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D
391 - 28/12/05 - DJIBOUTI - La tyrannie imposée
par Ismaïl Omar Guelleh mène à la lâcheté de l'esprit.
Bouh
Warsama.
Toute
vérité franchit à Djibouti trois étapes.
D'abord
la tyrannie au pouvoir tentera de la faire taire.
Ensuite,
on tentera de l'acheter.
Puis,
elle sera considérée comme ayant toujours été une
évidence.
Le
dernier sommet de la francophonie n'aura pas cessé de nous révéler
les faces cachées du pouvoir en place à Djibouti.
Les
" affaires " qui se multiplient à très haut niveau de
l'État tout comme dans certaines représentations diplomatiques à
l'étranger permettent à l'opinion internationale de découvrir
- plus en détail - ce qu'est en réalité le véritable
visage du régime en place depuis 1999 et qui vient de s'autoproclamer pour
la seconde fois en avril de cette année. Mais aussi de se faire une idée
bien précise sur la façon dont ce régime, par son Président,
se targue sans vergogne - devant l'opinion internationale et dans le pays, comme
devant les caméras internationales - d'être un modèle en matière
de démocratie et de respect des droits de l'homme.
Ce
que l'on admire dans la propagande d'IOG, c'est qu'elle ne varie pas d'un iota
et qu'elle a le courage d'être elle-même ; avec tout ce que cela comporte
de ridicule
Ajoutons
à cela qu'à force de millions de FD, on peut ainsi acheter transitoirement
des consciences et que l'on peut tromper - par les mots - quelques personnes parfois
et beaucoup de gens souvent. Mais les vérités
émergeant au grand jour, Ismaïl Omar Guelleh ne trompe plus personne
aujourd'hui même si la France donne l'apparence de se contenter
d'une bienveillante "neutralité" à son égard et
que l'administration américaine reste - quant à elle - sur la "
réserve ".
LES
MENSONGES DU POUVOIR TYRANNIQUE D'ISMAÏL OMAR GUELLEH NE SONT PAS PLUS CRÉDIBLES
QUAND ILS SONT ÉNORMES ET DÉTAILLÉS.
C'est
ainsi que tout au long de cette année il a fait un usage immodéré
de sa propagande versant quasi systématiquement dans le " n'importe
quoi " et qu'il va chercher des soutiens dans les médias français
et occidentaux.
Les
mots d'une telle propagande ne sont utiles qu'en l'absence des choses et du concret.
Par ce fait constaté, ces mots sont même ouverts à tous les
mensonges de la tyrannie.
Par
ailleurs, on a pu voir la " compétence " dont font montre les
autorités djiboutiennes lorsqu'il leur est donné de résoudre
un problème politique, économique et a fortiori social. Cette "
compétence " c'est exclusivement par la brutalité et la violence
qu'elle s'exprime et que l'on retrouve même chez certains supposés
"diplomates".
Evidemment,
ces derniers - qui représentent " l'ordre des désordres "
établi à Djibouti - n'ont montré ni la noblesse, ni la dignité,
ni le savoir-faire des fonctions qu'ils sont censés exercer, mais l'agitation
et la nervosité.
A
Paris, en diverses occasions l'Ambassadeur de Djibouti n'a pas pu contenir sa
colère allant même jusqu'au chantage si peu diplomatique
et obtenant ce qu'il souhaitait ; à savoir " les excuses du Quai d'Orsay
!!! ". Ce qui fait dire à certains experts : " on n'a pas
fini, en France de vouloir espérer en un autre régime politique
à Djibouti mais en attendant et quand un tyran - tel qu'IOG - hausse le
ton par diplomate interposé, alors le Quai d'Orsay baisse culotte
".
La diplomatie
française est devenue l'art de reporter les décisions jusqu'à
ce que les problèmes se résolvent d'eux-mêmes. Mais de là
à se poser la question de savoir s'il y a une politique étrangère
cohérente à Djibouti, il n'y a qu'un pas. Je
l'ai franchi et je ne me trompe pas en disant qu'il n'y en a pas une.
Que
font alors les personnes que l'actuel gouvernement envoie comme représentants
de Djibouti à l'étranger pour exercer les fonctions diplomatiques
?.
QUE
VIENT FAIRE MOHAMED MOUSSA CHEHEM A
LONDRES ?.
Nous
ne parlerons pas de toutes les missions diplomatiques djiboutiennes à l'étranger
mais nous limiterons plutôt à celle de Bruxelles avec un M.Mohamed
Moussa Chehem, Ambassadeur de Djibouti en Belgique.
