Dans
de telles conditions, quelle honte, quelle indignité que de célébrer
ainsi "la journée mondiale de l'enfant
"réunissant la
Ministre déléguée chargée de la Promotion de la Femme,
du Bien-être Familial et des Affaires sociales, les ministres de la Jeunesse,
des Sports et des Loisirs, de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement
Supérieur, ainsi que celui de la Santé Publique et ce sous la houlette
du Premier Ministre M. Dileita Mohamed Dileita.
Le
terme de trafic, toujours associé à celui de marchandises, est désormais
lié à celui d'enfant. On considère qu'il y a trafic d'enfant
dès qu'un acte illégal, attentatoire à son état, est
commis en vue du transfert de l'enfant d'une personne ou d'une institution à
une autre.
Depuis
des années nous dénonçons les trafics d'enfants organisés
et gérés par Mme Kadra Mahamoud Haïd - citoyenne djibouto-française
et accessoirement épouse du président Ismaïl Omar Guelleh -
à partir de l'Aéroport international de Djibouti et à destination
des pays occidentaux.
C'est
derrière une façade d'adoptions légales d'environ 60 enfants
par année - pour le bien de l'enfant -
que plus de 1 000 enfants quittent Djibouti - presque subrepticement
car sous des motifs fallacieux de supposées
vacances - pour se perdre
dans les méandres des réseaux en occident ; réseaux organisés
et gérés par celle qui ose se prétendre " la première
dame du pays ".
Bien
que déclarés officiellement " partant en vacances " ou
rejoignant leur famille, aucun de ces enfants ne
revient à Djibouti alors que les manifestes de vol de DAALLO SARL (documents
de vol portant nom et place du passager) sont là pour confirmer ce que
nous affirmons être un ignoble trafic d'enfants officialisé,
très lucratif, cautionné par l'État et qui perdure malgré
toutes nos démarches et volonté pour que cela cesse.
La
ligne aérienne Djibouti/Paris Roissy-CDG fut en un temps la ligne privilégiée
utilisée pour ce trafic alors que les " accompagnatrices " étaient
munies de passeports diplomatiques afin d'éviter les questions embarrassantes
de la Police de l'Air et des Frontières à Roissy comme ailleurs.
Depuis
trois années et suite à nos multiples dénonciations, il semblerait
qu'elle soit moins active et que d'autres lignes Djibouti/Émirats/Occident
- Djibouti/Arabie Saoudite/Occident - Djibouti/Sénégal (ou autre
grande capitale africaine)/Occident soient venues se substituer dans l'acheminement
des jeunes enfants (accompagnés) vers le monde occidental.
Le
but étant de tenter de diluer ce trafic, de le rendre moins visible ...alors
que chaque accompagnateur/accompagnatrice (plusieurs par vol) prend en charge
4 à 5 enfants au maximum par voyage et revient par le premier avion en
partance pour Djibouti, en général en utilisant les services de
DAALLO SARL appartenant officieusement au clan des Haïd ( Kadra et ses 3
Daltons de frères).
Il
est même arrivé que DALLO débarque au dernier moment des passagers
adultes pour les remplacer par deux jeunes enfants par siège.
Tous
ces trafics se font avec la caution d'un officier de la Police de l'Air et des
Frontières sur l'aéroport international de Djibouti et qui perçoit
un pourcentage pour chaque enfant objet du trafic.
Les
méthodes employées pour se procurer des enfants reposent soit sur
la volonté des "cocontractants", soit sur la violence et les
rapts dans les rues de la capitale par une " équipe de policiers ".
Ce sont :
L'achat : les enfants peuvent être achetés
pour quelques dollars par des rabatteuses à leurs parents en Somalie et
revendus de 10.000 à 30.000 dollars ou plus encore, le prix dépendant
de l'âge, du sexe, de la couleur de la peau et des yeux de l'enfant, de
son état de santé ... La pratique de la vente d'enfants par les
parents miséreux eux-mêmes existe aujourd'hui ;
l'obtention d'un consentement par la fraude - en faisant croire à
des parents illettrés que leurs enfants vont partir pour étudier
à l'étranger ou y être soignés - ou en exerçant
une forte pression sur de très jeunes mères en détresse ;
l'enlèvement d'enfants dans des lieux publics, dans les rues de
la capitale à l'encontre des populations émigrées mais aussi,
dans des infirmeries des quartiers pauvres
Les
différentes méthodes peuvent se combiner entre elles et se conjuguer
avec une falsification de l'état civil de l'enfant. En effet, après
avoir enlevé un nouveau-né qui n'a pas encore d'identité,
une " rabatteuse " peut faire une fausse déclaration de naissance
puis se présenter devant l'administration djiboutienne en tant que "
vraie mère " de l'enfant et donner ainsi son consentement à
l'adoption.
De
fausses déclarations de naissance (naissance dans la capitale djiboutienne)
et des cartes d'identités sont établies et légalisent les
rapts et les achats d'enfants.
Alors
que dans son discours la ministre déléguée chargée
de la Promotion de la Femme, du Bien-être Familial et des Affaires Sociales,
Mme Aicha Mohamed Robleh se fendait d'un nouvel odieux mensonge et osait prétendre
que " La République de Djibouti en ratifiant cette convention en 1990,
s'est engagée à tout mettre en uvre pour assurer un cadre
de protection et d'épanouissement aux enfants vivant sur son territoire
".
La
réalité est bien différente de ce qu'elle a l'outrecuidance
d'affirmer.
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AUX
ORDRES DE KADRA MAHAMOUD HAÏD, RESPONSABLE DU SUIVI DES TRAFICS ET DES ENCAISSEMENTS.
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Organisateur
des rapts effectués par une équipe de Policiers dans la capitale
djiboutienne.
