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D
487 - 22/12/05 - DJIBOUTI - Le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale est devenu - au fil des mois - le "despotisme"
de la liberté et du respect des droits républicains contre la tyrannie
d'Ismaïl Omar Guelleh et de sa nomenklatura.
M Saïd Abdo
"
Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre
des lois et avec les couleurs de la justice " . Montesquieu.






TYRANNISER
IMPUNÉMENT , PRENDRE LES POPULATIONS EN OTAGES.
Tyranniser
impunément.?, certes, car les faits sont là pour confirmer qu'aux
noms du " diplomatiquement correct " et de la " non ingérence
" dans les supposées affaires intérieures d'un état
indépendant, nulle grande nation de ce monde n'a osé jusqu'à
ce jour dénoncer les génocides planifiés sur le moyen terme
à Djibouti et tous les meurtres ouverts qui en découlent. Meurtres
exécutés sur ordre de l'état actuel et perpétrés
sur des populations sans défense ; sur les hommes, les femmes et les enfants.
L'apparente
soumission du peuple djiboutien n'est due qu'à la violence et à
l'étendue des supplices que lui impose le régime de la pensée
unique d'Ismaïl Omar Guelleh.
Ce n'est pas parce que l'on fait partie
d'un peuple martyrisé qu'on est pas aussi des hommes et des femmes comme
les autres. Qui oserait prétendre le contraire ?.
Qui
se dresse alors contre Ismaïl Omar Guelleh, ne serait-ce qu'en dénonçant
par les mots toutes ses exactions, ne peut être dans le meilleur des cas
- selon la propagande gouvernementale - qu'un nostalgique de la période
coloniale et un fomentateur de troubles.
En général on préfère
lui coller l'infâme étiquette de fasciste.
Les
plus acharnés du pouvoir d'IOG sont souvent les ex staliniens - formés
aux écoles des ex pays communistes de l'Est - qui oublient ce que les pères
fondateurs ont dit de la démocratie et qui tiennent à masquer leur
goût immodéré pour le pouvoir de la pensée unique et
la dictature.. Hypocritement et à court d'arguments, certains nostalgiques
culpabilisés du stalinisme et qui vont serrer la main de monsieur Castro
nous reprocheront d'être staliniens.
A
cela nous répondons par :
"
Qu'y a-t-il de plus beau sous le ciel que la démocratie ? ".
Non
point le pouvoir totalitaire du peuple souverain - car cette totale souveraineté
est utopique voire dangereuse par le nivellement qu'elle sous entend - mais celui
d'un peuple républicain dans lequel l'État responsable va puiser
les idées pour le diriger. Un État avec des hommes à la hauteur
de leur tâche et responsables de leurs actes.
La volonté profonde
de tout homme, de tout peuple, de toute communauté quelle qu'elle soit,
c'est d'être libre, de sentir son génie éclabousser son lieu
et l'inscrire avec dignité - voire respect de ce qu'il est - dans ce monde
en plein bouleversement.
Autant
le terme de totalitarisme - celui de la pensée unique - peut être
gênant et insultant pour l'humain, autant celui de l'amorce de démocratie
suscite l'adhésion de plus en plus ouvertement des populations djiboutiennes
exprimée lors des manifestations actuelles mais aussi au sein de petits
groupes d'hommes et de femmes - employés du secteur privé, syndicalistes,
fonctionnaires et militaires venus de tous les horizons ethniques et sociaux -
qui vont jusqu'à la désobéissance.
Cette
désobéissance civile devient alors une forme de responsabilité
face à la tyrannie et appelle à davantage de responsabilités
pour un demain proche, celui du changement inéluctable ; car ne nous trompons
pas, tous les signes annonciateurs sont là et imposent une réflexion
au sein des gouvernants des grands pays de ce monde.
