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Dernière modification : le 27.11.2005 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 471 - 08/12/05 - DJIBOUTI - ÉTAT FANTOCHE. Députées "pot de fleur" désignées par le Palais de l'Escale et non point élues démocratiquement.

Alors que la "grenouille" fait son chemin ! mais pour combien de temps encore ?.

 

Anab Hersi Ahmed et Ahmed Abdi.

 

La culture politique djiboutienne est très complexe et contradictoire ; elle associe les éléments d'une société traditionnelle à ceux d'une culture pour le moins très particulière et qui se veut "moderniste".

Les profonds changements qui ont bouleversé le mode de vie des femmes, depuis l'indépendance du pays le 27 juin 1977, ne sont pas parvenus à gommer totalement l'éloignement de celles-ci de la scène politique, ni leur sous-représentation au sein du parlement où - admettons-le - aucune d'entre-elles ne milite véritablement en faveur de "l'égalité des droits entre hommes et femmes" mais exclusivement pour les indemnités de députée et autres avantages.

Ces "dames".. de compagnie sont désignées par le Palais de l'Escale et non point élues démocratiquement (car les élections furent et sont de tout temps falsifiées à Djibouti) on comprend dès lors qu'elles sont intégrées à une nomenklatura secondaire et inféodées et ne peuvent qu'abonder dans le sens du pouvoir du Palais de l'Escale et de ses décisions arbitraires, faute de quoi elles seraient " immédiatement démissionnées ".

L'infériorité sociale de la femme vivant à Djibouti et son exclusion effective du système politique demeurent plus que jamais d'actualité. De fait, la société djiboutienne enregistre, au sein des pays africains, le taux le plus bas de femmes détenant le pouvoir ou étant en position de prendre des décisions socio-économiques ; ceci expliquant cela.

Les questions de la protection des femmes dans les situations de dictatures, de conflit armé et de l'importance qu'il y a à reconnaître le rôle déterminant qu'elles peuvent jouer dans le règlement des conflits devrait être au cœur des débats de l'assemblée nationale djiboutienne. Loin s'en faut !.

Ce sont les Maliennes qui ont poussé les combattants à abandonner les armes et incité le Gouvernement à déclarer un moratoire sur les armes légères.

Ce sont les femmes d'Irlande du Nord qui ont maintenu l'élan vers la paix.

Ce sont les mères d'Argentine qui, chaque jour, ont rappelé au bon souvenir du monde les victimes de la dictature.

 

Par ailleurs, aucune Députée djiboutienne n'a proposé un réel projet cohérent concernant l'amélioration des conditions de vie de la femme à Djibouti. Là encore et à l'image de ce que fait le gouvernement, elles en sont restées à de vagues " déclarations d'intentions ".

Aucune Députée djiboutienne n'est là pour relever le niveau, voilà où nous en sommes : un concours de qui ira le plus loin dans la bassesse et la mesquinerie pour se faire " bien voir " du pouvoir et tout particulièrement de la supposée " première dame " du pays ; entendez par là Kadra Mahamoud Haïd.

Là-dessus aussi tout le monde est d'accord mais certaines sont plus coupables que d'autres dans cet état de fait, elles se reconnaîtront.

Ce que chacun et chacune doit savoir dans le monde occidental, c'est que la gouvernance à Djibouti s'est dévoyée car les tenants du régime ont négligé les pauvres qui sont de plus en plus pauvres, et vous savez bien que, comme de bien entendu ce sont les femmes et leurs enfants qui en paient le prix le plus fort. A l'exception d'environ 800 familles (soient 4000 personnes), c'est toute la société djiboutienne qui s'est appauvrie depuis 1999.

Alors que les institutions internationales ont largement aidé financièrement Djibouti à améliorer les conditions de vie des familles, ces sommes surdimensionnées par rapport à la population ont servi et servent à une poignée de dirigeants - dont Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd - qui se sont enrichis à telle enseigne que les banques occidentales et de Dubaï regorgent actuellement d'argent provenant de notre cher pays.

Les transferts d'argent se font ouvertement, des lignes complètes de "crédits" sont effacées des comptes de la banque centrale djiboutienne. Devinez qui en est le directeur et vous comprendrez alors à "qui profite le crime".

