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Dernière modification : le 18-Jui-2005 3:57 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

 

"Si nos mots sont dérisions à l'égard de la dictature, si nous la brocardons par nos dessins c'est pour tenter de rendre justice à la vérité, et vérité pour que passe enfin la Justice".

 

 

 

 

 

D 378 - 18/07/05 - CANADA/DJIBOUTI - De par les grandes difficultés qu'a Ismaïl Omar Guelleh de faire pénétrer par les SDS la communauté djiboutienne au Canada par la grande porte, il tente d'y pénétrer par la fenêtre en utilisant un bien piètre " sous fifre ".

M Abdallah M. Enseignant au Québec.

 

Comment pourrait-on rester sans réaction à la lecture de cette nouvelle tentative de manipulation des consciences au sein de la communauté djiboutienne du Canada ?.

Soudainement on voit se créer une supposée association qui s'octroie le titre pompeux et franchement " rigolard " d'Association Retour à la Base !!!. N'ayons pas peur des mots, on oserait dire Association de Relance du Banditisme d'Ismaïl Omar Guelleh au Canada.

Lorsque l'on sait qui est le président de cette " organisation " qui se prétend être association à vocation sociale, il y a de quoi douter de sa fiabilité, du sérieux et de son honnêteté.

Kennedid Daach est le fils d' Osman Robleh Daach l'ex-commissaire de Dikhil et Tadjourah entre 1977 et 1991 où il fut "nommé " sur recommandation de Moumin Bahdon Farah. En 1993, Osman Robleh se désolidarise de Moumin et rallie le clan d'Ismaïl Omar Guelleh à qui il prête allégeance. Il décédera en 2004 à Dire Dawa - Éthiopie -, région dont il est originaire et au sein de laquelle il sera avant son décès l'un des " agents actifs " d'Ismaïl Omar Guelleh sur place ; notamment dans les trafics d'armes et dans certaines opérations de déstabilisation du régime politique en place en Éthiopie.

Son fils - Kennedid Daach - est envoyé au Canada en 1987 muni d'un passeport diplomatique djiboutien …comme touriste. Bizarre, bizarre me direz-vous lorsque l'on sait qu'aussitôt il se déclarera opposant…non pas djiboutien mais somalien. Muni d'un solide et faux dossier - préparé par les SDS à Djibouti - il obtient le statut de réfugié politique et d'évidence les aides financières à ce titre qu'il va cumuler avec son salaire d'agent local des Services Djiboutiens de Sécurité versé chaque mois par l'Ambassade de Djibouti au Canada.

Pendant des années il va ainsi disposer en permanence d'un passeport diplomatique - effectuant pour le moins un voyage par an Canada/Djibouti/Ethiopie/Djibouti/Canada et cumulera des aides comme réfugié politique … somalien octroyées généreusement par l'État canadien auxquelles vont s'ajouter tous les salaires de l'Ambassade de Djibouti au Canada comme " taupe " des Services Djiboutiens de Sécurité au sein de la communauté djiboutienne en exil.

QUELLE SERA SA MISSION PRINCIPALE ?.

Dès 1987, sa mission sera d'infiltrer la communauté djiboutienne en exil au Canada et qui est l'une des plus importantes par rapport aux autres pays du monde occidental afin d'y procéder au repérage des opposants au régime d'Hassan Gouled de l'époque.

Comme directeur des Services Djiboutiens de Sécurité, dès le début des années 80, Ismaël Omar Guelleh ( qui fera plus tard transformer son prénom en Ismaïl car ... à cette époque..le prénom d'origine juive le dérange) va ainsi missionner plus d'une centaine d'hommes et de femmes répartis dans chaque pays occidental afin qu'ils/elles servent de relais pour diverses opérations notamment contre les personnalités politiques les plus virulentes et qui dérangent le régime à Djibouti.