Ils tiennent depuis des
années le bidet d'Ismaïl Omar Guelleh, mettent la main à la
poche pour diverses raisons dont celle d'éviter à tout prix que
Djibouti verse dans l'anarchie incontrôlable, supportent les excès
du tyran car ils ont intérêt à ce que " l'ordre règne
à Djibouti ". Mais lorsque ledit bidet sera plein et qu'IOG sera suffisamment
affaibli, ils en renverseront aussitôt le contenu sur sa tête tout
comme ils l'ont fait avec Saddam Hussein en Irak. La nouvelle justice djiboutienne
fera le reste !.
Le "
diplomatiquement correct " c'est aussi et surtout cela, on n'y a pas d'amis
mais que des relations d'intérêts et aussi longtemps qu'ils sont
préservés nul n'ira voir de plus près ce qu'il se passe à
Djibouti.
De même et quand bien même ces mots pourraient déranger
ceux qui se prétendent être d'opposition, force est d'admettre que
l'attitude de certains responsables est critiquable au plus haut point parce qu'ils
n'ont pas trouvé depuis le meurtre de Mohamed Djama Elabeh (j'insiste sur
le terme de " meurtre ") et dans l'union de toutes les " forces
du refus " - une réponse à la fatalité de la dictature
imposée par Ismaïl Omar Guelleh.
Pire, certains ont déserté
leurs valeurs d'antan pour s'agenouiller devant le tyran et obtenir récompenses
pour cet asservissement, cette indignité humaine.. Dans de telles conditions,
la tyrannie est devenue pour la lâcheté une habitude de laquelle
on s'accommode alors que leur égoïsme est l'un des soutiens les plus
fermes de la tyrannie imposée par IOG à toute une nation prise en
otage..
Il faut donc
que le peuple rende malades le tyran et sa nomenklatura puisque chaque jour leur
honneur et leur crédibilité maigrissent alors que leurs corps engraissent
comme leurs comptes bancaires à l'étranger.
Le
peuple djiboutien est un souverain qui ne demande qu'à manger, qu'à
travailler, avoir famille et élever ses enfants : sa majesté Ismaïl
Omar Guelleh est tranquille quand elle digère après ses discours
fallacieux. Mais pour combien de temps encore ?.
LA
DÉMOCRATIE DANS LE DJIBOUTI ACTUEL ?.
UNE
VULGAIRE ILLUSION ENTRETENUE PAR UNE HONTEUSE CAR MENSONGÈRE PROPAGANDE!.






Tout
le monde est pour la démocratie ou pour le moins s'en réclame, qu'elle
soit couronnée ou républicaine, bourgeoise ou populaire. Si l'on
fait grand reproche à nos adversaires politiques à Djibouti c'est
celui de ne pas être démocrates mais aussi de ne rien faire pour
créer les conditions d'une amorce d'ouverture à la démocratie.
A la mesure que les
peuples montent en civilisation, les gouvernements descendent en police. L'ONU
est un miroir grossissant de l'opinion internationale. S'y reflètent, jusqu'à
l'excès, les espoirs et les angoisses des peuples opprimés.
La
démocratie apparaît comme l'antithèse du despotisme de la
pensée unique. Là où on sait bien qu'en vérité
une minorité dirige nous osons prétendre lui opposer le pouvoir
sorti du suffrage universel, mais comment et quoi faire lorsque toutes les élections
sont préparées et les résultats falsifiés par avance
?.
La démocratie
telle que présentée actuellement à Djibouti n'est pas un
simple mensonge mais une vulgaire illusion sans avenir. Elle tire son contenu
d'une réalité sociale déchirée dont elle tente de
donner l'illusion de la réunification par l'entremise d'une propagande
outrancière alors qu'il y a dans l'aspiration démocratique - au
sens où nous l'entendons - une recherche de la communauté, une volonté
de respect d'autrui. Mais la base sur laquelle elle prend racine et prétend
se développer l'empêche d'aboutir car la majorité doit - par
la force - se plier aux décisions de la minorité.
