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D
450 - 10/11/05 - DJIBOUTI - Ismaïl Omar Guelleh
et Kadra Haïd se sont faits une spécialité qui est de construire
sur les sites à.. " avalanches " des " édifices de
la cupidité " par et pour l'argent facilement gagné, sous prétexte
que la vue y est plus belle. Mais devrait-on en rester là
?.
M
Ismaël
C'est
ainsi que dépassé par la rapacité des uns, des unes et d'autres
l'État djiboutien s'est étiolé, aussi bien dans l'esprit
des citoyens que dans la réalité quotidienne.
L'ARDHD
comme le GED sont les sites de la Mémoire mais aussi ceux de l'exigence
de Vérité et de Châtiments sur
les pages les plus sombres de l'Histoire de la jeune république de Djibouti.
Pages écrites en lettres de sang par le régime antidémocratique,
bi clanique et génocidaire d'Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud
Haïd.
Régime
aux pratiques staliniennes d'antan mises au " goût de l'époque
actuelle ", artificiellement et aveuglément cautionné de l'extérieur
bien que comptable d'emprisonnements
arbitraires, de tortures, d'exils forcés pour les opposants à la
pensée unique, de pressions ignobles exercées sur les membres de
leurs familles vivant encore à Djibouti afin qu'ils se taisent. Responsable
devant l'histoire de centaines d'exécutions extrajudiciaires entre 1977
et jusqu'à ce jour (qui se font plus discrètes que par le passé
afin de ne pas ameuter l'opinion publique internationale), de violations toujours
actuelles et cautionnées des Droits élémentaires de l'Homme,
ceux de la Femme et de l'Enfant et des Libertés Publiques.
Plus
de 28 années pour une population prise en otage, asservie par le chantage
au silence et qui
souffre sous le joug d'un régime bi clanique, ségrégationniste,
esclavagiste et corrompu qui ne survit que par le détournement pour majeure
partie des aides internationales et des multiples emprunts qui se succèdent
depuis plus de 6 années et qui hypothèquent chaque jour un peu plus
l'avenir de chaque Djiboutien, de chaque Djiboutienne.
Quel
que soit le pays considéré, quand la situation atteint un tel niveau
dramatique sur le plan économique, social et politique (malgré les
travestissements d'un ersatz de presse locale à la solde du pouvoir), nul
ne souhaite s'exposer en première ligne.
Dès qu'elle
devient plus facile, les attaques et les ambitions se réveillent. Nous
n'avons pas attendu d'en arriver là pour dénoncer ce qui devait
l'être ; notre seule ambition fut et demeure de restaurer un État
de droit et républicain à Djibouti.
Trop
d'exilés djiboutiens continuent à se taire de peur des représailles
exercées sur leurs parents et sur leurs amis restés au pays. Je
sais qu'ils mettraient des vies en danger en se dévoilant et en écrivant
ouvertement ou en déposant plaintes auprès des tribunaux du monde
occidental ; mais je sais aussi que leur
silence n'est le garant de la sécurité de personne et pourrait
- dans quelques cas - être interprété comme une " caution
financée " par et pour le régime d'Ismaïl Omar Guelleh.
Nul
ne peut contester qu'en dévoilant mon véritable visage et mon nom,
je sais parfaitement bien ce qui pourrait arriver aux miens et à moi-même
(je suis originaire de la même sous-région qu'IOG et comme lui mamassan
bah fourlaba) mais je suis néanmoins obligé de dire non
au mépris de toute logique humaine parce que
je crois et je continue à croire que le salut de la République de
Djibouti et de ses populations passe par la réconciliation nationale et
d'abord par la recherche d'un dialogue dont Ismaïl Omar Guelleh s'obstine
jusqu'à ce jour à ne pas vouloir.
Devrait-on
alors le contraindre par l'usage des armes ? Je ne le pense pas !.
