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Dernière modification : le 27.11.2005 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Alors que BOREH se prépare .....

 

D 469 - 07/12/05 - DJIBOUTI - Version officielle et réalités. La propagande d'Ismaïl Omar Guelleh ne se pose pas de questions morales sur le respect de la dignité humaine.

Bouh Warsama.

 

" Il y a deux histoires, l'une officielle qu'on enseigne "ad usum Delphini": une histoire menteuse;

l'autre qui contient les véritables causes des événements: une histoire honteuse ".

Honoré de Balzac (Les Illusions perdues).

 

Les diverses manifestations de revendications - syndicales ou autres - qui ont eu lieu cette année à Djibouti ont démontré que la liberté d'expression demeure systématiquement réprimée par l'emploi de la force, parfois par celui des armes avec des arrestations, des incarcérations, des tortures et des disparitions.

 

DES DÉCÈS, DES DISPARITIONS INEXPLIQUÉS !!

La disparition forcée ou involontaire est une technique de terreur bien connue à Djibouti et pratiquée par la Police politique SDS (Services Djiboutiens de Sécurité).

Faire disparaître une personne est un crime odieux doublement paralysant : pour les victimes potentielles directes qui se sentent menacées, ne savent pas quel sera leur sort et qui sont souvent torturées voire parfois froidement assassinées après arrestation. Mais aussi pour les membres de leurs familles qui vivent tantôt l'espoir de revoir leur parent tantôt le désespoir, car ils vivent dans l'incertitude, souvent durant des années.

Cette pratique porte pourtant atteinte à tout un ensemble de droits inscrits dans la Charte de la Francophonie ; plus encore dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et énoncés dans de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, notamment et pas seulement, dans les Pactes internationaux relatifs, l'un, aux droits civils et politiques et l'autre aux droits économiques, sociaux et culturels (la disparition concerne souvent le principal soutien de la famille).

La disparition forcée (que l'on déclarera être officiellement une... fuite de la " victime " dans l'urgence et vers l'exil…) porte ainsi atteinte au droit à des conditions d'arrestation et de détention humaines, au droit de ne pas être soumis à des peines ou traitements cruels ou dégradants, au droit à la liberté, à la sécurité et aux droits connexes (droit au procès équitable par exemple), au droit de ne pas être soumis à la torture ainsi qu'au droit à la vie.

En cas de " disparition forcée " d'opposant politique sur le territoire de la République de Djibouti, aucune plainte n'est recevable devant les juridictions, les administrations ainsi qu'aucune éventuelle " protestation " portée à la connaissance des plus hautes autorités du pays n'a eu de suite conforme à la loi. Ce qui signifie qu'il y a une programmation, une approche organisée.

 

LA PAUVRETÈ PAR TROP CRIARDE OCCUPE DES ESPACES VITAUX DANS LA CAPITALE.

ALORS IL FAUT L'EN CHASSER PAR TOUS LES MOYENS !.

Les populations des quartiers défavorisés sont - une à une et quant à elles - victimes de tentatives d'expulsions manu militari hors de la capitale, alors que les femmes et les enfants demeurent des victimes encore plus vulnérables, surtout avec un climat social qui devient de plus en plus catastrophique.

C'est aussi une mort lente. Une mort qu'on inflige parfois à coups de fusil certes mais plus généralement une mort par malnutrition, par manque de soins. Une sorte de mort par asphyxie. La souffrance infligée à la population djiboutienne est à la fois physique et psychologique.

La faim et la maladie sont les corollaires de la peur et du désespoir ; ce désespoir qui conduit à de vives réactions des populations pauvres envers les forces de police qui tentent - sur ordre - de les chasser de leurs abris de fortune. Alors vient à l'esprit la question de savoir à qui revient l'entière responsabilité des morts et des blessés de ces derniers jours ?.

Cette responsabilité n'incombe ni aux populations pauvres qui tentent de protéger ce qui fait office de logis, ni aux policiers chargés d'appliquer des ordres iniques mais au gouvernement et tout particulièrement au président autoproclamé Ismaïl Omar Guelleh.

Dans ses rêves dépassant de loin l'utopie, IOG veut faire de la capitale djiboutienne un Dubaï en en chassant - par les armes - la pauvreté.

Faire tirer sur des êtres et ensuite présenter des " sincères condoléances " aux familles des victimes - tel que vient de le faire le ministre de l'Intérieur - relève soit de la provocation, soit de l'inconscience insultante la plus totale.

A Djibouti, les gouvernants actuels entretiennent la spirale de la violence politique par leurs atteintes constantes aux droits humains et au droit international humanitaire. Cette violence est alimentée par une nomenklatura au pouvoir pour des intérêts non point nationaux mais exclusivement d'ordre de profits privés. Par une politique gouvernementale, qui est contraire au droit international.

Alors que la société internationale n'a cessé de se doter d'instruments juridiques de protection des populations, force est de constater les difficultés rencontrées dans l'application de ce Droit International Humanitaire. L'article 1 commun aux 4 Conventions de Genève de 1949, qui engage les hautes parties contractantes à " respecter et faire respecter " ce droit, est toujours resté lettre morte à Djibouti. Un mirage !, un mirage comme bien d'autres alors que toutes les falsifications sont déployées pour donner l'illusion trompeuse que "tout va bien et dans le meilleur des mondes".

"L'ordre doit règner à Djibouti !". Alors cet ordre des désordres règne même s'il se nourrit de la pauvreté qu'il génère et entretient.

Ces " opérations de nettoyage " visant des civils sans défense constituent une grave violation des principes fondamentaux du droit international humanitaire, ainsi qu'une forme non déclarée de crime de guerre ; génocide contre la pauvreté - djiboutienne comme étrangère au pays - étalé dans le temps et qui ne veut pas dire son nom.

Toutes ces "opérations de nettoyage de la capitale" constituent une preuve supplémentaire du mépris flagrant que vouent aux droits humains et au droit international humanitaire les gouvernants opportunistes qui se sont accaparés indûment tous les pouvoirs de l'État et du secteur privé.

Elles ne sont malheureusement qu'un exemple des violences survenues au cours de ces derniers mois, et il est à craindre qu'elles ne soient pas les dernières du conflit entre les populations des quartiers défavorisés et le Palais de l'Escale ; conflit qui dure depuis bien des années.

 


 

" A Djibouti, les chiens regardent tous IOG et la Kabyo avec vénération car ils leurs servent leur "pitance" quotidienne.

Les chameaux les toisent tous avec dédain.

Il n'y a que la "race porcine" qui les considère comme leurs égaux...".


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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