LES ACTIVITES HEBDOMADAIRES DU GED
Dernière modification : le 01-Jui-2002 16:43 (GMT+1 / Bruxelles)

Activités de la semaine du 6 au 12 mai 2002.

Inscription des Etudiantes et Etudiants Djiboutiens dans les Universités belges

ª Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères informe les membres du GED et les responsables des Commissions des démarches effectuées auprès des Universités notamment auprès de Monsieur Jean Cornil, Sénateur belge et de Messieurs Carl Michiels et François Stepman de la Fédération des Universités Flamande à Bruxelles.

" Je tiens à remercier nos interlocuteurs pour l'excellent accueil qu'ils ont bien voulu nous réserver mais aussi pour l'attention toute particulière dont ils ont fait preuve pour ce qui concerne l'étude de la résolution des difficultés financières auxquelles sont confrontées les familles djiboutiennes dont les enfants, étudiantes et étudiants, souhaitent acquérir des savoirs et des savoirs faire en accédant aux Universités Flamandes du Royaume de Belgique.
Compte tenu du fait que les enveloppes budgétaires sont attribuées pour la prochaine rentrée universitaire, nous avons pris bonne note de leur décision d'octroyer des bourses aux étudiantes et aux étudiants djiboutiens qui en feraient la demande pour l'année scolaire 2003 - 2004, après étude de chaque dossier et inscription dans l'une des Universités Flamandes "
Il précise

" En un peu plus de 70 jours d'existence, le Gouvernement en Exil de Djibouti a obtenu bien de ses interlocuteurs européens et au profit de nos étudiantes et étudiants que le gouvernement d'Ismaël Omar en 3 années…..

Je lance un nouvel appel à ceux et à celles qui veulent poursuivre leurs études en Belgique ; ils doivent s'inscrire dans les meilleurs délais dans l'établissement de leur choix après avoir consulté le site

http://www.ulb.ac.be/universite.html

Afin d'avoir un suivi personnalisé de chaque dossier, les étudiantes et les étudiants sont invités à faire parvenir copie de leur Fiche d'inscription
au Secrétariat Général du GED.

' et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani précise que suite aux divers entretiens obtenus avec le Sénateur belge Jean Cornil, son interlocuteur a indiqué qu'il effectuerait des démarches pour que les étudiantes et les étudiants djiboutiens puissent bénéficier à titre exceptionnel et pour l'année universitaire 2002 - 2003, d'une première enveloppe permettant l'attribution de bourses.

Bien que les enveloppes soient attribuées dans les divers ministères pour l'année universitaire 2002 - 2003, le Sénateur l'a assuré qu'il interviendrait personnellement pour soutenir les dossiers des étudiantes et étudiants djiboutiens.

Suivant le principe en vigueur en Belgique, le traitement desdits dossiers sera égalitaire pour toutes et tous, sans distinction d'appartenance ethnique, tribale, sociale ou religieuse.
Il est précisé que conformément aux accords passés avec nos interlocuteurs, les bourses seraient versées directement aux étudiantes et étudiants djiboutiens et ne transiteraient plus par un quelconque service de l'état djiboutien évitant ainsi l'émergence de certains problèmes auxquels la jeunesse estudiantine a été confrontée jusqu'à ce jour.


ONG franco-belge " Demain Djibouti ".

Pour ce qui concerne le projet d'Organisation non gouvernementale à but humanitaire et de solidarité entre les peuples belge, français et djiboutien, sur lequel nous nous sommes longuement entretenus, nous sommes tout à fait favorables au principe suivant lequel il convient d'inciter dès à présent les étudiantes et étudiants belges - français et djiboutiens à Participer activement et ensemble à cette initiative.

Les étudiantes et les étudiants devraient, de concert, s'approprier dans les meilleurs délais cette ONG et la dynamiser ensemble tout en faisant Acte et Œuvre de Solidarité au profit de ceux qui souffrent.