L'émergence
d'une amorce de la démocratie à Djibouti est considérée
comme étant trop dangereuse pour le pouvoir d'IOG, ou tout au moins pour
certains intérêts en place ; y compris étrangers. C'est pourquoi
elle se voit sans cesse imposer des murs incontournables par la voie des suffrages
lors des simulacres d'élections. Ces limites imposées par la dictature
sont présentées par sa propagande (grassement rémunérée)
comme des victoires de la démocratie elle-même. Quel tyran - tel
qu'Ismaïl Omar Guelleh, Castro
. - ne prétend pas gouverner
sinon par le peuple, tout au moins pour le peuple ?, alors que les réalités
inverses sont criardes.
La
démocratie qui peut sembler dans les périodes calmes un bon moyen
d'amortir les luttes de revendications des populations se voit abandonnée
sans vergogne dès que la défense des intérêts d'IOG
et de ses " amis étrangers " l'exige. Il y a toujours quelques
intellectuels et politiciens de la nomenklatura tout surpris de se voir sacrifiés
aussi facilement sur l'autel des intérêts des puissants, des plus
puissants qu'eux. C'est aussi de là que vient la révolte, celle-ci
étant d'intérêts privés.
Démocratie
et dictature sont des formes opposées mais ce ne sont pas des formes étrangères.
La démocratie en tant qu'elle implique la soumission de la minorité
à la majorité est une forme de dictature. La nomenklatura doit donc
bien recourir à l'extrême pour trancher à des mécanismes
démocratiques.
L'histoire est là pour le démontrer
: on oublie parfois que fascisme, nazisme et stalinisme ont mêlé
pour s'imposer les procédés terroristes et les élections
falsifiées. Ils aimaient - et aiment encore - opposer les larges masses,
les tribunaux populaires aux poignées de "traîtres", d'"antipatriotes",
d'"antiparti" et de " fomentateurs de troubles " portant -
soit disant - atteinte à la " sécurité de l'État"
.bananier.
Le " système Guelleh " est l'ennemi de la démocratie
parce qu'il est l'ennemi de la politique et du débat véritablement
démocratique, de la liberté d'expression, de la pluralité
des pensées et surtout de leur expression. Ceci dit, les Djiboutiens d'opposition
- syndicalistes, magistrats, avocats, simples citoyens, fonctionnaires, militaires,
gendarmes ou policiers
.- ne sont pas indifférents au régime
sous lequel ils vivent. Ils sont contraints de s'endormir le soir en se demandant
si ce n'est pas cette nuit que la police politique (SDS) viendra défoncer
la porte de leur habitation, les sortir du lit pour les jeter en prison sans nulle
autre forme de procès.
La critique de l'État ne doit pas
se substituer à la critique de la politique. Certains - au niveau de la
nomenklatura d'IOG - s'en prennent à la machine de l'État (donc
aux fonctionnaires) mais c'est pour mieux sauver leur propre et désastreuse
politique. La politique c'est
le domaine de la liberté, de l'action, de la manoeuvre par rapport à
la fatalité économique. L'économie, le domaine de la production
des biens, est dominée par la nécessité. L'évolution
et les crises économiques apparaissent comme des phénomènes
naturels qui échappent à l'emprise de l'homme de la rue.
Aujourd'hui
l'importance de la politique en tant qu'intervention dans l'économie a
augmenté. Mais dans le même temps la sphère politique a perdu
son autonomie
Si l'État apparaît comme une institution à
peu près délimitable, la politique naît et renaît de
tous les pores de la société. Bien qu'elle se traduise par l'action
d'une couche particulière de militants et de politiciens elle s'appuie
et trouve un écho dans les comportements de chacun. C'est ce qui fait sa
force et qui donne l'impression que toute solution sociale ne peut être
que politique.
La politique découle, s'appuie sur la dissociation
entre la décision et l'action et sur les séparations qui dressent
les individus les uns contre les autres. Elle apparaît d'abord comme cette
recherche permanente de pouvoir qui anime les hommes dans la société
djiboutienne.
