01/05/03
Le Gouvernement en Exil de Djibouti ne se satisfait pas des silences ayant valeur
de cautionnement des actes criminels dont se rend coupable le régime d'Ismaël
Omar Guelleh. Les entretiens des dirigeants du GED. Lancement du mouvement de
libération nationale.
 | Lundi
28 et mardi 29 avril 2003 - Une délégation restreinte du Gouvernement
en Exil de Djibouti a mis à profit les journées du lundi 28 et du
mardi 29 avril 2003 pour rencontrer divers hauts responsables des diplomaties
étrangères représentées à Bruxelles tant au
niveau de l'union européenne qu'auprès du Royaume du Belgique tout
en ayant des entretiens très fructueux avec de hauts fonctionnaires des
Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur du Royaume
de Belgique..
|
Après
une visite auprès de l'Union Européenne, notamment avec la remise
d'un dossier spécifique et urgent, tout au long de ces entretiens et durant
ces deux journées le Président Mahmoud Idriss Ahmed a fait la démonstration
de ses capacités de multi linguiste, en s'exprimant parfois dans la langue
de Shakespeare et faisant étalage à la fois de ses facultés
oratoires, pour exposer toutes les situations gravissimes qui perdurent dans notre
pays en insistant sur les atteintes répétées aux Droits essentiels
des djiboutiens et au Respect de l'Humain.
Exprimant
parfaitement les volontés du GED tout en allant à l'essentiel des
sujets, Il a souligné ces derniers points en étayant tous ses propos
par des cas concrets qui retenaient l'attention de ses interlocuteurs notamment
:
-sur
celui des membres des Forces Nationales de Police incarcérés à
la prison de Gabode et de Daher Ahmed Farah (DAF),
-de
celles et de ceux qui bien que libérés conditionnels par l'Etat
djiboutien et vivant dans le pays sont les victimes de tous les contrôles
dégradants, des pressions indignes et effectuées de jour comme de
nuit à leur domicile ou à ceux de leurs familles, ce sans commission
rogatoire et en dépit des Lois,
-de
toutes les pressions indignes de la part d'un Etat qui se dit républicain
et qui exerce un odieux chantage à Djibouti sur les familles des membres
du GED et des opposants politiques en général.
Pour l'essentiel
des propos qu'il a développés sur demande de ses interlocuteurs,
il a notamment précisé ;
-En
faisant emprisonner sur ordre un citoyen pour une hypothétique diffamation,
le Général Zakaria Cheik Ibrahim semblerait s'être trompé
d'époque ; celle de Pinochet ou de Staline lui auraient mieux convenu et
le fait est qu'une telle décision confirme en tous points ce que nous affirmons,
à savoir que Djibouti n'a rien d'une république francophone mais
constitue une véritable dictature avec tous les excès et irrespects
aux droits fondamentaux de l'homme qu'on lui connaît.
Si
une certaine diplomatie déclare reconnaître les Etats tout en ne
reconnaissant pas les gouvernements, les populations djiboutiennes sont dans ce
cas en droit de se poser la question de connaître les véritables
raisons pour lesquelles ladite diplomatie soutient financièrement toutes
les formes que prennent la dictature qu'impose par toutes les terreurs le régime
d'Ismaël Omar Guelleh ?.
Le
diplomatiquement correct que l'on nous impose d'accepter comme la complexité
du " problème djiboutien ", dont nous avons compris bien plus
que ce qu'il ne nous en est dit et sur lequel nous menons une très large
réflexion, plus spécifiquement depuis la création de notre
gouvernement, dans un esprit pragmatique, constructif et d'ouverture, ont des
limites qui aujourd'hui sont franchies.
La
situation économique, politique et sociale qui perdure dans notre pays
a atteint un tel niveau de gravité que nous ne pouvons plus limiter nos
actes politiques qu'à des communiqués de presse issus de réflexions
échangées, accompagnés de courriers et de contacts téléphoniques
pour attirer votre attention sur les risques omniprésents de l'émergence
d'une révolte des populations djiboutiennes.
Peut
être demain aux aurores, dans quelques jours ou dans un mois, les Djiboutiens
et les Djiboutiennes contraint à la misère, subissant les effets
d'une terreur cautionnée et qui n'ont plus aucune confiance dans l'Etat
actuel, dans les promesses sans lendemain qui leur sont faites et au bien fondé
des aides internationales qui ne leur parviennent pas mais sont détournées
décideront de prendre leur destin en mains s'affranchissant ainsi de toute
tutelle pour tenter de mettre un terme à cette situation de rejet marqué,
de l'ignorance coupable dont ils et elles sont l'objet favorisant l'émergence
de révoltes avec les conséquences que cela impliquerait sur les
vies humaines.