Le Président M. Mahamoud Idriss lance un appel à tous les étudiants djiboutiens exilés en Belgique et en France afin qu'ils contactent en urgence et se fassent connaître auprès des responsables suivants :

- Belgique.
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération.
81, rue de la Limite. 1210 Bruxelles - Belgique
alhoumekani@gouv-exil.org

- France.

Secrétariat Général du GED.

' et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org

 

ª M Abdourahman Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification a communiqué le complément au volet Economie du GED.

Il a tenu à préciser " Tous les domaines de la vie de notre société au quotidien dépendent de notre économie.

Si vous parlez d'Economie vous parlez forcément d'Education, de Santé ……….d'amélioration de l'habitat … etc.

Une Economie saine et gérée c'est la garantie d'un progrès rapide dans tous les autres domaines.

Pour nous, il ne s'agit nullement de proposer une Loi … sans lendemain…et qui ne serait pas respectée, comme cela se fait depuis 25 ans….mais d'étudier point par point et au plus près des acteurs économiques et de la population djiboutienne quel système économique conviendra le mieux pour l'avenir.

L'absence de publication de renseignements fiables par le Ministère de l'Economie nous inquiète au plus au point car susceptible de masquer une situation bien plus catastrophique que celle que l'on perçoit dans les indicateurs de référence ".

Les services publics et le développement humain

L'objectif est d'améliorer les indicateurs du développement humain : l'orientation générale est la suivante.

- la croissance ne présente aucun intérêt si ses fruits sont monopolisés par une oligarchie. La progression du produit, de la valeur ajoutée, doit servir à améliorer les conditions de vie de la population.
C'est ainsi que la simple croissance assure le développement.

- le développement se mesure au travers des indicateurs du développement humain (IDH). Les principaux sont les suivants : le PIB par habitant, le taux d'alphabétisation et l'espérance de vie à la naissance.

- une progression du produit par tête signifie que l'augmentation des richesses est suffisamment forte au regard de la progression démographique, le recul de l'analphabétisme majore la qualification de la population et sa capacité d'adaptation sur le plan économique.


La hausse de l'espérance de vie est la traduction la plus concrète des progrès sociaux, elle suppose des améliorations dans de nombreux domaines, comme la nutrition, la santé et les conditions de travail

Objectif : faire reculer l'analphabétisme

- cela doit assurer une meilleure capacité d'adaptation de la population face aux nécessaires transformations sociales (lutte contre le clientélisme par exemple)

- pour cela toutes les zones du pays seront couvertes par des établissements d'enseignement de base, au besoin en utilisant partiellement les ressources du téléenseignement.

- ceci nécessite une réhabilitation de locaux existants, mais aussi la création de locaux nouveaux, afin de couvrir une plus grande partie de la population.

- par là, il s'agit d'augmenter le taux de scolarisation des enfants, au moins jusqu'à l'âge de 16 ans, un système judicieux de bourse devant assurer la poursuite de la scolarité des plus méritants.

- les programmes, pour les moins de 16 ans, comporteront un contenu pratique, immédiatement applicable à la vie de tous les jours une fois le retour des enfants à la maison.

- les programmes, pour les plus de 16 ans, comporteront une forte dimension technique et professionnelle ; au contenu évolutif, à déterminer en fonction des besoins effectifs du marché du travail, en liaison avec la Chambre Internationale de Commerce et d'Industrie.

- les établissements en question serviront également à dispenser les formations nécessaires à la lutte contre l'analphabétisme adulte ; un aménagement des plages horaires d'utilisation le permettra.

- ces structures, ainsi que le personnel enseignant en ayant la charge, permettront également de dispenser une sorte d'enseignement minimum en matière d'hygiène.

- les établissements d'enseignement privé, confessionnels ou laïques, communautaires ou non, seront encouragés mais à la conditions qu'ils respectent scrupuleusement les programmes établis par le ministère de l'Education Nationale et qu'ils acceptent toutes les contraintes du service public. Ils seront soumis à contrôle.

- de meilleures conditions professionnelles et la mise en place d'un régime libéral, tant sur le plan politique qu'économique, devraient faciliter le retour de personnels qualifiés, et le maintien sur place d'éléments qualifiés de la population.

