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Dernière modification : le 17-Oct-2005 13:36 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 442 - 17/10/05 - DJIBOUTI - Ce qui nous unit est mille fois plus important que ce qui nous divise, et ce qui pourrait nous diviser, peut et doit, se discuter ensemble dans le respect des majorités et des minorités.

 

M Ali Abdillahi Iftin.
Ancien Officier supérieur, commandant la Garde Présidentielle


Cinq ans déjà pour le Gouvernement en Exil de Djibouti.

Laps de temps à l'aulne de l'histoire de notre jeune république pour tenter de fédérer les énergies de l'opposition. Mais devant la dictature, les brutales offensives anti-sociales et anti-syndicales que nous impose le régime d'Ismaïl Omar Guelleh, devant la quasi certitude que nous avions de voir IOG se succéder à lui-même par la falsification ouverte de toutes les élections, comme nous aimerions avoir dernière nous dix, vingt ans de laborieuse construction d'un grand mouvement du refus pour disposer d'un redoutable instrument politique pour résister et dénoncer bien sur, mais aussi proposer de façon de plus en plus concrète cet autre Djibouti. Cet autre monde que nous savons possible mais également que nous sentons de plus en plus nécessaire et urgent.

Il reste à continuer de construire ensemble cet autre Djibouti et s'opposer à la division qu'impose IOG entre nos communautés. Et dans leur sage modestie les membres de ce Mouvement Djiboutien de Libération Nationale, quoique déterminés et confiants, savent que nous sommes ensemble cette large expression vive de la Nation dans cet incontournable nécessité historique.

Cinq années, précédées d'une longue préhistoire d'apprentissage de la liberté républicaine mais aussi de moments difficiles et moins connus caractérisés par des déchirements, des craintes, des crises d'ego écorché. Mais tout cela a été surmonté.

Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier pour autant que le gouvernement Guelleh accepte une ouverture à la véritable démocratie et non des promesses sans lendemain. Nous avons multiplié et publié sur ce site internet des propositions en ce sens, propositions restées sans réponse.
Parmi nous, personne ne veut revenir en arrière, alors il nous faut avancer, toujours avancer inlassablement. Avancer aussi pour nos jeunes générations en devenir et qui ne trouvent face à eux que le chômage, le sectarisme primaire et le rejet par la minorité qui s'est attribuée tous les pouvoirs par le mensonge dans notre pays.

Pour mettre en chantier quelque chose de bien et de beau, la volonté est nécessaire. Quelque chose de large et de souple, d'ouvert et de démocratique.

Nous ne regrettons rien. Au contraire, nous en sommes fiers. Très fiers. En fait, l'exécutif du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale - issu du GED - est d'opinion que nous avons progressé considérablement en nombre, en notoriété depuis bientôt trois années. Mais beaucoup plus. Il existe, entre nous, une solide, douce et festive volonté de vivre ensemble ce nécessaire combat politique pour un demain commun dans un état de droit.

Une nouvelle culture politique est née dans le pays, au sein de toutes les communautés, comme dans toutes nos administrations, dans nos Armées…. Elle repose sur la plus simpliste des idées politiques possible : Ce qui nous unit est mille fois plus important que ce qui nous divise, et ce qui pourrait nous diviser, peut et doit, se discuter ensemble dans le respect des majorités et des minorités.

Cinq ans plus tard, les faits ont déjà tranchés : Le GED comme le MDLN sont là pour rester, pour se développer, pour poursuivre, dans la rue et auprès de l'opinion publique, dans les médias internationaux son travail pour contribuer a fédérer les forces progressistes et républicaines à Djibouti.

Admettons-le ! notre première année d'existence du MDLN fut difficile avec des tentatives de désorganisations voulues de l'extérieur du mouvement. Disposant pourtant d'une notoriété alors que - malgré les obstacles et les tentatives de déstabilisation et les chantages exercées à Djibouti sur nos familles - nombreux (ses) furent les progressistes qui ont osé s'avancer sur le terrain miné de la lutte républicaine caractérisé notamment par les effets pervers de l'absence de scrutin démocratique dans notre pays.

