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Dernière modification : le 28-Sep-2005 15:27 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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"Une armée de fourmis peut triompher d'un serpent venimeux"

 

D 426 - 28/09/05 - DJIBOUTI - Qui veut réellement empêcher la France de tomber à Djibouti et qui veut l'en exclure et à quel prix ?.

 

Hussein Boulaleh Abdillahi


Bien des " rapports confidentiels " - établis notamment par des organismes de type " Foundation " et dépendant du Secrétariat d'État des USA mais aussi des services spéciaux français, allemands et européens en général - soulignent le manque persistant de volonté de l'État dirigé par Ismaïl Omar Guelleh à remplir ses obligations au regard de la législation nationale et du droit international, qui lui commandent d'agir avec la diligence requise dans le cadre du respect des droits de l'homme.

L'histoire récente de Djibouti n'est qu'un tas de mensonges sur les événements qui ne se sont jamais passés, sur des actions qui ne furent jamais menées par le gouvernement, racontées par des gens qui n'étaient pas là et à qui l'État fait dire et écrire n'importe quoi après leur avoir octroyé un poste de haut fonctionnaire ou de ministre.

C'est le régime de l'apparence. Paraître ou ne pas être, telle est la question que se pose le Palais de l'Escale. La vanité d'IOG consiste à vouloir paraître ; l'ambition, à vouloir être ; l'amour-propre, à croire qu'il est ce qu'il n'est pas ; la fierté, à savoir ce qu'il vaut comme chef de l'État. Voilà pourquoi il est si furieux contre ceux à qui il ne paraît pas ce qu'il voudrait paraître. Il y perd son existence alors qu'il sait que la justice divine est proche.

La grande différence entre les Rapports d'analyse US et français réside dans le fait que les premiers sont rédigés avec des nuances alors que les seconds sont rangés au placard car - quoi qu'il puisse se passer - l'Ordre doit régner à Djibouti. C'est vraisemblablement sur ce seul et dernier point que s'accordent partiellement les deux diplomaties des pays concernés.

Alors vient tout de même à l'esprit une question

" Pourquoi l'administration Bush n'exerce t-elle pas une pression sur le Palais de l'Escale pour que l'État djiboutien actuel modifie sa politique ? ".
On peut parler de politiquement correct quand il s'agit d'un gouvernement. Ou plutôt de diplomatiquement correct. Encore que. Mais de l'information des gens, d'un peuple, d'une nation ?

De quoi a-t-on peur, au fait ?.

Bien plus qu'elle ne pourrait paraître de prime abord, la prédominance française sur Djibouti constitue un obstacle aux visées de l'administration de la Maison Blanche sur les pays de la région. Les 27 000 km2 que comportent la République de Djibouti n'ont qu'un intérêt géopolitique de première importance, point économique. Djibouti n'est donc à considérer quasi exclusivement que comme une passerelle essentielle entre l'Afrique de l'Est et l'Arabie du sud.

POURTANT LES PROBLÈMES EXISTENT.

Parmi tous ces problèmes, il est à noter deux phénomènes de mouvance de populations à Djibouti qui passent presque inaperçus mais qui - s'ils sont poursuivis - auront vraisemblablement une influence pour l'avenir dans la représentativité des Djiboutiens/Djiboutiennes dans leur propre pays.

Aussi paradoxal que ceci pourrait paraître, le président Ismaïl Omar Guelleh et son épouse oeuvrent dans deux sens opposés. IOG tente de créer des dissensions en montant les Issas contre les Issaks... alors que la Kabyo tente de les "récupérer" à son profit....

En " important " à Djibouti - et par centaines - des familles en provenance d'Éthiopie et qui lui sont favorables, IOG pourrait fort bien laisser croire au PM Méles Zenawi qu'il œuvre pour une annexion partielle et à moyen terme de la République de Djibouti alors que son objectif est on ne peut plus clair.

Son but est de créer un État indépendant et " internationalisé " - une sorte de Tanger local des années 50 - une plate forme financière intégrant des Zones Franches et dont il serait le président (petit roitelet local) mais bien plus " affairiste privé " et se limitant à une zone " ultra protégée " par ses troupes mercenaires ( surarmées et surpayées, en nombre réduit et des forces militaires étrangères. Zone autonome allant de la capitale jusqu'à Arta.

Quant à son épouse Kadra Mahamoud Haïd, elle tente de rétablir à son profit l'équilibre de l'avant indépendance en faveur de sa propre tribu qu'elle fait venir du Somaliland par centaines de familles. Les seules victimes sont d'évidence les Djiboutiens/Djiboutiennes dont on note depuis quelques mois une recrudescence de départ des familles vers l'exil.

L'Administration outre atlantique a fait le choix d'œuvrer diplomatiquement dans le moyen terme pour atteindre ses objectifs.

Djibouti ce n'est pas l'Irak et quelques pourraient être les divergences de vues entre Washington et le Palais de l'Escale, l'administration US ne mettra pas le feu à l'ancien Territoire Français des Afars et des Issas (TFAI) car ce serait la précaire stabilité des régions de la corne Est de l'Afrique qui serait remise en jeu.

Il est donc plus aisé pour les Américains d'avoir un parti pris justifié pour l'opposition djiboutienne en exil que de prendre parti ouvertement contre le président Guelleh tout en restant éveillés et prêts à intervenir - vite et fort - en cas de besoin.

A Djibouti et bien plus qu'ailleurs, les experts de l'USAID - souvent au gabarit de piliers de rugby et suivant un " formatage " made in CIA - sont omniprésents et tentent de noyauter l'administration et les armées djiboutiennes qui sont peu habituées aux méthodes outre atlantiques. Notamment pour ce qui concerne les arrestations de supposés agents des réseaux extrémistes musulmans d'Al Itihad.

L'Amérique est en guerre, même si George W. Bush ne le dit pas. Le décret Patriot act fermant la frontière des Etats-Unis à bon nombre d'amoureux de l'Amérique est là pour le prouver. Mais comment se délecter devant l'enlisement de l'armée américaine en Irak ? et comment se réjouir de voir mourir des Palestiniens ou des Israéliens, comment peut-on cautionner toutes les exclusions dont sont victimes les familles djiboutiennes ?

Il est bien plus facile d'être " lucide " politiquement parlant et voir tomber la France comme l'a vu l'auteur d'un best seller du mois de septembre que de prendre parti pour l'un ou l'autre.

Qui veut réellement empêcher la France de tomber à Djibouti et qui veut l'en exclure et à quel prix ?.



 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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