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D
471 - 08/12/05 - DJIBOUTI - ÉTAT FANTOCHE.
Députées "pot de fleur" désignées
par le Palais de l'Escale et non point élues démocratiquement.
Alors
que la "grenouille" fait son chemin ! mais pour combien de temps encore
?.
Anab Hersi Ahmed et Ahmed Abdi.
La
culture politique djiboutienne est très complexe et contradictoire ; elle
associe les éléments d'une société traditionnelle
à ceux d'une culture pour le moins très particulière et qui
se veut "moderniste".
Les
profonds changements qui ont bouleversé le mode de vie des femmes, depuis
l'indépendance du pays le 27 juin 1977, ne sont pas parvenus à gommer
totalement l'éloignement de celles-ci de la scène politique, ni
leur sous-représentation au sein du parlement où - admettons-le
- aucune d'entre-elles ne milite véritablement en
faveur de "l'égalité des droits entre hommes et femmes"
mais exclusivement pour les indemnités de députée et autres
avantages.
Ces
"dames".. de compagnie sont désignées par le Palais de
l'Escale et non point élues démocratiquement (car
les élections furent et sont de tout temps falsifiées à Djibouti)
on comprend dès lors qu'elles sont intégrées à
une nomenklatura secondaire et inféodées et ne peuvent qu'abonder
dans le sens du pouvoir du Palais de l'Escale et de ses décisions arbitraires,
faute de quoi elles seraient " immédiatement démissionnées
".
L'infériorité
sociale de la femme vivant à Djibouti et son exclusion effective du système
politique demeurent plus que jamais d'actualité. De
fait, la société djiboutienne enregistre, au sein des pays africains,
le taux le plus bas de femmes détenant le pouvoir ou étant en position
de prendre des décisions socio-économiques ; ceci expliquant cela.
Les
questions de la protection des femmes dans les situations de dictatures, de conflit
armé et de l'importance qu'il y a à reconnaître le rôle
déterminant qu'elles peuvent jouer dans le règlement des conflits
devrait être au cur des débats
de l'assemblée nationale djiboutienne. Loin
s'en faut !.
Ce sont les Maliennes qui ont poussé les combattants à abandonner
les armes et incité le Gouvernement à déclarer un moratoire
sur les armes légères.
Ce sont les femmes d'Irlande du Nord qui ont maintenu l'élan vers la paix.
Ce sont les mères d'Argentine qui, chaque jour, ont rappelé au bon
souvenir du monde les victimes de la dictature.
Par ailleurs, aucune Députée djiboutienne n'a proposé un
réel projet cohérent concernant l'amélioration des conditions
de vie de la femme à Djibouti. Là encore et à l'image de
ce que fait le gouvernement, elles en sont restées à de vagues "
déclarations d'intentions ".
Aucune Députée djiboutienne n'est là pour relever le niveau,
voilà où nous en sommes : un concours de qui ira le plus loin dans
la bassesse et la mesquinerie pour se faire " bien voir " du pouvoir
et tout particulièrement de la supposée " première dame
" du pays ; entendez par là Kadra Mahamoud Haïd.
Là-dessus
aussi tout le monde est d'accord mais certaines sont plus coupables que d'autres
dans cet état de fait, elles se reconnaîtront.
Ce
que chacun et chacune doit savoir dans le monde occidental, c'est que la gouvernance
à Djibouti s'est dévoyée car les tenants du régime
ont négligé les pauvres qui
sont de plus en plus pauvres, et vous savez bien que, comme de bien
entendu ce sont les femmes et leurs enfants qui
en paient le prix le plus fort. A l'exception d'environ 800 familles (soient 4000
personnes), c'est toute la société djiboutienne qui s'est appauvrie
depuis 1999.
Alors
que les institutions internationales ont largement aidé financièrement
Djibouti à améliorer les conditions de vie des familles,
ces sommes surdimensionnées par rapport à
la population ont servi et servent à une poignée de dirigeants -
dont Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd - qui
se sont enrichis à telle enseigne que les banques occidentales et de Dubaï
regorgent actuellement d'argent provenant de notre cher pays.
Les
transferts d'argent se font ouvertement, des lignes complètes de "crédits"
sont effacées des comptes de la banque centrale djiboutienne. Devinez qui
en est le directeur et vous comprendrez alors à "qui profite le crime".
