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Dernière modification : le 11-Oct-2005 23:50 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 437 - 12/10/05 - Un général djiboutien intente un procès en diffamation à une Association de Défense des Droits de l'Homme.

 

ARDHD

84, rue Saint-Louis en l'Ile - 75004 - PARIS

Tel : 33 (0)1 46 34 70 70 - Fax : 33 (0)1 46 34 25 93

Consultez nos informations permanentes sur : http://www.ardhd.org - Courriel : ardhd@ardhd.org

L'audience du procès en diffamation intentée par le général Zakaria viendra devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, le 18 octobre prochain, à 13 heures 30.

L'ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti,
présidée par Jean-Loup Schaal, organise avec le bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, son défenseur, une conférence de presse :
le 18 octobre à 10h15 (Restaurant " le Tarbouche ", 81, rue Saint-Louis en l'Isle - Paris 4e)

Assassinats, tortures, viols, corruption, exécutions sommaires à Djibouti : le vrai débat sera-t-il évoqué lors du procès en diffamation intenté par l'un des premiers exécutants militaires du président du régime de Djibouti, récemment réélu à ~ 96 % des votants ?

En juillet 2004, le président de l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti, Jean- Loup Schaal, fait l'objet d'une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation par le Général Zakaria, chef d'Etat-Major adjoint des Armées djiboutiennes, sous les ordres d'Ismaïl Omar Guelleh, lui-même, président de la République de Djibouti, neveu et ancien chef de la police spéciale du précédent président, Hassan Gouled Aptidon, élu et réélu à la tête de la République avec plus de 95 % des votants.

Le motif de la plainte : des écrits que le Général Zakaria affirme avoir lus sur le site d'information de l'association : www.ardhd.org.

Sur fond de l'affaire de l'assassinat du juge Bernard Borrel (*), via ce procès en diffamation intenté par un représentant du régime djiboutien à un défenseur des droits de l'homme, c'est à la fois la liberté d'expression des Djiboutiens en exil, et la vérité sur les exactions commises de façon permanente par le régime depuis 1992 qui sont attaquées.

Alors que Jean-Loup Schaal est prévenu d'allégations calomnieuses concernant les tortures, viols et exactions perpétrées dans le pays, des témoins, Djiboutiens et Français, viendront témoigner devant la cour des violations aggravées des droits de l'homme qu'ils ont eu à subir personnellement et ou à connaître : exécutions sommaires, anéantissements de villages avec armes chimiques, viols, tortures, malversations .. Parmi eux, deux anciens officiers de la Gendarmerie djiboutienne.

(*) Le juge français a été assassiné à Djibouti dans des conditions plus que curieuses en 1995. La réalité de l'assassinat, après avoir été longtemps déniée, a finalement été légalement reconnue et actée par la justice française.

Une autre affaire est pendante devant la Justice française : celle de la tentative et de la subornation de témoins. Il est à souligner que le Chef de la SDS et le Procureur de la République ne se sont pas présentés jusqu'à présent, aux convocations délivrées par la Justice française, ni surtout le Président Guelleh qui a préféré quitter le pays en toute hâte.

Dans ce procès, Jean-Loup Schaal, le président de l'ARDHD, est défendu par le bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, militant des Droits de l'Homme.

Avec le soutien de l'Association SURVIE, qui est bien connue pour sa lutte tenace et efficace contre toutes les dictatures, et de son ancien Président François-Xavier Verschave, disparu le 29 juin 2005, qui avait signé en novembre 2004, une première pétition (N°18 /497) en notre faveur avec ces mots " Nous vous soutenons dans ce combat contre la dictature " et qui avait donné, fin décembre 2004, son accord pour témoigner le jour du procès.

A noter :

" Le régime djiboutien a été condamné par 2 fois par l'Assemblée européenne pour ses pratiques en matière de droits de l'homme, en décembre 1997 et en mai 1999 et a fait l'objet à maintes reprises d'alertes émises par l'OMCT, RSF, ASF France et Belgique, Amnesty International, la CISL, Human Rights Watch, …

" sur 152 états répertoriés par le Magazine GEO en septembre 2005, le régime de Djibouti est classé 150e sur le plan du respect des droits de l'homme, de la sécurité et de l'environnement, précédant d'une courte tête la Somalie et la Corée du Nord.

 

Merci de confirmer votre présence : ardhd@ardhd.org ou par téléphone au +33 (0)1 46 34 70 70

Un dossier de presse vous sera adressé sur demande.

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

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