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Dernière modification : le 09-Nov-2005 15:06 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 450 - 10/11/05 - DJIBOUTI - Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Haïd se sont faits une spécialité qui est de construire sur les sites à.. " avalanches " des " édifices de la cupidité " par et pour l'argent facilement gagné, sous prétexte que la vue y est plus belle. Mais devrait-on en rester là ?.

M Ismaël

 

C'est ainsi que dépassé par la rapacité des uns, des unes et d'autres l'État djiboutien s'est étiolé, aussi bien dans l'esprit des citoyens que dans la réalité quotidienne.

L'ARDHD comme le GED sont les sites de la Mémoire mais aussi ceux de l'exigence de Vérité et de Châtiments sur les pages les plus sombres de l'Histoire de la jeune république de Djibouti. Pages écrites en lettres de sang par le régime antidémocratique, bi clanique et génocidaire d'Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud Haïd.

Régime aux pratiques staliniennes d'antan mises au " goût de l'époque actuelle ", artificiellement et aveuglément cautionné de l'extérieur bien que comptable d'emprisonnements arbitraires, de tortures, d'exils forcés pour les opposants à la pensée unique, de pressions ignobles exercées sur les membres de leurs familles vivant encore à Djibouti afin qu'ils se taisent. Responsable devant l'histoire de centaines d'exécutions extrajudiciaires entre 1977 et jusqu'à ce jour (qui se font plus discrètes que par le passé afin de ne pas ameuter l'opinion publique internationale), de violations toujours actuelles et cautionnées des Droits élémentaires de l'Homme, ceux de la Femme et de l'Enfant et des Libertés Publiques.

Plus de 28 années pour une population prise en otage, asservie par le chantage au silence et qui souffre sous le joug d'un régime bi clanique, ségrégationniste, esclavagiste et corrompu qui ne survit que par le détournement pour majeure partie des aides internationales et des multiples emprunts qui se succèdent depuis plus de 6 années et qui hypothèquent chaque jour un peu plus l'avenir de chaque Djiboutien, de chaque Djiboutienne.

Quel que soit le pays considéré, quand la situation atteint un tel niveau dramatique sur le plan économique, social et politique (malgré les travestissements d'un ersatz de presse locale à la solde du pouvoir), nul ne souhaite s'exposer en première ligne.
Dès qu'elle devient plus facile, les attaques et les ambitions se réveillent. Nous n'avons pas attendu d'en arriver là pour dénoncer ce qui devait l'être ; notre seule ambition fut et demeure de restaurer un État de droit et républicain à Djibouti.

Trop d'exilés djiboutiens continuent à se taire de peur des représailles exercées sur leurs parents et sur leurs amis restés au pays. Je sais qu'ils mettraient des vies en danger en se dévoilant et en écrivant ouvertement ou en déposant plaintes auprès des tribunaux du monde occidental ; mais je sais aussi que leur silence n'est le garant de la sécurité de personne et pourrait - dans quelques cas - être interprété comme une " caution financée " par et pour le régime d'Ismaïl Omar Guelleh.

Nul ne peut contester qu'en dévoilant mon véritable visage et mon nom, je sais parfaitement bien ce qui pourrait arriver aux miens et à moi-même (je suis originaire de la même sous-région qu'IOG et comme lui mamassan bah fourlaba) mais je suis néanmoins obligé de dire non au mépris de toute logique humaine parce que je crois et je continue à croire que le salut de la République de Djibouti et de ses populations passe par la réconciliation nationale et d'abord par la recherche d'un dialogue dont Ismaïl Omar Guelleh s'obstine jusqu'à ce jour à ne pas vouloir.

Devrait-on alors le contraindre par l'usage des armes ? Je ne le pense pas !.