Si
l'on souhaitait amener les populations djiboutiennes à une révolte
de la faim on ne s'y prendrait pas mieux que par cette ignorance coupable de la
situation qui règne à Djibouti et dont on ne veut voir que les images
fausses et édulcorées qui représentent le luxe insultant
de quelques nantis en oubliant un peuple qui souffre de bien des maux.
Que
chacun prenne ses responsabilités, le Gouvernement en Exil de Djibouti
a pris les siennes consistant dans un premier à attirer l'attention sur
l'Etat djiboutien actuel et sur ses excès mais qui, compte tenu de l'aggravation
des situations, se voit contraint de mettre un terme et dans les meilleurs délais
à ce que subissent les populations de notre pays avant que ne survienne
une explosion sociale pour bon nombres de raisons et à très court
terme.
Nous
ne voulons plus d'un spectacle de rues impliquant les populations djiboutiennes,
nos anciens et notre jeunesse s'affrontant par des mots revendicatifs et des banderoles
à des armes et à des balles financées à partir des
détournements des aides internationales.
Ces
aides doivent servir à Eduquer, Construire notre pays et certes pas à
tuer ses populations comme c'est le cas sous le régime dictatorial et sur
ordre d'Ismaël Omar Guelleh.
Par
le maintien des populations de notre pays, cautionné depuis trop longtemps,
dans une situation d'asservissement indigne et de paupérisation aggravée,
financière, sociale et intellectuelle et dont la majorité ne peut
plus faire qu'un seul repas partiel par jour alors que parallèlement à
cela plus de 80 % de la jeunesse est confrontée aux affres du chômage
avec aucune perspective d'amélioration de ces situations à moyen
terme, on comprend qu'en l'absence d'application de mesures cohérentes
d'amélioration les conditions d'affrontements avec l'Etat actuel djiboutien
soient réunies.
Mentionner
toutes ces difficultés récurrentes c'est aussi s'exprimer au nom
de ceux qui ne peuvent le faire ; des Enseignants, fonctionnaires, militaires,
gendarmes et policiers qui ne peuvent exercer leur métier dans des conditions
dites normales et qui sont dans l'obligation de se taire car dans le cas contraire
les sanctions se succèdent et vont jusqu'à l'exclusion sur simple
décision de leur ministre de tutelle, sans justification d'aucune sorte
ou droit de recours auprès des Tribunaux compétents qui sont inexistants
et n'existent que sur le papier.
A
ceci s'ajoutent les retards de paiement des salaires, malgré les versements
d'aides spécifiques par les bailleurs de fonds habituels dont on sait qu'elles
sont détournées, les mises en situation de " bras cassés
" alors que parallèlement l'Etat embauche de manière fictive
et effrénée les cousins, cousines, enfants des hauts fonctionnaires
à des postes des administrations pour lesquels ils n'ont trop souvent aucune
compétence et qui, de plus, ne sont quasiment jamais présents sur
leur lieu d'emploi.
Les
mises en retraite et les licenciements abrupts pour des raisons d'appartenance
politique prolifèrent à un rythme vertigineux dans notre pays et
soulèvent bon nombre de réactions de la part des personnes faisant
l'objet de ces sanctions arbitraires et qui, dans ce cas et si elles insistent
pour que leurs droits soient rétablis, peuvent être incarcérées
à la prison de Gabode dans l'heure qui suit, sans motif et sans l'assistance
d'un Avocat pour les défendre et déposer une requête pour
les faire libérer.
Des
centaines de personnes croupissent ainsi dans nos prisons et dans les pires conditions
d'incarcération qu'il soit.
La
liberté de la presse, le droit d'informer et le simple droit d'expression
sont galvaudés dans notre pays. Démonstration est faite en permanence
de l'impossibilité qu'il y a d'avoir une presse libre et indépendante
du pouvoir.
Depuis
4 années nous avons noté, qu'au fur et à mesure que s'instaurait
une véritable procédure d'aggravation des dilapidations des finances
et des biens publics avec l'accaparation de l'exploitation des Etablissements
Publics, l'Etat imposait parallèlement à cela un régime de
répressions les plus diverses.
Ce
qu'il faut savoir et que nous dénonçons c'est que tous les actes
délictueux de corruptions, de trafic d'influence et autres s'effectuent
en toute illégalité légalisée par l'Etat et concernent
indirectement tous les contribuables des pays donateurs qui doivent être
alertés sur les pratiques de l'Etat djiboutien actuel car c'est prioritairement
les aides internationales fournies à notre pays pour améliorer les
conditions d'existence des populations qui sont détournées par le
pouvoir djiboutien actuel.
