Activités
de la semaine du 6 au 12 mai 2002.
Inscription
des Etudiantes et Etudiants Djiboutiens dans les Universités
belges
ª
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
informe les membres du GED et les responsables des Commissions des
démarches effectuées auprès des Universités
notamment auprès de Monsieur Jean Cornil, Sénateur belge
et de Messieurs Carl Michiels et François Stepman de la Fédération
des Universités Flamande à Bruxelles.
"
Je tiens à remercier nos interlocuteurs pour l'excellent accueil
qu'ils ont bien voulu nous réserver mais aussi pour l'attention
toute particulière dont ils ont fait preuve pour ce qui concerne
l'étude de la résolution des difficultés financières
auxquelles sont confrontées les familles djiboutiennes dont
les enfants, étudiantes et étudiants, souhaitent acquérir
des savoirs et des savoirs faire en accédant aux Universités
Flamandes du Royaume de Belgique.
Compte tenu du fait que les enveloppes budgétaires sont attribuées
pour la prochaine rentrée universitaire, nous avons pris bonne
note de leur décision d'octroyer des bourses aux étudiantes
et aux étudiants djiboutiens qui en feraient la demande pour
l'année scolaire 2003 - 2004, après étude de
chaque dossier et inscription dans l'une des Universités Flamandes
"
Il précise
"
En un peu plus de 70 jours d'existence, le Gouvernement en Exil de
Djibouti a obtenu bien de ses interlocuteurs européens et au
profit de nos étudiantes et étudiants que le gouvernement
d'Ismaël Omar en 3 années
..
Je
lance un nouvel appel à ceux et à celles qui veulent
poursuivre leurs études en Belgique ; ils doivent s'inscrire
dans les meilleurs délais dans l'établissement de leur
choix après avoir consulté le site
http://www.ulb.ac.be/universite.html
Afin
d'avoir un suivi personnalisé de chaque dossier, les étudiantes
et les étudiants sont invités à faire parvenir
copie de leur Fiche d'inscription
au Secrétariat Général du GED.
' et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org
Monsieur
Mohamed Saleh Alhoumekani précise que suite aux divers entretiens
obtenus avec le Sénateur belge Jean Cornil, son interlocuteur
a indiqué qu'il effectuerait des démarches pour que
les étudiantes et les étudiants djiboutiens puissent
bénéficier à titre exceptionnel et pour l'année
universitaire 2002 - 2003, d'une première enveloppe permettant
l'attribution de bourses.
Bien
que les enveloppes soient attribuées dans les divers ministères
pour l'année universitaire 2002 - 2003, le Sénateur
l'a assuré qu'il interviendrait personnellement pour soutenir
les dossiers des étudiantes et étudiants djiboutiens.
Suivant
le principe en vigueur en Belgique, le traitement desdits dossiers
sera égalitaire pour toutes et tous, sans distinction d'appartenance
ethnique, tribale, sociale ou religieuse.
Il est précisé que conformément aux accords passés
avec nos interlocuteurs, les bourses seraient versées directement
aux étudiantes et étudiants djiboutiens et ne transiteraient
plus par un quelconque service de l'état djiboutien évitant
ainsi l'émergence de certains problèmes auxquels la
jeunesse estudiantine a été confrontée jusqu'à
ce jour.
ONG franco-belge " Demain Djibouti ".
Pour
ce qui concerne le projet d'Organisation non gouvernementale à
but humanitaire et de solidarité entre les peuples belge, français
et djiboutien, sur lequel nous nous sommes longuement entretenus,
nous sommes tout à fait favorables au principe suivant lequel
il convient d'inciter dès à présent les étudiantes
et étudiants belges - français et djiboutiens à
Participer activement et ensemble à cette initiative.
Les
étudiantes et les étudiants devraient, de concert, s'approprier
dans les meilleurs délais cette ONG et la dynamiser ensemble
tout en faisant Acte et uvre de Solidarité au profit
de ceux qui souffrent.
Le
Président M. Mahamoud Idriss lance un appel à tous les
étudiants djiboutiens exilés en Belgique et en France
afin qu'ils contactent en urgence et se fassent connaître auprès
des responsables suivants :
-
Belgique.
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération.
