LES ACTIVITES DU GED
Dernière modification : le 14-Mar-2003 21:18 (GMT+1 / Bruxelles)

14/03/03 - Une Délégation restreinte du Conseil du GED effectue un voyage à Paris et rencontre d'éventuels futurs partenaires PME-PMI souhaitant investir sur Djibouti sous certaines conditions.

Mettant à profit un nécessaire déplacement à Paris de deux de ses membres, auprès d'un Juge français et pour des raisons strictement personnelles, une délégation restreinte du Conseil du Gouvernement en Exil de Djibouti a rencontré d'éventuels futurs partenaires, représentants de PME-PMI installées en région parisienne afin de confirmer certaines volontés exprimées il y a de cela quelques mois.

Lors de ces entretiens, les parties en présence ont longuement dialogué sur des divers points communs notamment d'unir leurs efforts pour d'une part créer les meilleures conditions possibles d'accueil, d'installation et d'exploitation desdites entreprises sur Djibouti (l'une souhaitant mettre en valeur une matière inexploitée actuellement dans le pays) et d'autre part créer les indispensables emplois induits dont la jeunesse et les populations djiboutiennes ont le besoin.

Rappelons que 80 % de la tranche de population jeune entre 14 et 35 ans est en situation de chômage dans notre pays.

A la sortie de la dernière réunion qui s'est terminée tard dans l'après midi, M Mohamed Saleh Alhoumékani, chargé des Affaires Etrangères et porte parole du Gouvernement a déclaré :

" Nous avons mis à profit ce déplacement pour œuvrer dans le sens de la Justice dans notre pays et croyez-moi nous venons d'avoir, mon ami Ali Abdillahi IFTIN et moi-même, une véritable démonstration de ce qu'est la Justice dans le respect des Droits des simples citoyens que nous sommes.

Notre déplacement a permis à la délégation du GED de réaffirmer par ailleurs les volontés que nous avions exprimées il y a de cela quelques mois avec notamment ces deux entreprises françaises qui pourraient, après étude de faisabilité sur place, investir dans notre pays et bien évidemment créer quelques dizaines d'emplois."

Le Président Mahamoud Idriss Ahmed, comme l'ensemble de la délégation est très satisfait par le contenu de ces entretiens. Un point nous paraît très important, comme l'a souligné de manière pertinente l'un des dirigeants, il conviendra à l'avenir pour son entreprise de former des employés et des cadres djiboutiens à l'outil de travail de manière à limiter les charges financières de salaires qui seraient trop importantes dans le temps si l'encadrement français étaient intégralement maintenu sur place.

Nous sommes tout à fait favorables à ce principe qui s'inscrit totalement dans la volonté du Gouvernement en Exil de favoriser pour l'avenir la formation d'une partie de nos futurs cadres et de les maintenir sur place. Nous sommes catastrophés lorsque l'on observe le nombre de cadres et de personnels formés qui, contraints et forcés, se sont exilés et qui ne peuvent plus rentrer au pays pour les raisons que l'on sait.
Il y a là matière à réflexion.

Sur le point du Partenariat avec les entreprises privées, qu'elles soient djiboutiennes ou étrangères au pays, nous avons réaffirmé auprès de nos interlocuteurs notre volonté d'instaurer et de développer avec eux de réelles et de sincères relations de confiance.

La lutte contre le chômage est un véritable combat à mener mais le gouvernement ne peut réussir que s'il mène ce combat avec ces entreprises car sans elles notre pays ne pourrait vivre que par l'apport incessant d'aides extérieures tout en faisant de nos populations des éternelles assistées.

Assistées, certes ! mais cela n'a qu'un temps et implique une dépendance totale vis-à-vis de tiers extérieurs au pays, quelle coût a cette dépendance et cela jusqu'à quand ?.

Le gouvernement de notre pays doit créer des emplois à hauteur de nos besoins et de nos possibilités, nous devons donc nous prendre en charge et construire dans le temps notre véritable indépendance tout en redonnant confiance à nos populations ainsi qu'aux bailleurs de fonds.

Il ne convient donc pas de chasser les entreprises du secteur privé et de les faire fuir du pays en les étouffant financièrement de taxes et surtaxes qui n'ont aucun sens mais au contraire créer toutes les conditions d'un dialogue et d'une confiance partagée.

Il y a en toute chose un équilibre et cet équilibre se négocie.

Ce n'est pas l'administration qui produit la valeur ajoutée dans un pays, ce sont toutes ces PME et PMI, y compris le simple boutiquier et le réparateur de motos installé dans un quartier populaire qui contribuent au fonctionnement de l'Etat et au paiement des salaires de ses fonctionnaires…

Nous sommes confiants pour l'avenir…Cet avenir nous allons le faire avec le peuple lorsque nous aurons chassé l'administration Guelleh qui pervertit et détruit tout dans notre pays… y compris parfois chez certains les meilleures volontés de construire un autre avenir pour nos populations ".

Le secrétariat général.