Ces
Actes, que nous n'avons de cesse de dénoncer à juste titre, s'accompagnent
de l'évidente démonstration d'un régime des terreurs exercées
sur les populations mais aussi par l'emploi de tentatives d'élimination
physique ici même en Belgique à l'encontre des membres du GED alors
qu'à Djibouti on maintient en prison des hommes des Forces Nationales de
Police et que l'on incarcère dans les pires conditions des femmes et des
hommes sous de fallacieux prétextes et pour la simple raison évidente
qu'ils s'opposent au régime dictatorial décidé et appliqué
de manière unilatérale et en dépit des Lois et des règles
internationales par Ismaël Omar Guelleh.
Le
temps n'est plus aux atermoiements et aux tergiversations, ce sont les populations
djiboutiennes sans distinction aucune d'appartenance ethnique ou tribale qui se
meurent.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti a donc pris ses dispositions pour mettre un terme
à cette situation d'ignorance des terreurs et active dès à
présent son Mouvement de Libération Nationale ".
Concluant
ses propos, il a ajouté
"
Le Gouvernement en Exil de Djibouti exige la libération immédiate
de tous les hommes des Forces Nationales de Police et que l'on a incarcéré
dans les pires conditions, des femmes et des hommes qui sont emprisonnés
sous de fallacieux prétextes et dans les pires conditions qu'il soit comme
c'est le cas de Daher Ahmed Farah.
Chaque
accusé et quelle que puisse en être la raison, a droit à un
défenseur et à un procès équitable s'appuyant sur
les lois en vigueur dans notre pays ce qui, en l'état actuel, est loin
d'en être le cas.
Nous
vous demandons de bien vouloir user de votre influence sur l'Etat djiboutien afin
que cessent de tels agissement et que soient respectés les droits fondamentaux
des Djiboutiens et des Djiboutiennes "
Tous
ces entretiens, émaillés d'échanges, de réflexions
communes et de points de convergences, se sont conclus par la remise de dossiers
dont le contenu correspondait, point par point, aux sujets abordés.
M
Mohamed Saleh Alhoumékani, porte parole du Gouvernement a remis notamment
aux divers interlocuteurs un dossier de présentation du projet de Gouvernement
accompagné d'un second dossier " Confidentiel " recensant une
à une toutes les pratiques dont se rend coupable le régime d'Ismaël
Omar Guelleh et donnant tous les renseignements nécessaires sur les hommes
et les femmes utilisés (es) soit comme prête nom soit impliquées
plus directement dans tous les actes, y compris de tortures à l'égard
des détenus en nos prisons.
Il
a tenu à s'exprimer sur un point bien précis et qui concerne spécifiquement
les conditions d'obtention du Statut de Réfugié octroyé par
les pays d'accueil.
"
Par toutes ses actions qu'il mène et qui lui permettent de bénéficier
du meilleur accueil auprès de toutes les instances qui le reçoivent,
le Gouvernement en Exil de Djibouti n'exprime que la volonté des populations
tout en apportant des propositions alternatives au régime en place dans
notre pays.
Au
nom des populations djiboutiennes que vous accueillez, de l'opposition politique
et du Gouvernement en Exil de Djibouti dont je suis le porte parole, je tiens
à vous remercier une fois encore et très chaleureusement pour l'accueil
que vous réservez aux demandes d'obtention du Statut de Réfugié
politique et aux autres démarches ainsi que pour les indispensables aides
et les facilités dans la poursuite des études que vous mettez à
notre disposition.
" La Liberté ce n'est pas de faire
tout ce que l'on veut mais de savoir ce que l'on fait ".
Si le GED n'a
pas vocation de se livrer aux actes inadmissibles perpétrés par
les hommes du SDS au niveau des Ambassades de Djibouti notamment celles de Bruxelles
et de Paris qu'il condamne et dont il vous tient régulièrement informés,
nous avons toujours précisé aux populations djiboutiennes en exil
du fait que pour espérer être respectées il convenait d'abord
d'être respectables en acceptant toutes les lois des pays d'accueil.
Par
ailleurs et comme vous pourrez le constaterez à la lecture du dossier qui
vous est remis, nous avons longuement exposé notre point de vue sur les
actions menées par les agents du SDS infiltrés au sein de ces populations
exilés tout en définissant tous les moyens utilisés.
