LES ACTIVITES DU GED
Dernière modification : le 01-Mai-2003 15:37 (GMT+1 / Bruxelles)


01/05/03 Le Gouvernement en Exil de Djibouti ne se satisfait pas des silences ayant valeur de cautionnement des actes criminels dont se rend coupable le régime d'Ismaël Omar Guelleh. Les entretiens des dirigeants du GED. Lancement du mouvement de libération nationale.

Lundi 28 et mardi 29 avril 2003 - Une délégation restreinte du Gouvernement en Exil de Djibouti a mis à profit les journées du lundi 28 et du mardi 29 avril 2003 pour rencontrer divers hauts responsables des diplomaties étrangères représentées à Bruxelles tant au niveau de l'union européenne qu'auprès du Royaume du Belgique tout en ayant des entretiens très fructueux avec de hauts fonctionnaires des Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur du Royaume de Belgique..

Après une visite auprès de l'Union Européenne, notamment avec la remise d'un dossier spécifique et urgent, tout au long de ces entretiens et durant ces deux journées le Président Mahmoud Idriss Ahmed a fait la démonstration de ses capacités de multi linguiste, en s'exprimant parfois dans la langue de Shakespeare et faisant étalage à la fois de ses facultés oratoires, pour exposer toutes les situations gravissimes qui perdurent dans notre pays en insistant sur les atteintes répétées aux Droits essentiels des djiboutiens et au Respect de l'Humain.

Exprimant parfaitement les volontés du GED tout en allant à l'essentiel des sujets, Il a souligné ces derniers points en étayant tous ses propos par des cas concrets qui retenaient l'attention de ses interlocuteurs notamment :

-sur celui des membres des Forces Nationales de Police incarcérés à la prison de Gabode et de Daher Ahmed Farah (DAF),

-de celles et de ceux qui bien que libérés conditionnels par l'Etat djiboutien et vivant dans le pays sont les victimes de tous les contrôles dégradants, des pressions indignes et effectuées de jour comme de nuit à leur domicile ou à ceux de leurs familles, ce sans commission rogatoire et en dépit des Lois,

-de toutes les pressions indignes de la part d'un Etat qui se dit républicain et qui exerce un odieux chantage à Djibouti sur les familles des membres du GED et des opposants politiques en général.
Pour l'essentiel des propos qu'il a développés sur demande de ses interlocuteurs, il a notamment précisé ;

-En faisant emprisonner sur ordre un citoyen pour une hypothétique diffamation, le Général Zakaria Cheik Ibrahim semblerait s'être trompé d'époque ; celle de Pinochet ou de Staline lui auraient mieux convenu et le fait est qu'une telle décision confirme en tous points ce que nous affirmons, à savoir que Djibouti n'a rien d'une république francophone mais constitue une véritable dictature avec tous les excès et irrespects aux droits fondamentaux de l'homme qu'on lui connaît.


Si une certaine diplomatie déclare reconnaître les Etats tout en ne reconnaissant pas les gouvernements, les populations djiboutiennes sont dans ce cas en droit de se poser la question de connaître les véritables raisons pour lesquelles ladite diplomatie soutient financièrement toutes les formes que prennent la dictature qu'impose par toutes les terreurs le régime d'Ismaël Omar Guelleh ?.

Le diplomatiquement correct que l'on nous impose d'accepter comme la complexité du " problème djiboutien ", dont nous avons compris bien plus que ce qu'il ne nous en est dit et sur lequel nous menons une très large réflexion, plus spécifiquement depuis la création de notre gouvernement, dans un esprit pragmatique, constructif et d'ouverture, ont des limites qui aujourd'hui sont franchies.

La situation économique, politique et sociale qui perdure dans notre pays a atteint un tel niveau de gravité que nous ne pouvons plus limiter nos actes politiques qu'à des communiqués de presse issus de réflexions échangées, accompagnés de courriers et de contacts téléphoniques pour attirer votre attention sur les risques omniprésents de l'émergence d'une révolte des populations djiboutiennes.

Peut être demain aux aurores, dans quelques jours ou dans un mois, les Djiboutiens et les Djiboutiennes contraint à la misère, subissant les effets d'une terreur cautionnée et qui n'ont plus aucune confiance dans l'Etat actuel, dans les promesses sans lendemain qui leur sont faites et au bien fondé des aides internationales qui ne leur parviennent pas mais sont détournées décideront de prendre leur destin en mains s'affranchissant ainsi de toute tutelle pour tenter de mettre un terme à cette situation de rejet marqué, de l'ignorance coupable dont ils et elles sont l'objet favorisant l'émergence de révoltes avec les conséquences que cela impliquerait sur les vies humaines.