Le gouvernement de la nomenklatura Guelleh - constitué d'intérêts exclusivement personnels - essentiellement par lâcheté politique de ses principaux dirigeants, s'est refusé de réformer ses " pratiques staliniennes " et de se remettre en cause.

Dans ce gouvernement comme dans le précédent on fait quasi exclusivement dans l'artificiel de façade aux fins de tenter de rassurer l'opinion publique et les instances internationales. Peine perdue, chacun/chacune sait ce qu'il se passe dans notre pays ; pays où l'on peut impunément assassiner la Justice française.

Oui, à l'échelle de l'histoire, leur refus de réformer, d'appliquer un véritable programme républicain dans un Etat de droit est une lâcheté politique. Ismaïl Omar Guelleh, sans avoir ce courage, n'avait pas cette lâcheté mais voulait ignorer qu'il pouvait être dépassé par plus cupide que lui. Aujourd'hui il est en passe d'être battu sur son terrain par ses propres " lieutenants ", par sa propre épouse - que l'on peut qualifier de raciste primaire - qui ne cache pas son rejet marqué à l'égard des Issas et des Afars.

Quand les puissants de la dictature dans notre pays mènent une guerre sale et insidieuse ;

quand ils concentrent leurs rares médias dans une ode à la gloire de la dictature aveugle en imposant le silence aux autres avec une impossibilité de prise de parole aux véritables républicains ;

quand ces puissants attaquent ouvertement dans la capitale tout comme au Nord et au Sud les acquis sociaux et les droits citoyens, font sanctionner avec vigueur les droits syndicaux...... ;

quand le rouleau compresseur du " clanisme familial " de quelques uns (unes) piétine les identités nationales et les lois de la République, se fait le mauvais apôtre des clivages ethniques et tribaux qu'il génère et entretient, détruit l'environnement social, économique et politique,

alors nous sommes dans l'impossibilité d'attendre et d'espérer de meilleures conditions pour présenter des candidats (es) et oser envisager de participer à des élections car preuve est faite qu'elles furent, sont et seront pipées d'avance.

Tout le monde, mesure l'ampleur de la " tâche de l'impossible " dans de telles conditions ; sans complaisance, ni masochisme autodestructeur.

" Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs " selon Robespierre.

Insurrection ! Voici ce à quoi voudrait nous contraindre Ismaïl Omar Guelleh pour faire réprimer dans le sang tout mouvement pacifique de justes revendications, toute action en faveur du respect de nos droits de citoyens/citoyennes…Souvenons-nous qu'il n'a pas hésité à faire tirer sur les militaires invalides et à bastonner durement nos vieux retraités venus réclamer le paiement de leurs pensions.

Demain 18 octobre 2005 et d'une main occulte déterminant les mouvements d'un pantin, IOG s'essaiera au difficile exercice de faire taire la liberté d'expression au travers d'un procès intenté à l'ARDHD par un imprudent et naïf général Zakaria . Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice, du courage et de la vérité. C'est cette liberté que nous devons défendre et certes pas les petits intérêts privés et mesquins de quelques-uns qui sont payés pour se taire.

Pour conclure, nous qui vivons en exil dans le monde occidental et ce malgré toutes les menaces directes qui se multiplient et pèsent sur nos personnes et sur nos familles à Djibouti, nous avons le devoir de témoigner ensemble face aux tribunaux, à la presse et aux médias occidentaux de ce qu'est la situation réelle dans notre pays.

"Quand on a peur, il reste la douleur d'aujourd'hui et celle de demain qui sera d'autant plus forte avec le temps.

Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur".

Vous êtes aussi jeune que votre foi.

Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir.
Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif a ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

 

Général Mac Arthur. 1945.

 

 

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