Dans
des conditions inacceptables certaines femmes de personnalités politiques
et de hauts responsables, dont les époux exercent leurs activités
professionnelles au sein même du Pouvoir djiboutien actuel et qui pour certains
ont torturé et torturent voire assassinent des Djiboutiens encore de nos
jours, tentent de bénéficier de ce statut de " Réfugié
politique " percevant d'une part un salaire versé par l'Etat djiboutien
à l'époux et d'autre part essayant de tromper la vigilance des autorités
d'immigration pour que leur soit versée une Aide par le pays d'accueil.
Ce que chaque
exilé, qu'il soit djiboutien ou ne le soit pas, doit comprendre et que
nous expliquons sans cesse c'est que les aides qui pourraient être délivrées
à ces familles qui soutiennent Ismaël Omar et sa politique viennent
en déduction des Aides versées aux exilés et aux véritables
opposants politiques et à leur famille par les pays d'accueil.
Ce
n'est pas le GED qui est responsable de cette situation inacceptable mais celles
et ceux qui s'octroient des droits auxquels ils et elles ne peuvent prétendre.
Ont-ils et ont-elles un quelconque respect pour les véritables exilés
confrontés aux pires difficultés ?
Non
! aucun respect donc ils et elles ne méritent aucune considération
de notre part.
La campagne de dénigrement lancée par M Haroun
Uruba, Commissaire du Service Djiboutien de Sécurité et officiellement
Conseiller à l'Ambassade de Djibouti à l'encontre des actions menées
par le GED au profit des exilés est une forme de " guerre psychologique
" décidée au plus haut niveau de l'Etat djiboutien que l'on
dérange par nos dénonciations sans complaisance aucune mais qui
n'a d'autres alternatives que de tenter de nous éliminer et de contraindre
toutes nos familles demeurant à Djibouti.
Mensonges, corruption et
trafic d'influences, menaces à l'encontre des récalcitrants ; tout
est bon pour tenter de nous faire taire.
En
engageant, comme agents de propagande, de jeunes Djiboutiens désoeuvrés,
vivant sur le territoire belge, qu'il paie et à qui il fournit des drogues
dures qui arrivent en Europe et directement par la valise diplomatique à
partir de Djibouti et parfois via Paris, Haroun Uruba se rend coupable de divers
délits dont nous vous avons tenu informées ainsi que les autorités
compétentes du Royaume de Belgique.
Si
notre but premier est d'aider nos populations exilés, nous ne pouvons donc
de ce fait rester inertes face à ces actes délictueux et ignorer
aussi les inégalités de traitement qui pourraient être faite
entre celles et ceux qui ont des droits et celles et ceux qui bénéficient
d'un salaire versé par l'Etat djiboutien et tente de tromper votre confiance.
En
l'espèce, le GED fait uvre de respect des droits au profit de celles
et ceux qui ont fui notre pays tout en mettant tout en uvre pour que les
femmes et les hommes d'Ismaël Omar Guelleh ne viennent, là encore
et en territoire étranger, priver les véritables exilés de
leurs propres droits de réfugiés ".
 | La
journée du mardi 29 avril 2003 a débuté pour les membres
du Gouvernement en Exil de Djibouti par une remise, par son Président Mahamoud
Idriss Ahmed, symboliquement devant le Commissariat aux Réfugiés
du Royaume de Belgique et à Bruxelles, du Décret nommant M Moustapha
Kaireh Darar au poste de Chargé des Affaires intérieures au sein
du Gouvernement en Exil de Djibouti
|
Les
membres du GED ont chaleureusement félicité M Moustapha Kaireh Darar
pour cette promotion qui était attendue alors que le Président remerciait
celles et ceux qui ont facilité sa fuite dans les mêmes conditions
qu'Ali Abdillahi Iftin, notre chargé de la Défense et de la Sécurité
nationale, pour rejoindre la terre de libertés et de respect des Droits
humains que représente le Royaume de Belgique.
Lors des entretiens du mercredi
28 avril 2003 et après un fructueux entretien de la délégation
du GED avec un haut responsable des Affaires Etrangères, M Ali Abdillahi
Iftin a tenu à prendre la parole pour remercier en son nom personnel les
dispositions prises par le Royaume de Belgique.
"
Vous avez pleine connaissance de ce que furent mes difficultés d'existence
à Addis Abéba, ville refuge après que j'ai échappé
à la surveillance qu'exerçait sur moi à Djibouti les hommes
aux ordres du Chef de la SDS M Hassan Saïd Kaireh.
