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Dernière modification : le 08-Nov-2005 18:14 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 445 - 07/11/05 - DJIBOUTI - L'honneur est un luxe réservé aux vivants, il n'a plus cours chez les morts comme chez les témoins devenus gênants dans toute supposée " affaire pour raison d'État".

M Ahmed Kaireh Robleh.

Malgré l'indifférence ou la suspicion qui prévalent de nos jours, le nom de certaines familles reste synonyme d'honneur et de " vocation à secourir leurs semblables " dans le respect des saintes valeurs religieuses d'Al Küran alors que d'autres salissent leur nom en s'associant avec le dictateur djiboutien, autoproclamé président.

C'est ainsi qu'au prononcé du nom de Cheik Moussa (Amin) les familles djiboutiennes ne restent pas insensibles. Loin de là, ce nom fut et reste synonyme de " bon sens et d'humanité ". L'homme qui le porta fut l'une des grandes personnalités morales respectée pour sa piété, pour son honorabilité, pour ses conseils éclairés et à caractère religieux dispensés largement non seulement au sein de sa propre communauté des Issas mais aussi aux autres ethnies tout en dépassant largement les frontières de Djibouti. Cheik Moussa se déclarait profondément préoccupé par le fait que les religions soient stéréotypées de façon négative mais aussi et surtout par le fait que l'islam est souvent et faussement associé aux violations des droits de l'homme.

A l'époque de sa présidence, Hassan Gouled Aptidon n'hésitait pas à le consulter car il le savait être pertinent dans l'expression de ses judicieux conseils avec la saine vision qu'il avait dans un Islam en évolution.
Cette pertinence et cette lucidité on la retrouvera après son décès lorsque son fils Cheik Souleiman lui succédera et reprendra le même chemin spirituel et humain non seulement au sein des Issas mamassan rehr egal mais aussi chez les Afars et les Somalis qui lui reconnaissent aujourd'hui et sans réserve les mêmes qualités que son géniteur.

MAHDI AHMED CHEIK TRAHIT LES SIENS AU PROFIT D'IOG.

Ce qui est vrai pour Cheik Moussa ne l'est pas forcément pour d'autres !!!. Ne cherchez plus chez les Mamassan rehr egal une quelconque personne qui soutiendrait aujourd'hui - Mahdi Ahmed Cheik - celui qui les a trahis pour s'associer dans la perversité et la cupidité malsaine avec Ismaïl Omar Guelleh.

Le pire étant qu'après avoir dupé sa propre famille - pourtant respectable - Mahdi Ahmed Cheik s'est fait duper à son tour par un IOG qui après l'avoir utilisé - notamment dans ses basses œuvres - l'a mis " diplomatiquement " sur la touche en le virant de la Gendarmerie Nationale. Certes la mise sur la touche de l'ancien " patron " de la Gendarmerie nationale s'est faite " avec des formes " ; mais Ismaïl Omar n'a pas hésité à le sacrifier et ce sans remords d'aucune sorte.

L'article de presse paru récemment dans le journal La Nation dressant un bilan sirupeux de sa carrière et vantant les mérites du Colonel Mahdi quittant ses fonctions avait cette nette connotation d'oraison funèbre qui ne trompe pas ce qui a fait sourire bien du monde - à Djibouti comme ailleurs - tant on pouvait y discerner une nouvelle fourberie d'Ismaïl Omar en préparation.

FOURBERIE EN PRÉPARATION ? ET " MISE A MORT " … MORALE !!!

La duplicité n'a pas de limites dans le royaume bananier d'Ismaïl Omar II !. Après lui avoir fait rendre les honneurs - presque à demander à l'Ambassade de France que lui soit attribuée la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur…(après tout pourquoi pas au point où nous en sommes arrivés dans la langue de bois !!!) - IOG a fait procéder illico presto à la récupération des deux véhicules de fonctions qui étaient affectés au Colonel Mahdi. Parallèlement à cela, la Kabyo mettait à son tour son " grain de sel " dans l'affaire et réglait ses comptes personnels d'avec l'ancien patron de la Gendarmerie nationale et faisait procéder par la justice - sans procès - à la saisie de l'une des deux maisons que Mahdi possédait à titre privé aux Salines.

POURQUOI KADRA ODETTE MAHAMOUD HAID S'ÉTAIT JURÉE" D'AVOIR LA TÊTE " DE MAHDI ?.