En
intervenant sereinement à diverses reprises sur ce site,
Ali Abdillahi Iftin - ex officier commandant la garde présidentielle et
actuel commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale (MDLN)
a exprimé le souhait qu'au-delà de sa propre personne apparaisse
dans ses écrits et ses témoignages les réalités d'un
mouvement national qui exprime les aspirations les plus profondes des familles
djiboutiennes, des hommes et des femmes de sa génération mais aussi
des " vieux sages " - toutes ethnies et tribus confondues - et qui expriment
toujours l'espoir des Djiboutiens/Djiboutiennes :
en
l'instauration d'une paix effective et non point
d'apparence fictive car nul ne peut parler de progrès
économique, social et politique en situation conflictuelle comme c'est
le cas actuellement ;
en
l'émergence d'une véritable ouverture à la démocratie
(avec un véritable gouvernement pluraliste des pensées et
démocratique),
en
la justice,
en
la solidarité
.....etc....
UNE
BOMBE AMORCÉE PAR LES CONTRE VÉRITÉS ET LES ERREMENTS RÉCURRENTS
DU RÉGIME GUELLEH. GARE A L'EXPLOSION ET A SES CONSÉQUENCES !.
La
vérité étant tristement là au quotidien pour le contredire,
Ismaïl Omar Guelleh devrait être discret quand il parle de supposées
réussites, d'évolutions positives depuis qu'il s'est accaparé
tous les pouvoirs par la falsification, et avouer plus assurément ses mystifications
et facéties comme s'il se confessait de "hold-up" à répétition.
Comment
peut-il oser aussi effrontément parler d'amélioration des conditions
sociales et de vie des populations ? alors - qu'entre autres calamités
- les tarifs des matières et des denrées
alimentaires essentielles ont véritablement explosé depuis bientôt
deux années ( entre 50 et 300 % suivant le produit ), plongeant ainsi les
familles dans la plus grande détresse.
Ceci
a généré l'émergence d'une multitude d'autres trafics
et contrebandes - notamment celui
du riz - en provenance des pays limitrophes avec le renforcement des marchés
parallèles et celui des " rackets institutionnalisés "
imposés par quelques hauts fonctionnaires peu scrupuleux qui reversent
une partie du montant des sommes perçues au Palais de l'Escale.
Malgré
une odieuse propagande de désinformation gouvernementale à l'adresse
de l'opinion publique internationale, la Sécurité
sociale et la gratuité des soins - notamment pour les classes moyennes
et plus démunies de notre société - ne
sont plus qu'un vieux souvenir.
En
matière de protection des biens et des personnes - à laquelle chacun/chacune
doit pouvoir prétendre -, un système régalien comme la
police et la justice avec le droit à la sécurité est devenu
une honte dans notre pays !. Ce n'est pas le fait des quelques policiers
et juges corrompus et racketteurs mais la conséquence directe de la situation
tant sociale qu'économique désastreuse.
Lorsque
l'on a plus rien, lorsqu'il faut survivre, alors la priorité devient vol.
Les
familles djiboutiennes comme les membres des diverses communautés occidentales
vivant à Djibouti se plaignent sans cesse des agressions, des vols et des
incivilités dont ils sont l'objet - parfois en pleine journée -
et qui sont majoritairement le fait de jeunes gens sans emploi, sans structure
familiale forte, devenus associaux et dont le chiffre est en nette progression
depuis quelques années.
"
DÉLINQUANCE, VIOLENCES ET INSÉCURITÉ". LES MOTS ONT
LE SENS QU'ON LEUR DONNE SANS EN COMPRENDRE PARFOIS LE " POURQUOI ? ".
Entendons
nous bien : harceler les familles des opposants, racketter
et frapper des manifestants réclamant pacifiquement le respect de leurs
droits, incarcérer sans autre forme de procès sont aussi bien des
violences, et ces violences ne sont pas mineures bien que " légitimées
" par un pouvoir illégalement élu.
Mais
ces violences ne sont pas les seules violences qui empoisonnent la vie des familles.
