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Dernière modification : le 11-Oct-2005 11:12 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

 

 

D 434 - 10/10/05 - AFFAIRE ZAKARIA/ARDHD - Certains ayant consenti à baisser la tête sous la tyrannie, l'amnésie devient pour eux une " raison d'être ".

 

M Saïd Abdo - Québec.

 

Gardons-nous de cette forme de culture d'une maladie politiquement transmissible entre "coquins-malins".

Il suffit en principe pour la véritable opposition politique d'être déplaisante pour être automatiquement stigmatisée par une infime partie de ceux qui se disent opposants au régime d'Ismaïl Omar Guelleh mais collaborent en catimini avec lui.

Gare à ceux qui dérangent le doux ronronnement de leurs petites " affaires ", a fortiori si l'on dit vrai et que l'on met en exergue leurs compromis ; disons plutôt leurs " indignes compromissions " d'avec le pouvoir djiboutien actuel.

 

PROCÈS ZAKARIA/ARDHD, DEVRAIT-ON SACRIFIER LA VÉRITÉ A L'INTÉRÊT DE L'INSTANT?.

Dans ce procès en supposée diffamation qu'intente le général Zakaria à l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti (entendez par là l'ARDHD) - devant le tribunal de Paris - nous avons eu hélas confirmation qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que ceux qui dirigent le MRD en Belgique et leurs quelques " amis de circonstances " - qui ont mis le " feu aux poudres " et s'y sont brûlés les fesses dans l'Etat de non droit qu'est Djibouti actuellement - viennent ensuite témoigner devant la justice française.

Depuis la mascarade de procès qui s'en est suivi il y a quelques mois à Djibouti, ils sont "rentrés dans les rangs d'IOG". Depuis, ils sont muets comme des carpes et se sont portés absents au tableau des " abonnés au courage politique ". Cédant ainsi aux pressions, aux menaces ou y trouvant un intérêt financier qu'ils ne vous dévoileraient pas si c'était le cas.....

La lâcheté de quelques personnalités se disant politiques tend à projeter sur les autres leurs responsabilités qu'ils refusent d'assumer. Ce n'est au fond que faiblesse et veulerie que tout cela !.

" Avec malhonnêteté ", ils ont généré une situation mais aujourd'hui ils ne se souviennent de rien. Ils sont indécents au point de faire paraître sur l'ARDHD des articles alors qu'ils refusent de soutenir cette association devant un tribunal.... D'évidence, si demain un autre article paraissant sur l'ARDHD était l'objet d'une autre assignation devant un tribunal, quelle serait l'attitude des responsables du MRD ?. Une fois encore fuiraient-ils leurs responsabilités ?.

" Sournoisement ", ils se persuadent ne plus avoir vu …

" Déloyaux ", ils osent presque prétendre maintenant n'avoir rien entendu et rien écrit sur le sujet et se fabriquent des soutiens "bidons" au Canada...

" Ils sont soudainement frappés d'amnésie politique " alors qu'en toute logique ils auraient dû être les premiers à proposer à l'ARDHD de se présenter à la barre devant la justice française.
Pour faire le procès public des viols commis par quelques-uns dans nos armées, des escroqueries du régime de Guelleh et des atrocités commis par et sous les ordres du général Zakaria.

 

ZAKARIA, le " gogo de service ", manipulé par le Palais de l'Escale ?.

 

"ZAK", l'homme aux "mille et une casseroles"

Comme tyran dans SON État de non droit, Ismaïl Omar Guelleh a tous les droits, et même ceux de se moquer de ses devoirs.

Sur le fond du dossier de plainte et en manipulant Zakaria que reproche indirectement Ismaïl Omar à Jean loup Schaal et que recherche t-il par personne interposée ? :

- Il fait reproche à l'ARDHD tout simplement d'être à l'origine de pensées djiboutiennes favorisant l'impulsion du mouvement en faveur des droits civiques, des droits citoyens, en faveur du Respect des Droits de la Femme et de l'Enfant à Djibouti.

A Djibouti on peut exploiter la misère humaine et faire fortune en s'appropriant partie des aides internationales alors que d'autres peuvent violer leurs subordonnées au sein des Armées.

Sachant que nul en occident ira y regarder de plus près… Ismaïl Omar laisse à sa propagande - financée chaque mois à coups de centaines de millions de FD - le soin de nous ressasser médiatiquement ses mensonges. Alors que sévit actuellement la plus grande crise économique, sociale et politique de l'histoire du pays et que les grèves (durement réprimées) en sont le témoignage.

 

CONSIGNES D'IOG : " IL FAUT FAIRE TAIRE L'ARDHD PAR TOUS LES MOYENS, ENSUITE ON S'OCCUPERA DE LA VÉRITABLE OPPOSITION EN EXIL !!! ".

Tous les moyens ? certes !. Preuve en est faite car le squatter du Palais de l'Escale - son Excellentissime Sérénité IOG - n'a pas hésité à accorder au général Zakaria et à ses avocats tous les moyens financiers nécessaires afin qu'il gagne ce procès.

