14/03/03
- Une Délégation restreinte du Conseil du GED effectue
un voyage à Paris et rencontre d'éventuels futurs partenaires
PME-PMI souhaitant investir sur Djibouti sous certaines conditions.
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Mettant
à profit un nécessaire déplacement à
Paris de deux de ses membres, auprès d'un Juge français
et pour des raisons strictement personnelles, une délégation
restreinte du Conseil du Gouvernement en Exil de Djibouti a rencontré
d'éventuels futurs partenaires, représentants de
PME-PMI installées en région parisienne afin de
confirmer certaines volontés exprimées il y a de
cela quelques mois. |
Lors
de ces entretiens, les parties en présence ont longuement dialogué
sur des divers points communs notamment d'unir leurs efforts pour
d'une part créer les meilleures conditions possibles d'accueil,
d'installation et d'exploitation desdites entreprises sur Djibouti
(l'une souhaitant mettre en valeur une matière inexploitée
actuellement dans le pays) et d'autre part créer les indispensables
emplois induits dont la jeunesse et les populations djiboutiennes
ont le besoin.
Rappelons
que 80 % de la tranche de population jeune entre 14 et 35 ans est
en situation de chômage dans notre pays.
A
la sortie de la dernière réunion qui s'est terminée
tard dans l'après midi, M Mohamed Saleh Alhoumékani,
chargé des Affaires Etrangères et porte parole du Gouvernement
a déclaré :
"
Nous avons mis à profit ce déplacement pour uvrer
dans le sens de la Justice dans notre pays et croyez-moi nous venons
d'avoir, mon ami Ali Abdillahi IFTIN et moi-même, une véritable
démonstration de ce qu'est la Justice dans le respect des Droits
des simples citoyens que nous sommes.
Notre
déplacement a permis à la délégation du
GED de réaffirmer par ailleurs les volontés que nous
avions exprimées il y a de cela quelques mois avec notamment
ces deux entreprises françaises qui pourraient, après
étude de faisabilité sur place, investir dans notre
pays et bien évidemment créer quelques dizaines d'emplois."
Le
Président Mahamoud Idriss Ahmed, comme l'ensemble de la délégation
est très satisfait par le contenu de ces entretiens. Un point
nous paraît très important, comme l'a souligné
de manière pertinente l'un des dirigeants, il conviendra à
l'avenir pour son entreprise de former des employés et des
cadres djiboutiens à l'outil de travail de manière à
limiter les charges financières de salaires qui seraient trop
importantes dans le temps si l'encadrement français étaient
intégralement maintenu sur place.
Nous
sommes tout à fait favorables à ce principe qui s'inscrit
totalement dans la volonté du Gouvernement en Exil de favoriser
pour l'avenir la formation d'une partie de nos futurs cadres et de
les maintenir sur place. Nous sommes catastrophés lorsque l'on
observe le nombre de cadres et de personnels formés qui, contraints
et forcés, se sont exilés et qui ne peuvent plus rentrer
au pays pour les raisons que l'on sait.
Il y a là matière à réflexion.
Sur
le point du Partenariat avec les entreprises privées, qu'elles
soient djiboutiennes ou étrangères au pays, nous avons
réaffirmé auprès de nos interlocuteurs notre
volonté d'instaurer et de développer avec eux de réelles
et de sincères relations de confiance.
La
lutte contre le chômage est un véritable combat à
mener mais le gouvernement ne peut réussir que s'il mène
ce combat avec ces entreprises car sans elles notre pays ne pourrait
vivre que par l'apport incessant d'aides extérieures tout en
faisant de nos populations des éternelles assistées.
Assistées,
certes ! mais cela n'a qu'un temps et implique une dépendance
totale vis-à-vis de tiers extérieurs au pays, quelle
coût a cette dépendance et cela jusqu'à quand
?.
Le
gouvernement de notre pays doit créer des emplois à
hauteur de nos besoins et de nos possibilités, nous devons
donc nous prendre en charge et construire dans le temps notre véritable
indépendance tout en redonnant confiance à nos populations
ainsi qu'aux bailleurs de fonds.
Il
ne convient donc pas de chasser les entreprises du secteur privé
et de les faire fuir du pays en les étouffant financièrement
de taxes et surtaxes qui n'ont aucun sens mais au contraire créer
toutes les conditions d'un dialogue et d'une confiance partagée.
Il
y a en toute chose un équilibre et cet équilibre se
négocie.
Ce
n'est pas l'administration qui produit la valeur ajoutée dans
un pays, ce sont toutes ces PME et PMI, y compris le simple boutiquier
et le réparateur de motos installé dans un quartier
populaire qui contribuent au fonctionnement de l'Etat et au paiement
des salaires de ses fonctionnaires
Nous
sommes confiants pour l'avenir
Cet avenir nous allons le faire
avec le peuple lorsque nous aurons chassé l'administration
Guelleh qui pervertit et détruit tout dans notre pays
y compris parfois chez certains les meilleures volontés de
construire un autre avenir pour nos populations ".
Le
secrétariat général.