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D
452 - 10/11/05 - DJIBOUTI - Acculé dans
l'affaire Borrel et afin de protéger Hassan Saïd et le Procureur Djama
- convoqués par la justice française comme témoins assistés
- Ismaïl Omar Guelleh a mis les moyens financiers sur la table et fait préparer
dans l'urgence une manifestation anti française de grande ampleur.
Justicia.
L'histoire
des relations tendues entre l'ancienne puissance coloniale qu'est la France et
les gouvernants autoproclamés de la République de Djibouti risquerait
bien de prendre dans les jours à venir une nouvelle tournure.
C'est
une question d'honneur d'hommes et de dignité humaine avec l'assassinat
du Juge Borrel en octobre 1995 à quelques soixante kilomètres de
la capitale djiboutienne - assassinat démontré et confirmé
de manière incontestable par les experts médicaux légaux
- qui est à l'origine du différent. Une affaire qui de suicide par
immolation en meurtre avec préméditation a pris de l'ampleur tout
en diversifiant les implications directes comme indirectes et les conspirations
d'alcôves dont le seul but reste et demeure
de tenter de faire taire la Justice française pour l'empêcher de
mettre en évidence la vérité.
Cette
vérité met en jeu non seulement l'implication du président
Ismaïl Omar Guelleh considéré comme " donneur d'ordres
" dans le meurtre du juge Bernard Borrel - qui l'aurait menacé directement
de dévoiler les dessous de ce que l'on suppose être un trafic d'armes
de grande ampleur en Somalie et afin d'alimenter des rébellions dans des
pays de la Corne Est de l'Afrique via le port de Djibouti et compromettant de
surcroît " d'honorables
étrangers " - mais aussi
une cohorte " d'envoyés spéciaux du Palais de l'Escale "
intervenant " après coup " et mis en cause par les deux témoins
principaux dans " l'affaire Borrel " pour tentatives de subornation
à leur encontre.
Malgré
l'alternance des offres mirobolantes des " porteurs de messages " de
son Excellentissime le despote djiboutien suivies de multiples pressions exercées
sur le témoin M Mohamed Saleh Al Houmékani - ex adjoint au commandant
de la garde présidentielle - et sur sa famille demeurant à Djibouti
afin qu'il retire sa déposition (on croit rêver tant une telle procédure
est grotesque de la part de ceux qui l'ont proposée) et revienne à
Djibouti, ce dernier n'a pas cédé tant aux avances, aux offres de
poste d'un haut niveau qu'aux menaces et a confirmé en tous points sa déposition
initiale faite auprès des Justices française et belge.
Contraint
de désavouer initialement - à Djibouti et devant notaire - son ex
adjoint sous la menace exercée sur la vie de son épouse et de ses
enfants, l'ex commandant de la garde présidentielle - M Ali Abdillahi Iftin
- n'a du son salut qu'à une fuite de Djibouti vers l'Éthiopie
alors que dans la même journée les hommes des Services Djiboutiens
de Sécurité avaient reçu ordre de l'exécuter.
Pour
toutes ces raisons, les deux anciens officiers de gendarmerie au passé
irréprochable - et contre lesquels le pouvoir djiboutien actuel ne sait
plus quoi inventer pour tenter de salir leur réputation - ont déposé
plaintes auprès du parquet du procureur de la république à
Paris pour tentatives de subornation de témoins. Plaintes notamment à
l'encontre de M Hassan Saïd - Directeur de la police politique (SDS) - et
du Procureur djiboutien Djama Souleiman qui n'avait pas hésité à
effectuer le déplacement à Bruxelles pour tenter de suborner M Mohamed
Saleh Al Houmékani lors d'un entretien durant lequel il fut filmé,
écouté et fit des écrits. Le témoin M Mohamed Saleh
Al Houmékani ayant communiqué à la justice française
toutes les preuves du forfait dont le Procureur
Djama Souleiman s'est rendu coupable, ce dernier tout comme Hassan Saïd refusant
obstinément de se présenter devant ladite Justice comme " témoins
assistés " et ce malgré plusieurs convocations de la Juge en
charge du dossier.
Comme
nous l'avons vu récemment avec le Général Zakaria, l'heure
étant à la remise de décoration à l'Ambassade de France
à défaut d'amitié sincère et de considération
autre que " diplomatique et de circonstances " on ne peut que s'étonner
qu'Hassan Saïd - qui était présent à cette cérémonie
en terre réputée française - et le Procureur Djama Souleiman
n'aient pas bénéficié eux aussi de l'attribution de la Légion
d'Honneur. Un oubli, certainement un regrettable oubli !.