81, rue de la Limite. 1210 Bruxelles - Belgique
alhoumekani@gouv-exil.org
-
France.
Secrétariat
Général du GED.
'
et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org
ª
M Abdourahman Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie
et de la Planification a communiqué le complément au
volet Economie du GED.
Il
a tenu à préciser " Tous les domaines de la vie
de notre société au quotidien dépendent de notre
économie.
Si
vous parlez d'Economie vous parlez forcément d'Education, de
Santé
.d'amélioration de l'habitat
etc.
Une
Economie saine et gérée c'est la garantie d'un progrès
rapide dans tous les autres domaines.
Pour
nous, il ne s'agit nullement de proposer une Loi
sans lendemain
et
qui ne serait pas respectée, comme cela se fait depuis 25 ans
.mais
d'étudier point par point et au plus près des acteurs
économiques et de la population djiboutienne quel système
économique conviendra le mieux pour l'avenir.
L'absence
de publication de renseignements fiables par le Ministère de
l'Economie nous inquiète au plus au point car susceptible de
masquer une situation bien plus catastrophique que celle que l'on
perçoit dans les indicateurs de référence ".
Les
services publics et le développement humain
L'objectif
est d'améliorer les indicateurs du développement humain
: l'orientation générale est la suivante.
-
la croissance ne présente aucun intérêt si ses
fruits sont monopolisés par une oligarchie. La progression
du produit, de la valeur ajoutée, doit servir à améliorer
les conditions de vie de la population.
C'est ainsi que la simple croissance assure le développement.
-
le développement se mesure au travers des indicateurs du développement
humain (IDH). Les principaux sont les suivants : le PIB par habitant,
le taux d'alphabétisation et l'espérance de vie à
la naissance.
-
une progression du produit par tête signifie que l'augmentation
des richesses est suffisamment forte au regard de la progression démographique,
le recul de l'analphabétisme majore la qualification de la
population et sa capacité d'adaptation sur le plan économique.
La hausse de l'espérance de vie est la traduction la plus concrète
des progrès sociaux, elle suppose des améliorations
dans de nombreux domaines, comme la nutrition, la santé et
les conditions de travail
Objectif
: faire reculer l'analphabétisme
-
cela doit assurer une meilleure capacité d'adaptation de la
population face aux nécessaires transformations sociales (lutte
contre le clientélisme par exemple)
-
pour cela toutes les zones du pays seront couvertes par des établissements
d'enseignement de base, au besoin en utilisant partiellement les ressources
du téléenseignement.
-
ceci nécessite une réhabilitation de locaux existants,
mais aussi la création de locaux nouveaux, afin de couvrir
une plus grande partie de la population.
-
par là, il s'agit d'augmenter le taux de scolarisation des
enfants, au moins jusqu'à l'âge de 16 ans, un système
judicieux de bourse devant assurer la poursuite de la scolarité
des plus méritants.
-
les programmes, pour les moins de 16 ans, comporteront un contenu
pratique, immédiatement applicable à la vie de tous
les jours une fois le retour des enfants à la maison.
-
les programmes, pour les plus de 16 ans, comporteront une forte dimension
technique et professionnelle ; au contenu évolutif, à
déterminer en fonction des besoins effectifs du marché
du travail, en liaison avec la Chambre Internationale de Commerce
et d'Industrie.
-
les établissements en question serviront également à
dispenser les formations nécessaires à la lutte contre
l'analphabétisme adulte ; un aménagement des plages
horaires d'utilisation le permettra.
-
ces structures, ainsi que le personnel enseignant en ayant la charge,
permettront également de dispenser une sorte d'enseignement
minimum en matière d'hygiène.
-
les établissements d'enseignement privé, confessionnels
ou laïques, communautaires ou non, seront encouragés mais
à la conditions qu'ils respectent scrupuleusement les programmes
établis par le ministère de l'Education Nationale et
qu'ils acceptent toutes les contraintes du service public. Ils seront
soumis à contrôle.
-
de meilleures conditions professionnelles et la mise en place d'un
régime libéral, tant sur le plan politique qu'économique,
devraient faciliter le retour de personnels qualifiés, et le
maintien sur place d'éléments qualifiés de la
population.
