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D
461 - 27/11/05 - USA/DJIBOUTI - Dans un récent
rapport, les diplomates US et les hommes de renseignements présents à
Djibouti expriment leurs inquiétudes quant à l'insécurité
grandissante dans le pays.
Omar
Awaleh.
Afin
de mieux contrôler la Corne Est de l'Afrique, ses voies maritimes et de
faciliter la lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis sont présents à
Djibouti, chasse gardée traditionnelle de la France qui n'a pas vu d'un
bon il débarquer les forces US.
En
octobre 2002, Washington a créé à Djibouti, le Combined Joint
Task Force-Horn of Africa afin de lutter (version officielle) contre le terrorisme
et d'améliorer la sécurité en Ethiopie, en Erythrée,
au Soudan, au Kenya, en Somalie, au Yémen, en Mer Rouge, dans le Golfe
d'Aden et dans l'Océan Indien.
Il
est à noter que les Etats-Unis ont également des vues sur l'île
de Socotra, propriété du Yémen, située à quelques
400 Km des côtes yéménites. Il semblerait bien que l'état
yéménite actuel ne soit pas très favorable aux visées
US sur cette île, ne serait-ce que pour la raison qu'il y a été
fait il y a de cela deux années des découvertes archéologiques
de première importance pour l'humanité, la classant comme l'un des
berceaux de l'histoire du monde. Origines que l'on pense être antérieures
à celles de la vallée du Rift en Ethiopie. Permettre aux USA de
s'installer sur Socotra ce serait leur signer un chèque en blanc.
District
yéménite étant peu connu, Socotra est une des plus grandes
îles de l'Océan Indien d'une superficie de 3650 km2 et sur laquelle
vivent 80 000 personnes. Elle a connu plusieurs périodes de civilisation
dont celles d'origine indienne, grecque, islamique et portugaise comme la variété
de ses dénominations au cours du temps l'attestant. Elle a été
occupée par les Anglais de 1884 à 1967, puis a revêtu une
importance géostratégique de 1977 à 1989 avec un isolement
total du monde par l'URSS.
La population socotrane est accueillante et hospitalière
par tradition, elle s'est adaptée à la modernité. Population
jeune, cette société est structurée en clans ou tribus bédouines
et mène un mode de vie extensif dans le massif granitique de l'Haggier,
encadré de deux plateaux calcaires à l'est et à l'ouest.
Stratégiquement
bien située, l'île de Socotra est faiblement habitée - proportionnellement
à sa superficie - et peut être ainsi facilement sécurisée.
L'île pourrait, en outre, se présenter comme une "heureuse"
alternative à la présence américaine - sans cesse contestée
- dans le Golfe comme à Djibouti.
Un
autre pays qui a renforcé ses rapports avec Washington est l'Erythrée.
Ce dernier a, notamment, offert aux Américains l'utilisation de ses installations
le long de ses 1.200 km de côtes, le long de la Mer Rouge, et permis la
mise à disposition de deux ports profonds à Assab et à Massawa,
et du nouvel aéroport près du port de Massawa, lequel peut accueillir
des avions de n'importe quelle taille jusqu'au très gros porteur.
L'Erythrée
a enfin offert un droit illimité de survol de son territoire aux USA et
le partage d'informations obtenues par ses services de renseignement.
Cela
étant, et depuis l'échec en Somalie, les Américains demeurent
réticents à l'envoi de forces militaires dans des guerres civiles
et ethniques.
Favorisant
les initiatives régionales, ils ont créé l'African Crisis
Response Initiative (ACRI) et l'Africa Center for Strategic Studies (ACSS). Ils
apportent également des ressources et un support logistique aux forces
de maintien de la paix de l'Union africaine et de la Communauté économique
des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ils sont, enfin, parvenus à
convaincre les chefs d'Etat et de gouvernement du groupe des Huit (G8) de soutenir
leur proposition du Global Peace Operations Initiative. Cette dernière
se propose d'organiser et de financer la formation de quelques 75.000 militaires
du monde entier (principalement issus du continent africain) d'ici à 2010.
Les USA visent également à équiper certains d'entre eux pour
accélérer l'exécution d'opérations de maintien de
la paix dans les pays qui en auront besoin, notamment des opérations effectuées
sous la direction de l'ONU dans des pays d'Afrique.
