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et
la croix de "Chevalier du déshonneur"
D
457 - 22/11/05 - DJIBOUTI - Procès civil
M. Ibrahim ZAKARIA/ARDHD. Il a été
dit que le courage est jugé avec raison comme la première de toutes
les qualités humaines car c'est la qualité qui garantit l'existence
de toutes les autres.
Justicia.
Le
tribunal de la 17e chambre correctionnelle de Paris a rendu ce jour - 22 novembre
2005 - son délibéré pour le procès en diffamation
qu'intentait Ibrahim Zakaria à l'ARDHD.
Le
montant de la " condamnation " s'élève à une symbolique
pièce de 1 euro de dommages et intérêts au supposé
" offensé ", bien plus raisonnable que
les ahurissants 50 000 euros demandés,
alors que les frais d'avocats et divers restent à la charge - pleine et
entière - du Général Zakaria.
Comme
le souligne l'ARDHD, on notera l'absence de sujétion du jugement du tribunal
aux influences organisées par la partie civile. On observera que les avocats
de la partie civile - faisant feu de tous bois - avaient en effet transmis de
bien curieuses pièces complémentaires au président du tribunal
(appui personnel de personnalités censés être
représentants de l'état français, extraits d'articles parus
sur le site du GED afin de tenter de discréditer certains témoins
de la défense
), et cela au cours même du délibéré..
Malgré
les menaces, batailler pour qu'émerge la vérité.
Dans
cette affaire de supposée diffamation, ceux qui ont osé défendre
l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti furent dérangeants
lors du procès en mettant leurs passions au service de la vérité,
au service de leurs convictions.
Ont-ils
persuadé le Tribunal de la réalité
des menaces comme des pressions exercées par l'État djiboutien à
coup de millions de FD sur les victimes de Zakaria et sur leurs familles afin
qu'elles se taisent ?. Les
témoignages de ceux qui ont osé parler de cela ne pouvaient laisser
la Justice indifférente.
Parallèlement
à cela ils viennent de donner une leçon de civisme et de responsabilité
à ceux qui - tout comme M Daher Ahmed Farah - avaient mis le feu au poudre
mais qui se sont bien gardés de témoigner ensuite devant un Tribunal
de la république ; un Tribunal digne de ce nom.
Qu'avaient-ils
à craindre ou quel intérêt avaient-ils à se taire ?.
Leur silence est-il un aveu de collaboration masquée avec le pouvoir d'Ismaïl
Omar Guelleh ?
Chacun
s'en fera sa propre opinion !.
Face
à un tel mutisme, on ne doit pas rêver, mais s'attacher à
en percer la signification. Affronter la vérité est une épreuve,
certes. Mais que faire de ceux qui tentent d'envahir le site de l'ARDHD avec de
supposées valeurs humanistes ....pour nous
imposer ensuite leur mutisme lorsqu'il s'agit d'agir et qu'ils sont mis en cause
.?. Si nos points de suspension pouvaient parler,
ils pourraient en dire des choses.
Parmi
ces témoins de courage M Ali Coubba - incarcéré et torturé
à Djibouti du fait de son appartenance ethnique - et
qui découvrit après sa déposition que l'un de ses tortionnaires
- Mohamed Ibrahim Taneh - était présent dans l'assistance.
Alors qu'un homme se présentant comme Attaché militaire à
l'Ambassade de Djibouti à Paris (identifié comme
étant le conseiller d'Ambassade Mourad Mouti) eut
l'aplomb de menacer ouvertement - dans le Palais de Justice - l'un des
témoins lors d'une suspension d'audience et après qu'il ait témoigné
devant le Tribunal.
Que
l'on soit en accord ou réfutant le contenu de ce jugement,
le tribunal que l'homme sent en lui est sa conscience et c'est bien l'essentiel.
La
modestie de cette condamnation de l'ARDHD à 1 euro symbolique est révélatrice
de la prise de conscience du Tribunal parisien des
raisons justifiant de l'absence des victimes, car menacées qu'elles furent
et le sont encore par le pouvoir djiboutien actuel.
C'est
ainsi que pour ce procès des centaines
de millions de FD ont été prélevés sur les fonds du
ministère djiboutien de la Défense pour être consacrées
à cette affaire, pourtant d'ordre privé.
Alors
que les soldes ne sont pas versées....
Dans
ses attendus ce Tribunal d'un État de Droit a jugé - implicitement
et avec raison - que le courage est la première de toutes les qualités
humaines car c'est celle qui garantit l'existence de toutes les autres.
Le
débat sur l'État de non droit qu'est Djibouti est en tout cas bel
et bien relancé sur la scène publique internationale.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
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