"KADRA
MAHAMOUD HAÏD, HORS DE CONTRÔLE"
On
serait tenté de lui donner une leçon de bonnes manières,
en soulignant les implications de ses comportements outranciers pour l'image internationale
de Djibouti.
Chaque
année, ce sont des centaines de millions de FD qui sont prélevés
artificiellement sur les fonds publics de l'État djiboutien pour permettre
à la supposée première dame de fréquenter - avec une
trentaine de "dames de compagnie" - les palaces parisiens, à
Dubaï et ailleurs.
Certains
pourraient affirmer qu'il convient de dépasser la seule analyse du tempérament
d'une personne pour s'interroger sur les questions de protocole et sur le comportement
attendu des personnalités qui occupent de hautes fonctions. On pourrait
aussi aborder le sujet de l'équilibre psychologique (pour le moins particulier)
de la supposée première dame, familière des scandales et
des " conspirations d'alcôve " dans lesquels elle excelle depuis
l'autoproclamation de son époux à la tête du pays en mai 1999.
Mais aussi sur le rôle joué par ses gardes du corps dans les odieux
trafics d'enfants à partir de l'aéroport de Djibouti et dont elle
est l'ordonnatrice..
PHALLOCRATIE
ET SEXISME !!!.
Généralement
un phallocrate (sexiste direct ) a envers les femmes un comportement frustre,
autoritaire et méprisant. Il est sûr, de par son "pouvoir"
et de par l'approbation de ses "pairs", d'obtenir ce qu'il veut des
femmes, ou sinon d'exercer impunément ses rétorsions. Au besoin
il pourra user de violence physique, encore très "admise" dans
le monde, même en Occident.
Dans
la société actuelle, au contraire, une femme sexiste est censée
généralement... ne pas avoir de "pouvoir" ni d'approbation
sociale; aussi ses stratégies contre les hommes feront plutôt appel
à la ruse, à la séduction, à la manipulation sentimentale
et psychologique, et se traduiront donc par un harcèlement moral, sans
violence physique, mais aux conséquences toutes aussi dévastatrices.
Ces agressions se targueront parfois de vouloir viser les phallocrates, mais en
réalité elles atteindront toujours les hommes aimables
et innocents, voire faibles.
LE
" BOSS " DU PALAIS DE L'ESCALE NE SERAIT PLUS CELUI QUE L'ON PENSE !
Vient
inévitablement la question du " comment Kadra Mahamoud Haïd en
est-elle arrivée à avoir autant d'autorité sur les collaborateurs
directs d'Ismaïl Omar Guelleh au point que le véritable " patron
" c'est elle ? ".
Arriver à s'approprier à titre personnel et
gratuitement des terrains appartenant à la Compagnie du chemin de fer
reliant l'Éthiopie à Djibouti (dont le siège est à
Addis Abeba) malgré l'opposition des cadres et des employés à
Djibouti ;
Faire signer par le Secrétaire général
de la présidence n'importe quel document à son seul profit ;
Imposer ses propres lois à la Justice djiboutienne
et faire emprisonner qui elle veut et quand elle le veut
;
Organiser une véritable et arbitraire " chasse
ouverte aux Issas " en périphérie du pouvoir et les
faire remplacer illico presto par ses propres amis
sans qu'Ismaïl
Omar Guelleh ne s'y oppose ;
etc
..
Tout
ceci confirme bien que le véritable " boss " du Palais de l'Escale
ce n'est plus Ismaïl Omar Guelleh.
UNE
" PREMIÈRE DAME "
A DJIBOUTI ? CERTES PAS !. UN ÊTRE
AUTORITAIRE ET QUI NE SURVIT QUE DE PAR SA POSITION.
La
manipulation la plus fréquente est bien évidemment la séduction,
domaine dans lequel la Kabyo est experte et excelle. Pour endormir la méfiance
de sa proie, elle se montre sous un jour différent de ce qu'elle est réellement.
Par exemple avec un homme intéressé par la spiritualité elle
se prétendra spirituelle, mais sans bien sûr jamais faire de pratique
réelle. Sa méthode est différente de celle des hommes sexistes,
mais le but est le même: s'approprier et
asservir un autre être.