COMME
ON DEVIENT HORRIBLEMENT DÉRAISONNABLE LORSQUE L'ON Y EST CONTRAINT PAR
SES PROPRES MENSONGES ET SES FALSIFICATIONS
Acculé
dans l'affaire Borrel (avec de nouveaux témoignages récents et des
documents versés au dossier) et afin de protéger Hassan Saïd
et le Procureur Djama - convoqués par la justice française comme
témoins assistés - Ismaïl Omar Guelleh
a la crainte que face aux preuves dont dispose la justice française ses
deux " acolytes " ne " passent aux aveux " et ne fassent état
des ordres reçus.
Pour
cette raison, IOG a mis - selon nos sources proches du pouvoir - les moyens financiers
sur la table et fait préparer dans l'urgence une manifestation anti française
de grande ampleur.
Le
tyran autoproclamé président de la république nous avait
habitué par le passé à de telles initiatives lorsque les
salaires des fonctionnaires, des militaires et des policiers tardaient à
être versés au gouvernement djiboutien par le Trésorier Payeur
Général français à Djibouti. Il
alla même en janvier 2000 jusqu'à faire brûler le drapeau français
devant l'Ambassade de France par quelques militaires habillés en civils.
DU
DÉRAISONNABLE A L'IGNORANCE CULTIVÉE ET A L'ODIEUX CHANTAGE
Mais
cette fois ci, tant la méthode que l'ampleur et les conséquences
de cette manifestation risqueraient bien de dépasser les précédentes.
En
effet, selon notre source digne de foi, IOG aurait donné ordre au Général
Zakaria, au Chef de la Gendarmerie et à celui de la Police Nationale pour
que militaires, gendarmes et policiers habillés en
civil participent en encadrant la manifestation. La mobilisation ne s'arrêterait
pas là car outre les agents des Services Djiboutiens de Sécurité
(SDS) d'Hassan Saïd, les fonctionnaires seraient contraints
sous la menace de sanctions administratives de participer à cette manifestation,
tout comme le corps enseignant alors que les enfants
des écoles seraient placés en avant avec les associations.
Les SDS
et la Police auraient - par ailleurs - reçu mission de mobiliser les populations
miséreuses de certains quartiers de la capitale comme cela s'est fait lors
des élections présidentielles d'avril 2005.
C'est
donc une " mobilisation générale " par la contrainte et
le chantage que tente d'imposer Ismaïl Omar Guelleh
dans cette manifestation clairement anti française dont le but est d'imposer
au Palais de l'Elysée qu'il intervienne dans l'affaire de l'assassinat
du Juge Bernard Borrel, dans l'affaire Zakaria/ARDHD
.etc.
A
voir la manière avec laquelle tombent les symboles à Djibouti, on
pourrait croire que notre pays vit, sans le savoir, une nouvelle ère de
son indépendance. Indépendance ! mais quelle indépendance
?. Les faits en préparation peuvent sembler dérisoires. Voire "insignifiants".
Ils peuvent même donner l'impression qu'ils ne sont qu'un événement
sans occurrence, ni même perspective dans le temps.
Les
emblèmes de la souveraineté nationale dans notre pays se résument
en plusieurs signes. Ils sont des marqueurs informels que
l'on exploite au gré du pouvoir en place et de ses " amis " à
l'étranger avec - au milieu - tout un peuple asservi par la force et pris
en otage épisodiquement.
Lorsqu'un
peuple, où qu'il soit, pense que ses emblèmes tels que sa justice
sont touchés, alors il déchire le voile du silence et descend dans
la rue, ceci entre dans une certaine logique. Mais dans cette manifestation en
préparation et manipulée pour l'intérêt d'un homme
à Djibouti et d'un seul porté dans ce mouvement, par une marche
aveugle : la stigmatisation et l'amalgame intentionnels.
Procédés
chers à Staline d'un temps passé et à un Fidel Castro ; instrument
d'une manipulation supposée idéologique mais qui fabrique les contre
vérités, qui peut impunément faire assassiner
la Justice et que l'on décorera de la croix de la Légion d'Honneur
dans le pays des Droits de l'Homme.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50
Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org