Si
je dois ma survie à mon ami et frère, notre vice président
du GED et représentant en Ethiopie, M Abdallah Dabarkaleh Ahmed qui n'a
pas hésité un seul instant à mettre sa propre vie en péril
pour me protéger des tentatives d'élimination physique ordonnées
par M Ismaël Omar Guelleh, je me dois d'admettre que les Etats d'Ethiopie
comme le Royaume de Belgique ont fait démonstration, en l'espèce,
d'une volonté de protéger les droits humains.
Malgré
toute mon opiniâtre volonté de survivre sur cette terre d'accueil
que fut durant quelques mois l'Ethiopie, sauf à rester cloîtré
ce que je me refusais comme homme libre à faire, je n'aurais pas pu résister
plus longtemps aux incessantes tentatives d'élimination dont j'étais
l'objet.
La
rapidité de réaction de l'Etat belge qui m'a octroyé un visa,
alors que la diplomatie du pays des " Droits de l'Homme " me le refusait
obstinément, m'a évité une mort certaine ou au mieux de croupir
dans les geôles d'une prison d'Ismaël Omar Guelleh sous le simple prétexte
que je suis un témoin opposé à tous les crimes et exactions
diverses perpétrés sur son ordre et qui les dénonce.
En
la circonstance, je tiens à remercier par votre intermédiaire le
gouvernement du Royaume de Belgique et les serviteurs de l'Etat qui, se plaçant
en dehors de toute schématique politique, ont démontré quel
sens des valeurs ils attachent au respect des droits humains et combien ils sont
attentifs à ce que ces droits soient appliqués en Belgique ".
La
soirée du mardi 29 avril 2003 a été consacrée à
un Conseil restreint de Gouvernement au cours duquel il a été décidé
que chaque membre dudit gouvernement s'adresserait dans les jours à venir
à sa famille et à sa tribu expliquant les raisons et les motivations
mais aussi les espoirs et les intentions de mettre un terme au régime instauré
par Ismaël Omar Guelleh pour le remplacer par un gouvernement d'union nationale
apte à instaurer un Etat de droit et de bonne gouvernance dans notre pays.
Le
Président Mahamoud Idriss Ahmed a clos la réunion en lançant
un appel adressé aux leaders des quatre partis d'opposition politique membres
de l'UAD.
"
Comme l'on fait le PND Canal historique de M Ali Amarkak Kadir et le Comité
Citoyen du Renouveau Démocratique (CCRD) M Abdillahi Hassan Abdi, nous
vous demandons de vous associer dans une démarche commune à effectuer
auprès des instances internationales ayant pour but de dénoncer
par des écrits communs toutes les atteintes aux droits humains dont se
rend coupable le régime dictatorial imposé par Ismaël Omar
Guelleh en dépit de notre Constitution, des lois en vigueur dans notre
pays et des Lois internationales.
Nous
comprenons parfaitement toutes les pressions ignobles qu'exerce le pouvoir en
place sur vous-même et sur vos familles et qui pourraient avoir comme conséquence
de vous inciter à une certaine réserve.
Il
vous faut savoir que nos familles subissent les mêmes pressions et parfois
bien pires ne serait-ce que par les tentatives récentes d'élimination
physique dont nous sommes l'objet et qui ont avorté, ici à Bruxelles
comme ailleurs.
Par
nos écrits dénonçant ses pratiques et par nos démarches
mais aussi par les soutiens officieux dont nous disposons, nous dérangeons
le pouvoir dictatorial imposé par Ismaël Omar Guelleh et l'atteignons
au point que sa crédibilité est remise en cause au niveau de bon
nombre de pays composant les Etats arabes, l'Union européenne et les Etats-Unis
d'Amérique.
Le
départ d'Ismaël Omar Guelleh du pouvoir à Djibouti est souhaité,
y compris par les pays qui apportent leurs contributions par des aides qui sont
censées alléger les souffrances des populations djiboutiennes. Les
dirigeants de ces pays comme leur diplomatie s'accommoderaient bien mieux d'un
régime politique dirigeant un Etat de Droit et respectant l'humain que
celui d'Ismaël Omar Guelleh qui ne doit sa survie qu'à la terreur
grandissante qu'il fait régner sur les populations de notre pays et qui
a atteint aujourd'hui ses limites.
Le
mouvement de libération nationale est lancé.
C'est
sur ces derniers points que nous vous demandons de vous prononcer et de vous associer
dans une démarche commune auprès des instances internationales.
Vive
la Nation djiboutienne, en marche vers la libération nationale pour le
respect de ses Droits, de ses prérogatives de citoyens et de citoyennes
d'aujourd'hui et de demain"