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D
411 - 06/09/05 - DJIBOUTI -
Décès par immolation = Suicide.
Djibouti détient un triste record mondial sur cette épidémie
récursive comme sur la rapidité et l'efficacité des conclusions
d'enquêtes.
Justicia.
Lorsque
l'on fait le bilan des " Suicides " par immolation depuis les années
80 à Djibouti comme celui des décès par crise cardiaque ou
par rupture d'anévrisme, la rapidité et l'efficacité récursive
des conclusions d'enquêtes semblerait, à tort, inquiéter les
personnalités politiques d'opposition comme ceux qui constituent les "
fusibles du pouvoir " dans diverses affaires.
C'est
vraisemblablement à partir de ce même constat et de cette déplorable
défiance injustifiée à l'égard d'Ismaël Omar,
de madobé et de ses cerbères, et avec ces mêmes inquiétudes
que certains prennent autant de précautions en s'octroyant une garde personnelle
armée et évitent de fréquenter les quelques réceptions
où l'on servit en un temps passé un "
cocktail Meraneh ", préparation pharmacologique, à Mohamed
Djama Elabeh.
Le
préparateur-vendeur initial du cocktail est décédé
lui aussi depuis, pas du même produit, quant au manipulateur dudit cocktail
il a acquis une notoriété publique au point qu'il lui a donné
son nom et qu'il est depuis devenu Député de l'Assemblée
Nationale djiboutienne.
Ceci
met à mal certaines affirmations selon lesquelles l'incompétence
conduit à la députation ( ou dé ..pu .. tatation) alors que
nous avons là le meilleur exemple qu'il puisse être de promotion
associale sous l'égide de son Excellentissime le "Grand Gourou".
Fatalité,
impondérable
etc chacun pourra ainsi justifier cette disparition
comme celle de certains de ses prédécesseurs qui nous ont quitté
dans des conditions aussi soudaines qu'étranges.
Fatalité
bien arrangeante me direz-vous à laquelle nous ne poserons qu'une question
" à qui servaient ces disparitions bien opportunes
? ".
La
force d'une Justice - Des enquêtes minutieuses, le suicide étant
connu avant que les actes par immolation se produisent.
La
presse d'Ismaël Omar le confirme à chaque fois "c'est un suicide
!" il ne saurait en être autrement car dans le cas contraire à
quoi servirait la Police ?.
Selon
la formule consacrée à Djibouti depuis des lustres, immolation =
suicide ce qui met un terme à toute autre supputation et facilite grandement
les enquêtes de la Police nationale, débordée par les actes
délictueux commis par les Réfugiés et qui est vraisemblablement
la Police qui a le taux d'élucidations de délits
le plus remarquable parmi toutes les Polices de la planète.
Souvenons
du suicide par immolation du Juge Borrel, de quelques autres qui ont suivi depuis
et notamment celui d'un homme découvert il y a de cela quelques mois dans
un terrain vague dans la capitale (comme bien d'autres).
Après
de longues et minutieuses investigations de quelques heures, les enquêteurs
ont toujours conclu au suicide par immolation.
Le
Commissaire Maigret n'a plus qu'à se rhabiller, la grande figure locale
de Justice qu'est le Procureur Djama Souleïman - alias "cafougnette"
- le supplante largement en facultés d'investigations rondement menées
dont les résultats sont connus bien avant que les actes soient perpétrés,
ce qui justifie les raisons pour lesquelles il avait déjà en poche
son diplôme de magistrat de type " Coopération Bonux "
bien avant d'entrer à l'Ecole de la Magistrature française.
Ajoutons
à cela que c'est certainement le seul Procureur de République en
ce monde à initier la condamnation d'avant procès par contumace
pour une affaire de supposée diffamation dans laquelle un accusé
n'a pas à être convoqué devant les Tribunaux compétents.
Il
renforce ainsi, par sa contribution, le code de procédure ismaélien.
Que
dit la médecine sur l'Etat dépressif qui conduit au suicide ?.
L'état
dépressif qui peut conduire au suicide et que l'on désigne en psychiatrie
comme un état pathologique est fondé essentiellement sur deux séries
de troubles caractéristiques et précurseurs.
Si
l'on s'en tient aux états dépressifs pathologiques proprement dits,
les dernières statistiques de l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) estiment entre 5 et 10 % la fréquence dans le monde de tels états.
Environ 10% de ces cas
sont soignés, les quatre cinquièmes par des médecins non
spécialisés, un cinquième seulement par des psychiatres.
Si
l'on ne tient pas compte de tous les actes ayant pour but de protester contre
une politique de répression telle que celle contre l'Eglise bouddhique
ou contre un régime érigé en système comme ce fut
le cas le 23 janvier 2001 sur la place Tian'anmen à Pékin, ces mêmes
statistiques indiquent que l'immolation représente moins de 0,6 % des méthodes
utilisées pour le suicide
.
La
gravité de l'épidémie endémique qui sévit à
Djibouti depuis des années atteint un tel niveau que l'on pourrait conseiller
au Parquet du Procureur de la République de Djibouti de faire imprimer
un modèle de document administratif type à l'usage des enquêteurs
de Police dans lequel il ne resterait plus qu'à inscrire dans une case,
le nom du suicidé, la date et l'heure estimée de son acte.
Inutile
de s'embarasser avec son adresse puisqu'il n'en a plus et que cela fait du travail
en moins qui entre dans le cadre de l'allégement des tâches... et
"taches administratives".