 

"KADRA MAHAMOUD HAÏD, HORS DE CONTRÔLE"

On serait tenté de lui donner une leçon de bonnes manières, en soulignant les implications de ses comportements outranciers pour l'image internationale de Djibouti.

Chaque année, ce sont des centaines de millions de FD qui sont prélevés artificiellement sur les fonds publics de l'État djiboutien pour permettre à la supposée première dame de fréquenter - avec une trentaine de "dames de compagnie" - les palaces parisiens, à Dubaï et ailleurs.

Certains pourraient affirmer qu'il convient de dépasser la seule analyse du tempérament d'une personne pour s'interroger sur les questions de protocole et sur le comportement attendu des personnalités qui occupent de hautes fonctions. On pourrait aussi aborder le sujet de l'équilibre psychologique (pour le moins particulier) de la supposée première dame, familière des scandales et des " conspirations d'alcôve " dans lesquels elle excelle depuis l'autoproclamation de son époux à la tête du pays en mai 1999. Mais aussi sur le rôle joué par ses gardes du corps dans les odieux trafics d'enfants à partir de l'aéroport de Djibouti et dont elle est l'ordonnatrice..

 

PHALLOCRATIE ET SEXISME !!!.

Généralement un phallocrate (sexiste direct ) a envers les femmes un comportement frustre, autoritaire et méprisant. Il est sûr, de par son "pouvoir" et de par l'approbation de ses "pairs", d'obtenir ce qu'il veut des femmes, ou sinon d'exercer impunément ses rétorsions. Au besoin il pourra user de violence physique, encore très "admise" dans le monde, même en Occident.

Dans la société actuelle, au contraire, une femme sexiste est censée généralement... ne pas avoir de "pouvoir" ni d'approbation sociale; aussi ses stratégies contre les hommes feront plutôt appel à la ruse, à la séduction, à la manipulation sentimentale et psychologique, et se traduiront donc par un harcèlement moral, sans violence physique, mais aux conséquences toutes aussi dévastatrices. Ces agressions se targueront parfois de vouloir viser les phallocrates, mais en réalité elles atteindront toujours les hommes aimables et innocents, voire faibles.

LE " BOSS " DU PALAIS DE L'ESCALE NE SERAIT PLUS CELUI QUE L'ON PENSE !

 


 

Vient inévitablement la question du " comment Kadra Mahamoud Haïd en est-elle arrivée à avoir autant d'autorité sur les collaborateurs directs d'Ismaïl Omar Guelleh au point que le véritable " patron " c'est elle ? ".

Arriver à s'approprier à titre personnel et gratuitement des terrains appartenant à la Compagnie du chemin de fer reliant l'Éthiopie à Djibouti (dont le siège est à Addis Abeba) malgré l'opposition des cadres et des employés à Djibouti ;

Faire signer par le Secrétaire général de la présidence n'importe quel document à son seul profit ;

Imposer ses propres lois à la Justice djiboutienne et faire emprisonner qui elle veut et quand elle le veut … ;

Organiser une véritable et arbitraire " chasse ouverte aux Issas " en périphérie du pouvoir et les faire remplacer illico presto par ses propres amis…sans qu'Ismaïl Omar Guelleh ne s'y oppose ;

etc …………………………..

Tout ceci confirme bien que le véritable " boss " du Palais de l'Escale ce n'est plus Ismaïl Omar Guelleh.

UNE " PREMIÈRE DAME " …A DJIBOUTI ? CERTES PAS !. UN ÊTRE AUTORITAIRE ET QUI NE SURVIT QUE DE PAR SA POSITION.

La manipulation la plus fréquente est bien évidemment la séduction, domaine dans lequel la Kabyo est experte et excelle. Pour endormir la méfiance de sa proie, elle se montre sous un jour différent de ce qu'elle est réellement. Par exemple avec un homme intéressé par la spiritualité elle se prétendra spirituelle, mais sans bien sûr jamais faire de pratique réelle. Sa méthode est différente de celle des hommes sexistes, mais le but est le même: s'approprier et asservir un autre être.