Formé à bonne école comme inspecteur des Renseignements Généraux français avant l'indépendance (où il trahira la LPAI) et par ses nombreux séjours dans les pays du bloc communiste d'Europe d'alors, Ismaïl Omar Guelleh dispose dès 1980 d'une excellente expérience en matière de " noyautage " et de " manipulation " qu'il va mettre en pratique par l'entremise de tous ses pions qui lui serviront bien plus à titre personnel qu'ils ne seront utiles aux intérêts de la république de Djibouti d'Hassan Gouled Aptidon.

Préoccupé par les possibles attentats contre lui-même et sa famille (qui pour la plupart seront montés de toute pièce par IOG afin d'asseoir sa propre autorité et la mainmise sur les décisions du Palais de l'Escale - dans quelque domaine que ce soit) Hassan Gouled va donner carte blanche à Ismaël Omar Guelleh.

Comme bien d'autres, vivant au Canada et jouant le rôle du pauvre réfugié politique somalien vis-à-vis des autorités locales, Kennedid Daach va dès 1987/1988 s'atteler avec une certaine efficacité à la tâche d'acquisition de renseignements confiée.

A la suite de quoi, bien des familles djiboutiennes - de sa connaissance et vivant au Canada - furent inquiétées par les SDS dès leur débarquement de l'avion à Djibouti lors des vacances annuelles.

Certains Djiboutiens/Djiboutiennes souhaitaient revenir au pays pour s'y fixer mais ne comprirent pas alors que - malgré les qualifications et leurs compétences professionnelles - ils/elles ne purent jamais trouver un emploi.

Ce qu'ils ignoraient alors c'est qu'ils/elles étaient fichés (es) par les Services Djiboutiens de Sécurité comme " Elément subversif à surveiller " (textuellement).

Fiches établies à partir des renseignements fournis par " la taupe " Kennedid Daach et d'autres agents des SDS camouflés en " honorables opposants " au régime de Gouled puis d'Ismaïl Omar Guelleh.

UN HOMME PLUS DANGEREUX QU'IL N'Y PARAÎT ?

Y aurait-il des liens de cause à effet entre certains décès soudain de personnalités d'opposition au Canada apparemment en bonne santé et le fait qu'elles aient côtoyé - parfois quelques heures avant - Kennedid Daach ?. Nous n'irons pas jusqu'à affirmer qu'il serait le pendant homme de la Kabyo en matière " d'empoisonnement " mais ce que l'on peut recommander aux membres de la communauté djiboutienne des opposants en exil c'est d'être extrêmement prudents en présence de Kennedid Daach.

Ce que l'on peut en dire c'est qu'il est dévoré par l'ambition - certes mal placée vu le peu de potentiel dont le ciel l'a doté - et capable des pires extrémités pour parvenir à ses fins. Pour autant qu'il reçoive un ordre d'Hassan Saïd Kaireh, il l'exécutera sans sourciller, fut-ce un membre de sa propre famille qui pourrait être concerné.

ASSOCIATION RETOUR A LA BASE = ASSOCIATION BIDON

Après avoir renseigné le Palais de l'Escale - dès 1987 et durant 18 années - sur les opposants djiboutiens en exil au Canada et leur avoir porté préjudice au point que beaucoup n'osent plus retourner au pays même pour quelques semaines, Kennedid Daach est mal fondé aujourd'hui pour prétendre que son " association bidon aurait comme vocation de " militer en faveur d'un retour imminent au pays d'une main d'œuvre djiboutienne qualifiée ".

C'est une nouvelle mystification diligentée depuis le Palais de l'Escale - du bureau même d'Hassan Saïd, directeur de la Police Politique - que de tenter d'imposer dans les esprits le caractère faussement social de " l'ARB " car elle poursuit bien d'autres buts inavouables.

