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Dernière modification : le 27.11.2005 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 487 - 22/12/05 - DJIBOUTI - Le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale est devenu - au fil des mois - le "despotisme" de la liberté et du respect des droits républicains contre la tyrannie d'Ismaïl Omar Guelleh et de sa nomenklatura.

 

M Saïd Abdo

 

" Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice " . Montesquieu.

 

 

TYRANNISER IMPUNÉMENT , PRENDRE LES POPULATIONS EN OTAGES.

Tyranniser impunément.?, certes, car les faits sont là pour confirmer qu'aux noms du " diplomatiquement correct " et de la " non ingérence " dans les supposées affaires intérieures d'un état indépendant, nulle grande nation de ce monde n'a osé jusqu'à ce jour dénoncer les génocides planifiés sur le moyen terme à Djibouti et tous les meurtres ouverts qui en découlent. Meurtres exécutés sur ordre de l'état actuel et perpétrés sur des populations sans défense ; sur les hommes, les femmes et les enfants.

L'apparente soumission du peuple djiboutien n'est due qu'à la violence et à l'étendue des supplices que lui impose le régime de la pensée unique d'Ismaïl Omar Guelleh.
Ce n'est pas parce que l'on fait partie d'un peuple martyrisé qu'on est pas aussi des hommes et des femmes comme les autres. Qui oserait prétendre le contraire ?.

Qui se dresse alors contre Ismaïl Omar Guelleh, ne serait-ce qu'en dénonçant par les mots toutes ses exactions, ne peut être dans le meilleur des cas - selon la propagande gouvernementale - qu'un nostalgique de la période coloniale et un fomentateur de troubles.
En général on préfère lui coller l'infâme étiquette de fasciste.

Les plus acharnés du pouvoir d'IOG sont souvent les ex staliniens - formés aux écoles des ex pays communistes de l'Est - qui oublient ce que les pères fondateurs ont dit de la démocratie et qui tiennent à masquer leur goût immodéré pour le pouvoir de la pensée unique et la dictature.. Hypocritement et à court d'arguments, certains nostalgiques culpabilisés du stalinisme et qui vont serrer la main de monsieur Castro nous reprocheront d'être staliniens.

A cela nous répondons par :

" Qu'y a-t-il de plus beau sous le ciel que la démocratie ? ".

Non point le pouvoir totalitaire du peuple souverain - car cette totale souveraineté est utopique voire dangereuse par le nivellement qu'elle sous entend - mais celui d'un peuple républicain dans lequel l'État responsable va puiser les idées pour le diriger. Un État avec des hommes à la hauteur de leur tâche et responsables de leurs actes.
La volonté profonde de tout homme, de tout peuple, de toute communauté quelle qu'elle soit, c'est d'être libre, de sentir son génie éclabousser son lieu et l'inscrire avec dignité - voire respect de ce qu'il est - dans ce monde en plein bouleversement.

Autant le terme de totalitarisme - celui de la pensée unique - peut être gênant et insultant pour l'humain, autant celui de l'amorce de démocratie suscite l'adhésion de plus en plus ouvertement des populations djiboutiennes exprimée lors des manifestations actuelles mais aussi au sein de petits groupes d'hommes et de femmes - employés du secteur privé, syndicalistes, fonctionnaires et militaires venus de tous les horizons ethniques et sociaux - qui vont jusqu'à la désobéissance.

Cette désobéissance civile devient alors une forme de responsabilité face à la tyrannie et appelle à davantage de responsabilités pour un demain proche, celui du changement inéluctable ; car ne nous trompons pas, tous les signes annonciateurs sont là et imposent une réflexion au sein des gouvernants des grands pays de ce monde.
Ils tiennent depuis des années le bidet d'Ismaïl Omar Guelleh, mettent la main à la poche pour diverses raisons dont celle d'éviter à tout prix que Djibouti verse dans l'anarchie incontrôlable, supportent les excès du tyran car ils ont intérêt à ce que " l'ordre règne à Djibouti ". Mais lorsque ledit bidet sera plein et qu'IOG sera suffisamment affaibli, ils en renverseront aussitôt le contenu sur sa tête tout comme ils l'ont fait avec Saddam Hussein en Irak. La nouvelle justice djiboutienne fera le reste !.

Le " diplomatiquement correct " c'est aussi et surtout cela, on n'y a pas d'amis mais que des relations d'intérêts et aussi longtemps qu'ils sont préservés nul n'ira voir de plus près ce qu'il se passe à Djibouti.
De même et quand bien même ces mots pourraient déranger ceux qui se prétendent être d'opposition, force est d'admettre que l'attitude de certains responsables est critiquable au plus haut point parce qu'ils n'ont pas trouvé depuis le meurtre de Mohamed Djama Elabeh (j'insiste sur le terme de " meurtre ") et dans l'union de toutes les " forces du refus " - une réponse à la fatalité de la dictature imposée par Ismaïl Omar Guelleh.
Pire, certains ont déserté leurs valeurs d'antan pour s'agenouiller devant le tyran et obtenir récompenses pour cet asservissement, cette indignité humaine.. Dans de telles conditions, la tyrannie est devenue pour la lâcheté une habitude de laquelle on s'accommode alors que leur égoïsme est l'un des soutiens les plus fermes de la tyrannie imposée par IOG à toute une nation prise en otage..