A
ceci s'ajouteraient l'une des trois cases à cocher indiquant les causes
du suicide.
1. Chagrin
d'amour ou perte d'un être cher.
2. Problème d'ordre financier.
3.
Autre.
Il est un fait
que les "épidémies" initiées sous le régime
de Menguistu Haïlé Mariam ont franchi la frontière, elles ont
frappé et frappent encore durement Djibouti.
L'une
des grandes spécialités, initiée par les formateurs cubains
en Ethiopie sous le régime de Menguistu Haïlé Mariam, fut l'élimination
physique des personnalités politiques et militaires suivie d'une immolation
par le feu des dépouilles afin d'éviter toute identification des
corps et de masquer du mieux possible les sévices et les tortures préalables
permettant d'obtenir les renseignements recherchés.
Ces
actes furent plus particulièrement perpétrés dans les derniers
mois qui précédèrent la fuite du tyran éthiopien d'Addis
Abéba, le 21 mai 1991 pour se réfugier au Zimbawé, car c'est
à cette époque que le régime se sentit de plus en plus menacé
par l'offensive des rebelles du Front populaire de libération de l'Érythrée
et du Front populaire de libération du Tigré, province du nord du
pays également en lutte pour son indépendance.
Les
pratiques de viols, tortures et d'éliminations physiques se concluant par
une recrudescence de l'immolation des dépouilles par le feu furent vite
connues dans les rangs de la rébellion qui répondit à sa
manière à ces actes dont le but était de tenter de les atteindre
moralement, de freiner ou d'annihiler toute velléité à l'égard
du régime politique de Menguistu Haïlé Mariam.
A
la chute du régime, les hommes des Services de Sécurité éthiopiens
qui furent formés à de telles pratiques inhumaines par l'encadrement
militaire cubain vont majoritairement s'échapper d'Ethiopie pour rejoindre
le Soudan, soit être arrêtés et emprisonnés, soit pour
quelques dizaines d'entre eux se réfugier et se mettre sous la protection
d'Ismaël Omar Guelleh qui va très rapidement leur octroyer une
fonction au sein du SDS, parfois un grade d'Officier et une responsabilité
de formateur au sein de l'Armée Nationale Djiboutienne, de la Gendarmerie
Nationale ou des Forces Nationales de Police.
Cet
exode en provenance d'Ethiopie va s'accélérer lors du conflit 1992-1993
contre les Afars, période durant laquelle des " mercenaires "
sans grade ayant une haine naturelle et ancestrale à l'égard des
populations (...conditions sine qua non) vont servir les desseins du pouvoir après
être enrôlés et semer, par leurs actes de viols puis d'élimination
suivis d'immolation des corps, de véritables paniques parmi les populations
Afars désarmées.
L'image
de la jeune femme Afar qui a subi ces atrocités sous le fallacieux prétexte
qu'elle aurait été un agent de renseignement Afar et dont la photo
de son corps calciné fit le tour de la presse internationale, n'est que
la démonstration d'exemple de ce que subirent les populations Afars - femmes,
enfants et hommes désarmés - avec la multiplication de tels actes
bien vite masqués par l'ordre venu du Palais de l'Escale d'enfouir les
dépouilles au bulldozer
dans la région de Tadjourah comme en
d'autres points plus au Nord du Pays.
La
paternité de l'usage des bulldozers en revient à Moumin Bahdon Farah
qui alla même jusqu'à le recommander ouvertement en public.
Cette
pratique s'est depuis institutionnalisée à Djibouti au point que
des meurtres perpétrés pour diverses raisons - pas forcément
politiques mais impliquant des proches du régime - sont " solutionnés
" rapidement par l'immolation des corps des victimes s'étant "
suicidées "... avec l'aide des hommes du SDS d'Hassan Saïd ce
qui met fin à toute perspective d'investigations dérangeantes pour
ce qui fait office de " Justice locale " et confirme le " clan
mafieux " dans sa pleine et entière autorité.
Les
" gogos de service " supposés être aptes à digérer
tous les mensonges du terrorisme d'Etat.
On
a vraiment le sentiment que ce qui fait office de Justice à Djibouti au
niveau du Parquet du Procureur de la République nous prend pour des "
gogos de service " proches de la débilité mentale et aptes
à ingurgiter et à digérer illico presto tous les mensonges
qui ne sont pas forcément des mensonges d'Etat comme ce fut le cas dans
l'Assassinat programmé du Juge Bernard Borrel.
Les
études sur le sujet le démontrent, le suicide par immolation est
vraisemblablement celui qui occasionne les plus longues et les plus atroces souffrances
à l'être humain qui décide de mettre ainsi fin à ses
jours.
Cette agonie peut
durer plusieurs heures voire des jours car le corps passe par différentes
phases de " combustion " nonobstant le fait que la personne, d'après
tous les témoignages, se débat et lance des cris d'une telle ampleur
qu'ils ameutent forcément le voisinage.
Apparemment
et sous le climat pour le moins particulier de Djibouti les suicides par immolation
se passent en silence et sans témoin
alors que la victime peut aller
jusqu'à s'enfermer à clé dans une pièce pour se donner
la mort.....
Admettons
tout de même que l'efficacité dont fait preuve ce qui fait office
de Justice à Djibouti a le " mérite " de ne pas surcharger
les tribunaux avec de telles affaires.
C'est
vraisemblablement la seule démonstration d'efficacité et de réussite
à porter au crédit de l'administration d'Ismaël Omar Guelleh
en matière de ce qu'on appelle localement "La Justice".

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