LES ACTIVITES DU GED
Dernière modification : le 19-Jui-2002 8:59 (GMT+1 / Bruxelles)

Activités du 19 juin au 18 juillet 2002

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- Entretiens avec les hauts responsables de l'Union Européenne.
- Entretiens avec des Chefs d'entreprises, potentiels investisseurs sur Djibouti.
- Le " Dossier Djibouti " mis à l'Ordre du jour du Conseil des pays de l'Union Européenne qui s'est tenu le 10 juillet à Bruxelles ;
- Mobilisation générale des " Forces vives de la Nation ".
- Message adressé au Président Jacques Chirac par le Président Mahamoud Idriss Ahmed à l'occasion du 14 juillet, Fête Nationale française et Fête de la Liberté des peuples.
- Rappel concernant les conditions d'inscriptions des Étudiantes et Étudiants Djiboutiens dans les Universités Flamandes.

Entretiens
avec les hauts responsables
de l'Union Européenne.

Dès le 19 juin, Le président Mahamoud Idriss Ahmed, accompagné de membres du Gouvernement a effectué diverses visites auprès des représentants des pays de l'Union Européenne à Bruxelles.

Il a mis à profit ces divers entretiens pour remettre à ses interlocuteurs des dossiers et notamment un dossier spécifique à la situation politique qui prévaut à Djibouti mettant en évidence, témoignages à l'appui, toutes les falsifications en cours et en préparation des Elections législatives et Régionales de décembre 2002.

Il a précisé à ses interlocuteurs que " Le pouvoir à Djibouti ne maîtrise plus la situation économique, sociale et politique que par les menaces qu'il fait peser sur l'opposition politique.
Les défections à haut niveau de responsabilités s'accentuent.

On vide les caisses de tel et de tel service et on demande ensuite asile politique à l'étranger… comme " réfugié politique ".

Nous irons chercher ces personnes en responsabilités individuelles en temps et en heure ; il faudra qu'elles s'expliquent devant la Justice après le départ d'Ismaël Omar Guelleh.

Par ailleurs, null ne peut poser les questions de fond, proposer ou contester et dénoncer sur place toutes les exactions du régime sans se voir aussitôt incarcéré sous de faux arguments.
Nous nous faisons les interprètes de ces femmes et de ces hommes d'opposition auprès de vous. Les libertés politiques et civiles n'existent pas dans le pays. Si rien n'est fait pour permettre aux véritables opposants j'ai la quasi certitude que les choses ne resteront pas en l'état.

Quant aux relations difficiles qu'entretient Ismaël Omar Guelleh avec tous les pays voisins, je viens d'apprendre par l'entremise de relations de haut niveau dans ce pays que l'Erythrée a quelques problèmes avec Djibouti.

Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, Ismaël Omar Guelleh a réussi le triste exploit de faire l'unanimité contre lui.

Ceci risque d'avoir des conséquences graves dans un avenir proche dans la corne est de l'Afrique.".

Nous n'avons de cesse de tirer des " sonnettes d'alarme ".

Que chacun prenne et assume ses propres responsabilités vis à vis des conséquences et des risques graves que comporte une telle situation..

Nous avons pris les nôtres.


Une délégation du GED
a rencontré, à diverses reprises,
des chefs d'entreprises en Région Lorraine,
Franche Comté et Alsace.

Ces entreprises ont exprimé quelles étaient leurs considérations et intentions tout en proposant le maintien de contacts avec le GED.

A cet effet, une délégation du gouvernement en exil mettra à profit un voyage à Strasbourg, programmé le lundi 22 juillet pour rencontrer à nouveau deux chefs d'entreprises implantées en Alsace et spécialisées dans des secteurs de pointes notamment dans la construction aéronautique.

Le président Mahamoud Idriss Ahmed
informe les autres membres du GED
des incidences de la réunion
du 10 juillet 2002 à Bruxelles
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" Les rapports sont clairs. La situation économique, sociale et politique est considérée comme " Très préoccupante " par les instances de l'Union Européenne. Chacun est parfaitement informé de ce qu'il s'y passe…. Y compris de toutes les malversations et du " Chantage ignoble " qu'exerce Ismaël Omar Guelleh sur les instances financières par l'intermédiaire de la population.

