LES ACTIVITES HEBDOMADAIRES DU GED
Dernière modification : le 14-Mai-2002 22:05 (GMT+1 / Bruxelles)

Activités de la quinzaine du 22 avril au 5 mai 2002.

Cette période étant marquée par de nombreux jours fériés et des reports de rendez-vous, le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères l'ont mise à profit pour élargir les contacts avec les Djiboutiennes et les Djiboutiens opposants politiques soit vivant au pays, soit exilés.

Plusieurs dossiers ont été finalisés avant l'entrée de nouveaux membres au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti et des déplacements à Paris et dans le Sud de la France leur ont permis de renouer des contacts importants lors de fructueux entretiens.

ª Monsieur Mohamed Hassan Brek, membre du FRUD Historique et qui s'était opposé en un temps à toute nouvelle négociation sur les bases trompeuses d'Ismaël Omar Guelleh a apporté, de Riad, son soutien total au Gouvernement en Exil de Djibouti.
Lucide, prémonitoire dans sa méfiance exprimée par rapport à l'homme qui s'était ensuite indûment approprié tous les pouvoirs en falsifiant les présidentielles de 1999, M Mohamed Hassan Brek devrait rencontrer le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani dans les jours à venir, soit à Ryad soit à Bruxelles pour finaliser quelques dossiers importants de soutiens au GED.

ª Le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed et Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani ont organisé, le 26 avril 2002, une réunion d'information à Bruxelles avec de jeunes cadres Djiboutiens.

Quelques jeunes femmes n'ont pas hésité à effectuer un déplacement, notamment de Hollande et d'Allemagne ce qui démontre, là encore, que les Djiboutiennes s'impliquent pour un autre avenir à Djibouti.

Après les mots d'accueil prononcés par le président Mahamoud ouvrant la réunion, l'une d'elles a pris la parole pour déclarer.

" Je vis en Hollande et avec le groupe de Djiboutiens que je représente nous avons la grande intention de revenir bientôt chez nous. Beaucoup de politiciens nous ont fait rêver et nous ont menti, aujourd'hui ils sont toujours à Djibouti… ils disent qu'ils sont opposés au gouvernement mais ils ont des hôtels et des bars et ne s'intéressent pas à la misère de nos familles.

Ce sont des " benalé " ! comme ismaël Omar, ils vendraient leurs femmes et leur âme pour une botte de qât.

Je n'ai jamais eu confiance à Ismaël, malgré nos qualifications professionnelles acquises en Belgique et ensuite en Hollande, il ne veut pas de nous à Djibouti.

Lui l'étranger exclut les Djiboutiens de quel droit il fait ça ?.

En ce moment, il nous envoie des gens pour monter ici un parti politique pour le défendre.. Nous on a refusé son argent …..même s'il nous menace.

Il a fait tuer nos pères et nos frères et il voudrait que l'on se taise.
Ce que vous faites le GED c'est bien, nous on est d'accord avec vous ! ".

. Lors de cette réunion, organisée à St Josse , le président a insisté sur le fait que
" Le GED n'est pas la propriété de l'une ou l'autre ethnie ou faction mais de la Nation djiboutienne.

En intégrant de jeunes cadres, femmes et hommes, dans nos Commissions gouvernementales nous préparons l'avenir.

Le pays a besoin de tous ses cadres exilés, sans exception aucune, pour construire un autre avenir pour le peuple djiboutien ".

Divers sujets furent abordés notamment sur les pressions qu'exerce Ismaël Omar Guelleh sur les exilés opposants politiques souvent par personnes interposées, notamment par des membres du gouvernement avec qui ils ont des liens familiaux
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères a apporté les précisions suivantes :

" Les menaces odieuses que fait peser Ismaël Omar Guelleh sur l'opposition politique exilée ne nous intimident pas.

L'espoir justifié que fonde le peuple djiboutien dans notre projet qui s'oppose fermement à la dictature sanguinaire d'Ismaël Omar Guelleh, est fondé ; le GED dérange le régime des " mandarins " qui est en situation d'échec.

Regardez la misère à Djibouti, la baisse du pouvoir d'achat.

C'est une catastrophe économique et la population risque de se révolter.

Quand un peuple a faim, rien ne peut s'opposer à lui.

Ismaël Omar Guelleh est dans l'impossibilité de publier un bilan précis sur ses résultats catastrophiques dans tous les domaines de l'état.

Il se contente de promettre … pour demain … comme il l'a toujours fait.

Rien ne nous est épargné ; il alterne le paternalisme, les promesses mensongères auxquelles nous ne répondons pas et les menaces qui s'ensuivent et qu'il met à exécution sur nos familles à Djibouti tout en en nous envoyant ses " agents des basses oeuvres " munis de passeports diplomatiques.

Ses récentes tentatives sur Bruxelles ont été déjouées.