-
les jeunes filles et les femmes bénéficieront d'une
attention soutenue concernant l'éducation, avec un programme
de lutte contre les préjugés dont elles sont victimes.
-
les jeunes en situation de difficulté (délinquants,
drogués) feront l'objet d'une attention particulière,
nécessaire à leur cooptation sociale, et en liaison
avec d'autres structures que l'éducation : police, justice
et santé.
- des structures éducatives particulières seront implantées
aux abords des zones franches, afin de faciliter les transferts de
savoir-faire
Objectif
: améliorer la situation sanitaire
-
améliorer l'état sanitaire de la population débute
avec la mise en place d'une politique systématique de réduction
de la mortalité infantile, juvénile et maternelle par
la réhabilitation des infrastructures de base sur l'ensemble
du territoire et leur dotation en personnels qualifiés et en
nombre suffisant.
Les structures éducatives auront à y pourvoir.
-
l'accessibilité à ces infrastructures sera facilitée
par une tarification en réelle correspondance d'avec les moyens
financiers de la population et le recours aux médicaments génériques,
avec conditionnement fractionné si besoin.
-
les communautés seront sollicitées afin d'épauler
des campagnes d'information auprès des mères et concernant
la maternité, ainsi que pour les campagnes de lutte contre
les endémies (Sida, paludisme et autres).
-
la couverture du territoire par les centres médicaux sera rationalisée,
l'objectif n'étant pas l'économie financière
mais l'efficacité médicale.
-
le sanitaire est aussi l'affaire de tous, c'est pourquoi il convient
de lutter plus particulièrement en faveur des groupes pauvres
par une meilleure sécurité alimentaire, le développement
des espaces agricoles, de l'élevage et de la pêche.
-
le sanitaire c'est aussi une politique de gestion des risques : sécheresse
et inondations, un plan de prévention est nécessaire,
ainsi que la réalisation d'infrastructures propres à
gérer ces risques
Objectif
: l'état sanitaire nous renvoie à l'amélioration
de l'habitat
-
l'état de dotera d'un outil efficace en matière de gestion
de l'aménagement urbain car l'habitat et ses conditions annexes,
notamment en matière de services publics, est essentiel dans
l'amélioration des conditions de vie et sanitaires.
-
l'état aura vocation à encourager la réhabilitation
des quartiers.
-
l'état devra assumer pleinement sa tâche concernant les
services collectifs, plus particulièrement en ce qui concerne
la distribution de l'eau, l'assainissement, l'évacuation des
déchets et la fourniture en électricité, c'est
donc la viabilisation des surfaces qui est la priorité.
-
le recours à l'aide du secteur privé n'est pas à
exclure, ni d'ailleurs le recours au système communautaire.
-
concernant la gestion de la ressource eau, il appartient à
la puissance publique d'en assurer la protection et la mise en valeur,
aussi bien pour les eaux de surface que souterraines, en y impliquant
les bénéficiaires autant que possible. La désalinisation
d'eau de mer sera étudiée.
-
trois directions sont à suivre :
-
la capitale,
-
les chefs-lieux,
-
les points d'eau des zones rurales.
-
concernant la fourniture d'électricité le potentiel
productif devra être développé, par la restaurations
des outils déjà existants, la mise en place de nouveaux
outils productifs et l'utilisation de l'énergie éolienne,
en particulier dans les zones de l'arrière pays.
-
le réseau de distribution sera étendu, si possible avec
l'aide du secteur privé, afin de mailler une proportion maximale
du territoire.
-
chaque fois que la chose sera possible l'accession à la propriété
sera favorisée, car c'est dans l'appropriation populaire que
se situent la responsabilisation et l'efficacité.
-
l'état aura à mener une politique de construction de
logements en privilégiant les matériaux locaux, qu'il
pourrait fournir à des groupements de familles, à charge
pour elles de réaliser les constructions sous la responsabilité
d'une sorte de garant moral.
-
les banques développerons des micro-crédits pour permettre
l'achat desdits matériaux.
Objectif
: préserver l'environnement
-
c'est le rôle de l'assainissement et de la collecte des déchets,
mais ce n'est pas tout,
- la lutte contre la désertification sera menée avec
constance, ce qui nous renvoie aux phénomènes de déforestation
et de surpâturage.