Souvenons-nous que l'un des rares hommes à s'opposer en un temps et ouvertement à la Kabyo fut le Colonel Mahdi Ahmed Cheik. Il fit incarcérer durant 48 heures dans les locaux de la Gendarmerie nationale M Omar Aïdid - directeur général de Canal Horizon - sous le motif de détournement de plus de 130 millions de FDJ (une bagatelle !!!) et ce en association avec Djama Haïd - Directeur de la Banque centrale de Djibouti.
Le clan des Haïd offrant … la particularité d'être une " association reconnue " de prédateurs et de larrons solidaires, la réaction de la Kabyo ne se fit pas attendre. Elle fit libérer son cousin Omar Aïdid avant qu'il ne dévoile plus avant les " combinazione " du clan des Haïd devant les enquêteurs de la Gendarmerie nationale.

Kadra Odette Mahamoud Haïd va donc dès lors garder rancune à l'égard du Colonel Mahdi Ahmed Cheik.

Conséquences de cette hostilité qu'elle vient de lui resservir " sur un plateau " en faisant saisir l'une de ses maisons (information Adel Z……).
Mahdi se trouvant d'autant en position de faiblesse qu'il ne dispose plus d'aucune autorité sur la Gendarmerie nationale, ne bénéficie plus de la protection d'Ismaïl Omar et de celle de l'ex Juge Saad Ahmed Cheik Moussa disparu récemment dans des circonstances pour le moins sujettes à caution… pour ne pas dire suspectes.

LA DISPARITION PRÉMATURÉE…. DE L'EX JUGE SAAD AHMED CHEIK MOUSSA ARRANGE TOUT A LA FOIS LES AFFAIRES D'IOG COMME CELLES DE LA KABYO.

Comme ceci a été écrit précédemment, la disparition de l'ex Juge Saad Ahmed Cheik Moussa soulève bien des questions mais ce qui est certain c'est que cette disparition pour le moins singulière arrange bien des affaires. Elle arrange les intérêts d'un Ismaïl Omar Guelleh - dont il servait de paravent et d'associé dans le Groupe Saad Business - qui dès lors a les mains libres et a procédé à une nouvelle distribution des cartes en récupérant majeure partie du patrimoine et des avoirs financiers qu'il lui avait accordés de son vivant.

Quant à la Kabyo, elle n'a plus sur sa route un ex Juge Saad - frère de Mahdi - très apprécié des populations les plus pauvres et qui constituait un obstacle de taille dans les visées hégémoniques et les vindictes profondes qu'elle nourrit et entretient contre les mamassan rehr egal. Un de moins oserait-on dire dans la procédure d'élimination lancée par Kadra Haïd contre les Issas afin d'écarter un à un ceux qui pourraient lui " faire de l'ombre " ou s'opposer à elle !.

LA MANTE RELIGIEUSE - QU'EST LA KABYO - SE SERT DES HOMMES PUIS … LES DÉVORE.

A l'exception d'un Ismail Tani - actuel directeur de cabinet de la présidence et soumis entièrement à toutes …ses volontés - peu nombreux sont les Issas auprès de qui la Kabyo pourrait trouver aujourd'hui comme demain des soutiens. La raison en est qu'elle mène - ouvertement et depuis des années - une politique d'élimination en les écartant un à un dans l'entourage d'Ismaïl Omar pour les remplacer par des hommes venus de l'étranger qu'elle asservit à ses propres ambitions ; utilisant pour ce faire toutes les méthodes, y compris celles que la morale, la décence et les préceptes religieux de l'Islam réprouvent.

QUEL AVENIR POUR LE COLONEL MAHDI AHMED CHEIK ?.

Comme nous l'avons vu et démontré, le Colonel Mahdi Ahmed Cheik est entré en période de disgrâce et le restera aussi longtemps que la Kabyo imposera ses quatre volontés tout à la fois sur les Issas - en les écartant arbitrairement un à un des postes en périphérie immédiate du pouvoir - comme au Palais de l'Escale auprès d'un Ismaïl Omar Guelleh physiquement bien affaibli et mettant à profit les discordes pour tenter d'asseoir le peu d'autorité qu'il lui reste ou de … " sauver " ce qui peut l'être en prévision de sa succession.

Dans de telles conditions, l'avenir du Colonel Mahdi Ahmed Cheik est bien plus que précaire car il sait que sans protection d'aucune sorte (rejeté par sa propre famille qu'il a trahie) il est aujourd'hui à la merci de voir débarquer chez lui et de nuit (en général vers deux heures du matin car telle est la pratique …) des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité pour une hypothétique " convocation immédiate " au Palais d'Haramous…et toute affaire cessante !.

Ce qu'il adviendrait de lui dans ce cas, nous l'ignorons ou pour le moins faisons semblant de l'ignorer. On imagine assez mal un IOG convoquant à deux heures du matin …le supposé " chef exécutant " du Juge Bernard Borrel afin de partager avec lui ….le thé et des petits gâteaux.

 

Curieusement, le Colonel Mahdi Ahmed Cheik se serait retiré dans un endroit tenu secret et ce depuis quelques jours. Il serait....injoignable !!!

 

 

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