Il faut donc que le peuple rende malades le tyran et sa nomenklatura puisque chaque jour leur honneur et leur crédibilité maigrissent alors que leurs corps engraissent comme leurs comptes bancaires à l'étranger.

Le peuple djiboutien est un souverain qui ne demande qu'à manger, qu'à travailler, avoir famille et élever ses enfants : sa majesté Ismaïl Omar Guelleh est tranquille quand elle digère après ses discours fallacieux. Mais pour combien de temps encore ?.

LA DÉMOCRATIE DANS LE DJIBOUTI ACTUEL ?.

UNE VULGAIRE ILLUSION ENTRETENUE PAR UNE HONTEUSE CAR MENSONGÈRE PROPAGANDE!.

 


Tout le monde est pour la démocratie ou pour le moins s'en réclame, qu'elle soit couronnée ou républicaine, bourgeoise ou populaire. Si l'on fait grand reproche à nos adversaires politiques à Djibouti c'est celui de ne pas être démocrates mais aussi de ne rien faire pour créer les conditions d'une amorce d'ouverture à la démocratie.

A la mesure que les peuples montent en civilisation, les gouvernements descendent en police. L'ONU est un miroir grossissant de l'opinion internationale. S'y reflètent, jusqu'à l'excès, les espoirs et les angoisses des peuples opprimés.

La démocratie apparaît comme l'antithèse du despotisme de la pensée unique. Là où on sait bien qu'en vérité une minorité dirige nous osons prétendre lui opposer le pouvoir sorti du suffrage universel, mais comment et quoi faire lorsque toutes les élections sont préparées et les résultats falsifiés par avance ?.

La démocratie telle que présentée actuellement à Djibouti n'est pas un simple mensonge mais une vulgaire illusion sans avenir. Elle tire son contenu d'une réalité sociale déchirée dont elle tente de donner l'illusion de la réunification par l'entremise d'une propagande outrancière alors qu'il y a dans l'aspiration démocratique - au sens où nous l'entendons - une recherche de la communauté, une volonté de respect d'autrui. Mais la base sur laquelle elle prend racine et prétend se développer l'empêche d'aboutir car la majorité doit - par la force - se plier aux décisions de la minorité.

L'émergence d'une amorce de la démocratie à Djibouti est considérée comme étant trop dangereuse pour le pouvoir d'IOG, ou tout au moins pour certains intérêts en place ; y compris étrangers. C'est pourquoi elle se voit sans cesse imposer des murs incontournables par la voie des suffrages lors des simulacres d'élections. Ces limites imposées par la dictature sont présentées par sa propagande (grassement rémunérée) comme des victoires de la démocratie elle-même. Quel tyran - tel qu'Ismaïl Omar Guelleh, Castro …. - ne prétend pas gouverner sinon par le peuple, tout au moins pour le peuple ?, alors que les réalités inverses sont criardes.

La démocratie qui peut sembler dans les périodes calmes un bon moyen d'amortir les luttes de revendications des populations se voit abandonnée sans vergogne dès que la défense des intérêts d'IOG et de ses " amis étrangers " l'exige. Il y a toujours quelques intellectuels et politiciens de la nomenklatura tout surpris de se voir sacrifiés aussi facilement sur l'autel des intérêts des puissants, des plus puissants qu'eux. C'est aussi de là que vient la révolte, celle-ci étant d'intérêts privés.

Démocratie et dictature sont des formes opposées mais ce ne sont pas des formes étrangères. La démocratie en tant qu'elle implique la soumission de la minorité à la majorité est une forme de dictature. La nomenklatura doit donc bien recourir à l'extrême pour trancher à des mécanismes démocratiques.

L'histoire est là pour le démontrer : on oublie parfois que fascisme, nazisme et stalinisme ont mêlé pour s'imposer les procédés terroristes et les élections falsifiées. Ils aimaient - et aiment encore - opposer les larges masses, les tribunaux populaires aux poignées de "traîtres", d'"antipatriotes", d'"antiparti" et de " fomentateurs de troubles " portant - soit disant - atteinte à la " sécurité de l'État"….bananier.

Le " système Guelleh " est l'ennemi de la démocratie parce qu'il est l'ennemi de la politique et du débat véritablement démocratique, de la liberté d'expression, de la pluralité des pensées et surtout de leur expression. Ceci dit, les Djiboutiens d'opposition - syndicalistes, magistrats, avocats, simples citoyens, fonctionnaires, militaires, gendarmes ou policiers ….- ne sont pas indifférents au régime sous lequel ils vivent. Ils sont contraints de s'endormir le soir en se demandant si ce n'est pas cette nuit que la police politique (SDS) viendra défoncer la porte de leur habitation, les sortir du lit pour les jeter en prison sans nulle autre forme de procès.