Si
les Etats-Unis se replacent stratégiquement sur le continent africain,
leurs visées politiques se révèlent, toutefois, plus ambitieuses
encore et concernent le libre échange et les matières premières.
REVENONS
D'ABORD SUR LA QUESTION DU LIBRE-ECHANGE
Bien
que n'étant pas présents dans le processus de Barcelone, les USA
tentent tout de même de pénétrer une zone économique
jusqu'ici réservée à l'Union européenne et en particulier
à la France.
Washington
tente ainsi de promouvoir l'Initiative de Partenariat politique et économique
avec l'ensemble de ces pays (Algérie, Maroc, Mauritanie, Tunisie et Libye).
Européens et Américains se disputent ainsi un marché de plus
de 60 millions de consommateurs potentiels.
Si
cette politique américaine n'est pas nouvelle et remonte à la fin
des années 90 avec, à titre d'illustration, le projet Eizenstat,
les événements de ces dernières années en ont, cependant,
accéléré le processus. Nous avons d'ailleurs pu observer
un ballet diplomatique depuis l'année 2003, un " forcing " entre
les officiels américains se rendant au Maghreb et vice-versa. L'accord
de libre-échange conclu entre le Maroc et les Etats-Unis en juin 2004 en
est un bel exemple. Cet accord forme également le premier pas du projet
du gouvernement Bush visant à créer une zone de libre-échange
avec le Moyen-Orient d'ici à 2013.
La
création d'une multitude d'accords de libre-échange entre les Etats-Unis
et des pays du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Afrique de l'Est devrait donc
se poursuivre dans les années à venir.
Les
USA mettent également en avant leur projet de l'African Growth and Opportunity
Act (AGOA) adopté en 2000. Cette loi sur la croissance et les possibilités
économiques en Afrique, a accordé aux produits africains un accès
accru au marché américain. Elle a été renouvelée
en juillet 2004 (AGOA III) prorogeant l'AGOA jusqu'en 2015 et élargissant,
au demeurant, sa portée.
La
principale disposition de la loi permet aux Africains d'exporter des vêtements
en franchise de droits de douane vers les Etats-Unis.
Depuis que la première
AGOA a été adoptée en 2000, les investissements en Afrique
ont augmenté et le commerce avec l'Afrique s'est accentué. La valeur
des vêtements africains envoyés aux Etats-Unis est passée
d'environ 600 millions de dollars en 1999 à environ 1,5 milliard de dollars
en 2003 et s'est accentuée depuis. Sur les 48 pays que comporte l'Afrique
subsaharienne, 37 peuvent bénéficier des avantages conférés
par l'AGOA.
Selon
un rapport publié par la Maison-Blanche, les importations couvertes par
cette loi ont augmenté de 55 % entre 2002 et 2003 et atteignaient 14 milliards
de dollars. D'autres initiatives américaines afin d'améliorer la
condition des Africains sont le " Compte du millénaire " (Millennium
Challenge Account) et l'initiative de lutte contre le SIDA. Le premier est un
programme qui accroîtra fortement l'aide des Etats-Unis à l'étranger
et qui bénéficiera aux pays qui gouvernent de façon équitable,
qui investissent dans leur société et qui encouragent la liberté
économique.
Le
gouvernement Bush a proposé un financement initial du MCA s'élevant
à 1,3 milliard de dollars. Ce financement devrait atteindre 5 milliards
de dollars en 2006. L'initiative de lutte contre le Sida, quant à elle,
réside dans un plan quinquennal d'aide de 15 milliards de dollars répartis
sur 5 ans.
LES
USA SONT PRUDENTS QUANT AUX ASPECTS NON DEVOILES PAR LES GOUVERNANTS ACTUELS DE
DJIBOUTI.



Les
Américains ont un terme pour définir le président Ismaïl
Omar Guelleh : ils l'appellent " the eel "
(traduisez par " l'anguille " avec un côté
quelque peu péjoratif ).
Dans
un récent rapport ultra confidentiel publié en septembre 2005, les
diplomates Américains et les experts de la CIA en poste à Djibouti
auraient confirmé à l'administration de Washington
l'aggravation de menaces pesant sur la sécurité des installations
et des ressortissants américains à Djibouti.
