28/10/2002
- Le 11 octobre, une Délégation du Gouvernement en Exil
de Djibouti, conduite par le Président Mahamoud Idriss Ahmed,
a été reçue au Quai d'Orsay.
Vendredi
11 octobre 2002, en début d'après midi, une Délégation
du Gouvernement en Exil de Djibouti, conduite par le Président
et composée de messieurs
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Mahamoud
Idriss Ahmed, Président
du Gouvernement en Exil,
Mohamed
Saleh Alhoumekani, Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale, Porte-parole du
Gouvernement,
Ali
Abdillahi IFTIN, Chargé de la Défense et
de la Sécurité nationale,
Abdourahman
Yassin, Chargé des Finances, de l'Économie
et de la Planification,
Osman
Ahmed Kahin dit Talabo, Responsable de la Commission Information
- Relation Jeunesse,
du
Secrétaire Général du Gouvernement
en Exil du Djibouti,
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a
rencontré un représentant de haut niveau du Ministère
français des Affaires Etrangères au Quai d'Orsay à
Paris.
Les
membres du GED ont eu des entretiens très fructueux au cours
desquels ils ont notamment mis en évidence la situation de
catastrophe économique, politique et sociale, dans laquelle
tente de survivre la population djiboutienne tout en dénonçant,
preuves et démonstrations à l'appui, les falsifications
des conditions de préparation des Elections qui devraient se
dérouler au cours du dernier trimestre de cette année.
Les
membres du Gouvernement en Exil de Djibouti présents furent
unanimes pour rappeler les liens profonds qui unissent la Nation djiboutienne
au peuple français et leur profonde volonté qu'il soit
procédé à un renforcement de la Coopération
française dans des domaines cruciaux dans lesquels l'Etat dirigé
par ISMAEL OMAR GUELLEH n'a fait qu'aggraver les carences accumulées
depuis l'accession du pays à l'indépendance.
L'accent
fut mis tout particulièrement sur la gravité de la situation
sociale qui perdure en République de Djibouti, situation qui
génère un vif mécontentement de la population
dans son ensemble ainsi que des mouvements sociaux de revendications
les plus divers qui se succèdent semaine après semaine
et auxquels le gouvernement djiboutien ne sait et ne veut répondre
que par l'application de mesures coercitives ou d'emprisonnements.
Comme
cela a été dit très clairement, les événements
qui risqueraient de se produire dans les semaines à venir dans
tout le pays remettraient indubitablement en cause l'existence du
gouvernement sous sa forme actuelle et la présence d'ISMAEL
OMAR GUELLEH à la tête de l'Etat.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti a obtenu l'assurance que la France
n'interviendrait pas, en aucun moment ou de quelque manière
que ce soit, dans les " Affaires intérieures " djiboutiennes
et par conséquent dans le processus de démocratisation
souhaité et lancé par la Nation djiboutienne.