-
la bio-diversité sera protégée en y impliquant
la population
Objectif : assurer les droits des gens
-
l'état de droit doit remplacer la mise en coupe réglée
pratiquée par l'actuelle oligarchie
- les droits fondamentaux seront respectés.
-
une attention toute particulière sera accordée à
la place des femmes et à leurs droits, par la lutte contre
les préjugés et les pratiques discriminatoires.
-
une participation accrue des femmes à tous les actes sociaux
sera encouragée.
-
l'accès à l'éducation sera notamment valorisé
et l'accès à l'emploi
-
la justice devra reposer sur des codes et un système judiciaire
intègre.
-
la justice aura besoin des personnels compétents et responsables,
et d'infrastructures qui sont encore à construire.
-
l'aide d'organismes non gouvernementaux sera sollicité à
titre de contrôle du respects des droits de l'Homme.
-
les services administratifs seront refondus, notamment pour en bannir
certains comportements, incompatibles avec les droits des gens, et
pour améliorer la qualité du service.
-
les organigrammes publics seront révisée, afin de lister
les effectifs du personnel émargeant, de définir les
compétences et d'orienter chacun vers une fonction le plus
possible en rapport avec ses qualifications.
-
les grades et les rémunérations seront révisés
afin de correspondre aux réalités du travail effectif.
-
un véritable système d'avancement au mérite sera
mis en place.
-
la démobilisation des personnels policiers et militaires sera
poursuivie, mais avec un programme de reclassement prenant la forme
d'aides à la qualification.
M
Abdourahman Yassin précise ;
"
Il est un point sur lequel le GED est très attentif.
Les procédures de démobilisation auxquelles nous assistons
à Djibouti depuis de nombreuses années sont une mystification
du pouvoir en place vis à vis des bailleurs de fonds et notamment
de l'Union Européenne.
Nous
sommes la encore dans un tour de " passe-passe " à
la Ismaël Omar Guelleh qui ne trompe pas les observateurs et
les autorités de l'Union Européenne mais ôte toute
efficacité et crédibilité au pouvoir en place.
Il
fait un amalgame volontaire entre démobilisation et mise en
retraite.
Il
démobilise qui il veut, notamment par un procédé
fallacieux en mettant d'office en retraite des cadres militaires à
40 ans, appartenant notamment aux ethnies djiboutiennes dites mlnoritaires,
qui ont un plan de carrière en cours et conserve par ailleurs
d'autres militaires au delà de 60 ans et qui ont largement
dépassé la limite d'âge de leur grade.
Ajoutons
à cela que sa démobilisation proprement dite est compensée
par une intégration au moins aussi importante de personnels
de son choix et en provenance de l'étranger
.
Sans vouloir faire preuve d'une quelconque xénophobie, il faut
admettre que les Djiboutiens ont toujours accepté sur leur
sol la présence d'étrangers pour autant qu'ils respectent
nos lois et ne tentent pas de les exclure du pays.
Or,
en l'espèce nous sommes dans un processus d'exclusion des militaires
djiboutiens ; c'est inacceptable !.
Comme
nous l'avons précisé, la démobilisation doit
être poursuivie mais elle doit être d'une absolue transparence
et prendre nécessairement en compte le facteur humain.
Démobiliser c'est impérativement prévoir en préalable
des mesures adaptées dont le reclassement de tous les personnels
qui ne sont pas touchés par la limite d'âge.
Chaque
dossier à son importance.
Nous
avons à notre disposition tout un panel de possibilités
qui devraient nous permettre de lancer un véritable "
Plan de démobilisation " transparent avec des incitations
au reclassement, des requalifications professionnelles et des orientations
incitatives vers le secteur privé.
Pour
ce qui concerne spécifiquement les militaires d'origine étrangère
qui entreraient dans le cadre de ce " plan de démobilisation
", nous devons travailler en concertation avec nos partenaires
gouvernementaux des pays concernés avec la même préoccupation
d'accompagner ces démobilisations de mesures sociales et de
reclassement professionnel dans leur région d'origine.
Ce
dossier sensible devrait être piloté par le Ministère
des Finances, c'est ce que je proposerai aux membres du Gouvernement
en Exil de Djibouti lors de la prochaine réunion du Conseil
"