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D
434 - 10/10/05 - AFFAIRE ZAKARIA/ARDHD - Certains
ayant consenti à baisser la tête sous la tyrannie, l'amnésie
devient pour eux une " raison d'être ".
M Saïd Abdo - Québec.
Gardons-nous
de cette forme de culture d'une maladie politiquement transmissible entre "coquins-malins".
Il suffit en principe
pour la véritable opposition politique d'être déplaisante
pour être automatiquement stigmatisée par une infime partie de ceux
qui se disent opposants au régime d'Ismaïl Omar Guelleh mais
collaborent en catimini avec lui.
Gare
à ceux qui dérangent le doux ronronnement de leurs petites "
affaires ", a fortiori si l'on dit vrai et que l'on met en exergue leurs
compromis ; disons plutôt leurs " indignes compromissions
" d'avec le pouvoir djiboutien actuel.
PROCÈS
ZAKARIA/ARDHD, DEVRAIT-ON SACRIFIER LA VÉRITÉ A L'INTÉRÊT
DE L'INSTANT?.
Dans
ce procès en supposée diffamation qu'intente le général
Zakaria à l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
(entendez par là l'ARDHD) - devant le tribunal de Paris - nous
avons eu hélas confirmation qu'il ne fallait pas s'attendre à ce
que ceux qui dirigent le MRD en Belgique et leurs quelques " amis de circonstances
" - qui ont mis le " feu aux poudres " et s'y sont
brûlés les fesses dans l'Etat de non droit qu'est Djibouti
actuellement - viennent ensuite témoigner devant la justice française.
Depuis la
mascarade de procès qui s'en est suivi il y a quelques mois à Djibouti,
ils sont "rentrés dans les rangs d'IOG". Depuis, ils sont muets
comme des carpes et se sont portés absents au tableau des " abonnés
au courage politique ". Cédant ainsi aux pressions, aux menaces ou
y trouvant un intérêt financier qu'ils ne vous dévoileraient
pas si c'était le cas.....
La
lâcheté de quelques personnalités se disant politiques tend
à projeter sur les autres leurs responsabilités qu'ils refusent
d'assumer. Ce n'est au fond que
faiblesse et veulerie que tout cela !.
"
Avec malhonnêteté ", ils
ont généré une situation mais aujourd'hui ils ne se souviennent
de rien. Ils sont indécents au point de faire paraître sur l'ARDHD
des articles alors qu'ils refusent de soutenir cette association devant un tribunal....
D'évidence, si demain un autre article paraissant
sur l'ARDHD était l'objet d'une autre assignation devant un tribunal, quelle
serait l'attitude des responsables du MRD ?. Une fois encore fuiraient-ils
leurs responsabilités ?.
"
Sournoisement ", ils se
persuadent ne plus avoir vu
"
Déloyaux ", ils osent
presque prétendre maintenant n'avoir rien entendu et rien écrit
sur le sujet et se fabriquent des soutiens "bidons"
au Canada...
"
Ils sont soudainement frappés d'amnésie politique " alors
qu'en toute logique ils auraient dû être les premiers à proposer
à l'ARDHD de se présenter à la barre devant la justice française.
Pour
faire le procès public des viols commis par quelques-uns dans nos armées,
des escroqueries du régime de Guelleh et des atrocités commis par
et sous les ordres du général Zakaria.
ZAKARIA,
le " gogo de service ", manipulé par le Palais de l'Escale ?.



"ZAK",
l'homme aux "mille et une casseroles"
Comme
tyran dans SON État de non droit, Ismaïl
Omar Guelleh a tous les droits, et même ceux de se moquer de ses devoirs.
Sur
le fond du dossier de plainte et en manipulant Zakaria que reproche indirectement
Ismaïl Omar à Jean loup Schaal et que recherche t-il par personne
interposée ? :
-
Il fait reproche à l'ARDHD tout simplement d'être à l'origine
de pensées djiboutiennes favorisant l'impulsion du mouvement en faveur
des droits civiques, des droits citoyens, en faveur du Respect des Droits de la
Femme et de l'Enfant à Djibouti.
A
Djibouti on peut exploiter la misère humaine et faire fortune en s'appropriant
partie des aides internationales alors que d'autres peuvent violer leurs subordonnées
au sein des Armées.
Sachant
que nul en occident ira y regarder de plus près
Ismaïl Omar
laisse à sa propagande - financée chaque mois à coups de
centaines de millions de FD - le soin de nous ressasser médiatiquement
ses mensonges. Alors que sévit actuellement la plus
grande crise économique, sociale et politique de l'histoire du pays et
que les grèves (durement réprimées) en sont le témoignage.
CONSIGNES
D'IOG : " IL FAUT FAIRE TAIRE L'ARDHD PAR TOUS LES MOYENS, ENSUITE ON S'OCCUPERA
DE LA VÉRITABLE OPPOSITION EN EXIL !!! ".
Tous
les moyens ? certes !. Preuve en est faite car le squatter du Palais de l'Escale
- son Excellentissime Sérénité IOG - n'a
pas hésité à accorder au général Zakaria et
à ses avocats tous les moyens financiers nécessaires afin qu'il
gagne ce procès.