De plus, les faux réfugiés politiques qu'il a mis en place à Bruxelles comme ailleurs dans l'UE, notamment en Grande Bretagne et en France, pour réaliser certaines autres actions inavouables intéressent au plus haut point les gouvernements de l'Union Européenne.
Alors que d'autres baissent la tête et pactisent dans l'indignité, vous refusez de vous soumettre à la dictature de la terreur ; j'admire le courage de notre jeunesse qui refuse, elle aussi, de se laisser intimider.

Vous êtes les forces vives de notre Nation ; nos sœurs et nos frères qui sont à Djibouti et ne peuvent s'exprimer sous peine d'être emprisonnés à Gabode et torturés , comptent sur vous et nous.

De profonds changements de notre société se dessinent clairement et passent aussi par la jeunesse.

Sachez qu'en nous apportant votre soutien et en nous rejoignant, en retour nous vous offrons notre confiance et notre volonté pour un meilleur avenir.

Pas de promesses et des palabres, des Actes… c'est cela que veut le peuple ".

ª Le Gouvernement en Exil de Djibouti et les Responsables de Commissions se sont réunis le 27 avril 2002 à Paris.

- Ouverture de la séance du Conseil par le Président Mahamoud Idriss Ahmed
- Bilan de la situation politique à Djibouti,
- Situation des partis politiques d'opposition à Djibouti,
- Soutiens apportés au GED par des dignitaires résidant à Djibouti,
- Exposé sur les événements graves du jeudi 18 avril 2002 à Djibouti et interventions du GED auprès des instances internationales,
- Exposé sur les menaces physiques qui pèsent sur chaque membre du GED.
Mesures de protection prises,
- Situation des 12 prisonniers politiques au bout de 2 mois de grève de la faim, emprisonnés à Gabode. Actions à mener.
- Intervention de M Mohamed Saleh Alhoumekani,
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
- Bilan des diverses démarches effectuées au titre des Affaires étrangères
- Etat d'avancement de l'ONG " Demain Djibouti ", Belgique et France.
- Les engagements des responsables belges concernant l'attribution de bourses aux étudiantes et étudiants djiboutiens pour la prochaine rentrée scolaire.
- Projets divers dans le cadre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
- Intervention de M Abdourahman Yassin,
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification
- Bilan de la situation économique à Djibouti,
- Rumeurs de dévaluation du Franc Djibouti,
- Présentation du Programme économique du Gouvernement en Exil de Djibouti

ª Le Responsable de la Commission " Justice et révision de la Constitution " a eu durant cette période de longs entretiens avec le Président M. Mahamoud Idriss Ahmed pour ce qui concerne le dossier dont il a la charge.

Il a notamment livré un aperçu du projet du Gouvernement en Exil de Djibouti pour une justice efficace et équitable :

" S'il y a une carence qui finit par être criante, c'est bien celle de notre appareil judiciaire. Le déficit en ce domaine n'a fait que croître depuis l'indépendance de notre pays au point que les procès qui ont court devant les tribunaux djiboutiens finissent par ressembler à une parodie de justice ou pire à une caricature de justice.

Il est clairement annoncé que parmi les buts poursuivis par le GED figurent l'instauration et la sauvegarde d'un système politique démocratique caractérisé par la prééminence du droit et par l'établissement d'un Etat de droit, ainsi que la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Il nous semble qu'il est de la responsabilité de tout gouvernement attaché aux valeurs de la démocratie et soucieux du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de prendre toutes les mesures nécessaires sur le plan institutionnel, matériel et humain pour tendre vers cette idéal de " bonne justice".

La réflexion à mener en ce domaine ainsi que les changements en découlant ne seraient être entreprise par le régime en place. Il n'en a ni la volonté - sinon ce serait chose faite depuis fort longtemps - et encore moins la " culture démocratique" nécessaire.

En d'autres termes, le projet pour une justice (pénale et civile) efficace et équitable dont nous sommes porteurs, se veut comme une plate-forme ou un socle de départ en prévision de futures réformes des institutions régissant notre appareil judiciaire.

On ne peut concevoir l'idée d'une justice indépendante sans une garantie dans les textes. Cette indépendance en principe consacrée sur le plan constitutionnel devrait l'être aussi sur un plan statutaire. Les magistrats doivent être protégés par un Statut leur garantissant cette liberté et cette indépendance condition sine qua non pour une bonne justice (I).

Les garanties statutaires seraient totalement insuffisantes et insignifiantes si elles ne sont pas confortées par un profond changement dans la pratique (II).

Ce changement des us et des mœurs concerne d'une part, le magistrat qui doit avoir une conscience permanente des exigences éthiques et morales liées à sa fonction et d'autre part, le pouvoir exécutif représenté par le Président de la République, qui doit se comporter en garant des institutions et tout particulièrement de l'appareil judiciaire, pierre angulaire de tout système démocratique.

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