Ce n'est que quand, avec l'âge, son apparence physique ne la sert plus comme c'est le cas qu'elle se révèle alors - de plus en plus et au grand jour - pour ce qu'elle est vraiment : à savoir sans foi ni loi, autoritaire, hargneuse, arbitraire, égocentrique, harcelante, en un mot " dangereuse ". Tableau Ô combien connu...de celles et ceux qui la côtoient et en subissent les effets.

Une autre manipulation courante chez elle est de traiter Ismaïl Omar Guelleh comme s'il était un être sans valeur et secondaire, attitude parfaitement symétrique du paternalisme phallocrate. Et aussi insupportable, mais curieusement l'homme qui se veut tyrannique avec son entourage est … " penaud " devant la Kabyo ! .

Un homme sexiste qui ne veut plus d'une telle femme se contente de la plaquer, sans que cela ne lui soit reproché par ses "pairs". Mais pour une femme sexiste, dans une société encore à dominance masculine, les conséquences peuvent être plus graves. Aussi la technique de la Kabyo est de harceler l'homme, jusqu'à ce que ce soit lui qui lui cède du terrain…ou qu'il disparaisse… de son univers....

Quand l'homme n'est plus "intéressant" car il a perdu son rang social - comme son premier époux Abdallah Kamil, ex premier ministre - la Kabyo lui fera une vie d'enfer et ira jusqu'à le frapper en public, jusqu'à ce qu'il parte de lui-même.

 


 

Une technique souvent employée par la Kabyo est d'alterner des périodes apparemment très conciliantes …. entre deux crises. Ainsi la première victime actuelle qu'est Ismaïl Omar Guelleh (qui n'est pas le seul) espère a nouveau, pardonne, croit en son bonheur... mais ces périodes heureuses ne servent qu'à "faire passer" un nouveau caprice, une nouvelle exigence qui peut aller très loin.

Souvenons-nous des conditions du décès de la regrettée Aïcha Bogorreh (Amin) - épouse défunte du président Hassan Gouled. Sur demande de Kadra Mahamoud Haïd, elle accepta de la recevoir pour mettre un terme au conflit qui opposait les deux femmes. Quelques heures plus tard, Aïcha Bogorreh mourait par empoisonnement et dans d'atroces souffrances. Seule une personne complètement insensible telle que la Kabyo peut ainsi passer de la colère aux sourires, sans remords, du sourire au meurtre prémédité sans aucune trace de regret ou de culpabilité.

 


LA KABYO TENTE D'IMPOSER SON FILS NAGUIB DANS LA SUCCESSION A ISMAÏL OMAR GUELLEH.

Kadra Mahamoud Haïd sait que ses jours - comme supposée première dame du pays - sont comptés. Plus son avenir apparaît comme impossible, plus l'inquiétude devient alors insistante pour elle. Sa hantise étant que de par toutes les vindictes justifiées et accumulées vis-à-vis d'elle pour toutes souffrances qu'elle a faites subir, le futur gouvernement prenne des mesures drastiques à son encontre et vienne la chercher en responsabilités pour la présenter devant une justice qui ne serait pas " la sienne ".

Des comptes à rendre, la Kabyo en aura tant qu'il est pas aisé d'en faire la liste exacte et notamment à l'égard du clan des Gouled qui ne lui pardonne pas le meurtre par empoisonnement d'Aïcha Bogorreh.

Alors et dans cette perspective, elle tente d'imposer ses " amis " aux postes importants de responsabilités au niveau de l'Etat ; ce en remplacement des mamassan et de ceux qui ne lui sont pas favorables et qu'elle met arbitrairement sur la touche. Il suffit de se référer aux multiples nominations de hauts fonctionnaires depuis plus d'un an pour comprendre quelle est la stratégie de Kadra Mahamoud Haïd qui - sur le fond - n'œuvre que pour son propre compte et tente de se prémunir des futurs " retours de manivelle ".

Si Kadra Mahamoud Haïd n'a jamais accepté de se contenter de faire tapisserie, rien ne l'autorise - et certes pas son rang de supposée première dame - à se conduire de manière pitoyable.

Dans l'ordre naturel comme dans l'ordre social, il ne faut pas vouloir être plus qu'on ne peut. La Kabyo n'a pas les moyens de ses ambitions démesurées, elle en aura bientôt tous les soucis.


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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