Entretiens
avec les hauts responsables
de l'Union Européenne.
Dès
le 19 juin, Le président Mahamoud Idriss Ahmed, accompagné
de membres du Gouvernement a effectué diverses visites auprès
des représentants des pays de l'Union Européenne à
Bruxelles.
Il
a mis à profit ces divers entretiens pour remettre à
ses interlocuteurs des dossiers et notamment un dossier spécifique
à la situation politique qui prévaut à Djibouti
mettant en évidence, témoignages à l'appui, toutes
les falsifications en cours et en préparation des Elections
législatives et Régionales de décembre 2002.
Il
a précisé à ses interlocuteurs que " Le
pouvoir à Djibouti ne maîtrise plus la situation économique,
sociale et politique que par les menaces qu'il fait peser sur l'opposition
politique.
Les défections à haut niveau de responsabilités
s'accentuent.
On
vide les caisses de tel et de tel service et on demande ensuite asile
politique à l'étranger comme " réfugié
politique ".
Nous
irons chercher ces personnes en responsabilités individuelles
en temps et en heure ; il faudra qu'elles s'expliquent devant la Justice
après le départ d'Ismaël Omar Guelleh.
Par
ailleurs, null ne peut poser les questions de fond, proposer ou contester
et dénoncer sur place toutes les exactions du régime
sans se voir aussitôt incarcéré sous de faux arguments.
Nous nous faisons les interprètes de ces femmes et de ces hommes
d'opposition auprès de vous. Les libertés politiques
et civiles n'existent pas dans le pays. Si rien n'est fait pour permettre
aux véritables opposants j'ai la quasi certitude que les choses
ne resteront pas en l'état.
Quant
aux relations difficiles qu'entretient Ismaël Omar Guelleh avec
tous les pays voisins, je viens d'apprendre par l'entremise de relations
de haut niveau dans ce pays que l'Erythrée a quelques problèmes
avec Djibouti.
Que
ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur
du pays, Ismaël Omar Guelleh a réussi le triste exploit
de faire l'unanimité contre lui.
Ceci
risque d'avoir des conséquences graves dans un avenir proche
dans la corne est de l'Afrique.".
Nous
n'avons de cesse de tirer des " sonnettes d'alarme ".
Que
chacun prenne et assume ses propres responsabilités vis à
vis des conséquences et des risques graves que comporte une
telle situation..
Nous
avons pris les nôtres.
Une délégation
du GED
a rencontré, à diverses reprises,
des chefs d'entreprises en Région Lorraine,
Franche Comté et Alsace.
Ces
entreprises ont exprimé quelles étaient leurs considérations
et intentions tout en proposant le maintien de contacts avec le GED.
A
cet effet, une délégation du gouvernement en exil mettra
à profit un voyage à Strasbourg, programmé le
lundi 22 juillet pour rencontrer à nouveau deux chefs d'entreprises
implantées en Alsace et spécialisées dans des
secteurs de pointes notamment dans la construction aéronautique.
Le
président Mahamoud Idriss Ahmed
informe les autres membres du GED
des incidences de la réunion
du 10 juillet 2002 à Bruxelles.
"
Les rapports sont clairs. La situation économique, sociale
et politique est considérée comme " Très
préoccupante " par les instances de l'Union Européenne.
Chacun est parfaitement informé de ce qu'il s'y passe .
Y compris de toutes les malversations et du " Chantage ignoble
" qu'exerce Ismaël Omar Guelleh sur les instances financières
par l'intermédiaire de la population.
Ce
problème de pénurie d'eau est crucial. Il perdure depuis
des dizaines d'années comme celui de l'électricité.
Rien n'est fait hormis les détournements des aides les
projets qui traînent en longueur et qui nécessitent de
nouvelles aides .
Ismaël
Omar Guelleh semble brusquement découvrir la méthode
de dessalage de l'eau pour la mettre aux normes de potabilité,
tel que le préconise l'Organisation Mondiale de la Santé.
il nous ressort une nouvelle fois son sempiternel chapitre du "
Nous allons faire 15 années que nous nous penchons sur
le problème d'eau Des études sont en cours ".
Il
n'a pas de problème d'alimentation en eau pour sa piscine.
