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D
442 - 17/10/05 - DJIBOUTI - Ce qui nous unit est
mille fois plus important que ce qui nous divise, et ce qui pourrait nous diviser,
peut et doit, se discuter ensemble dans le respect des majorités et des
minorités.




M
Ali Abdillahi Iftin.
Ancien Officier supérieur, commandant la Garde
Présidentielle
Cinq
ans déjà pour le Gouvernement en Exil de Djibouti.
Laps
de temps à l'aulne de l'histoire de notre jeune république pour
tenter de fédérer les énergies de l'opposition. Mais devant
la dictature, les brutales offensives anti-sociales et anti-syndicales que nous
impose le régime d'Ismaïl Omar Guelleh, devant la quasi certitude
que nous avions de voir IOG se succéder à lui-même par la
falsification ouverte de toutes les élections, comme nous aimerions avoir
dernière nous dix, vingt ans de laborieuse construction d'un grand mouvement
du refus pour disposer d'un redoutable instrument politique pour résister
et dénoncer bien sur, mais aussi proposer de façon
de plus en plus concrète cet autre Djibouti. Cet autre monde
que nous savons possible mais également que nous sentons de plus en plus
nécessaire et urgent.
Il
reste à continuer de construire ensemble cet autre Djibouti et
s'opposer à la division qu'impose IOG entre nos communautés.
Et dans leur sage modestie les membres de ce Mouvement Djiboutien de Libération
Nationale, quoique déterminés et confiants, savent que nous sommes
ensemble cette large expression vive de la Nation dans cet incontournable nécessité
historique.
Cinq
années, précédées d'une longue préhistoire
d'apprentissage de la liberté républicaine mais aussi de moments
difficiles et moins connus caractérisés par des déchirements,
des craintes, des crises d'ego écorché. Mais tout cela a été
surmonté.
Ne
négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier
pour autant que le gouvernement Guelleh accepte une ouverture à la véritable
démocratie et non des promesses sans lendemain. Nous
avons multiplié et publié sur ce site internet des propositions
en ce sens, propositions restées
sans réponse.
Parmi nous, personne ne veut revenir en arrière,
alors il nous faut avancer, toujours avancer inlassablement. Avancer aussi pour
nos jeunes générations en devenir et qui ne trouvent face à
eux que le chômage, le sectarisme primaire et le rejet par la minorité
qui s'est attribuée tous les pouvoirs par le mensonge dans notre pays.
Pour
mettre en chantier quelque chose de bien et de beau, la volonté est nécessaire.
Quelque chose de large et de souple, d'ouvert et de démocratique.
Nous
ne regrettons rien. Au contraire, nous en sommes fiers. Très fiers. En
fait, l'exécutif du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
- issu du GED - est d'opinion que nous avons progressé considérablement
en nombre, en notoriété depuis bientôt trois années.
Mais beaucoup plus. Il existe, entre nous, une solide, douce et festive volonté
de vivre ensemble ce nécessaire combat politique pour un demain commun
dans un état de droit.
Une
nouvelle culture politique est née dans le pays, au sein de toutes les
communautés, comme dans toutes nos administrations, dans nos Armées
.
Elle repose sur la plus simpliste des idées politiques possible
: Ce qui nous unit est mille fois plus important que ce
qui nous divise, et ce qui pourrait nous diviser, peut et doit, se discuter ensemble
dans le respect des majorités et des minorités.
Cinq
ans plus tard, les faits ont déjà tranchés : Le GED comme
le MDLN sont là pour rester, pour se développer, pour poursuivre,
dans la rue et auprès de l'opinion publique, dans les médias internationaux
son travail pour contribuer a fédérer les forces progressistes et
républicaines à Djibouti.
Admettons-le
! notre première année d'existence du MDLN fut difficile avec des
tentatives de désorganisations voulues de l'extérieur du mouvement.
Disposant pourtant d'une notoriété alors que - malgré les
obstacles et les tentatives de déstabilisation et les chantages exercées
à Djibouti sur nos familles - nombreux (ses) furent
les progressistes qui ont osé s'avancer sur le terrain miné de la
lutte républicaine caractérisé notamment
par les effets pervers de l'absence de scrutin démocratique dans notre
pays.