- les jeunes filles et les femmes bénéficieront d'une attention soutenue concernant l'éducation, avec un programme de lutte contre les préjugés dont elles sont victimes.

- les jeunes en situation de difficulté (délinquants, drogués) feront l'objet d'une attention particulière, nécessaire à leur cooptation sociale, et en liaison avec d'autres structures que l'éducation : police, justice et santé.
- des structures éducatives particulières seront implantées aux abords des zones franches, afin de faciliter les transferts de savoir-faire

Objectif : améliorer la situation sanitaire

- améliorer l'état sanitaire de la population débute avec la mise en place d'une politique systématique de réduction de la mortalité infantile, juvénile et maternelle par la réhabilitation des infrastructures de base sur l'ensemble du territoire et leur dotation en personnels qualifiés et en nombre suffisant.
Les structures éducatives auront à y pourvoir.

- l'accessibilité à ces infrastructures sera facilitée par une tarification en réelle correspondance d'avec les moyens financiers de la population et le recours aux médicaments génériques, avec conditionnement fractionné si besoin.

- les communautés seront sollicitées afin d'épauler des campagnes d'information auprès des mères et concernant la maternité, ainsi que pour les campagnes de lutte contre les endémies (Sida, paludisme et autres).

- la couverture du territoire par les centres médicaux sera rationalisée, l'objectif n'étant pas l'économie financière mais l'efficacité médicale.

- le sanitaire est aussi l'affaire de tous, c'est pourquoi il convient de lutter plus particulièrement en faveur des groupes pauvres par une meilleure sécurité alimentaire, le développement des espaces agricoles, de l'élevage et de la pêche.

- le sanitaire c'est aussi une politique de gestion des risques : sécheresse et inondations, un plan de prévention est nécessaire, ainsi que la réalisation d'infrastructures propres à gérer ces risques

Objectif : l'état sanitaire nous renvoie à l'amélioration de l'habitat

- l'état de dotera d'un outil efficace en matière de gestion de l'aménagement urbain car l'habitat et ses conditions annexes, notamment en matière de services publics, est essentiel dans l'amélioration des conditions de vie et sanitaires.

- l'état aura vocation à encourager la réhabilitation des quartiers.

- l'état devra assumer pleinement sa tâche concernant les services collectifs, plus particulièrement en ce qui concerne la distribution de l'eau, l'assainissement, l'évacuation des déchets et la fourniture en électricité, c'est donc la viabilisation des surfaces qui est la priorité.

- le recours à l'aide du secteur privé n'est pas à exclure, ni d'ailleurs le recours au système communautaire.

- concernant la gestion de la ressource eau, il appartient à la puissance publique d'en assurer la protection et la mise en valeur, aussi bien pour les eaux de surface que souterraines, en y impliquant les bénéficiaires autant que possible. La désalinisation d'eau de mer sera étudiée.

- trois directions sont à suivre :

- la capitale,

- les chefs-lieux,

- les points d'eau des zones rurales.

- concernant la fourniture d'électricité le potentiel productif devra être développé, par la restaurations des outils déjà existants, la mise en place de nouveaux outils productifs et l'utilisation de l'énergie éolienne, en particulier dans les zones de l'arrière pays.

- le réseau de distribution sera étendu, si possible avec l'aide du secteur privé, afin de mailler une proportion maximale du territoire.

- chaque fois que la chose sera possible l'accession à la propriété sera favorisée, car c'est dans l'appropriation populaire que se situent la responsabilisation et l'efficacité.

- l'état aura à mener une politique de construction de logements en privilégiant les matériaux locaux, qu'il pourrait fournir à des groupements de familles, à charge pour elles de réaliser les constructions sous la responsabilité d'une sorte de garant moral.

- les banques développerons des micro-crédits pour permettre l'achat desdits matériaux.

Objectif : préserver l'environnement

- c'est le rôle de l'assainissement et de la collecte des déchets, mais ce n'est pas tout,
- la lutte contre la désertification sera menée avec constance, ce qui nous renvoie aux phénomènes de déforestation et de surpâturage.