On
sait que la pratique des forces US consiste à définir des zones
précises puis à s'installer dans un quelconque pays géostratégique
en y construisant de véritables camps retranchés (avec miradors
tous les 200 m et réseaux de défense
)
Les
récents renforcements des mesures de sécurité des forces
US à Djibouti - qui versent quelque peu dans l'extrême, à
l'entrée et dans les mouvements de personnes à l'intérieur
des installations - confirment bien cette grande inquiétude. Pour
prévenir les risques d'attentat, les forces américaines donnent
le sentiment qu'elles se coupent de plus en plus des populations locales et s'enferment
dans leurs installations et leurs camps. Cette tension se trouve d'autant confirmée
par quelques incidents de nuit avec des tirs de sentinelles US sur des animaux
en divagation.
Les
raisons invoquées dans ledit rapport concernant ces risques potentiels
d'attentat sont liées à divers facteurs.
Le
premier de ces facteurs est un ensemble d'arguments confirmant la forte probabilité
de l'existence de liens indirects entre le président djiboutien
Ismaïl Omar Guelleh avec les réseaux islamistes affiliés à
Al Quaïda et Al Itihad
etc..qui sévissent en Somalie et - d'après
le rapport - qui sont omniprésents à Djibouti.
LE
CAMP CHEIK OSMAN FUT UN CENTRE DE FORMATION DES RESEAUX ISLAMISTES INTEGRISTES
En
cela rien de bien nouveau que l'on ne sache déjà alors que le fait
que le Camp Cheik Osman servit en un temps (sert-il toujours à ce jour
?) de camp de formation au maniement des armes et surtout des explosifs pour des
éléments extrémistes est connu des services de renseignements
étrangers.
Ces
éléments ainsi formés (intégrés momentanément
aux unités commandées par le général Ibrahim Zakaria)
allèrent ensuite alimenter les réseaux en Somalie, au Kenya et en
Ethiopie. On leur attribue quelques attentats qui firent de nombreuses victimes
dont le dernier en date fut celui perpétré contre un hôtel
dans la capitale éthiopienne.
Toujours
selon ce même rapport, " l'insécurité est omniprésente
à Djibouti " alors que le (les) rédacteur (s) précise
(nt) que ces réseaux extrémistes pourraient être utilisés
le moment venu par Ismaïl Omar Guelleh contre les installations américaines.
Vraisemblablement afin d'obtenir des USA un surcroît
de moyens financiers attribués à l'état djiboutien pour son
hypothétique lutte contre le terrorisme, lutte qui reste à démontrer.
ISMAÏL
OMAR GARDE LA MÊME METHODE POUR ARRIVER A SES FINS, CELA FAIT 28 ANS QUE
CELA DURE
ET CA MARCHE !.
Là
encore, rien de bien nouveau quant à la méthode d'Ismaïl Omar
Guelleh qui, souvenons-nous, en fit de même depuis l'accession du pays à
l'indépendance en faisant perpétrer épisodiquement des attentats
dans la capitale djiboutienne.
Il
poursuivait plusieurs buts :
- Obtenir du président Gouled sans cesse délégation de plus
en plus de pouvoirs en laissant croire que la vie du président djiboutien
et de sa famille étaient en danger
Hassan Gouled va se laisser prendre
au subterfuge ;
- S'attaquer aux bars et restaurants florissants appartenant à
des hauts dignitaires placés sur sa route vers le pouvoir (tels qu'Ismaël
Guédi
). Nul n'osera l'affronter en face ! ;
- Semer la discorde entre Issas/Afars, Issas/Gadabourçis
.afin
de conforter son autorité dans le clan des Issas. Là encore il va
atteindre ses objectifs ! ;
-Laisser
à penser aux autorités françaises présentes à
Djibouti qu'il était le seul " homme politique " apte à
tenir le pays et ses populations dans la perspective de la succession à
Hassan Gouled Aptidon. Depuis, il fait chanter qui il veut, quand il veut et on
accourre au Palais de l'Escale avec " l'hôpital en bandoulière
" au moindre éternuement du tyran.
Attentats
dont les auteurs étaient (et seront demain) " désignés
" par avance par IOG - alors Directeur de la Police politique -
et qui furent arrêtés dans les heures
suivants lesdits attentats.
Sous
la torture et malgré leur non implication, ils avouèrent tout et
bien plus que les SDS leur demandaient de reconnaître.