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Dernière modification : le 22-Nov-2005 22:38 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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et la croix de "Chevalier du déshonneur"

 

D 457 - 22/11/05 - DJIBOUTI - Procès civil M. Ibrahim ZAKARIA/ARDHD. Il a été dit que le courage est jugé avec raison comme la première de toutes les qualités humaines car c'est la qualité qui garantit l'existence de toutes les autres.

Justicia.

 

Le tribunal de la 17e chambre correctionnelle de Paris a rendu ce jour - 22 novembre 2005 - son délibéré pour le procès en diffamation qu'intentait Ibrahim Zakaria à l'ARDHD.

Le montant de la " condamnation " s'élève à une symbolique pièce de 1 euro de dommages et intérêts au supposé " offensé ", bien plus raisonnable que les ahurissants 50 000 euros demandés, alors que les frais d'avocats et divers restent à la charge - pleine et entière - du Général Zakaria.

Comme le souligne l'ARDHD, on notera l'absence de sujétion du jugement du tribunal aux influences organisées par la partie civile. On observera que les avocats de la partie civile - faisant feu de tous bois - avaient en effet transmis de bien curieuses pièces complémentaires au président du tribunal (appui personnel de personnalités censés être représentants de l'état français, extraits d'articles parus sur le site du GED afin de tenter de discréditer certains témoins de la défense…), et cela au cours même du délibéré..

 

Malgré les menaces, batailler pour qu'émerge la vérité.

Dans cette affaire de supposée diffamation, ceux qui ont osé défendre l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti furent dérangeants lors du procès en mettant leurs passions au service de la vérité, au service de leurs convictions.

Ont-ils persuadé le Tribunal de la réalité des menaces comme des pressions exercées par l'État djiboutien à coup de millions de FD sur les victimes de Zakaria et sur leurs familles afin qu'elles se taisent ?. Les témoignages de ceux qui ont osé parler de cela ne pouvaient laisser la Justice indifférente.

Parallèlement à cela ils viennent de donner une leçon de civisme et de responsabilité à ceux qui - tout comme M Daher Ahmed Farah - avaient mis le feu au poudre mais qui se sont bien gardés de témoigner ensuite devant un Tribunal de la république ; un Tribunal digne de ce nom.

Qu'avaient-ils à craindre ou quel intérêt avaient-ils à se taire ?. Leur silence est-il un aveu de collaboration masquée avec le pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh ?

Chacun s'en fera sa propre opinion !.

Face à un tel mutisme, on ne doit pas rêver, mais s'attacher à en percer la signification. Affronter la vérité est une épreuve, certes. Mais que faire de ceux qui tentent d'envahir le site de l'ARDHD avec de supposées valeurs humanistes ....pour nous imposer ensuite leur mutisme lorsqu'il s'agit d'agir et qu'ils sont mis en cause ….?. Si nos points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses.

Parmi ces témoins de courage M Ali Coubba - incarcéré et torturé à Djibouti du fait de son appartenance ethnique - et qui découvrit après sa déposition que l'un de ses tortionnaires - Mohamed Ibrahim Taneh - était présent dans l'assistance. Alors qu'un homme se présentant comme Attaché militaire à l'Ambassade de Djibouti à Paris (identifié comme étant le conseiller d'Ambassade Mourad Mouti) eut l'aplomb de menacer ouvertement - dans le Palais de Justice - l'un des témoins lors d'une suspension d'audience et après qu'il ait témoigné devant le Tribunal.

 

Que l'on soit en accord ou réfutant le contenu de ce jugement, le tribunal que l'homme sent en lui est sa conscience et c'est bien l'essentiel.

La modestie de cette condamnation de l'ARDHD à 1 euro symbolique est révélatrice de la prise de conscience du Tribunal parisien des raisons justifiant de l'absence des victimes, car menacées qu'elles furent et le sont encore par le pouvoir djiboutien actuel.

C'est ainsi que pour ce procès des centaines de millions de FD ont été prélevés sur les fonds du ministère djiboutien de la Défense pour être consacrées à cette affaire, pourtant d'ordre privé.

Alors que les soldes ne sont pas versées....

Dans ses attendus ce Tribunal d'un État de Droit a jugé - implicitement et avec raison - que le courage est la première de toutes les qualités humaines car c'est celle qui garantit l'existence de toutes les autres.

 

Le débat sur l'État de non droit qu'est Djibouti est en tout cas bel et bien relancé sur la scène publique internationale.


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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