Agissant
en dehors de son territoire de compétences, il est actuellement en "
visite privée " à Londres.
Invité
d'honneur d'un déjeuner offert par Adan Bodaya - président de "
Afar Community Association in UK " et qui est d'origine éthiopienne
- son but est, d'une part de faire le recensement des réfugiés politiques
djiboutiens et, d'autre part, de proposer les moyens (y compris financier) d'infiltration
des milieux de ceux qu'il considère comme opposants à IOG et élargir
ainsi le réseau des informateurs au sein de ces groupes comme chez les
faux réfugiés.
Ce
déjeuner est prévu pour demain et se déroulera dans le quartier
de Lime House à Londres qui est l'un des quartiers les plus pauvres de
la capitale. Le choix du lieu n'est pas le fait du hasard
.
Dans
la communauté des Éthiopiens au Royaume Uni on n'hésite pas
à affirmer qu'Adan Bodaya serait financé par le Palais de l'Escale
et servirait de " relais " au pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh afin
de fomenter des troubles en pays Afar d'Éthiopie pour tenter de déstabiliser
le gouvernement du Premier Ministre Mélés Zénawi.
On
murmure déjà que les services spéciaux éthiopiens
auraient préparé une riposte. Une riposte contre qui ?.
Parallèlement
aux actions lancées par M.Mohamed Moussa Chehem, Abdirahman Barkadleh God
- dit Abdirahman Falfalos - est actuellement à Leicester où il organise
réunion sur réunion au sein du milieu des faux réfugies Djiboutiens,
tout comme il l'avait fait à diverses reprises en 2004 et au cours de cette
année.
Abdirahman
Barkadleh God est missionné par Ismaïl Omar Guelleh afin de développer
des réseaux de corruption, de distribution de drogues et d'informateurs
quant aux opposants Gadaboursis en Europe.
DÉMEMBREMENT
DE LA CLASSE POLITIQUE
La
première explication fournie à ce démembrement de la classe
politique djiboutienne que l'on constate depuis des années est liée
à l'hypocrisie qui caractérise les politiciens djiboutiens qui soutiennent
Ismaïl Omar Guelleh. Au gouvernement et aux autres instances de la République
siègent des hommes politiques qui n'oeuvrent que pour leur propre compte.
Aussi, à chaque fois que le Mouvement de Libération Nationale marque
des points sur le plan international, des défections s'organisent au sein
des hautes instances des Armées et principalement dans la classe politique
intérieure.
Des
responsables politiques ou d'anciens ministres et hauts fonctionnaires quittent
officiellement le pays pour "des soins de santé ou des visites familiales"
alors - qu'en faits constatés - ils confortent leurs comptes bancaires
dans le futur pays d'exil pour le jour où ils se retrouveront opposants
du jour au lendemain.
D'autres
expliquent ce démembrement de la classe politique djiboutienne par la politique
de l'exclusion et de l'arbitraire pratiquée - outre mesure - par le régime
d'Ismaïl Omar Guelleh et sa nomenklatura la plus proche.
EXCLURE
LES OPPOSANTS - LES FORCER A L'EXIL - NOYAUTER LA COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
EN EXIL.
"On
arrête, on tue des citoyens et on détourne les deniers publics comme
l'on veut. Il est donc logique que des hommes et des femmes
qui ne cautionnent pas cette manière de faire se révoltent et trouvent
d'autres moyens de lutte".
Ce
qu'il se passe à Djibouti avec les arrestations d'opposants contraint ces
derniers à l'exil politique. C'est ainsi qu'il faut comprendre la situation
de ceux qui quittent le pays pour se réfugier à l'extérieur
alors qu'à l'intérieur les populations aspirent véritablement
au changement politique mais ne peuvent l'exprimer car TOUTES les élections
sont falsifiées par avance.
Ismaïl
Omar Guelleh ne tient pas à organiser les populations, à les éduquer
pour qu'elles posent - ensuite et sans crainte - des actes citoyens allant dans
le sens de la Démocratie et de l'alternance voulue.
Notre
but est de faire éclater certaines vérités au grand jour
en démontant - un à un - les rouages de l'extraordinaire machine
de désinformation et de mort conçue par Ismaïl Omar Guelleh,
avec les complicités et les silences dont il a bénéficié
en un temps. Connivences pour maintenir une chape de plomb sur Djibouti et cacher
ainsi à l'opinion publique occidentale que son seul but qu'il mène
contre le peuple djiboutien : se maintenir au pouvoir
à tout prix, pour conserver les milliards de FD détournés.
Ceux de la "corruption" puisés sur les finances publiques et
ceux issus des détournements des aides internationales.