Frais de déplacements aériens du général Zakaria pour rencontrer son avocat parisien : à la charge pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de la Défense.

Hébergement complet et frais divers du général Zakaria dans un Palace parisien lors de tous ses déplacements : à la charge pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de la Défense.

Frais de déplacements et d'hébergement complet pour les avocats de Zakaria Djibouti/Paris/Djibouti : à la charge pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de la Défense.

Frais d'Avocats et de procédure : à la charge pleine et entière du Budget du Ministère djiboutien de la Défense.

 

Nous n'arrivons guère à nous mentir, à nous fuir très longtemps....

Au bas mot … et pour le moins…. quelques 115 millions de FD qui - selon les prévisions - s'envoleront ainsi des caisses de l'Etat (en fait du budget de la Défense nationale financé indirectement par l'UE, la France et les USA - destinés à payer les salaires des militaires et au fonctionnement dudit ministère ...) pour une affaire de supposée diffamation qui est d'ordre privé et ne concerne donc pas la Défense nationale. Ce qui a le don de soulever des réactions au sein de nos Armées et du genre :

" On a des soldes de misère avec des retards de versement de plus de 6 mois mais on paie les frais du procès privé de Zak !!! "

La subtilité pour les avocats conseils de Zakaria (si subtilité il y aura…) sera d'évidence de tenter d'affirmer que ce serait l'honneur des Armées djiboutiennes qui sera défendu le 18 octobre 2005 devant le Tribunal parisien ….alors que c'est justement cet honneur et cette dignité que l'ARDHD tout comme le GED défendent dans tous leurs écrits.

Au fond, c'est bien l'ARDHD et la véritable opposition en exil que l'on veut tenter de faire taire (en obtenant un jugement de fermeture des sites internet) et non point régler une affaire d'hypothétique diffamation d'ordre privé dans ce procès.

Parmi tous les témoins que produira l'Avocat de l'ARDHD - Me Calatayud - on notera la présence de quatre hommes :

M Ali Abdillahi Iftin - ancien Commandant de la Garde présidentielle ;

M Mohamed Saleh Al Houmékani, son ex adjoint au Commandant de la Garde présidentielle ;

M Abdourahman Yassin, ancien haut fonctionnaire ;

M Abdallah Deberkaleh, autorité afar reconnue et combattant du FRUD historique ;

qui feront preuve d'un courage exceptionnel, malgré toutes les menaces qui pèsent sur eux et sachant ce dont sont capables ceux qui veulent les empêcher de faire leur devoir de militaire et de citoyen responsable.

 

UN PROCÈS DONT LES TÉMOIGNAGES ET LE JUGEMENT FERONT DATE

Ainsi, ce procès risquerait bien de se muer en une bataille historique où pourraient resurgir toutes les horreurs des années 1990/1995 (notamment en pays Afar) mais aussi les plus récentes et que l'on cache à l'opinion publique internationale.

Dans de telles conditions et contre toute attente, l'offensive du supposé " offensé " Zakaria pourrait aboutir à une défaite dans un procès qui au final concourra (quelle que pourrait en être l'issue) à ruiner davantage la réputation et l'artificielle légitimité d'un Ismaïl Omar Guelleh sur le déclin et pris à son propre piège de sa dictature mise au grand jour devant la presse et les médias internationaux….

 

Djibouti, le pays de nos ancêtres, celui de notre enfance est à l'agonie.

Pour soigner le mal, il faut oser en sonder la profondeur. Il faut oser témoigner de ce que l'on a vu et subi, de ce que nos frères et nos sœurs subissent encore de nos jours tant dans notre pays que lorsqu'ils vivent en exil.

Il conviendra dans ces témoignages d'évoquer l'un des instruments chéris du système d'Ismaïl Omar Guelleh : la peur, qui annihile depuis trop longtemps le refus de l'inacceptable.

Chaque témoin devra puiser dans le meilleur des traditions léguées par nos anciens (par nos vieux comme l'on dit communément) le courage de vaincre la peur. Chaque témoin s'inscrira en cela dans la lignée de tous ceux et de toutes celles qui, depuis plus d'un quart de siècle, ont montré à Djibouti la voie du redressement national, du renouveau démocratique et du progrès comme le fit Mohamed Djama Elabeh (AMIN).

La société djiboutienne doit se construire par l'apport successif de générations prenant appui l'une sur l'autre comme les pierres d'un édifice. Témoigner en toute objectivité dans ce procès - comme dans ceux qui vont suivre - ce sera poser une nouvelle pierre de vérité et de liberté, de respect du droit d'expression pour chacun et chacune.

La première qualité de notre jeunesse et des nouvelles générations d'hommes politiques, c'est le courage.

Le courage d'affronter le scepticisme, le conformisme et, finalement, les mensonges de ceux qui se sont accaparés tous les pouvoirs dans notre pays par la tromperie.

 

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

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