Pendant ce temps la population souffre d'un manque d'eau. Ce n'est
pas son essentiel mais lorsqu'il aura la population dans la rue il
saura alors ce que " révolte de la pauvreté et
de la souffrance " veut dire.
13/07/02
Appel à la "Mobilisation générale"
lancé par le Gouvernement en Exil de Djibouti
Des
" gouvernants opportunistes et pillards de biens publics "
se sont accaparés tous les pouvoirs de l'appareil d'État
dans notre pays par des falsifications successives des Élections
malgré toutes les contestations formulées, en temps
et en heure, par l'Opposition politique sur le plan national et international.
Le
régime autarcique d'Ismaël Omar Guelleh tente une fois
encore, de créer toutes les conditions pour fausser le déroulement
des prochaines Élections du mois de décembre de cette
année.
-
Les tromperies et les falsifications dont il se rend coupable se succédant
aux autres désertions devant la difficulté ainsi qu'aux
malversations les plus diverses dont la population djiboutienne en
supporte, gravement et seule, les conséquences.,
- la situation de catastrophe économique, sociale et politique
qui perdure depuis de trop nombreuses années dans notre pays,
- les libertés civiles, sociales, politiques, la Constitution
et la Justice étant sans cesse bafouées impunément
par le pouvoir discrétionnaire d'Ismaël Omar Guelleh,
nous obligent à réagir dans les meilleurs délais
afin qu'il y soit mis un terme à une telle situation qui a
dépassé de très loin les limites de la "
catastrophe nationale ".
Au
nom du peuple djiboutien, de l'opposition politique et du Gouvernement
en exil de la République de Djibouti, je lance un appel solennel
à la " Mobilisation générale des forces
vives de notre Nation ", quelque puisse être l'ethnie d'appartenance,
dans un même élan pour un"Mouvement Djiboutien du
Refus".
Dès
à présent, chaque Officier, Sous-Officier, Militaire
du rang de l'Armée Nationale et chaque Policier des Forces
Nationales, chaque fonctionnaire ou assimilé comme tel doit
se considérer comme appelé à soutenir et à
accompagner la population.
De
grands changements se dessinant pour les jours à venir, avec
des actions de fermes revendications menées dans tout le pays,
je demande instamment,
- à chaque
Officier, Sous-Officier, Militaire du rang de l'Armée Nationale
et à chaque Policier des Forces Nationales d'accompagner
ce " Mouvement du Refus " en évitant que le sang
de leurs frères et de leurs surs ne soit versé,
- aux Forces militaires étrangères stationnées
dans le pays et tout particulièrement aux Forces Françaises
de Djibouti, des Armées de Terre, de l'Air et de Mer, de
s'abstenir d'intervenir comme elles l'ont fait auparavant au détriment
de nos frères Afars et dont nous avons mesuré depuis
les conséquences désastreuses.
Ce
" Mouvement du Refus " est un mouvement strictement djiboutien
qui sera de la responsabilité exclusive de la Nation djiboutienne
dans sa lutte pour l'instauration d'un État de Droit et qui
ne saurait accepter, de ce fait et d'aucune manière, une quelconque
intervention de forces militaires étrangères stationnées
sur son sol.
La
volonté, clairement exprimée, de la Nation djiboutienne
soutenue par les personnalités de son opposition politique
étant de procéder au remplacement d'un régime
dictatorial par l'administration effective d'un État de Droit
en République de Djibouti devrait recevoir l'assentiment et
le soutien des pays de l'Union Européenne ainsi que ceux de
tous les pays du monde libre.
-
J'exige le départ immédiat d'Ismaël Omar Guelleh
de toutes les responsabilités qu'il s'est octroyées
par la fraude et qu'il quitte la République de Djibouti dont
il n'a que trop insulté la population, bafoué les lois
ancestrales, violé la Constitution et la Justice,
- J'exige, la libération immédiate et sans condition
aucune de tous les prisonniers politiques ainsi que celle des hommes
des Forces Nationales de Police, jugés ou en instance de jugement,
incarcérés dans la prison de Gabode ou dans un quelconque
autre endroit du territoire national.