- la bio-diversité sera protégée en y impliquant la population


Objectif : assurer les droits des gens

- l'état de droit doit remplacer la mise en coupe réglée pratiquée par l'actuelle oligarchie
- les droits fondamentaux seront respectés.

- une attention toute particulière sera accordée à la place des femmes et à leurs droits, par la lutte contre les préjugés et les pratiques discriminatoires.

- une participation accrue des femmes à tous les actes sociaux sera encouragée.

- l'accès à l'éducation sera notamment valorisé et l'accès à l'emploi

- la justice devra reposer sur des codes et un système judiciaire intègre.

- la justice aura besoin des personnels compétents et responsables, et d'infrastructures qui sont encore à construire.

- l'aide d'organismes non gouvernementaux sera sollicité à titre de contrôle du respects des droits de l'Homme.

- les services administratifs seront refondus, notamment pour en bannir certains comportements, incompatibles avec les droits des gens, et pour améliorer la qualité du service.

- les organigrammes publics seront révisée, afin de lister les effectifs du personnel émargeant, de définir les compétences et d'orienter chacun vers une fonction le plus possible en rapport avec ses qualifications.

- les grades et les rémunérations seront révisés afin de correspondre aux réalités du travail effectif.

- un véritable système d'avancement au mérite sera mis en place.

- la démobilisation des personnels policiers et militaires sera poursuivie, mais avec un programme de reclassement prenant la forme d'aides à la qualification.

M Abdourahman Yassin précise ;

" Il est un point sur lequel le GED est très attentif.
Les procédures de démobilisation auxquelles nous assistons à Djibouti depuis de nombreuses années sont une mystification du pouvoir en place vis à vis des bailleurs de fonds et notamment de l'Union Européenne.

Nous sommes la encore dans un tour de " passe-passe " à la Ismaël Omar Guelleh qui ne trompe pas les observateurs et les autorités de l'Union Européenne mais ôte toute efficacité et crédibilité au pouvoir en place.

Il fait un amalgame volontaire entre démobilisation et mise en retraite.

Il démobilise qui il veut, notamment par un procédé fallacieux en mettant d'office en retraite des cadres militaires à 40 ans, appartenant notamment aux ethnies djiboutiennes dites mlnoritaires, qui ont un plan de carrière en cours et conserve par ailleurs d'autres militaires au delà de 60 ans et qui ont largement dépassé la limite d'âge de leur grade.

Ajoutons à cela que sa démobilisation proprement dite est compensée par une intégration au moins aussi importante de personnels de son choix et en provenance de l'étranger ….
Sans vouloir faire preuve d'une quelconque xénophobie, il faut admettre que les Djiboutiens ont toujours accepté sur leur sol la présence d'étrangers pour autant qu'ils respectent nos lois et ne tentent pas de les exclure du pays.

Or, en l'espèce nous sommes dans un processus d'exclusion des militaires djiboutiens ; c'est inacceptable !.

Comme nous l'avons précisé, la démobilisation doit être poursuivie mais elle doit être d'une absolue transparence et prendre nécessairement en compte le facteur humain.
Démobiliser c'est impérativement prévoir en préalable des mesures adaptées dont le reclassement de tous les personnels qui ne sont pas touchés par la limite d'âge.

Chaque dossier à son importance.

Nous avons à notre disposition tout un panel de possibilités qui devraient nous permettre de lancer un véritable " Plan de démobilisation " transparent avec des incitations au reclassement, des requalifications professionnelles et des orientations incitatives vers le secteur privé.

Pour ce qui concerne spécifiquement les militaires d'origine étrangère qui entreraient dans le cadre de ce " plan de démobilisation ", nous devons travailler en concertation avec nos partenaires gouvernementaux des pays concernés avec la même préoccupation d'accompagner ces démobilisations de mesures sociales et de reclassement professionnel dans leur région d'origine.

Ce dossier sensible devrait être piloté par le Ministère des Finances, c'est ce que je proposerai aux membres du Gouvernement en Exil de Djibouti lors de la prochaine réunion du Conseil "

____________________