Il faut savoir que les relais à caractère faussement associatif mis en place par les Services Djiboutiens de Sécurité au Canada se multiplièrent entre 2000 et 2003 mais malgré les gros moyens financiers octroyés par le Palais de l'Escale pour les soutenir et acheter les consciences, une à une et dans leur quasi totalité, les manigances de leurs dirigeants et leur train de vie de " nouveaux riches " furent rapidement mises à jour. Au point que très souvent ces " associations bidon " ont du presque " fermer leur porte " et ne sont représentatives que par un Comité de direction réduit à quelques personnes ;

D'où la " déconfiture " de la pensée d'Ismaïl Omar Guelleh au sein de la communauté Djiboutienne au Canada comme ailleurs.

IOG cherche par l'entremise de l'ARB... à relancer la "machine" propagande au Canada...

QUAND LES MENSONGES DÉPASSENT L'UTOPIE !

Nous ne reviendrons pas en détail sur l'interview de Kennedid Daach livré au journal La Nation tant ses mensonges sur le monde idyllique qu'il nous dépeint en parlant de Djibouti sous le régime d'Ismaïl Omar Guelleh ont quelque chose de surréaliste et sonnent faux.

La situation tant économique que sociale étant d'une telle gravité dans le pays qu'il se dégage de ce supposé interview - transcrit dans les colonnes de La Nation - une odeur malsaine de tentative de manipulation des vérités criardes et insultantes pour les populations djiboutiennes.

Kennedid Daach sait parfaitement qu'aucune famille djiboutienne - ayant conservé sa nationalité d'origine ou ayant opté pour celle octroyée par le Canada - ne sera sensible à son " chant des sirènes " incitant à revenir au pays pour y travailler.

Outre le fait que ces familles se sont - pour la plupart d'entre elles - adaptées au Canada et à son mode de vie (tout en conservant leur culture et les liens avec leurs racines), elles ont acquis aussi dans ce pays du nouveau monde une culture ; celle de la liberté d'expression et de leurs droits citoyens et syndicaux respectés.

Hormis pour y passer quelques vacances et y aider financièrement leurs familles confrontées aux affres du chômage et aux pires difficultés d'existence, quelle famille djiboutienne vivant au Canada - de surcroît en démocratie - abandonnerait sa terre d'accueil pour revenir à Djibouti pour :

y subir la dictature de la pensée unique ;

être confrontée au chômage qui s'aggrave de manière exponentielle ( voir derniers chiffres publiés par les organismes djiboutiens du Travail qui n'osent plus en publier depuis presque un an) ;

sans nul droit syndical si ce n'est celui de se taire " sinon Gabode ! " ;

ne pas pouvoir bénéficier d'une couverture sociale et de protection Santé ;

être contrainte d'inscrire ses enfants dans un système éducatif sinistré dont la responsabilité incombe aux gouvernants actuels et qui ne survit que par la mendicité ;

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A ses affirmations grossières et insolentes, Kennedid Daach a l'outrecuidance de conclure son interview par ces quelques lignes qui sont une apothéose dans la tromperie

" Dans un proche avenir, nous comptons mettre en place un journal d'information qui servira de trait d'union pour notre communauté à travers les deux pays, et plus tard nous allons créer des échanges économiques. Il ne faut pas oublier qu'il existe déjà au sein de notre communauté des gens qualifiés, des intellectuels, des hommes d'affaires qui participent déjà au développement de notre pays ".

Les gens qualifiés, les intellectuels, les hommes d'affaires … qui selon Kennedid Daach participeraient déjà au développement de notre pays … ne vivent pas à Djibouti mais dans le monde occidental.

Ils ne viennent à Djibouti qu'en certaines périodes de l'année, pour quelques semaines et ... en repartent bien vite pour profiter des "bienfaits" dans les pays libres....et respirer l'air de la démocratie, même si celle ci est loin d'y être parfaite !!!.

Sauf à soutenir de manière inconditionnelle le pouvoir et faire des " affaires " avec Ismaïl Omar Guelleh et ses hiérarques mais aussi d'être racketté - quand et comment le dictateur djiboutien le décide - nul ne prendrait le risque d'investir sur place sur du moyen ou du long terme et d'y vivre en permanence.

