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Dernière modification : le 27.11.2005 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 495 - 30/12/05 - DJIBOUTI - Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, M Mohamed Moussa Chehem est le miroir comique de la tragédie djiboutienne et le miroir tragique de la comédie d'Ismaïl Omar Guelleh.

 

Omar Awaleh. Haut fonctionnaire.

 

"S'il fallait choisir, je détesterais moins la tyrannie d'un seul que celle de plusieurs. Un despote a toujours quelques bons moments ; une assemblée de despotes n'en a jamais". Voltaire.

 

Selon nos propres sources d'informations - proches du pouvoir et dont la fiabilité a été démontrée à de multiples reprises - les relations entre M Mohamed Moussa Chehem (Ambassadeur de Djibouti en Belgique) et la plus haute instance du Palais de l'Escale à Djibouti (entendez par là son Excellentissime Sérénité le Tyran Ismaïl Omar Guelleh) ne seraient pas au " beau fixe " depuis " l'opération de propagande " organisée ces derniers jours à Londres ; opération à grand renfort de publicité mais qui s'est soldée par un retentissant fiasco.

Il n'y a point de mascarade politicarde qui puisse longtemps cacher la réalité des intentions du pouvoir djiboutien actuel.

C'est à partir de cela que la communauté Afar du Royaume Uni (djiboutienne comme éthiopienne) a fait démonstration de perspicacité en ne tombant pas dans le piège grossier tendu lors du déjeuner offert par Adan Bodaya (président de " Afar Community Association in UK ") avec comme invité d'honneur M Mohamed Moussa Chehem.

Adan Bodaya voulait faire du spectacle et faire applaudir son invité avant et après son discours propagandiste à la gloire d'Ismaïl Omar Guelleh ; mais le traître à la cause de sa propre communauté Afar est - comme l'on dit - " tombé sur un bec ". Ceci confirme on ne peut mieux que son association " Afar Community Association in UK " est une coquille totalement vide. Un relais du pouvoir djiboutien actuel, comme bien d'autres associations du même genre dans le monde occidental, cette supposée association nullement représentative de la communauté Afar ne doit sa survie qu'aux subsides financiers que lui octroie le Palais de l'Escale et aussi longtemps qu'elle glorifiera Ismaïl Omar Guelleh.

Pour en revenir à ce " déjeuner fiasco " : pour tendre une telle embuscade politique - quelque peu puérile et de manipulation des esprits - encore fallait-il d'abord être sûr du terrain et des populations concernées sous peine de voir le piège se retourner contre soi.

Grand organisateur de cette mascarade ubuesque, force est de constater que Mohamed Moussa Chehem est allé - une fois encore - à l'école de la tromperie ; on ose dire sans préparation réelle de son dossier.

Pour lui, il suffisait de mettre quelques centaines de milliers d'€ sur la table d'Adan Bodaya et l'on verrait accourir aussitôt toute la communauté Afar de Londres et du Royaume Uni lançant des " you you " de joie à l'adresse du " bienfaiteur " du moment !!!. Ce en quoi il se trompait.

UNE " OPÉRATION" PLACÉE SOUS SURVEILLANCE PERMANENTE

Par ailleurs, s'il en est un qui se frotte les mains suite à ce fiasco c'est l'Ambassadeur de Djibouti à Paris.

Quelque peu vexé que son homologue de Bruxelles viennent " chasser " sur son propre territoire diplomatique, il aurait missionné quelques hommes directement dans le quartier de Lime House à Londres - lieu du repas organisé par Adan Bodaya - sous le prétexte d'assurer la protection de son homologue Mohamed Moussa Chehem.

En fait, ses hommes étaient chargés de le surveiller et de rendre compte - en temps réel - à l'Ambassadeur à Paris de ce qui se faisait et se disait à Londres. Informé du fiasco, il répercuta illico presto toutes les informations à Ismaïl Omar Guelleh. Le Palais de l'Escale fut donc informé de l'échec bien avant que Mohamed Moussa Chehem n'en rende compte…

CONSÉQUENCES DE L'ÉCHEC DE MOHAMED MOUSSA CHEHEM.

Ismaïl Omar n'aime pas les échecs (sauf les siens qui sont forcément des réussites !. Qui aurait l'outrecuidance de prétendre le contraire ? …) et aurait en conséquence de quoi vertement vilipendé Mohamed Moussa Chehem qui serait convoqué au Palais de l'Escale dans les jours à venir.

C'est suite à ce cuisant échec et à la convocation par le Palais de l'Escale qui s'ensuivit que l'on se pose la question de savoir si : l'Ambassadeur de Djibouti en Belgique aurait pu prendre des mesures conservatoires de ses seuls intérêts pour un avenir qui s'avère être incertain ?.

Sous le régime d'IOG, pour un Ambassadeur " Prendre des mesures conservatoires de ses propres intérêts " c'est la transcription codée en langage diplomatique de :

" Partir avec la caisse de l'Ambassade et demander l'asile comme opposant politique dans un pays occidental !".

Depuis mai 1999, Djibouti détient un triste record mondial dans ce domaine.

Le fait est que Mohamed Moussa Chehem a loué sur les fonds financiers de l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles ( pourquoi se gêner ? ) un appartement de haut standing à Londres et qu'il aurait versé plusieurs mois d'avance au propriétaire des lieux…

Il va y installer son épouse (l'officielle !!!..., pas les deux autres) et il a inscrit ses deux filles dans une école locale. Officiellement, pour qu'elles apprennent la langue anglaise !.

A ceci s'ajoute le fait que le Palais de l'Escale (où il n'aurait pas que des amis …) aurait fait enquêter sur les dérives de son représentant à Bruxelles quant à la gestion financière des fonds de l'Ambassade.

" Invitations bidons " et fausses factures comme dépenses importantes injustifiées se seraient succédées et amplifiées depuis sa prise de fonctions.

Monsieur l'Ambassadeur se serait-il constitué une belle "cagnotte" dans la perspective de son départ ... vers l'exil ?.

ISMAÏL OMAR VA-T-IL "VIRER" MOHAMED MOUSSA CHEHEM ?

 


 

Comme l'on dit communément " sous IOG ...à Djibouti, tout est possible" !, mais quelque part ce serait une injustice pour les opposants en exil qui risqueraient d'y perdre au change...

En effet, bien que régnant en petit tyran local sur son Ambassade au point d'en faire un "état dans l'état" et sans lois, Mohamed Moussa Chehem a un inconstestable don. Celui d'être avant tout un " amuseur public " en Belgique.

Chacun sait que l'ancien instituteur voulait être soit ministre d'un gouvernement Guelleh, soit clown. Il a choisi la deuxième option car c'est un homme "sérieux" qui connait les limites de ses incompétences.

De plus, avec toutes ses facéties force est d'admettre qu'il anime on ne peut mieux la diplomatie djiboutienne en Belgique notamment avec ses "chasses à l'opposant politique" et fait sourire non seulement les autorités du pays mais aussi et surtout l'opposition politique en exil.

L'art de cet " amuseur public " - qu'est Mohamed Moussa Chehem - va bien au-delà de ce qu'on pense. Il est tout à la fois comique et tragique.

Il est le miroir comique de la tragédie djiboutienne et le miroir tragique de la comédie que nous joue Ismaïl Omar Guelleh par personnes interposées.

 

 

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