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D
445 - 07/11/05 - DJIBOUTI - L'honneur est un luxe
réservé aux vivants, il n'a plus cours chez les morts comme chez
les témoins devenus gênants dans toute supposée " affaire
pour raison d'État".
M
Ahmed Kaireh Robleh.
Malgré
l'indifférence ou la suspicion qui prévalent de nos jours, le nom
de certaines familles reste synonyme d'honneur et de " vocation à
secourir leurs semblables " dans le respect des saintes valeurs religieuses
d'Al Küran alors que d'autres salissent leur nom en s'associant avec le dictateur
djiboutien, autoproclamé président.
C'est
ainsi qu'au prononcé du nom de Cheik Moussa (Amin) les familles djiboutiennes
ne restent pas insensibles. Loin de là, ce nom fut et reste synonyme de
" bon sens et d'humanité ". L'homme qui le porta fut l'une des
grandes personnalités morales respectée pour sa piété,
pour son honorabilité, pour ses conseils éclairés et à
caractère religieux dispensés largement non seulement au sein de
sa propre communauté des Issas mais aussi aux autres ethnies tout en dépassant
largement les frontières de Djibouti. Cheik Moussa se déclarait
profondément préoccupé par le fait que les religions soient
stéréotypées de façon négative mais aussi et
surtout par le fait que l'islam est souvent et faussement associé aux violations
des droits de l'homme.
A
l'époque de sa présidence, Hassan Gouled Aptidon n'hésitait
pas à le consulter car il le savait être pertinent dans l'expression
de ses judicieux conseils avec la saine vision qu'il avait dans un Islam en évolution.
Cette pertinence et cette lucidité on la retrouvera après son
décès lorsque son fils Cheik Souleiman lui succédera et reprendra
le même chemin spirituel et humain non seulement au sein des Issas mamassan
rehr egal mais aussi chez les Afars et les Somalis qui lui reconnaissent aujourd'hui
et sans réserve les mêmes qualités que son géniteur.
MAHDI
AHMED CHEIK TRAHIT LES SIENS AU PROFIT D'IOG.
Ce
qui est vrai pour Cheik Moussa ne l'est pas forcément pour d'autres !!!.
Ne cherchez plus chez les Mamassan rehr egal une quelconque personne qui soutiendrait
aujourd'hui - Mahdi Ahmed Cheik - celui qui les a trahis pour s'associer dans
la perversité et la cupidité malsaine avec Ismaïl Omar Guelleh.
Le
pire étant qu'après avoir dupé sa propre famille - pourtant
respectable - Mahdi Ahmed Cheik s'est fait duper à son tour par un IOG
qui après l'avoir utilisé - notamment dans ses basses uvres
- l'a mis " diplomatiquement " sur la touche en le virant de la Gendarmerie
Nationale. Certes la mise sur
la touche de l'ancien " patron " de la Gendarmerie nationale s'est faite
" avec des formes " ; mais Ismaïl Omar n'a pas hésité
à le sacrifier et ce sans remords d'aucune sorte.
L'article
de presse paru récemment dans le journal La Nation dressant un bilan sirupeux
de sa carrière et vantant les mérites du Colonel Mahdi quittant
ses fonctions avait cette nette connotation d'oraison funèbre qui ne trompe
pas ce qui a fait sourire bien du monde - à Djibouti comme ailleurs - tant
on pouvait y discerner une nouvelle fourberie d'Ismaïl Omar en préparation.
FOURBERIE
EN PRÉPARATION ? ET " MISE A MORT "
MORALE !!!
La
duplicité n'a pas de limites dans le royaume bananier d'Ismaïl Omar
II !. Après lui avoir fait rendre les honneurs - presque à demander
à l'Ambassade de France que lui soit attribuée la croix de Chevalier
de la Légion d'Honneur
(après tout pourquoi pas au point où
nous en sommes arrivés dans la langue de bois !!!) - IOG a fait procéder
illico presto à la récupération des deux véhicules
de fonctions qui étaient affectés au Colonel Mahdi. Parallèlement
à cela, la Kabyo mettait à son tour son " grain de sel "
dans l'affaire et réglait ses comptes personnels d'avec l'ancien patron
de la Gendarmerie nationale et faisait procéder par la justice - sans procès
- à la saisie de l'une des deux maisons que Mahdi possédait à
titre privé aux Salines.
POURQUOI
KADRA ODETTE MAHAMOUD HAID S'ÉTAIT JURÉE" D'AVOIR LA TÊTE
" DE MAHDI ?.
Souvenons-nous
que l'un des rares hommes à s'opposer en un temps et ouvertement à
la Kabyo fut le Colonel Mahdi Ahmed Cheik. Il fit incarcérer durant 48
heures dans les locaux de la Gendarmerie nationale M Omar Aïdid - directeur
général de Canal Horizon - sous le motif de détournement
de plus de 130 millions de FDJ (une bagatelle !!!) et ce en association avec Djama
Haïd - Directeur de la Banque centrale de Djibouti.