Si l'on souhaitait amener les populations djiboutiennes à une révolte de la faim on ne s'y prendrait pas mieux que par cette ignorance coupable de la situation qui règne à Djibouti et dont on ne veut voir que les images fausses et édulcorées qui représentent le luxe insultant de quelques nantis en oubliant un peuple qui souffre de bien des maux.

Que chacun prenne ses responsabilités, le Gouvernement en Exil de Djibouti a pris les siennes consistant dans un premier à attirer l'attention sur l'Etat djiboutien actuel et sur ses excès mais qui, compte tenu de l'aggravation des situations, se voit contraint de mettre un terme et dans les meilleurs délais à ce que subissent les populations de notre pays avant que ne survienne une explosion sociale pour bon nombres de raisons et à très court terme.

Nous ne voulons plus d'un spectacle de rues impliquant les populations djiboutiennes, nos anciens et notre jeunesse s'affrontant par des mots revendicatifs et des banderoles à des armes et à des balles financées à partir des détournements des aides internationales.

Ces aides doivent servir à Eduquer, Construire notre pays et certes pas à tuer ses populations comme c'est le cas sous le régime dictatorial et sur ordre d'Ismaël Omar Guelleh.

Par le maintien des populations de notre pays, cautionné depuis trop longtemps, dans une situation d'asservissement indigne et de paupérisation aggravée, financière, sociale et intellectuelle et dont la majorité ne peut plus faire qu'un seul repas partiel par jour alors que parallèlement à cela plus de 80 % de la jeunesse est confrontée aux affres du chômage avec aucune perspective d'amélioration de ces situations à moyen terme, on comprend qu'en l'absence d'application de mesures cohérentes d'amélioration les conditions d'affrontements avec l'Etat actuel djiboutien soient réunies.

Mentionner toutes ces difficultés récurrentes c'est aussi s'exprimer au nom de ceux qui ne peuvent le faire ; des Enseignants, fonctionnaires, militaires, gendarmes et policiers qui ne peuvent exercer leur métier dans des conditions dites normales et qui sont dans l'obligation de se taire car dans le cas contraire les sanctions se succèdent et vont jusqu'à l'exclusion sur simple décision de leur ministre de tutelle, sans justification d'aucune sorte ou droit de recours auprès des Tribunaux compétents qui sont inexistants et n'existent que sur le papier.

A ceci s'ajoutent les retards de paiement des salaires, malgré les versements d'aides spécifiques par les bailleurs de fonds habituels dont on sait qu'elles sont détournées, les mises en situation de " bras cassés " alors que parallèlement l'Etat embauche de manière fictive et effrénée les cousins, cousines, enfants des hauts fonctionnaires à des postes des administrations pour lesquels ils n'ont trop souvent aucune compétence et qui, de plus, ne sont quasiment jamais présents sur leur lieu d'emploi.

Les mises en retraite et les licenciements abrupts pour des raisons d'appartenance politique prolifèrent à un rythme vertigineux dans notre pays et soulèvent bon nombre de réactions de la part des personnes faisant l'objet de ces sanctions arbitraires et qui, dans ce cas et si elles insistent pour que leurs droits soient rétablis, peuvent être incarcérées à la prison de Gabode dans l'heure qui suit, sans motif et sans l'assistance d'un Avocat pour les défendre et déposer une requête pour les faire libérer.

Des centaines de personnes croupissent ainsi dans nos prisons et dans les pires conditions d'incarcération qu'il soit.

La liberté de la presse, le droit d'informer et le simple droit d'expression sont galvaudés dans notre pays. Démonstration est faite en permanence de l'impossibilité qu'il y a d'avoir une presse libre et indépendante du pouvoir.

Depuis 4 années nous avons noté, qu'au fur et à mesure que s'instaurait une véritable procédure d'aggravation des dilapidations des finances et des biens publics avec l'accaparation de l'exploitation des Etablissements Publics, l'Etat imposait parallèlement à cela un régime de répressions les plus diverses.

