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Dernière modification : le 10-Nov-2005 0:41 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 452 - 10/11/05 - DJIBOUTI - Acculé dans l'affaire Borrel et afin de protéger Hassan Saïd et le Procureur Djama - convoqués par la justice française comme témoins assistés - Ismaïl Omar Guelleh a mis les moyens financiers sur la table et fait préparer dans l'urgence une manifestation anti française de grande ampleur.

Justicia.

 

L'histoire des relations tendues entre l'ancienne puissance coloniale qu'est la France et les gouvernants autoproclamés de la République de Djibouti risquerait bien de prendre dans les jours à venir une nouvelle tournure.

C'est une question d'honneur d'hommes et de dignité humaine avec l'assassinat du Juge Borrel en octobre 1995 à quelques soixante kilomètres de la capitale djiboutienne - assassinat démontré et confirmé de manière incontestable par les experts médicaux légaux - qui est à l'origine du différent. Une affaire qui de suicide par immolation en meurtre avec préméditation a pris de l'ampleur tout en diversifiant les implications directes comme indirectes et les conspirations d'alcôves dont le seul but reste et demeure de tenter de faire taire la Justice française pour l'empêcher de mettre en évidence la vérité.

Cette vérité met en jeu non seulement l'implication du président Ismaïl Omar Guelleh considéré comme " donneur d'ordres " dans le meurtre du juge Bernard Borrel - qui l'aurait menacé directement de dévoiler les dessous de ce que l'on suppose être un trafic d'armes de grande ampleur en Somalie et afin d'alimenter des rébellions dans des pays de la Corne Est de l'Afrique via le port de Djibouti et compromettant de surcroît " d'honorables …étrangers " - mais aussi une cohorte " d'envoyés spéciaux du Palais de l'Escale " intervenant " après coup " et mis en cause par les deux témoins principaux dans " l'affaire Borrel " pour tentatives de subornation à leur encontre.

Malgré l'alternance des offres mirobolantes des " porteurs de messages " de son Excellentissime le despote djiboutien suivies de multiples pressions exercées sur le témoin M Mohamed Saleh Al Houmékani - ex adjoint au commandant de la garde présidentielle - et sur sa famille demeurant à Djibouti afin qu'il retire sa déposition (on croit rêver tant une telle procédure est grotesque de la part de ceux qui l'ont proposée) et revienne à Djibouti, ce dernier n'a pas cédé tant aux avances, aux offres de poste d'un haut niveau qu'aux menaces et a confirmé en tous points sa déposition initiale faite auprès des Justices française et belge.

Contraint de désavouer initialement - à Djibouti et devant notaire - son ex adjoint sous la menace exercée sur la vie de son épouse et de ses enfants, l'ex commandant de la garde présidentielle - M Ali Abdillahi Iftin - n'a du son salut qu'à une fuite de Djibouti vers l'Éthiopie alors que dans la même journée les hommes des Services Djiboutiens de Sécurité avaient reçu ordre de l'exécuter.

Pour toutes ces raisons, les deux anciens officiers de gendarmerie au passé irréprochable - et contre lesquels le pouvoir djiboutien actuel ne sait plus quoi inventer pour tenter de salir leur réputation - ont déposé plaintes auprès du parquet du procureur de la république à Paris pour tentatives de subornation de témoins. Plaintes notamment à l'encontre de M Hassan Saïd - Directeur de la police politique (SDS) - et du Procureur djiboutien Djama Souleiman qui n'avait pas hésité à effectuer le déplacement à Bruxelles pour tenter de suborner M Mohamed Saleh Al Houmékani lors d'un entretien durant lequel il fut filmé, écouté et fit des écrits. Le témoin M Mohamed Saleh Al Houmékani ayant communiqué à la justice française toutes les preuves du forfait dont le Procureur Djama Souleiman s'est rendu coupable, ce dernier tout comme Hassan Saïd refusant obstinément de se présenter devant ladite Justice comme " témoins assistés " et ce malgré plusieurs convocations de la Juge en charge du dossier.