Le
clan des Haïd offrant
la particularité d'être une "
association reconnue " de prédateurs et de larrons solidaires,
la réaction de la Kabyo ne se fit pas attendre. Elle fit libérer
son cousin Omar Aïdid avant qu'il ne dévoile plus avant les "
combinazione " du clan des Haïd devant les enquêteurs de la Gendarmerie
nationale.
Kadra
Odette Mahamoud Haïd va donc dès lors garder rancune à l'égard
du Colonel Mahdi Ahmed Cheik.
Conséquences
de cette hostilité qu'elle vient de lui resservir " sur un plateau
" en faisant saisir l'une de ses maisons (information Adel Z
).
Mahdi
se trouvant d'autant en position de faiblesse qu'il ne dispose plus d'aucune autorité
sur la Gendarmerie nationale, ne bénéficie plus de la protection
d'Ismaïl Omar et de celle de l'ex Juge Saad Ahmed Cheik Moussa disparu récemment
dans des circonstances pour le moins sujettes à caution
pour ne pas
dire suspectes.
LA
DISPARITION PRÉMATURÉE
. DE L'EX JUGE SAAD AHMED CHEIK MOUSSA
ARRANGE TOUT A LA FOIS LES AFFAIRES D'IOG COMME CELLES DE LA KABYO.
Comme
ceci a été écrit précédemment, la disparition
de l'ex Juge Saad Ahmed Cheik Moussa soulève bien des questions mais ce
qui est certain c'est que cette disparition pour le moins singulière arrange
bien des affaires. Elle arrange les intérêts d'un Ismaïl Omar
Guelleh - dont il servait de paravent et d'associé dans le Groupe Saad
Business - qui dès lors a les mains libres et a procédé à
une nouvelle distribution des cartes en récupérant majeure partie
du patrimoine et des avoirs financiers qu'il lui avait accordés de son
vivant.
Quant
à la Kabyo, elle n'a plus sur sa route un ex Juge Saad - frère de
Mahdi - très apprécié des populations les plus pauvres et
qui constituait un obstacle de taille dans les visées hégémoniques
et les vindictes profondes qu'elle nourrit et entretient contre les mamassan rehr
egal. Un de moins oserait-on dire dans la procédure d'élimination
lancée par Kadra Haïd contre les Issas afin d'écarter un à
un ceux qui pourraient lui " faire de l'ombre " ou s'opposer à
elle !.
LA
MANTE RELIGIEUSE - QU'EST LA KABYO - SE SERT DES HOMMES PUIS
LES DÉVORE.
A
l'exception d'un Ismail Tani - actuel directeur de cabinet de la présidence
et soumis entièrement à toutes
ses volontés - peu nombreux
sont les Issas auprès de qui la Kabyo pourrait trouver aujourd'hui comme
demain des soutiens. La raison en est qu'elle mène
- ouvertement et depuis des années - une politique d'élimination
en les écartant un à un dans l'entourage d'Ismaïl Omar pour
les remplacer par des hommes venus de l'étranger qu'elle asservit à
ses propres ambitions ; utilisant pour ce faire toutes les méthodes, y
compris celles que la morale, la décence et les préceptes religieux
de l'Islam réprouvent.
QUEL
AVENIR POUR LE COLONEL MAHDI AHMED CHEIK ?.
Comme
nous l'avons vu et démontré, le Colonel Mahdi Ahmed Cheik est entré
en période de disgrâce et le restera aussi longtemps que la Kabyo
imposera ses quatre volontés tout à la fois sur les Issas - en les
écartant arbitrairement un à un des postes en périphérie
immédiate du pouvoir - comme au Palais de l'Escale auprès d'un Ismaïl
Omar Guelleh physiquement bien affaibli et mettant à profit les discordes
pour tenter d'asseoir le peu d'autorité qu'il lui reste ou de
"
sauver " ce qui peut l'être en prévision de sa succession.
Dans
de telles conditions, l'avenir du Colonel Mahdi Ahmed Cheik est bien plus que
précaire car il sait que sans protection d'aucune sorte (rejeté
par sa propre famille qu'il a trahie) il est aujourd'hui à la merci de
voir débarquer chez lui et de nuit (en général vers deux
heures du matin car telle est la pratique
) des hommes des Services Djiboutiens
de Sécurité pour une hypothétique " convocation immédiate
" au Palais d'Haramous
et toute affaire cessante !.
Ce
qu'il adviendrait de lui dans ce cas, nous l'ignorons ou pour le moins faisons
semblant de l'ignorer. On imagine assez mal un IOG convoquant à deux heures
du matin
le supposé " chef exécutant "
du Juge Bernard Borrel afin de partager avec lui
.le thé et des petits
gâteaux.
Curieusement,
le Colonel Mahdi Ahmed Cheik se serait retiré dans un endroit tenu secret
et ce depuis quelques jours. Il serait....injoignable !!!

Secrétariat
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