Ce
n'est que quand, avec l'âge, son apparence physique ne la sert plus comme
c'est le cas qu'elle se révèle alors - de plus en plus et
au grand jour - pour ce qu'elle est vraiment : à savoir sans foi ni loi,
autoritaire, hargneuse, arbitraire, égocentrique, harcelante, en un mot
" dangereuse ". Tableau Ô combien connu...de celles
et ceux qui la côtoient et en subissent les effets.
Une
autre manipulation courante chez elle est de traiter Ismaïl Omar Guelleh
comme s'il était un être sans valeur et secondaire, attitude parfaitement
symétrique du paternalisme phallocrate. Et aussi insupportable, mais curieusement
l'homme qui se veut tyrannique avec son entourage est
" penaud " devant la Kabyo ! .
Un
homme sexiste qui ne veut plus d'une telle femme se contente de la plaquer, sans
que cela ne lui soit reproché par ses "pairs". Mais pour une
femme sexiste, dans une société encore à dominance masculine,
les conséquences peuvent être plus graves. Aussi la technique de
la Kabyo est de harceler l'homme, jusqu'à ce que ce soit lui qui lui cède
du terrain
ou qu'il disparaisse
de son univers....
Quand
l'homme n'est plus "intéressant" car il a perdu son rang social
- comme son premier époux Abdallah Kamil, ex premier ministre - la
Kabyo lui fera une vie d'enfer et ira jusqu'à le frapper en public, jusqu'à
ce qu'il parte de lui-même.
Une
technique souvent employée par la Kabyo est d'alterner des périodes
apparemment très conciliantes
. entre deux crises. Ainsi la première
victime actuelle qu'est Ismaïl Omar Guelleh (qui n'est pas le seul) espère
a nouveau, pardonne, croit en son bonheur... mais ces périodes heureuses
ne servent qu'à "faire passer" un nouveau caprice, une
nouvelle exigence qui peut aller très loin.
Souvenons-nous
des conditions du décès de la regrettée Aïcha Bogorreh
(Amin) - épouse défunte du président Hassan Gouled. Sur demande
de Kadra Mahamoud Haïd, elle accepta de la recevoir pour mettre un terme
au conflit qui opposait les deux femmes. Quelques heures
plus tard, Aïcha Bogorreh mourait par empoisonnement et dans d'atroces souffrances.
Seule une personne complètement insensible telle que la Kabyo peut
ainsi passer de la colère aux sourires, sans remords, du sourire au meurtre
prémédité sans aucune trace de regret ou de culpabilité.

LA
KABYO TENTE D'IMPOSER SON FILS NAGUIB DANS LA SUCCESSION A ISMAÏL OMAR GUELLEH.
Kadra
Mahamoud Haïd sait que ses jours -
comme supposée première dame du pays - sont
comptés. Plus son avenir apparaît comme impossible, plus l'inquiétude
devient alors insistante pour elle. Sa hantise étant que de par toutes
les vindictes justifiées et accumulées vis-à-vis d'elle pour
toutes souffrances qu'elle a faites subir, le futur gouvernement prenne des mesures
drastiques à son encontre et vienne la chercher en responsabilités
pour la présenter devant une justice qui ne serait pas " la sienne
".
Des
comptes à rendre, la Kabyo en aura tant qu'il est pas aisé d'en
faire la liste exacte et notamment à l'égard du clan des Gouled
qui ne lui pardonne pas le meurtre par empoisonnement d'Aïcha Bogorreh.
Alors
et dans cette perspective, elle tente d'imposer ses " amis
" aux postes importants de responsabilités au niveau de l'Etat
; ce en remplacement des mamassan et de ceux qui ne lui sont pas favorables et
qu'elle met arbitrairement sur la touche. Il suffit de se référer
aux multiples nominations de hauts fonctionnaires depuis plus d'un an pour comprendre
quelle est la stratégie de Kadra Mahamoud Haïd qui
- sur le fond - n'uvre que pour son propre compte et tente de se prémunir
des futurs " retours de manivelle ".
Si
Kadra Mahamoud Haïd n'a jamais accepté de se contenter de faire tapisserie,
rien ne l'autorise - et certes pas son rang de supposée première
dame - à se conduire de manière pitoyable.
Dans
l'ordre naturel comme dans l'ordre social, il ne faut pas vouloir être plus
qu'on ne peut. La Kabyo n'a pas les moyens de ses ambitions
démesurées, elle en aura bientôt
tous les soucis.