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D
495 - 30/12/05 - DJIBOUTI - Ambassadeur de Djibouti
à Bruxelles, M Mohamed Moussa Chehem est le miroir comique de la tragédie
djiboutienne et le miroir tragique de la comédie d'Ismaïl Omar Guelleh.
Omar
Awaleh. Haut fonctionnaire.







"S'il
fallait choisir, je détesterais moins la tyrannie d'un seul que celle de
plusieurs. Un despote a toujours quelques bons moments ; une assemblée
de despotes n'en a jamais". Voltaire.
Selon
nos propres sources d'informations - proches du pouvoir et dont la fiabilité
a été démontrée à de multiples reprises - les
relations entre M Mohamed Moussa Chehem (Ambassadeur de Djibouti en Belgique)
et la plus haute instance du Palais de l'Escale à Djibouti (entendez par
là son Excellentissime Sérénité le Tyran Ismaïl
Omar Guelleh) ne seraient pas au " beau fixe "
depuis " l'opération de propagande " organisée ces derniers
jours à Londres ; opération à grand renfort de publicité
mais qui s'est soldée par un retentissant fiasco.
Il
n'y a point de mascarade politicarde qui puisse longtemps cacher la réalité
des intentions du pouvoir djiboutien actuel.
C'est
à partir de cela que la communauté Afar du Royaume Uni (djiboutienne
comme éthiopienne) a fait démonstration de perspicacité en
ne tombant pas dans le piège grossier tendu lors du déjeuner offert
par Adan Bodaya (président de " Afar Community Association in UK ")
avec comme invité d'honneur M Mohamed Moussa Chehem.
Adan
Bodaya voulait faire du spectacle et faire applaudir son invité avant et
après son discours propagandiste à la gloire d'Ismaïl Omar
Guelleh ; mais le traître à la cause de sa propre communauté
Afar est - comme l'on dit - " tombé sur un bec ". Ceci confirme
on ne peut mieux que son association " Afar Community Association in UK "
est une coquille totalement vide. Un relais du pouvoir djiboutien actuel,
comme bien d'autres associations du même genre dans le monde occidental,
cette supposée association nullement représentative de la communauté
Afar ne doit sa survie qu'aux subsides financiers que lui octroie le Palais de
l'Escale et aussi longtemps qu'elle glorifiera Ismaïl Omar Guelleh.
Pour
en revenir à ce " déjeuner fiasco " : pour tendre une
telle embuscade politique - quelque peu puérile et de manipulation des
esprits - encore fallait-il d'abord être sûr du terrain et des populations
concernées sous peine de voir le piège se retourner contre soi.
Grand
organisateur de cette mascarade ubuesque, force est de constater que Mohamed
Moussa Chehem est allé - une fois encore - à l'école de la
tromperie ; on ose dire sans préparation réelle de son dossier.
Pour
lui, il suffisait de mettre quelques centaines de milliers d'€ sur la table
d'Adan Bodaya et l'on verrait accourir aussitôt toute la communauté
Afar de Londres et du Royaume Uni lançant des " you you " de
joie à l'adresse du " bienfaiteur " du moment !!!.
Ce en quoi il se trompait.
UNE
" OPÉRATION" PLACÉE SOUS SURVEILLANCE PERMANENTE
Par
ailleurs, s'il en est un qui se frotte les mains suite à ce fiasco c'est
l'Ambassadeur de Djibouti à Paris.
Quelque
peu vexé que son homologue de Bruxelles viennent " chasser "
sur son propre territoire diplomatique, il aurait missionné quelques hommes
directement dans le quartier de Lime House à Londres - lieu du repas organisé
par Adan Bodaya - sous le prétexte d'assurer la protection de son homologue
Mohamed Moussa Chehem.
En
fait, ses hommes étaient chargés de le surveiller et de rendre compte
- en temps réel - à l'Ambassadeur à Paris de ce qui se faisait
et se disait à Londres. Informé du fiasco, il répercuta illico
presto toutes les informations à Ismaïl Omar Guelleh. Le Palais
de l'Escale fut donc informé de l'échec bien avant que Mohamed Moussa
Chehem n'en rende compte
CONSÉQUENCES
DE L'ÉCHEC DE MOHAMED MOUSSA CHEHEM.
Ismaïl
Omar n'aime pas les échecs (sauf les siens qui sont forcément
des réussites !. Qui aurait l'outrecuidance de prétendre le contraire
?
) et aurait en conséquence de quoi vertement vilipendé
Mohamed Moussa Chehem qui serait convoqué au Palais de l'Escale dans les
jours à venir.
C'est
suite à ce cuisant échec et à la convocation par le Palais
de l'Escale qui s'ensuivit que l'on se pose la question de savoir si : l'Ambassadeur
de Djibouti en Belgique aurait pu prendre des mesures conservatoires de ses seuls
intérêts pour un avenir qui s'avère être incertain
?.
Sous
le régime d'IOG, pour un Ambassadeur " Prendre des
mesures conservatoires de ses propres intérêts " c'est
la transcription codée en langage diplomatique de :
"
Partir avec la caisse de l'Ambassade et demander l'asile comme opposant politique
dans un pays occidental !".
Depuis
mai 1999, Djibouti détient un triste record mondial dans ce domaine.
Le
fait est que Mohamed Moussa Chehem a loué sur les fonds financiers de l'Ambassade
de Djibouti à Bruxelles ( pourquoi se gêner ? ) un appartement de
haut standing à Londres et qu'il aurait versé plusieurs mois d'avance
au propriétaire des lieux
Il
va y installer son épouse (l'officielle !!!..., pas les deux autres) et
il a inscrit ses deux filles dans une école locale. Officiellement, pour
qu'elles apprennent la langue anglaise !.
A
ceci s'ajoute le fait que le Palais de l'Escale (où il n'aurait pas que
des amis
)
aurait fait enquêter sur les dérives de
son représentant à Bruxelles quant à la gestion financière
des fonds de l'Ambassade.
"
Invitations bidons " et fausses factures comme dépenses importantes
injustifiées se seraient succédées et amplifiées depuis
sa prise de fonctions.
Monsieur
l'Ambassadeur se serait-il constitué une belle "cagnotte" dans
la perspective de son départ ... vers l'exil ?.
ISMAÏL
OMAR VA-T-IL "VIRER" MOHAMED MOUSSA CHEHEM ?





Comme
l'on dit communément " sous IOG ...à Djibouti,
tout est possible" !, mais quelque part ce serait une injustice
pour les opposants en exil qui risqueraient d'y perdre au change...
En
effet, bien que régnant en petit tyran local sur son Ambassade au point
d'en faire un "état dans l'état" et sans lois, Mohamed
Moussa Chehem a un inconstestable don. Celui d'être
avant tout un " amuseur public " en Belgique.
Chacun
sait que l'ancien instituteur voulait être soit ministre d'un gouvernement
Guelleh, soit clown. Il a choisi la deuxième option
car c'est un homme "sérieux" qui connait les limites de ses incompétences.
De
plus, avec toutes ses facéties force est d'admettre qu'il anime on ne peut
mieux la diplomatie djiboutienne en Belgique notamment avec ses "chasses
à l'opposant politique" et fait sourire non seulement les autorités
du pays mais aussi et surtout l'opposition politique en exil.
L'art
de cet " amuseur public " - qu'est Mohamed Moussa Chehem - va bien au-delà
de ce qu'on pense. Il est tout à la fois comique et tragique.
Il
est le miroir comique de la tragédie djiboutienne et le miroir tragique
de la comédie que nous joue Ismaïl Omar Guelleh par personnes interposées.