En intervenant sereinement à diverses reprises sur ce site, Ali Abdillahi Iftin - ex officier commandant la garde présidentielle et actuel commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) a exprimé le souhait qu'au-delà de sa propre personne apparaisse dans ses écrits et ses témoignages les réalités d'un mouvement national qui exprime les aspirations les plus profondes des familles djiboutiennes, des hommes et des femmes de sa génération mais aussi des " vieux sages " - toutes ethnies et tribus confondues - et qui expriment toujours l'espoir des Djiboutiens/Djiboutiennes :

en l'instauration d'une paix effective et non point d'apparence fictive car nul ne peut parler de progrès économique, social et politique en situation conflictuelle comme c'est le cas actuellement ;

en l'émergence d'une véritable ouverture à la démocratie (avec un véritable gouvernement pluraliste des pensées et démocratique),

en la justice,

en la solidarité

.....etc....


UNE BOMBE AMORCÉE PAR LES CONTRE VÉRITÉS ET LES ERREMENTS RÉCURRENTS DU RÉGIME GUELLEH. GARE A L'EXPLOSION ET A SES CONSÉQUENCES !.

La vérité étant tristement là au quotidien pour le contredire, Ismaïl Omar Guelleh devrait être discret quand il parle de supposées réussites, d'évolutions positives depuis qu'il s'est accaparé tous les pouvoirs par la falsification, et avouer plus assurément ses mystifications et facéties comme s'il se confessait de "hold-up" à répétition.

Comment peut-il oser aussi effrontément parler d'amélioration des conditions sociales et de vie des populations ? alors - qu'entre autres calamités - les tarifs des matières et des denrées alimentaires essentielles ont véritablement explosé depuis bientôt deux années ( entre 50 et 300 % suivant le produit ), plongeant ainsi les familles dans la plus grande détresse.

Ceci a généré l'émergence d'une multitude d'autres trafics et contrebandes - notamment celui du riz - en provenance des pays limitrophes avec le renforcement des marchés parallèles et celui des " rackets institutionnalisés " imposés par quelques hauts fonctionnaires peu scrupuleux qui reversent une partie du montant des sommes perçues au Palais de l'Escale.

Malgré une odieuse propagande de désinformation gouvernementale à l'adresse de l'opinion publique internationale, la Sécurité sociale et la gratuité des soins - notamment pour les classes moyennes et plus démunies de notre société - ne sont plus qu'un vieux souvenir.

En matière de protection des biens et des personnes - à laquelle chacun/chacune doit pouvoir prétendre -, un système régalien comme la police et la justice avec le droit à la sécurité est devenu une honte dans notre pays !. Ce n'est pas le fait des quelques policiers et juges corrompus et racketteurs mais la conséquence directe de la situation tant sociale qu'économique désastreuse.

Lorsque l'on a plus rien, lorsqu'il faut survivre, alors la priorité devient vol.

Les familles djiboutiennes comme les membres des diverses communautés occidentales vivant à Djibouti se plaignent sans cesse des agressions, des vols et des incivilités dont ils sont l'objet - parfois en pleine journée - et qui sont majoritairement le fait de jeunes gens sans emploi, sans structure familiale forte, devenus associaux et dont le chiffre est en nette progression depuis quelques années.

 

" DÉLINQUANCE, VIOLENCES ET INSÉCURITÉ". LES MOTS ONT LE SENS QU'ON LEUR DONNE SANS EN COMPRENDRE PARFOIS LE " POURQUOI ? ".

Entendons nous bien : harceler les familles des opposants, racketter et frapper des manifestants réclamant pacifiquement le respect de leurs droits, incarcérer sans autre forme de procès sont aussi bien des violences, et ces violences ne sont pas mineures bien que " légitimées " par un pouvoir illégalement élu.