Ce problème de pénurie d'eau est crucial. Il perdure depuis des dizaines d'années comme celui de l'électricité. Rien n'est fait hormis les détournements des aides… les projets qui traînent en longueur et qui nécessitent de nouvelles aides….

Ismaël Omar Guelleh semble brusquement découvrir la méthode de dessalage de l'eau pour la mettre aux normes de potabilité, tel que le préconise l'Organisation Mondiale de la Santé.
il nous ressort une nouvelle fois son sempiternel chapitre du " Nous allons faire … 15 années que nous nous penchons sur le problème d'eau…Des études sont en cours ".

Il n'a pas de problème d'alimentation en eau pour sa piscine. Pendant ce temps la population souffre d'un manque d'eau. Ce n'est pas son essentiel mais lorsqu'il aura la population dans la rue il saura alors ce que " révolte de la pauvreté et de la souffrance " veut dire.

 

13/07/02 Appel à la "Mobilisation générale"
lancé par le Gouvernement en Exil de Djibouti

Des " gouvernants opportunistes et pillards de biens publics " se sont accaparés tous les pouvoirs de l'appareil d'État dans notre pays par des falsifications successives des Élections malgré toutes les contestations formulées, en temps et en heure, par l'Opposition politique sur le plan national et international.

Le régime autarcique d'Ismaël Omar Guelleh tente une fois encore, de créer toutes les conditions pour fausser le déroulement des prochaines Élections du mois de décembre de cette année.

- Les tromperies et les falsifications dont il se rend coupable se succédant aux autres désertions devant la difficulté ainsi qu'aux malversations les plus diverses dont la population djiboutienne en supporte, gravement et seule, les conséquences.,

- la situation de catastrophe économique, sociale et politique qui perdure depuis de trop nombreuses années dans notre pays,

- les libertés civiles, sociales, politiques, la Constitution et la Justice étant sans cesse bafouées impunément par le pouvoir discrétionnaire d'Ismaël Omar Guelleh,


nous obligent à réagir dans les meilleurs délais afin qu'il y soit mis un terme à une telle situation qui a dépassé de très loin les limites de la " catastrophe nationale ".

Au nom du peuple djiboutien, de l'opposition politique et du Gouvernement en exil de la République de Djibouti, je lance un appel solennel à la " Mobilisation générale des forces vives de notre Nation ", quelque puisse être l'ethnie d'appartenance, dans un même élan pour un"Mouvement Djiboutien du Refus".

Dès à présent, chaque Officier, Sous-Officier, Militaire du rang de l'Armée Nationale et chaque Policier des Forces Nationales, chaque fonctionnaire ou assimilé comme tel doit se considérer comme appelé à soutenir et à accompagner la population.

De grands changements se dessinant pour les jours à venir, avec des actions de fermes revendications menées dans tout le pays, je demande instamment,

- à chaque Officier, Sous-Officier, Militaire du rang de l'Armée Nationale et à chaque Policier des Forces Nationales d'accompagner ce " Mouvement du Refus " en évitant que le sang de leurs frères et de leurs sœurs ne soit versé,

- aux Forces militaires étrangères stationnées dans le pays et tout particulièrement aux Forces Françaises de Djibouti, des Armées de Terre, de l'Air et de Mer, de s'abstenir d'intervenir comme elles l'ont fait auparavant au détriment de nos frères Afars et dont nous avons mesuré depuis les conséquences désastreuses.

Ce " Mouvement du Refus " est un mouvement strictement djiboutien qui sera de la responsabilité exclusive de la Nation djiboutienne dans sa lutte pour l'instauration d'un État de Droit et qui ne saurait accepter, de ce fait et d'aucune manière, une quelconque intervention de forces militaires étrangères stationnées sur son sol.

La volonté, clairement exprimée, de la Nation djiboutienne soutenue par les personnalités de son opposition politique étant de procéder au remplacement d'un régime dictatorial par l'administration effective d'un État de Droit en République de Djibouti devrait recevoir l'assentiment et le soutien des pays de l'Union Européenne ainsi que ceux de tous les pays du monde libre.

- J'exige le départ immédiat d'Ismaël Omar Guelleh de toutes les responsabilités qu'il s'est octroyées par la fraude et qu'il quitte la République de Djibouti dont il n'a que trop insulté la population, bafoué les lois ancestrales, violé la Constitution et la Justice,

- J'exige, la libération immédiate et sans condition aucune de tous les prisonniers politiques ainsi que celle des hommes des Forces Nationales de Police, jugés ou en instance de jugement, incarcérés dans la prison de Gabode ou dans un quelconque autre endroit du territoire national.

