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Dernière modification : le 14-Sep-2005 15:07 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 415 - 14/09/05 - DJIBOUTI - L'homme politique d'avenir est au service de la Démocratie, du respect des Droits Humains et non un supplétif de ceux qui transgressent les lois et les saints préceptes religieux d'Al Küran.

M Ahmed Boulhan.

 

Un peu de courage politique, Monsieur Daher Ahmed Farah et consorts !.

Alors que chacun et chacune entrevoit l'absurdité de l'assignation en justice lancée par le général Zakaria à l'encontre du président de l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti (ARDHD) auprès du Tribunal de Paris, on ne peut que s'étonner du mutisme de ceux qui au sein du MRD ont mis le " feu aux poudres ".

Ces hommes - qui n'hésitent pas par ailleurs à faire largement état de leurs ambitions politiques pour un " autre Djibouti à court terme ", une république ouverte à l'amorce d'une démocratie et au respect des " droits citoyens " - sembleraient totalement occulter aujourd'hui leurs propres responsabilités à l'initial dans l'affaire Zakaria/ARDHD et appliquer la politique dite de l'autruche.

- Nous aimerions savoir comment peuvent-ils aujourd'hui justifier l'incohérence de leur attitude de fuite devant la difficulté dans l'affaire Zakaria/ARDHD ?, alors que cette association - comme le GED - ont contribué par leur mobilisation et leurs interventions à haut niveau à ce que DAF soit libéré lors de ses incarcérations à Gabode.

La mémoire aurait-elle dans ce cas bien des raisons que l'on ne se souvienne plus où que l'on... ne veuille plus se souvenir ?...

- Quelle serait leur comportement demain face aux difficultés économiques, sociales voire politiques au sein de l'État djiboutien alors qu'ils sont aujourd'hui dans l'incapacité notoire de défendre ne serait-ce que les Droits - fondamentaux et bafoués - des femmes djiboutiennes au sein des Armées nationales ?.

 

"Celui qui se pense être habile en stratégie politicarde ne gagne ni renom pour sa ruse, ni récompense pour son courage".

Constat est ainsi fait d'une bien piètre démonstration de si peu de courage pour soutenir - par leurs témoignages devant lesdits tribunaux - un Jean Loup Schaal qui n'a eu de cesse depuis plus de 15 années de défendre avec abnégation leurs droits, comme tous ceux des femmes et des enfants à Djibouti et en exil, sans faillir un seul instant et sans céder - quant à lui - aux " miroirs aux alouettes ", à l'achat de sa conscience afin qu'il se taise ; ni aux chantages, ni aux menaces exercées par le pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh et par ses suborneurs.

L'histoire est là pour le démontrer, l'homme politique d'avenir (l'homme tout simplement) est au service de la Démocratie, des Droits Humains et non un supplétif de ceux qui transgressent ces Droits fondamentaux et les lois du pays en se donnant une fallacieuse ; donc condamnable image de démocrate alors qu'ils en sont aux antipodes.

En temps et en heure, les populations djiboutiennes jugeraient des attitudes responsables - ou pas - de chacun et de chacune face à toutes les formes de dictature. Ce jour là, l'avenir politique de ceux qui n'auront pas eu de courage - celui de chercher la vérité et de la dire - sera derrière eux car ils seront au banc des accusés.

 

Pour ce qui le concerne, le Gouvernement en Exil et le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale ont condamné - ouvertement, publiquement et à de multiples reprises - l'attitude du Général Zakaria comme le fait qu'il tente aujourd'hui d'obtenir d'hypothétiques réparations financières devant les Tribunaux français. Réparations auxquelles il ne saurait prétendre dans un Etat de droit car les vérités sont là !, elles sont d'évidence et les témoignages à charge existent.

 

Fuir nos responsabilités serait inqualifiable et aucune cause tout comme aucun argument ne pourraient les justifier.

Ils peuvent, de plus, conduire le pouvoir djiboutien actuel - humilié et affaibli - à des actes dangereux ultérieurs contre le maintien du droit d'expression sur le net, en dehors du pays.

Malheureusement pour les populations djiboutiennes, le pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh nous a habitué à acheter les consciences faibles et à porter " le conflit " - par tous les moyens - entre ethnies et tribus sans vergogne aux quatre coins du pays et à l'étranger pour tenter d'assurer sa domination vacillante. Demain il n'hésiterait pas à tenter de faire taire tous les sites internets représentant la véritable opposition.

Si un jugement de Tribunal venait à sanctionner le site de l'ARDHD - donc à mettre son existence en danger mais aussi celle de tous les sites d'opposition - plus aucune population djiboutienne sur terre ne pourrait se sentir défendue et protégée. Qui empêcherait les Services Djiboutiens de Sécurité - un tant soit peu libre alors dans ses actes et agissant en dépit des lois tant nationales qu'internationales - de procéder ouvertement à l'élimination physique d'opposants exilés et d'en accuser tel autre groupe ?.

Si l'on imagine que " quelqu'un " a intérêt au développement de cette logique, on peut être certain qu'il se réjouirait de la tournure que prendrait un tel événement et ses conséquences.

Nous dénonçons enfin, une fois de plus l'attitude du gouvernement djiboutien actuel qui, profitant de la confusion, de l'émotion et des amalgames, accroîtrait ses agressions contre l'opposition politique en exil.

L'affaire Zakaria/ARDHD n'est qu'un outil qu'il manipule et utilise pour annihiler toute expression des vérités et d'émergence des droits citoyens à Djibouti comme au sein des diverses communautés djiboutiennes exilées.

Plus que jamais, il nous faut avoir la lucidité et le courage politique de dénoncer publiquement ce qui doit l'être, dans l'émotion générale et médiatique, de rappeler publiquement sa responsabilité historique.

 

En conséquence de quoi.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice, de vérité et de paix :

à se mobiliser contre toutes les tentatives, qui ne manqueront pas, de désigner des boucs-émissaires tels que l'ARDHD, le GED et le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale dans son ensemble,


à réaliser "l'Union sacrée" contre la dictature en témoignant - par des écrits et par leur présence au jour du procès - afin de dénoncer publiquement et avec courage, devant les médias internationaux largement mobilisés pour la circonstance, les actes commis par le Général Zakaria.

Actes indignes d'un militaire et contrevenant gravement à l'honneur des hommes et des femmes qui composent nos Armées nationales.

En restant immobiles et en n'ayant pas le courage politique de faire cesser par nos témoignages cette tentative de clouage au pilori de ceux qui oeuvrent pour le respect des Droits Humains, nous n'encouragerions pas à agir en responsables les citoyens et les citoyennes que nous devrons représenter dans un avenir proche.

 

Alors Monsieur Daher Ahmed Farah et consorts :

" Courage..., la dignité politique fait moins mal qu'on ne le croit ! ".

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

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