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D 483 - 18/12/05
- DJIBOUTI - Qui vole est un voleur ;
sauf quand il a faim. Qui tue
est un assassin ; sauf quand il sauve le monde. La
dictature imposée par IOG et par sa nomenklatura, voleurs et assassins
de la Liberté et de la Justice, n'a jamais sauvé personne.
Omar
Awaleh
ISMAÏL
ESCROC-ARNAQUEUR ET LES QUARANTE VOLEURS.
Osman Bogoré Bouh (alias Jago-Eyo-Jingad).
Ex-
Secrétaire général du gouvernement. Il s'est approprié
des terrains vides qu'il a fait entourer de barrières de tôle ondulée
pour masquer les constructions illégales. Durant la période de ses
fonctions, il s'est accaparé illégalement une centaine de terrains
et des espaces publics.
Abdallah Youssouf.
Ex-chef
du service des domaines de l'Etat. Mis en place par Osman Bogoré et Hassan
Saïd Kaireh (alias madobé) - chef de la police politique. Abdallah
Youssouf s'est accaparé illégalement une centaine de terrains et
des espaces publics dont il a revendu une partie à prix d'or.
De
par ses fonctions au Service des Domaines, il a contribué à des
délits commis par Osman Bogoré et Hassan Saïd.
Kadra Mahamoud Haïd.
Epouse
du président Guelleh. Le nombre de terrains que s'est accaparée
la Kabyo - tant dans la capitale que dans la banlieue et à Arta - est impressionnant.
Le dernier terrain en date est celui dont elle a purement et simplement exproprié
la Société des Chemins de Fer Djibouti/Ethiopie.
Djama Mahamoud Haïd.
Frère
de l'épouse du président. Là encore les expropriations à
son profit sont ahurissantes. Par voie de " confiscation ", il s'est
accaparé - entre autres - une villa appartenant à l'Ambassade de
Somalie (située en face du Consulat de France). Les occupants jugeant
l'acte illégal et refusant de quitter les lieux, Djama Mahamoud Haïd
a fait intervenir les hommes de la Police politique (SDS) qui ont expulsé
les occupants par la force..
De
même et avec la protection de la Kabyo, il s'est approprié bon nombre
d'espaces publics.
Ahmed Omar Farah.
Ex
ambassadeur de Djibouti à Paris. S'est approprié un terrain de la
STD situé à Ambouli sur lequel il a fait construire deux villas
avec un étage pour chacune d'elles.
Abdo Omar Farah.
Capitaine
de la Police nationale et frère du précédent. Comme lui,
il s'est approprié un terrain appartenant à la STD pour y faire
construire deux villas avec un étage pour chacune d'elles.
Ali Darar.
Ex
cheick. Devenu informateur et agent de Ali Aref, il a occupé illégalement
un terrain appartenant au SMI et d'autres dans le 2ème arrondissement sur
lesquels il a fait construire des magasins d'alimentation générale.
Ali Bareh.
Ex
gendarme. Il s'est approprié un terrain dans le 1er arrondissement pour
y faire construire un Centre commercial.
Idriss Awalé.
Chef
de Service de l'OPT. Il s'est approprié illégalement un terrain
appartenant à la STD puis il y a fait construire deux villas avec un étage
pour chacune d'elles.
Abdoulfatah Moussa Ahmed.
Ancien
Chef de Service des Domaines de l'Etat. A occupé illégalement des
espaces publics et des terrains appartenant à des opposants politiques
qu'il a fait exproprier.
Il
a offert partie de ces terrains et des espaces publics à ses parents et
a conservé le reste situé au Héron.
..
HALTE
AUX PILLARDS DES BIENS PUBLICS.
La
ville doit se concevoir comme un espace à construire politiquement comme
partie intégrante de la République mais aussi comme une partie spécifique
produit d'une histoire particulière, habitée par une société
particulière. Ces particularités justifient des différences
de statuts et fondent des projets originaux.
Si
la citoyenneté est définie par les lois de la République,
la " citadinité ", elle, s'organise localement par l'institution
de " cadres de Participation " de tous, citoyens ou non, à la
décision publique ou même de cadres municipaux de sécurité
sociale (au sens large) organisant des filières municipales d'accès
aux soins, aux activités culturelles, au logement
Ce
qui caractérise - ce modèle qui est à construire - est son
ambition socio-politique . Tout le travail consiste à asseoir le développement
des villes sur des projets et des alliances : projet de construction de la ville,
projet de développement économique et social, alliances socio-politiques.
Ce
modèle de la ville-cité peut se limiter à un municipalisme
étroit, s'il ne se conjugue pas avec une réelle démocratie
non seulement représentative mais aussi associative. L'Hôtel de Ville
(la Mairie) est la place centrale de la gestion urbaine, le lieu d'un véritable
gouvernement urbain. Il s'agit moins ici d'administrer les choses urbaines que
de gouverner les citadins. C'est autour du pouvoir municipal que se tissent les
réseaux de personnes et d'associations qui forment la trame socio-spatiale
de la cité.
L'urbanisme
et l'aménagement prennent la première place. Ils sont en charge
de produire la ville : l'espace auquel s'identifient les citadins en même
temps que le système d'allocation d'avantages à ceux qui en ont
le besoin le plus évident. Les ressortissants des quartiers les plus défavorisés
sont ceux qui peuvent prétendre à l'équipement le plus perfectionné,
aux espaces publics les plus largement dimensionnés, à l'effort
le plus intense en matière d'amélioration des logements
UNE
AUTRE VISION DE LA CAPITALE ET DES VILLES EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
C'est
ainsi que la capitale de la République de Djibouti comme les villes de
l'intérieur sont à penser et à organiser pour le bien du
plus grand nombre, à contre courant de l'illogisme urbain le plus
classique car le plus connu depuis des lustres. Celui de l'accaparement de la
ville par les mieux nantis, les plus débrouillards, par
ceux qui se sont accaparés tous les pouvoirs et par leurs " complices
" ; par les dévoreurs d'espaces publics qui n'ont qu'un but qui est
d'en faire leur propre espace.
DEUX
PROPOSITIONS.
Nous
formulons deux propositions :
La première est celle de la nécessité
" d'accueillir la mondialisation " mais aussi de la gérer, ce
qui signifie :
·
en premier lieu, accueillir les les femmes, les hommes et les enfants que la mondialisation
précipite vers les grandes villes;
·
en deuxième lieu, aménager dans la ville les espaces de la mondialisation
(zones d'activités tertiaires mondialisées, complexe aéroportuaires,
escales et nuds des grandes voies de communication, ensembles hôteliers
d'affaires, résidentiel de luxe
) non par des mesures d'isolement
ou de cantonnement mais pour les empêcher de dominer la ville.
La deuxième est celle de l'instauration
d'une véritable " politique de la vie quotidienne
" dans ses fonctionnalités les plus élémentaires
mais aussi les plus efficaces pour assurer un véritable et cohérent
développement social, une véritable cohésion
sociale :
·
des équipements adaptés et gérés démocratiquement
;
-
des équipements et des espaces, des rues et des places publiques respectés,
avec une Police verbalisant fermement ou déférant devant la justice
tout contrevenant ;
·
des logements satisfaisants et répondant aux besoins des populations ;
·
des transports atténuant les effets néfastes de la métropolisation
et surtout de la division spatio-sociale ;
·
des lieux de gestion associative de la " chose commune ".