Mais ces violences ne sont pas les seules violences qui empoisonnent la vie des familles. Dans les quartiers de la capitale comme ailleurs, et sans doute plus qu'ailleurs, il existe bien d'autres formes de violence ou d'insécurité, dont les autorités en place se scandalisent beaucoup moins :

le chômage qui explose (plus de 85 % des personnes dites en âge d'avoir un emploi),

la discrimination tribale ou clanique dans la poursuite des études à l'étranger (étudiants …à vie disposant d'appartements dans les quartiers chics, de véhicules haut de gamme et … de passeports diplomatiques…)

mais aussi discrimination à l'embauche dans l'administration et dans le secteur privé (pressions directes et sans ambages exercées sur les entreprises étrangères installées à Djibouti)

et discrimination dans l'accès au logement par exemple

…..etc….

Les contestations fusent de toutes parts et à tous niveaux dans le pays, les grèves suivies d'incarcérations arbitraires se succèdent ; je dis et je répète, seule une Conférence de réconciliation nationale avec la perspective de l'instauration d'une ouverture à la démocratie peuvent sauver l'unité et l'avenir de Djibouti..

Pour mettre fin à toutes ces injustices, le président Ismaïl Omar Guelleh devrait s'asseoir autour d'une même table avec l'opposition politique afin de trouver une solution à la djiboutienne. Aux problèmes djiboutiens, des solutions djiboutiennes !.

Ceci impliquerait l'abolition de certains privilèges dont bon nombre furent attribués par l'usage d'un clientélisme et de la corruption devenus - au fil des années - les disciplines étatisées les plus pratiquées dans le pays.

S'asseoir autour d'une même table avec l'opposition politique, ce serait la seule façon pour Ismaïl Omar d'écouter sa conscience ainsi que d'accepter les principes universels d'une conduite civilisée de Chef d'Etat responsable. Pour le moment nous n'avons pas d'autre alternative pour le convaincre que celui consistant à tenter de faire la paix avec ses frères et sœurs de l'opposition afin de constituer un front commun pour un " meilleur demain " à Djibouti.

C'est le seul moyen pour venir en aide aux Djiboutiens/Djiboutiennes en détresse et l'occasion de préparer l'avenir. La grandeur d'un homme - fut-il un tyran autoproclamé revenant à de meilleurs sentiments - réside dans sa capacité à corriger ses erreurs et à se renouveler continuellement.

L'idéal étant que toujours le présent serve à construire l'avenir, sans par contre oublier le passé mais d'en panser les plaies ensemble en reconnaissant nos erreurs..

Parce que pour tous, notre sentiment est ou devrait être en une réconciliation nationale et sociale, d'acceptation du changement, d'abolition de l'ambiguïté et de la méfiance, et surtout de ralliement de tous les Djiboutiens/Djiboutiennes malgré nos divergences d'opinions, autour d'un avenir idéal et commun.

Le temps est venu de jeter aux orties les mille préjugés dont le passé encombre le présent et de bâtir une paix durable. Froidement, soyons intelligents, pertinents dans nos engagements communs.

La violence du gouvernement actuel ne peut qu'engendrer la contre-violence dont nul ne peut prévoir par avance la portée et les effets induits. A la limite, s'il ne répond pas aux appels de la raison qui fusent de toutes parts tels des cris d'alarmes, la querelle entre le clan au pouvoir et le peuple djiboutien pourrait verser dans une situation d'affrontements avec une réponse par l'usage de la force avec l'esprit de vengeance dans les rangs des populations trop longtemps contraintes et asservies.

C'est avant cela que nous devons agir car les vengeances tardives n'ont pas la saveur qu'on pourrait leur imaginer, parce qu'elles ont moisi, par ce qu'elles sont mauvaises conseillères, par ce que la justice qui ne se veut que vengeresse ne délivre pas des morts du passé, enfin par ce que ces vengeances entretiennent les haines.

" La haine, c'est l'hiver du coeur " comme l'écrivait Victor Hugo.

Si Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Haïd se sont fait une spécialité qui est de construire sur les sites à.. " avalanches " des " édifices de la cupidité " par et pour l'argent facilement gagné, sous prétexte que la vue y est plus belle, notre objectif doit être de construire la société de demain, celle de nos enfants, c'est aussi de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui.

 

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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