Ce qu'il faut savoir et que nous dénonçons c'est que tous les actes délictueux de corruptions, de trafic d'influence et autres s'effectuent en toute illégalité légalisée par l'Etat et concernent indirectement tous les contribuables des pays donateurs qui doivent être alertés sur les pratiques de l'Etat djiboutien actuel car c'est prioritairement les aides internationales fournies à notre pays pour améliorer les conditions d'existence des populations qui sont détournées par le pouvoir djiboutien actuel.

Ces Actes, que nous n'avons de cesse de dénoncer à juste titre, s'accompagnent de l'évidente démonstration d'un régime des terreurs exercées sur les populations mais aussi par l'emploi de tentatives d'élimination physique ici même en Belgique à l'encontre des membres du GED alors qu'à Djibouti on maintient en prison des hommes des Forces Nationales de Police et que l'on incarcère dans les pires conditions des femmes et des hommes sous de fallacieux prétextes et pour la simple raison évidente qu'ils s'opposent au régime dictatorial décidé et appliqué de manière unilatérale et en dépit des Lois et des règles internationales par Ismaël Omar Guelleh.

Le temps n'est plus aux atermoiements et aux tergiversations, ce sont les populations djiboutiennes sans distinction aucune d'appartenance ethnique ou tribale qui se meurent.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti a donc pris ses dispositions pour mettre un terme à cette situation d'ignorance des terreurs et active dès à présent son Mouvement de Libération Nationale ".

Concluant ses propos, il a ajouté

" Le Gouvernement en Exil de Djibouti exige la libération immédiate de tous les hommes des Forces Nationales de Police et que l'on a incarcéré dans les pires conditions, des femmes et des hommes qui sont emprisonnés sous de fallacieux prétextes et dans les pires conditions qu'il soit comme c'est le cas de Daher Ahmed Farah.

Chaque accusé et quelle que puisse en être la raison, a droit à un défenseur et à un procès équitable s'appuyant sur les lois en vigueur dans notre pays ce qui, en l'état actuel, est loin d'en être le cas.

Nous vous demandons de bien vouloir user de votre influence sur l'Etat djiboutien afin que cessent de tels agissement et que soient respectés les droits fondamentaux des Djiboutiens et des Djiboutiennes "

Tous ces entretiens, émaillés d'échanges, de réflexions communes et de points de convergences, se sont conclus par la remise de dossiers dont le contenu correspondait, point par point, aux sujets abordés.

M Mohamed Saleh Alhoumékani, porte parole du Gouvernement a remis notamment aux divers interlocuteurs un dossier de présentation du projet de Gouvernement accompagné d'un second dossier " Confidentiel " recensant une à une toutes les pratiques dont se rend coupable le régime d'Ismaël Omar Guelleh et donnant tous les renseignements nécessaires sur les hommes et les femmes utilisés (es) soit comme prête nom soit impliquées plus directement dans tous les actes, y compris de tortures à l'égard des détenus en nos prisons.

Il a tenu à s'exprimer sur un point bien précis et qui concerne spécifiquement les conditions d'obtention du Statut de Réfugié octroyé par les pays d'accueil.

" Par toutes ses actions qu'il mène et qui lui permettent de bénéficier du meilleur accueil auprès de toutes les instances qui le reçoivent, le Gouvernement en Exil de Djibouti n'exprime que la volonté des populations tout en apportant des propositions alternatives au régime en place dans notre pays.

Au nom des populations djiboutiennes que vous accueillez, de l'opposition politique et du Gouvernement en Exil de Djibouti dont je suis le porte parole, je tiens à vous remercier une fois encore et très chaleureusement pour l'accueil que vous réservez aux demandes d'obtention du Statut de Réfugié politique et aux autres démarches ainsi que pour les indispensables aides et les facilités dans la poursuite des études que vous mettez à notre disposition.


" La Liberté ce n'est pas de faire tout ce que l'on veut mais de savoir ce que l'on fait ".
Si le GED n'a pas vocation de se livrer aux actes inadmissibles perpétrés par les hommes du SDS au niveau des Ambassades de Djibouti notamment celles de Bruxelles et de Paris qu'il condamne et dont il vous tient régulièrement informés, nous avons toujours précisé aux populations djiboutiennes en exil du fait que pour espérer être respectées il convenait d'abord d'être respectables en acceptant toutes les lois des pays d'accueil.

Par ailleurs et comme vous pourrez le constaterez à la lecture du dossier qui vous est remis, nous avons longuement exposé notre point de vue sur les actions menées par les agents du SDS infiltrés au sein de ces populations exilés tout en définissant tous les moyens utilisés.