La critique de l'État ne doit pas se substituer à la critique de la politique. Certains - au niveau de la nomenklatura d'IOG - s'en prennent à la machine de l'État (donc aux fonctionnaires) mais c'est pour mieux sauver leur propre et désastreuse politique.
La politique c'est le domaine de la liberté, de l'action, de la manoeuvre par rapport à la fatalité économique. L'économie, le domaine de la production des biens, est dominée par la nécessité. L'évolution et les crises économiques apparaissent comme des phénomènes naturels qui échappent à l'emprise de l'homme de la rue.

Aujourd'hui l'importance de la politique en tant qu'intervention dans l'économie a augmenté. Mais dans le même temps la sphère politique a perdu son autonomie
Si l'État apparaît comme une institution à peu près délimitable, la politique naît et renaît de tous les pores de la société. Bien qu'elle se traduise par l'action d'une couche particulière de militants et de politiciens elle s'appuie et trouve un écho dans les comportements de chacun. C'est ce qui fait sa force et qui donne l'impression que toute solution sociale ne peut être que politique.

La politique découle, s'appuie sur la dissociation entre la décision et l'action et sur les séparations qui dressent les individus les uns contre les autres. Elle apparaît d'abord comme cette recherche permanente de pouvoir qui anime les hommes dans la société djiboutienne.

La démocratie et le despotisme semblent eux-mêmes être les seules façons de régler les problèmes entre les gens.

L'introduction de l'éducation à la démocratie, à l'acquisition des connaissances, des " savoir " et des " savoir faire " dans les couples et les familles djiboutiennes passe pour une nouvelle étape du progrès humain. Elle exprime avant tout, peut-être de la façon la moins mauvaise, la perte d'unité profonde qui peut unir les êtres humains alors que tout est fait par Ismaïl Omar Guelleh pour les diviser.

Diviser les forces d'opposition est une stratégie politique dont l'on se doit d'admettre la réalité sans la cautionner mais diviser ses propres forces est une lourde faute politique que commet Ismaïl Omar Guelleh. Toute tentative en vue de diviser quoi que ce soit par deux aurait du, a priori, lui inspirer une extrême méfiance ; aujourd'hui, il commence à en faire les frais.

Dans cette nouvelle étape du progrès humain, on sait alors et fait ce que l'on doit faire ou ce que l'on a décidé de faire sans se poser le problème de savoir si l'on est majoritaire ou minoritaire. Notions qui présupposent l'existence d'une communauté formelle et dynamisée par les réels progrès sociaux, donc économiques et politiques ; et non par des promesses sans lendemain..

Le principe dé l'unanimité règne dans le sens où ceux qui font quelque chose sont au départ d'accord et où l'accord fournit la base et la possibilité de l'action dans l'intérêt de la communauté djiboutienne. Le groupe n'existe pas indépendamment et préalablement à l'action. Il ne se scissionne pas dans le vote pour ensuite se réunifier par la soumission d'une partie à une autre partie. Il se constitue dans et par l'action et par la capacité des gens à s'identifier, à comprendre et respecter le point de vue d'autrui. C'est aux suffrages lors des votes - à l'assemblée nationale comme lors d'élections - que revient la responsabilité des ultimes décisions, certes pas à une nomenklatura qui décide dans ses intérêts personnels et du haut de la fragile tour qu'est aujourd'hui le Palais de l'Escale.

Est-ce que la république et ses fondements sont l'avènement de la liberté ? Oui, si l'on entend par là que les hommes et les femmes auront plus de choix que maintenant, qu'ils pourront vivre en accord avec leurs goûts ; faisant valoir leurs Droits tout en acceptant les contraintes.

Ce que nous récusons c'est la philosophie qui oppose libre-arbitre et déterminisme. Cette séparation reflète l'opposition de l'homme et du monde, de l'individu et de la société. Elle exprime le déracinement de l'individu et son incapacité à saisir ses propres besoins pour les satisfaire. Actuellement, Djiboutiens et Djiboutiennes doutent de tout et d'abord d'eux-mêmes. Ce faisant ils/elles sont prêts à tout supporter et souvent croient avoir choisi alors que la liberté se présente comme l'habit philosophique de la misère. Le doute comme l'expression de la liberté de la pensée quand il signifie l'égarement, l'incapacité de l'homme à s'exprimer, à se situer dans son monde.

Dans le cours du changement - tel que le conçoit le Mouvement Djiboutien de Libération National - l'homme perd ses chaînes et redevient passionné, créatif et recommence à se connaître. Le climat extraordinaire de joie et de tension de cette libération nationale est lié au sentiment que tout est possible et conjointement que ce que l'on fait doit impérieusement être fait. Il n'y a plus à hésiter et à être ballotté entre des occupations insignifiantes et des d'incessantes palabres stériles.

 

Dans son " Royaume bananier " Ismaïl Omar Guelleh a de la chance... il peut faire assassiner la justice et tirer impunément sur le peuple qu'il tyrannise à outrance. Mais tout ceci n'a qu'un temps alors que pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appellera vertu, demain dans l'histoire de Djibouti.

 

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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