Le but d'Ismaïl Omar Guelleh et de ses hiérarques n'est point un secret. Il s'agit pour eux d'attirer le maximum d'investisseurs dans des PME/PMI pour les "plumer" ensuite sur place avec la caution silencieuse de ce qui fait office de justice locale.

Ce dont se garde bien de parler dans son interview Kennedid Daach c'est qu'en matière de commerce avec le monde occidental, la baisse des importations de Djibouti en provenance des pays occidentaux et de France notamment n'est pas la conséquence d'une nouvelle orientation des gouvernants du Palais de l'Escale.

Cette baisse d'importation - observée depuis 3 années - est la conséquence d'une défiance justifiée des exportateurs occidentaux qui n'arrivent pas à se faire payer les marchandises commandées et réceptionnées par quelques gros commerçants de la capitale qui - par le fait du hasard - gravitent en périphérie du pouvoir et de sa justice.

Les assignations de ces entreprises occidentales auprès du Tribunal de Commerce - tout comme les plaintes déposées auprès du Parquet du Procureur de la République de Djibouti restent " lettres mortes ", malgré les relances par ministère d'avocat aucune suite ne leur est donnée.

Comme cela a été écrit précédemment sur ce site dans différents articles, en que ce qui concerne les investissements à Djibouti dans le but de créer une PME/PMI, bon nombre de ces opérations se sont traduites par la saisie des biens et des comptes bancaires des investisseurs qui furent - le plus souvent - expulsés par le premier avion en partance et quelque pouvait être la destination.

A notre connaissance aucun recours ultérieur devant la juridiction djiboutienne compétente n'a abouti.

L'histoire authentique de ce commerçant djiboutien me revient en mémoire. Par ce que son commerce était florissant et qu'il faisait concurrence à un autre commerçant - dans le même secteur d'activités - qui était proche du pouvoir politique en place, l'homme fut l'objet de tracasseries les plus diverses allant jusqu'à des redressements d'impôts que rien ne justifiait. Tous ses biens furent saisis en 24 heures sous décision … de Justice et il fut expulsé du pays vers le Yémen ( ?) où il mourut quelques mois plus tard dans la misère.

POUR CONCLURE

" Taisez-vous Kennedid Daach ! car par les duperies dans vos déclarations - impudentes et financées par le ¨Palais de l'Escale (celui des artifices propagandistes) - vous portez gravement préjudice :

- à cette jeunesse sans espoir (4000 de plus chaque année) et qui mal préparée à affronter le monde du travail et ses exigences, erre dans les rues de la capitale ; celles de tous les dangers, de tous les vices et de la drogue ;

- à plus de 85 % de chômeurs dont beaucoup n'ont plus d'espoir après plus de 6 années de vaines promesses ;

- à plus de 90 % de femmes qui ne trouvent pas d'emploi ;

- à ces familles djiboutiennes qui sont passées en quelques années de la pauvreté à la misère ;

- à ces fonctionnaires, militaires, gendarmes, policiers et assimilés fonctionnaires qui attendent désespérément le 25 de chaque mois que leur maigre salaire ou solde leur soit versé ; parfois avec des retards de plus de 6 mois ;

- à ces mêmes fonctionnaires, militaires, gendarmes, policiers et assimilés fonctionnaires à l'égard de qui l'Etat djiboutien refusant de payer les arriérés de salaires et de soldes (plus de 6 mois pour certains) s'est autorisé arbitrairement à annuler sa dette ...

- à ces miséreuses - y compris Djiboutiennes - qui mendient partout dans la capitale autour des supermarchés (propriétés d'Ismaïl Omar et des ses caciques et qui pratiquent le monopole avec des tarifs exorbitants sur les produits alimentaires essentiels), à ces mères qui tentent ainsi de faire survivre leurs enfants……….

Honte sur vous !.

pendant ce temps ...

et c'est cela l'essentiel pour certains !!!

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

 

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