La démocratie
et le despotisme semblent eux-mêmes être les seules façons
de régler les problèmes entre les gens.
L'introduction
de l'éducation à la démocratie, à l'acquisition des
connaissances, des " savoir " et des " savoir faire " dans
les couples et les familles djiboutiennes passe pour une nouvelle étape
du progrès humain. Elle exprime avant tout, peut-être de la façon
la moins mauvaise, la perte d'unité profonde qui peut unir les êtres
humains alors que tout est fait par Ismaïl Omar Guelleh pour les diviser.
Diviser
les forces d'opposition est une stratégie politique dont l'on se doit d'admettre
la réalité sans la cautionner mais diviser ses propres forces est
une lourde faute politique que commet Ismaïl Omar Guelleh. Toute tentative
en vue de diviser quoi que ce soit par deux aurait du, a priori, lui inspirer
une extrême méfiance ; aujourd'hui, il commence à en faire
les frais.
Dans
cette nouvelle étape du progrès humain, on sait alors et fait ce
que l'on doit faire ou ce que l'on a décidé de faire sans se poser
le problème de savoir si l'on est majoritaire ou minoritaire. Notions qui
présupposent l'existence d'une communauté formelle et dynamisée
par les réels progrès sociaux, donc économiques et politiques
; et non par des promesses sans lendemain..
Le principe dé l'unanimité
règne dans le sens où ceux qui font quelque chose sont au départ
d'accord et où l'accord fournit la base et la possibilité de l'action
dans l'intérêt de la communauté djiboutienne. Le groupe n'existe
pas indépendamment et préalablement à l'action. Il ne se
scissionne pas dans le vote pour ensuite se réunifier par la soumission
d'une partie à une autre partie. Il se constitue dans et par l'action et
par la capacité des gens à s'identifier, à comprendre et
respecter le point de vue d'autrui. C'est aux suffrages lors des votes - à
l'assemblée nationale comme lors d'élections - que revient la responsabilité
des ultimes décisions, certes pas à une nomenklatura qui décide
dans ses intérêts personnels et du haut de la fragile tour qu'est
aujourd'hui le Palais de l'Escale.
Est-ce que la république et
ses fondements sont l'avènement de la liberté ? Oui, si l'on entend
par là que les hommes et les femmes auront plus de choix que maintenant,
qu'ils pourront vivre en accord avec leurs goûts ; faisant valoir leurs
Droits tout en acceptant les contraintes.
Ce que nous récusons
c'est la philosophie qui oppose libre-arbitre et déterminisme. Cette séparation
reflète l'opposition de l'homme et du monde, de l'individu et de la société.
Elle exprime le déracinement de l'individu et son incapacité à
saisir ses propres besoins pour les satisfaire. Actuellement, Djiboutiens et Djiboutiennes
doutent de tout et d'abord d'eux-mêmes. Ce faisant ils/elles sont prêts
à tout supporter et souvent croient avoir choisi alors que la liberté
se présente comme l'habit philosophique de la misère. Le doute comme
l'expression de la liberté de la pensée quand il signifie l'égarement,
l'incapacité de l'homme à s'exprimer, à se situer dans son
monde.
Dans le cours du changement - tel que le conçoit le Mouvement
Djiboutien de Libération National - l'homme perd ses chaînes et redevient
passionné, créatif et recommence à se connaître. Le
climat extraordinaire de joie et de tension de cette libération nationale
est lié au sentiment que tout est possible et conjointement que ce que
l'on fait doit impérieusement être fait. Il n'y a plus à hésiter
et à être ballotté entre des occupations insignifiantes et
des d'incessantes palabres stériles.
Dans
son "
Royaume bananier " Ismaïl Omar Guelleh a de la chance... il peut faire
assassiner la justice et tirer impunément sur le peuple qu'il tyrannise
à outrance. Mais tout ceci n'a qu'un temps
alors que pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appellera vertu, demain dans
l'histoire de Djibouti.