoud
Idriss Ahmed
- Bilan de la situation politique à Djibouti,
- Situation des partis politiques d'opposition à Djibouti,
- Soutiens apportés au GED par des dignitaires résidant
à Djibouti,
- Exposé sur les événements graves du jeudi 18
avril 2002 à Djibouti et interventions du GED auprès
des instances internationales,
- Exposé sur les menaces physiques qui pèsent sur chaque
membre du GED.
Mesures de protection prises,
- Situation des 12 prisonniers politiques au bout de 2 mois de grève
de la faim, emprisonnés à Gabode. Actions à mener.
- Intervention de M Mohamed Saleh Alhoumekani,
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale.
- Bilan des diverses démarches effectuées au titre des
Affaires étrangères
- Etat d'avancement de l'ONG " Demain Djibouti ", Belgique
et France.
- Les engagements des responsables belges concernant l'attribution
de bourses aux étudiantes et étudiants djiboutiens pour
la prochaine rentrée scolaire.
- Projets divers dans le cadre des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale.
- Intervention de M Abdourahman Yassin,
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification
- Bilan de la situation économique à Djibouti,
- Rumeurs de dévaluation du Franc Djibouti,
- Présentation du Programme économique du Gouvernement
en Exil de Djibouti
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Le Responsable de la Commission " Justice et révision
de la Constitution " a eu durant cette période de longs
entretiens avec le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed pour
ce qui concerne le dossier dont il a la charge.
Il
a notamment livré un aperçu du projet du Gouvernement
en Exil de Djibouti pour une justice efficace et équitable
:
"
S'il y a une carence qui finit par être criante, c'est bien
celle de notre appareil judiciaire. Le déficit en ce domaine
n'a fait que croître depuis l'indépendance de notre pays
au point que les procès qui ont court devant les tribunaux
djiboutiens finissent par ressembler à une parodie de justice
ou pire à une caricature de justice.
Il
est clairement annoncé que parmi les buts poursuivis par le
GED figurent l'instauration et la sauvegarde d'un système politique
démocratique caractérisé par la prééminence
du droit et par l'établissement d'un Etat de droit, ainsi que
la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés
fondamentales.
Il
nous semble qu'il est de la responsabilité de tout gouvernement
attaché aux valeurs de la démocratie et soucieux du
respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
de prendre toutes les mesures nécessaires sur le plan institutionnel,
matériel et humain pour tendre vers cette idéal de "
bonne justice".
La
réflexion à mener en ce domaine ainsi que les changements
en découlant ne seraient être entreprise par le régime
en place. Il n'en a ni la volonté - sinon ce serait chose faite
depuis fort longtemps - et encore moins la " culture démocratique"
nécessaire.
En
d'autres termes, le projet pour une justice (pénale et civile)
efficace et équitable dont nous sommes porteurs, se veut comme
une plate-forme ou un socle de départ en prévision de
futures réformes des institutions régissant notre appareil
judiciaire.
On
ne peut concevoir l'idée d'une justice indépendante
sans une garantie dans les textes. Cette indépendance en principe
consacrée sur le plan constitutionnel devrait l'être
aussi sur un plan statutaire. Les magistrats doivent être protégés
par un Statut leur garantissant cette liberté et cette indépendance
condition sine qua non pour une bonne justice (I).
Les
garanties statutaires seraient totalement insuffisantes et insignifiantes
si elles ne sont pas confortées par un profond changement dans
la pratique (II).
Ce
changement des us et des murs concerne d'une part, le magistrat
qui doit avoir une conscience permanente des exigences éthiques
et morales liées à sa fonction et d'autre part, le pouvoir
exécutif représenté par le Président de
la République, qui doit se comporter en garant des institutions
et tout particulièrement de l'appareil judiciaire, pierre angulaire
de tout système démocratique.