Comme nous l'avons vu récemment avec le Général Zakaria, l'heure étant à la remise de décoration à l'Ambassade de France à défaut d'amitié sincère et de considération autre que " diplomatique et de circonstances " on ne peut que s'étonner qu'Hassan Saïd - qui était présent à cette cérémonie en terre réputée française - et le Procureur Djama Souleiman n'aient pas bénéficié eux aussi de l'attribution de la Légion d'Honneur. Un oubli, certainement un regrettable oubli !.

 

COMME ON DEVIENT HORRIBLEMENT DÉRAISONNABLE LORSQUE L'ON Y EST CONTRAINT PAR SES PROPRES MENSONGES ET SES FALSIFICATIONS

Acculé dans l'affaire Borrel (avec de nouveaux témoignages récents et des documents versés au dossier) et afin de protéger Hassan Saïd et le Procureur Djama - convoqués par la justice française comme témoins assistés - Ismaïl Omar Guelleh a la crainte que face aux preuves dont dispose la justice française ses deux " acolytes " ne " passent aux aveux " et ne fassent état des ordres reçus.

Pour cette raison, IOG a mis - selon nos sources proches du pouvoir - les moyens financiers sur la table et fait préparer dans l'urgence une manifestation anti française de grande ampleur.

Le tyran autoproclamé président de la république nous avait habitué par le passé à de telles initiatives lorsque les salaires des fonctionnaires, des militaires et des policiers tardaient à être versés au gouvernement djiboutien par le Trésorier Payeur Général français à Djibouti. Il alla même en janvier 2000 jusqu'à faire brûler le drapeau français devant l'Ambassade de France par quelques militaires habillés en civils.

 

DU DÉRAISONNABLE A L'IGNORANCE CULTIVÉE ET A L'ODIEUX CHANTAGE

Mais cette fois ci, tant la méthode que l'ampleur et les conséquences de cette manifestation risqueraient bien de dépasser les précédentes.

En effet, selon notre source digne de foi, IOG aurait donné ordre au Général Zakaria, au Chef de la Gendarmerie et à celui de la Police Nationale pour que militaires, gendarmes et policiers habillés en civil participent en encadrant la manifestation. La mobilisation ne s'arrêterait pas là car outre les agents des Services Djiboutiens de Sécurité (SDS) d'Hassan Saïd, les fonctionnaires seraient contraints sous la menace de sanctions administratives de participer à cette manifestation, tout comme le corps enseignant alors que les enfants des écoles seraient placés en avant avec les associations.

Les SDS et la Police auraient - par ailleurs - reçu mission de mobiliser les populations miséreuses de certains quartiers de la capitale comme cela s'est fait lors des élections présidentielles d'avril 2005.

C'est donc une " mobilisation générale " par la contrainte et le chantage que tente d'imposer Ismaïl Omar Guelleh dans cette manifestation clairement anti française dont le but est d'imposer au Palais de l'Elysée qu'il intervienne dans l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel, dans l'affaire Zakaria/ARDHD….etc.

 

A voir la manière avec laquelle tombent les symboles à Djibouti, on pourrait croire que notre pays vit, sans le savoir, une nouvelle ère de son indépendance. Indépendance ! mais quelle indépendance ?. Les faits en préparation peuvent sembler dérisoires. Voire "insignifiants". Ils peuvent même donner l'impression qu'ils ne sont qu'un événement sans occurrence, ni même perspective dans le temps.

Les emblèmes de la souveraineté nationale dans notre pays se résument en plusieurs signes. Ils sont des marqueurs informels que l'on exploite au gré du pouvoir en place et de ses " amis " à l'étranger avec - au milieu - tout un peuple asservi par la force et pris en otage épisodiquement.

Lorsqu'un peuple, où qu'il soit, pense que ses emblèmes tels que sa justice sont touchés, alors il déchire le voile du silence et descend dans la rue, ceci entre dans une certaine logique. Mais dans cette manifestation en préparation et manipulée pour l'intérêt d'un homme à Djibouti et d'un seul porté dans ce mouvement, par une marche aveugle : la stigmatisation et l'amalgame intentionnels.

Procédés chers à Staline d'un temps passé et à un Fidel Castro ; instrument d'une manipulation supposée idéologique mais qui fabrique les contre vérités, qui peut impunément faire assassiner la Justice et que l'on décorera de la croix de la Légion d'Honneur dans le pays des Droits de l'Homme.

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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