Dans des conditions inacceptables certaines femmes de personnalités politiques et de hauts responsables, dont les époux exercent leurs activités professionnelles au sein même du Pouvoir djiboutien actuel et qui pour certains ont torturé et torturent voire assassinent des Djiboutiens encore de nos jours, tentent de bénéficier de ce statut de " Réfugié politique " percevant d'une part un salaire versé par l'Etat djiboutien à l'époux et d'autre part essayant de tromper la vigilance des autorités d'immigration pour que leur soit versée une Aide par le pays d'accueil.

Ce que chaque exilé, qu'il soit djiboutien ou ne le soit pas, doit comprendre et que nous expliquons sans cesse c'est que les aides qui pourraient être délivrées à ces familles qui soutiennent Ismaël Omar et sa politique viennent en déduction des Aides versées aux exilés et aux véritables opposants politiques et à leur famille par les pays d'accueil.

Ce n'est pas le GED qui est responsable de cette situation inacceptable mais celles et ceux qui s'octroient des droits auxquels ils et elles ne peuvent prétendre. Ont-ils et ont-elles un quelconque respect pour les véritables exilés confrontés aux pires difficultés ?

Non ! aucun respect donc ils et elles ne méritent aucune considération de notre part.
La campagne de dénigrement lancée par M Haroun Uruba, Commissaire du Service Djiboutien de Sécurité et officiellement Conseiller à l'Ambassade de Djibouti à l'encontre des actions menées par le GED au profit des exilés est une forme de " guerre psychologique " décidée au plus haut niveau de l'Etat djiboutien que l'on dérange par nos dénonciations sans complaisance aucune mais qui n'a d'autres alternatives que de tenter de nous éliminer et de contraindre toutes nos familles demeurant à Djibouti.
Mensonges, corruption et trafic d'influences, menaces à l'encontre des récalcitrants ; tout est bon pour tenter de nous faire taire.

En engageant, comme agents de propagande, de jeunes Djiboutiens désoeuvrés, vivant sur le territoire belge, qu'il paie et à qui il fournit des drogues dures qui arrivent en Europe et directement par la valise diplomatique à partir de Djibouti et parfois via Paris, Haroun Uruba se rend coupable de divers délits dont nous vous avons tenu informées ainsi que les autorités compétentes du Royaume de Belgique.

Si notre but premier est d'aider nos populations exilés, nous ne pouvons donc de ce fait rester inertes face à ces actes délictueux et ignorer aussi les inégalités de traitement qui pourraient être faite entre celles et ceux qui ont des droits et celles et ceux qui bénéficient d'un salaire versé par l'Etat djiboutien et tente de tromper votre confiance.

En l'espèce, le GED fait œuvre de respect des droits au profit de celles et ceux qui ont fui notre pays tout en mettant tout en œuvre pour que les femmes et les hommes d'Ismaël Omar Guelleh ne viennent, là encore et en territoire étranger, priver les véritables exilés de leurs propres droits de réfugiés ".

La journée du mardi 29 avril 2003 a débuté pour les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti par une remise, par son Président Mahamoud Idriss Ahmed, symboliquement devant le Commissariat aux Réfugiés du Royaume de Belgique et à Bruxelles, du Décret nommant M Moustapha Kaireh Darar au poste de Chargé des Affaires intérieures au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti

Les membres du GED ont chaleureusement félicité M Moustapha Kaireh Darar pour cette promotion qui était attendue alors que le Président remerciait celles et ceux qui ont facilité sa fuite dans les mêmes conditions qu'Ali Abdillahi Iftin, notre chargé de la Défense et de la Sécurité nationale, pour rejoindre la terre de libertés et de respect des Droits humains que représente le Royaume de Belgique.

Lors des entretiens du mercredi 28 avril 2003 et après un fructueux entretien de la délégation du GED avec un haut responsable des Affaires Etrangères, M Ali Abdillahi Iftin a tenu à prendre la parole pour remercier en son nom personnel les dispositions prises par le Royaume de Belgique.

" Vous avez pleine connaissance de ce que furent mes difficultés d'existence à Addis Abéba, ville refuge après que j'ai échappé à la surveillance qu'exerçait sur moi à Djibouti les hommes aux ordres du Chef de la SDS M Hassan Saïd Kaireh.