Dans les quartiers de la capitale comme ailleurs, et sans doute plus qu'ailleurs,
il existe bien d'autres formes de violence ou d'insécurité, dont
les autorités en place se scandalisent beaucoup moins :
le
chômage qui explose (plus de 85 % des personnes dites en âge
d'avoir un emploi),
la
discrimination tribale ou clanique dans la poursuite des études à
l'étranger (étudiants
à vie disposant d'appartements
dans les quartiers chics, de véhicules haut de gamme et
de passeports
diplomatiques
)
mais
aussi discrimination à l'embauche dans l'administration et dans le secteur
privé (pressions directes et sans ambages exercées sur les
entreprises étrangères installées à Djibouti)
et
discrimination dans l'accès au logement par exemple
..etc
.
Les
contestations fusent de toutes parts et à tous niveaux dans le pays, les
grèves suivies d'incarcérations arbitraires se succèdent
; je dis et je répète, seule une Conférence
de réconciliation nationale avec la perspective de l'instauration d'une
ouverture à la démocratie peuvent sauver l'unité et l'avenir
de Djibouti..
Pour
mettre fin à toutes ces injustices, le président Ismaïl Omar
Guelleh devrait s'asseoir autour d'une même table avec l'opposition politique
afin de trouver une solution à la djiboutienne. Aux problèmes
djiboutiens, des solutions djiboutiennes !.
Ceci
impliquerait l'abolition de certains privilèges dont bon nombre furent
attribués par l'usage d'un clientélisme et de la corruption devenus
- au fil des années - les disciplines étatisées les plus
pratiquées dans le pays.
S'asseoir
autour d'une même table avec l'opposition politique, ce serait la seule
façon pour Ismaïl Omar d'écouter sa conscience ainsi que d'accepter
les principes universels d'une conduite civilisée de Chef d'Etat responsable.
Pour le moment nous n'avons pas
d'autre alternative pour le convaincre que celui consistant à tenter de
faire la paix avec ses frères et surs de l'opposition afin de constituer
un front commun pour un " meilleur demain " à Djibouti.
C'est
le seul moyen pour venir en aide aux Djiboutiens/Djiboutiennes en détresse
et l'occasion de préparer l'avenir. La grandeur d'un homme - fut-il un
tyran autoproclamé revenant à de meilleurs sentiments - réside
dans sa capacité à corriger ses erreurs et à se renouveler
continuellement.
L'idéal
étant que toujours le présent serve à construire l'avenir,
sans par contre oublier le passé mais d'en panser les plaies ensemble en
reconnaissant nos erreurs..
Parce
que pour tous, notre sentiment est ou devrait être en une réconciliation
nationale et sociale, d'acceptation du changement, d'abolition de l'ambiguïté
et de la méfiance, et surtout de ralliement de tous les Djiboutiens/Djiboutiennes
malgré nos divergences d'opinions, autour d'un avenir idéal et commun.
Le
temps est venu de jeter aux orties les mille préjugés dont le passé
encombre le présent et de bâtir une paix durable. Froidement,
soyons intelligents, pertinents dans nos engagements communs.
La
violence du gouvernement actuel ne peut qu'engendrer la contre-violence dont nul
ne peut prévoir par avance la portée et les effets induits. A la
limite, s'il ne répond pas aux appels de la raison qui fusent de toutes
parts tels des cris d'alarmes, la querelle entre le clan au pouvoir et le peuple
djiboutien pourrait verser dans une situation d'affrontements avec
une réponse par l'usage de la force avec l'esprit de vengeance dans les
rangs des populations trop longtemps contraintes et asservies.
C'est
avant cela que nous devons agir car les vengeances tardives n'ont pas la saveur
qu'on pourrait leur imaginer, parce qu'elles ont moisi, par ce qu'elles sont mauvaises
conseillères, par ce que la justice qui ne se veut que vengeresse ne délivre
pas des morts du passé, enfin par ce que ces vengeances entretiennent les
haines.
"
La haine, c'est l'hiver du coeur " comme
l'écrivait Victor Hugo.
Si
Ismaïl Omar Guelleh et Kadra
Haïd se sont fait une spécialité qui est de construire sur
les sites à.. " avalanches " des " édifices de la
cupidité " par et pour l'argent facilement gagné, sous prétexte
que la vue y est plus belle, notre
objectif doit être de construire la société de demain, celle
de nos enfants, c'est aussi de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à
celle d'aujourd'hui.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50
Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org