Le
gouvernement de la nomenklatura Guelleh - constitué d'intérêts
exclusivement personnels - essentiellement par lâcheté politique
de ses principaux dirigeants, s'est refusé
de réformer ses " pratiques staliniennes " et de se remettre
en cause.
Dans
ce gouvernement comme dans le précédent on fait quasi exclusivement
dans l'artificiel de façade aux fins de tenter de rassurer l'opinion publique
et les instances internationales. Peine perdue, chacun/chacune sait ce qu'il se
passe dans notre pays ; pays où l'on peut impunément assassiner
la Justice française.
Oui,
à l'échelle de l'histoire, leur refus de réformer, d'appliquer
un véritable programme républicain dans un Etat de droit est une
lâcheté politique. Ismaïl Omar Guelleh, sans avoir ce
courage, n'avait pas cette lâcheté mais voulait ignorer qu'il pouvait
être dépassé par plus cupide que lui. Aujourd'hui
il est en passe d'être battu sur son terrain par ses propres " lieutenants
", par sa propre épouse - que l'on peut
qualifier de raciste primaire - qui ne cache pas son rejet marqué à
l'égard des Issas et des Afars.
Quand
les puissants de la dictature dans notre pays mènent une guerre sale et
insidieuse ;
quand
ils concentrent leurs rares médias dans une ode à la gloire de la
dictature aveugle en imposant le silence aux autres avec une impossibilité
de prise de parole aux véritables républicains ;
quand
ces puissants attaquent ouvertement dans la capitale tout comme au Nord et au
Sud les acquis sociaux et les droits citoyens, font sanctionner avec vigueur les
droits syndicaux...... ;
quand
le rouleau compresseur du " clanisme familial " de quelques uns (unes)
piétine les identités nationales et les lois de la République,
se fait le mauvais apôtre des clivages ethniques et tribaux qu'il génère
et entretient, détruit l'environnement social, économique et politique,
alors
nous sommes dans l'impossibilité d'attendre et d'espérer de meilleures
conditions pour présenter des candidats (es) et oser envisager de participer
à des élections car preuve est faite qu'elles furent, sont et seront
pipées d'avance.
Tout
le monde, mesure l'ampleur de la " tâche
de l'impossible " dans de telles conditions ; sans complaisance, ni
masochisme autodestructeur.
"
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple
le plus sacré et le plus indispensable des devoirs " selon Robespierre.
Insurrection
! Voici ce à quoi voudrait nous contraindre Ismaïl Omar Guelleh
pour faire réprimer dans le sang tout mouvement pacifique de justes revendications,
toute action en faveur du respect de nos droits de citoyens/citoyennes
Souvenons-nous
qu'il n'a pas hésité à faire tirer sur les militaires invalides
et à bastonner durement nos vieux retraités venus réclamer
le paiement de leurs pensions.
Demain
18 octobre 2005 et d'une main occulte déterminant les mouvements d'un pantin,
IOG s'essaiera au difficile exercice de faire taire la liberté d'expression
au travers d'un procès intenté à l'ARDHD par un imprudent
et naïf général Zakaria . Il n'y a qu'une
liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice,
du courage et de la vérité. C'est cette liberté
que nous devons défendre et certes pas les petits
intérêts privés et mesquins de quelques-uns qui sont payés
pour se taire.
Pour
conclure, nous qui vivons en exil dans le monde occidental et ce malgré
toutes les menaces directes qui se multiplient et pèsent sur nos personnes
et sur nos familles à Djibouti, nous avons
le devoir de témoigner ensemble face aux tribunaux, à la presse
et aux médias occidentaux de ce qu'est la situation réelle dans
notre pays.
"Quand
on a peur, il reste la douleur d'aujourd'hui et celle de demain qui sera d'autant
plus forte avec le temps.
Les
peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert
sur la peur".
Vous êtes aussi jeune que votre foi.
Aussi
vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir.
Aussi vieux
que votre abattement.
Vous
resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif a ce
qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de
l'homme et de l'infini.
Si
un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé
par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Général
Mac Arthur. 1945.

Secrétariat
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