Frais de déplacements
aériens du général Zakaria
pour rencontrer son avocat parisien : à la charge
pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de la Défense.
Hébergement
complet et frais divers du général Zakaria dans un Palace parisien
lors de tous ses déplacements
: à la charge pleine et entière du Budget
du Ministère djiboutien de la Défense.
Frais
de déplacements et d'hébergement complet pour les avocats de Zakaria
Djibouti/Paris/Djibouti : à
la charge pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de
la Défense.
Frais
d'Avocats et de procédure :
à la charge pleine et entière du Budget du
Ministère djiboutien de la Défense.




Nous
n'arrivons guère à nous mentir, à nous fuir très longtemps....
Au
bas mot
et pour le moins
. quelques
115 millions de FD qui - selon les
prévisions - s'envoleront ainsi des caisses de l'Etat
(en fait du budget de la Défense nationale financé indirectement
par l'UE, la France et les USA - destinés à payer les salaires des
militaires et au fonctionnement dudit ministère ...) pour une affaire
de supposée diffamation qui est d'ordre privé
et ne concerne donc pas la Défense
nationale. Ce qui a le don de soulever des réactions au sein
de nos Armées et du genre :
"
On a des soldes de misère avec des retards de versement de plus de 6 mois
mais on paie les frais du procès privé de
Zak !!! "
La
subtilité pour les avocats conseils de Zakaria (si subtilité il
y aura
) sera d'évidence de tenter d'affirmer que ce serait l'honneur
des Armées djiboutiennes qui sera défendu le 18 octobre 2005 devant
le Tribunal parisien
.alors que c'est justement cet
honneur et cette dignité que l'ARDHD tout comme le GED défendent
dans tous leurs écrits.
Au fond, c'est
bien l'ARDHD et la véritable opposition en exil que l'on veut tenter de
faire taire (en obtenant un jugement de fermeture des sites internet) et non point
régler une affaire d'hypothétique diffamation d'ordre privé
dans ce procès.
Parmi
tous les témoins que produira l'Avocat de l'ARDHD - Me Calatayud - on notera
la présence de quatre hommes :
M
Ali Abdillahi Iftin
- ancien Commandant de la Garde présidentielle ;
M
Mohamed Saleh Al Houmékani,
son ex adjoint au Commandant de la Garde présidentielle ;
M
Abdourahman Yassin,
ancien haut fonctionnaire ;
M
Abdallah Deberkaleh,
autorité afar reconnue et combattant du FRUD historique ;
qui
feront preuve d'un courage exceptionnel, malgré toutes
les menaces qui pèsent sur eux et sachant ce dont sont capables ceux qui
veulent les empêcher de faire leur devoir de militaire et de citoyen responsable.
UN
PROCÈS DONT LES TÉMOIGNAGES ET LE JUGEMENT FERONT DATE
Ainsi,
ce procès risquerait bien de se muer en une bataille historique où
pourraient resurgir toutes les horreurs des années 1990/1995 (notamment
en pays Afar) mais aussi les plus récentes et que l'on cache à l'opinion
publique internationale.
Dans
de telles conditions et contre toute attente, l'offensive du supposé "
offensé " Zakaria pourrait aboutir à une défaite dans
un procès qui au final concourra (quelle que pourrait en être l'issue)
à ruiner davantage la réputation et l'artificielle légitimité
d'un Ismaïl Omar Guelleh sur le déclin et pris à son
propre piège de sa dictature mise au grand jour devant la presse et les
médias internationaux
.
Djibouti,
le pays de nos ancêtres, celui de notre enfance est à l'agonie.
Pour
soigner le mal, il faut oser en sonder la profondeur. Il faut oser témoigner
de ce que l'on a vu et subi, de ce que nos frères et nos surs subissent
encore de nos jours tant dans notre pays que lorsqu'ils vivent en exil.
Il
conviendra dans ces témoignages d'évoquer l'un
des instruments chéris du système d'Ismaïl Omar Guelleh : la
peur, qui annihile depuis trop longtemps le refus de l'inacceptable.
Chaque
témoin devra puiser dans le meilleur des traditions léguées
par nos anciens (par nos vieux comme l'on dit communément)
le courage de vaincre la peur. Chaque témoin s'inscrira en cela
dans la lignée de tous ceux et de toutes celles qui, depuis plus d'un quart
de siècle, ont montré à Djibouti la voie du redressement
national, du renouveau démocratique et du progrès comme le fit Mohamed
Djama Elabeh (AMIN).
La
société djiboutienne doit se construire par l'apport successif de
générations prenant appui l'une sur l'autre comme les pierres d'un
édifice. Témoigner en toute objectivité
dans ce procès - comme dans ceux qui vont suivre - ce sera poser une nouvelle
pierre de vérité et de liberté, de respect du droit d'expression
pour chacun et chacune.
La
première qualité de notre jeunesse et des nouvelles générations
d'hommes politiques, c'est le courage.
Le
courage d'affronter le scepticisme, le conformisme et, finalement, les mensonges
de ceux qui se
sont accaparés tous les pouvoirs dans notre pays par la tromperie.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50
Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org