- Je lance un appel à toutes les personnalités de la véritable opposition politique djiboutienne pour la création, dans les meilleurs délais, d'un " Gouvernement d'Union et de Salut Public " qui aura la charge et la responsabilité d'organiser les futures élections dans le respect de la Démocratie, sous le contrôle de l'Union européenne, des États d'Afrique, de la Ligue Arabe et de l'Organisation des Nations Unies.

Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État de Droit en République de Djibouti.

 

14/07/02 - Le président du GED
adresse une lettre à Monsieur Jacques Chirac,
Président de la République française,
à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet.

Bruxelles le dimanche 14 juillet 2002.

Monsieur le Président de la République Française,

La fête du 14 juillet est aussi un moment très important pour la Nation djiboutienne car elle nous rappelle que le Peuple français a montré la voie en luttant pour acquérir sa Liberté.

Nous nous sentons encore plus proche de nos amis français, à cette occasion. Elle nous rappelle aussi les liens ancestraux qui ont réuni nos deux Nations.

Nous avons toujours placé notre plus grande confiance dans le Président de la République française et dans le Peuple français, sans l'aide desquels nous ne pourrions jamais espérer instaurer à Djibouti un " Etat de Droit ". Cet Etat de Droit est la condition indispensable pour garantir la Justice, la Paix, l'exercice des Libertés individuelles et le Développement économique et social.

Notre pays traverse actuellement des moments difficiles et extrêmement préoccupants : l'économie est à bout de souffle, la population endure des difficultés quotidiennes, la justice est souvent réduite à une parodie ... C'est la raison pour laquelle nous sollicitons vos conseils et votre assistance pour nous aider à résoudre les difficultés actuelles, dont les causes sont malheureusement bien connues de tous.

Permettez-nous, Monsieur le Président de la République française, de vous présenter à vous-même et à vos proches, à votre Gouvernement, ainsi qu'au peuple français, tous nos vœux de prospérité et de paix, au nom de la Nation djiboutienne, de l'opposition politique et du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 

Inscription
des Étudiantes et Étudiants Djiboutiens
dans les Universités belges.

Le gouvernement en Exil de Djibouti lance un nouvel appel à ceux et à celles qui veulent poursuivre leurs études en Belgique ; ils doivent s'inscrire EN URGENCE dans l'établissement de leur choix après avoir consulté le site http://www.ulb.ac.be/universite.html

Il est précisé que les étudiantes et les étudiants ayant une bonne maîtrise de la langue anglaise ont la possibilité de s'inscrire dans les Universités flamandes à la condition de passer avec succès un test.

Là encore, ils doivent s'inscrire dans les meilleurs délais dans l'établissement de leur choix.

Afin d'avoir un suivi personnalisé de chaque dossier, ils sont invités à faire parvenir copie de leur Fiche d'inscription au Secrétariat Général du GED.
' et Fax : 33 / (0)3 83 25 77 26
@ exildj@gouv-exil.org

Monsieur Mohamed Saleh Alhoumékani précise que certaines Université belges auraient indiqué avoir été contactées et avoir fourni tous les renseignements nécessaires aux étudiants djiboutiens demandeurs qui doivent faire preuve d'esprit d'initiative et d'autonomie.

" Nous avons ouvert les portes des Universités Belges aux étudiantes et aux étudiants en négociant pour obtenir la prise en compte de leurs problèmes de bourses mais nous ne pouvons pas nous substituer à eux car nous ignorons quels sont les choix de l'enseignement qu'ils veulent poursuivre.

Comme nous l'avons dit, nous appuierons chaque dossier en nous déplaçant personnellement auprès de nos amis et de l'administration belge concernée pour obtenir les bourses correspondantes mais ne le ferons que pour les dossiers qui seront complets.

Chacune et chacun doit s'obliger à fournir les pièces demandées dans les meilleurs délais.
Mesdemoiselles, messieurs les étudiants c'est votre avenir qui est en jeu, ne comptez pas sur le Gouvernement de Djibouti pour vous aider ! il ne l'a pas fait et le fera que pour quelques enfants de " nantis " et certes pas pour vous.."


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