Si je dois ma survie à mon ami et frère, notre vice président du GED et représentant en Ethiopie, M Abdallah Dabarkaleh Ahmed qui n'a pas hésité un seul instant à mettre sa propre vie en péril pour me protéger des tentatives d'élimination physique ordonnées par M Ismaël Omar Guelleh, je me dois d'admettre que les Etats d'Ethiopie comme le Royaume de Belgique ont fait démonstration, en l'espèce, d'une volonté de protéger les droits humains.

Malgré toute mon opiniâtre volonté de survivre sur cette terre d'accueil que fut durant quelques mois l'Ethiopie, sauf à rester cloîtré… ce que je me refusais comme homme libre à faire, je n'aurais pas pu résister plus longtemps aux incessantes tentatives d'élimination dont j'étais l'objet.

La rapidité de réaction de l'Etat belge qui m'a octroyé un visa, alors que la diplomatie du pays des " Droits de l'Homme " me le refusait obstinément, m'a évité une mort certaine ou au mieux de croupir dans les geôles d'une prison d'Ismaël Omar Guelleh sous le simple prétexte que je suis un témoin opposé à tous les crimes et exactions diverses perpétrés sur son ordre et qui les dénonce.

En la circonstance, je tiens à remercier par votre intermédiaire le gouvernement du Royaume de Belgique et les serviteurs de l'Etat qui, se plaçant en dehors de toute schématique politique, ont démontré quel sens des valeurs ils attachent au respect des droits humains et combien ils sont attentifs à ce que ces droits soient appliqués en Belgique ".

La soirée du mardi 29 avril 2003 a été consacrée à un Conseil restreint de Gouvernement au cours duquel il a été décidé que chaque membre dudit gouvernement s'adresserait dans les jours à venir à sa famille et à sa tribu expliquant les raisons et les motivations mais aussi les espoirs et les intentions de mettre un terme au régime instauré par Ismaël Omar Guelleh pour le remplacer par un gouvernement d'union nationale apte à instaurer un Etat de droit et de bonne gouvernance dans notre pays.

Le Président Mahamoud Idriss Ahmed a clos la réunion en lançant un appel adressé aux leaders des quatre partis d'opposition politique membres de l'UAD.

" Comme l'on fait le PND Canal historique de M Ali Amarkak Kadir et le Comité Citoyen du Renouveau Démocratique (CCRD) M Abdillahi Hassan Abdi, nous vous demandons de vous associer dans une démarche commune à effectuer auprès des instances internationales ayant pour but de dénoncer par des écrits communs toutes les atteintes aux droits humains dont se rend coupable le régime dictatorial imposé par Ismaël Omar Guelleh en dépit de notre Constitution, des lois en vigueur dans notre pays et des Lois internationales.

Nous comprenons parfaitement toutes les pressions ignobles qu'exerce le pouvoir en place sur vous-même et sur vos familles et qui pourraient avoir comme conséquence de vous inciter à une certaine réserve.

Il vous faut savoir que nos familles subissent les mêmes pressions et parfois bien pires ne serait-ce que par les tentatives récentes d'élimination physique dont nous sommes l'objet et qui ont avorté, ici à Bruxelles comme ailleurs.

Par nos écrits dénonçant ses pratiques et par nos démarches mais aussi par les soutiens officieux dont nous disposons, nous dérangeons le pouvoir dictatorial imposé par Ismaël Omar Guelleh et l'atteignons au point que sa crédibilité est remise en cause au niveau de bon nombre de pays composant les Etats arabes, l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique.

Le départ d'Ismaël Omar Guelleh du pouvoir à Djibouti est souhaité, y compris par les pays qui apportent leurs contributions par des aides qui sont censées alléger les souffrances des populations djiboutiennes. Les dirigeants de ces pays comme leur diplomatie s'accommoderaient bien mieux d'un régime politique dirigeant un Etat de Droit et respectant l'humain que celui d'Ismaël Omar Guelleh qui ne doit sa survie qu'à la terreur grandissante qu'il fait régner sur les populations de notre pays et qui a atteint aujourd'hui ses limites.

Le mouvement de libération nationale est lancé.

C'est sur ces derniers points que nous vous demandons de vous prononcer et de vous associer dans une démarche commune auprès des instances internationales.

Vive la Nation djiboutienne, en marche vers la libération nationale pour le respect de ses Droits, de ses prérogatives de citoyens et de citoyennes d'aujourd'hui et de demain"