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D
422 - 21/09/05 - ONU - Peu de mensonges résistent
à l'usure des ans, Ismaïl Omar Guelleh le sait dans ses promesses
non tenues.
M Saïd Abdo
ONU
- " STATU QUO ", UN SOMMET INTERNATIONAL SANS GRANDE DÉCISION
IMMÉDIATEMENT APPLICABLE.
Le
sommet des Nations unies s'est achevé le vendredi 16 septembre sans accord
probant que l'on était pourtant en droit d'attendre sur la manière
de lutter contre le terrorisme et la pauvreté, et avec un document largement
insuffisant sur la réforme de l'ONU qui était pourtant inscrite
dans l'ordre du jour dans l'une des grandes priorités.
Une
grande part a été consacrée au programme nucléaire
iranien qui a accaparé l'attention confirmant la grande inquiétude
des pays Européens avec une tentative remarquée de faire revenir
Téhéran à la table des négociations pour éviter
une saisine, donc des " mesures sanctions " à venir et décidées
par le Conseil de sécurité.
M
Kofi Annan - hôte du sommet et secrétaire général de
l'ONU - a reconnu à l'ouverture des débats, mercredi, que le document
sur lequel les États s'étaient mis d'accord la veille était
décevant. "Nous aurions tous aimé obtenir davantage, mais c'est
un pas en avant important", a-t-il déclaré avant de dénoncer
l'échec des États membres à s'entendre sur une des grandes
questions du moment, le désarmement et la non-prolifération, qui
n'apparaît même pas dans le texte.
Si
le terrorisme a été unanimement condamné par les délégués
des 170 pays, les orateurs qui se sont succédés à la tribune
de l'ONU ne se sont toutefois pas accordés sur les moyens de lutte, ni
sur une définition claire du terrorisme alors que le président américain,
George W. Bush, demandait avec insistance à l'organisation internationale
de se mobiliser davantage contre ledit terrorisme. Les pays du Nord ne sont pas
parvenus à en faire accepter une définition universelle susceptible
d'être mise en uvre.
Dans
le document final devant être adopté formellement vendredi, les États
se contentent en effet de condamner le terrorisme "sous toutes ses formes
et manifestations" et appellent à la conclusion d'ici à septembre
2006 d'une Convention globale sur le terrorisme. Le roi Abdallah de Jordanie a
appelé à appliquer"une tolérance zéro à
l'égard de ceux qui prônent le terrorisme".
LUTTE
CONTRE LA PAUVRETÉ RELÉGUÉE AU SECOND PLAN DES DISCUSSIONS.
La
place accordée au débat sur le terrorisme a finalement occulté
les prises de positions sur la réduction de la pauvreté à
l'échelle mondiale.
On
ne peut que regretter que la lutte contre la pauvreté ait été
reléguée au second plan des discussions et des grandes décisions
à prendre. Preuve en est faite par le contenu du document établi
au final et qui se limite à proclamer la volonté des États
de créer un Conseil des droits de l'homme pour remplacer l'actuelle Commission,
devenue caduque car inefficace, alors qu'il renvoie aux calendes grecques la mise
au point des détails le concernant : mandat, fonctions, taille, composition
et méthode de travail pour y parvenir.
Les
dirigeants des trois pays émergents les plus en pointe dans la lutte contre
la pauvreté - Inde, Afrique du Sud et Brésil - ont dénoncé
le peu de progrès réalisés vers les objectifs du Millénaire
fixés en 2000 pour réduire la pauvreté dans le monde. Le
président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a appelé
à augmenter "de façon significative" l'aide au développement
pour atteindre ces objectifs, notamment celui de réduire de moitié
l'extrême pauvreté d'ici à 2015. "Sinon, je crains que
la paix et la sécurité internationale restent un mirage", a
déclaré Lula.
LES
MENSONGES DEVIENNENT PRESQUE FUTILITÉS LORSQU'UN PRÉSIDENT DJIBOUTIEN
AUTOPROCLAMÉ
EN FAIT USAGE DANS UN DISCOURS A L'ONU.




Du
discours d'Ismaïl Omar Guelleh à la tribune de l'ONU, on ne retiendra
que quelques lignes édifiantes tant elles mettent en évidence l'objection,
le contraste le plus total entre discours et réalités à Djibouti,
l'un étant aux antipodes de l'autre.
Transcription
littérale d'une partie du discours.
"
.Depuis son indépendance, mon pays a poursuivi
et soutenu, pa principe et omme objectifs politiques majeurs, une societé
égalitaire inclusive avec l'égalité des chances pour les
filles et les garçons, s'assurant ainsi une éducation universelle
de base pour tous. Nous avons considérablement investit dans le domaine
de l'éducation afin que chauqe enfant,fille et garçon, puisse bénéficier
gratuitement d'une éducation de base de bonne qualité jusqu'aux
secondaire et universitaire. Avec nos maigres ressources, cette entreprise constitue
un défis colossal, et particulièrement aux vues d'une population
croissante
. ".
Chacun/chacune
jugera, se fera sa propre opinion à partir d'un vécu à Djibouti.
"
.....une societé égalitaire inclusive avec l'égalité
des chances
"






"
.Nous avons considérablement investit dans le domaine de l'éducation
afin que chauqe enfant,fille et garçon, puisse bénéficier
gratuitement d'une éducation de base de bonne qualité jusqu'aux
secondaire et universitaire
. "
Promesses




Réalités






Djibouti
Juin 2005
















ANNÉE
2004 - Derrière une soixantaine d'enfants adoptés officiellement
par des familles des pays occidentaux se cache un vaste trafic d'enfants voyageant
sous couvert d'accompagnatrices munies de passeports diplomatiques djiboutiens.
Subterfuge avec une moyenne de plus de 30 % de passagers munis de passeports diplomatiques
dans les vols affrétés par DAALLO SARL en période d'été
et de vacances scolaires.
A
partir de l'Aéroport International de Djibouti, plus
de 1000 enfants ont ainsi "disparu" en 2004 et
se sont "perdus" dans les pays du monde occidental.
On
ne retrouve nulle trace sur les manifestes de vol lors du retour de leurs accompagnatrices.



Dans
ce cas, le discours politique d'un tyran a besoin de mensonges, de cautions externes
et de secrets pour survivre au reste
.
On
y retrouve la lâcheté poussée jusqu'à la folie, les
démissions face aux responsabilités, les impostures dans toute leur
laideur, et ce qu'on appelle "crise internationale" subie n'est en vérité
que simulacre qui nous abuse plus qu'il ne nous instruit avec ce refus apeuré
de toute hauteur
Le
jargon trivial utilisé par certains discours publics et .. internationalement
approuvés a fait de presque tout un jargon vide, un verbalisme cancéreux.
Ce sont des "impolitesses officialisées", et avant toute chose
vis-à-vis de soi.
Peu
de mensonges résistent à l'usure des ans, Ismaïl Omar Guelleh
le sait dans ses promesses non tenues.
Ses
mensonges d'hier sont ses vérités d'aujourd'hui qu'il tente vainement
de faire accepter comme telles, et qui ne sont - une fois fois encore - que des
mensonges pour demain !!!.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50
Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org