- Je lance un appel à toutes les personnalités de la
véritable opposition politique djiboutienne pour la création,
dans les meilleurs délais, d'un " Gouvernement d'Union
et de Salut Public " qui aura la charge et la responsabilité
d'organiser les futures élections dans le respect de la Démocratie,
sous le contrôle de l'Union européenne, des États
d'Afrique, de la Ligue Arabe et de l'Organisation des Nations Unies.
Vive
la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie
et d'un État de Droit en République de Djibouti.
14/07/02
- Le président du GED
adresse une lettre à Monsieur Jacques Chirac,
Président de la République française,
à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet.
Bruxelles
le dimanche 14 juillet 2002.
Monsieur
le Président de la République Française,
La
fête du 14 juillet est aussi un moment très important
pour la Nation djiboutienne car elle nous rappelle que le Peuple français
a montré la voie en luttant pour acquérir sa Liberté.
Nous
nous sentons encore plus proche de nos amis français, à
cette occasion. Elle nous rappelle aussi les liens ancestraux qui
ont réuni nos deux Nations.
Nous
avons toujours placé notre plus grande confiance dans le Président
de la République française et dans le Peuple français,
sans l'aide desquels nous ne pourrions jamais espérer instaurer
à Djibouti un " Etat de Droit ". Cet Etat de Droit
est la condition indispensable pour garantir la Justice, la Paix,
l'exercice des Libertés individuelles et le Développement
économique et social.
Notre
pays traverse actuellement des moments difficiles et extrêmement
préoccupants : l'économie est à bout de souffle,
la population endure des difficultés quotidiennes, la justice
est souvent réduite à une parodie ... C'est la raison
pour laquelle nous sollicitons vos conseils et votre assistance pour
nous aider à résoudre les difficultés actuelles,
dont les causes sont malheureusement bien connues de tous.
Permettez-nous,
Monsieur le Président de la République française,
de vous présenter à vous-même et à vos
proches, à votre Gouvernement, ainsi qu'au peuple français,
tous nos vux de prospérité et de paix, au nom
de la Nation djiboutienne, de l'opposition politique et du Gouvernement
en Exil de Djibouti.
Inscription
des Étudiantes et Étudiants Djiboutiens
dans les Universités belges.
Le gouvernement en Exil de Djibouti lance un nouvel appel à
ceux et à celles qui veulent poursuivre leurs études
en Belgique ; ils doivent s'inscrire EN URGENCE dans l'établissement
de leur choix après avoir consulté le site http://www.ulb.ac.be/universite.html
Il
est précisé que les étudiantes et les étudiants
ayant une bonne maîtrise de la langue anglaise ont la possibilité
de s'inscrire dans les Universités flamandes à la condition
de passer avec succès un test.
Là
encore, ils doivent s'inscrire dans les meilleurs délais dans
l'établissement de leur choix.
Afin
d'avoir un suivi personnalisé de chaque dossier, ils sont invités
à faire parvenir copie de leur Fiche d'inscription au Secrétariat
Général du GED.
' et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org
Monsieur
Mohamed Saleh Alhoumékani précise que certaines Université
belges auraient indiqué avoir été contactées
et avoir fourni tous les renseignements nécessaires aux étudiants
djiboutiens demandeurs qui doivent faire preuve d'esprit d'initiative
et d'autonomie.
"
Nous avons ouvert les portes des Universités Belges aux étudiantes
et aux étudiants en négociant pour obtenir la prise
en compte de leurs problèmes de bourses mais nous ne pouvons
pas nous substituer à eux car nous ignorons quels sont les
choix de l'enseignement qu'ils veulent poursuivre.
Comme
nous l'avons dit, nous appuierons chaque dossier en nous déplaçant
personnellement auprès de nos amis et de l'administration belge
concernée pour obtenir les bourses correspondantes mais ne
le ferons que pour les dossiers qui seront complets.
Chacune
et chacun doit s'obliger à fournir les pièces demandées
dans les meilleurs délais.
Mesdemoiselles, messieurs les étudiants c'est votre avenir
qui est en jeu, ne comptez pas sur le Gouvernement de Djibouti pour
vous aider ! il ne l'a pas fait et le fera que pour quelques enfants
de " nantis " et certes pas pour vous.."