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D
496 - 31/12/05 - DJIBOUTI - Message de vux
pour l'année 2006 émanant de M Mahamoud Idriss Ahmed, président
du Gouvernement en Exil de Djibouti.
L'espoir
ne consiste pas à nier l'existence des difficultés auxquelles sont
confrontées les populations djiboutiennes dans leur immense majorité
face à la crise sociale, économique et politique qui sévit
dans notre pays, mais à en comprendre le pourquoi et à tout mettre
en oeuvre pour tenter de résoudre nos difficultés.
L'ANNÉE
2005, CELLE DE TOUS LES DANGERS !.
Quelle que soit la tribu concernée ; les blessures tant physiques qu'à
l'âme des populations djiboutiennes comme les mouvements sociaux, les actes
de révolte dans la capitale et dans l'arrière pays qui en découlent
sont le fait direct mais aussi de la responsabilité exclusive d'une minorité
d'opportunistes - hommes et femmes gouvernants de circonstances - qui s'est accaparée
tous les pouvoirs publics et privés dans notre pays ; contraignant bon
nombre d'entre nous à l'exil.
L'année
2005 fut pourtant pour le Gouvernement en Exil et le Mouvement Djiboutien de Libération
Nationale celle d'une volonté de concertation en vue d'infléchir
par le dialogue la politique menée par Ismaïl Omar Guelleh. De ce
dialogue, le président autoproclamé une nouvelle fois lors d'Élections
falsifiées en avril 2005 et sa nomenklatura n'en ont pas voulu.
La
seule réponse que les Djiboutiens et les Djiboutiennes ont obtenue fut
une nette recrudescence des actes de répression à leur encontre
; actes allant parfois jusqu'à une barbarie d'un autre âge, d'un
autre siècle.
Matraquage,
tirs à balles réelles, emprisonnements arbitraires, meurtres et
disparitions - sans que la justice n'ait eu son mot à dire et pu s'exprimer
dans le cadre de notre Constitution et de nos lois républicaines - tel
fut le triste spectacle qu'imposa Ismaïl Omar Guelleh face à l'opinion
publique nationale et internationale. De tels actes odieux se sont succédés
à un rythme effréné ces derniers 6 mois tout particulièrement.
En dépit des lois
internationales, cette répression
a dépassé les limites territoriales de Djibouti pour se prolonger
dans les pays étrangers, lieux de nos exils. Aux menaces directes, aux
chantages au silence, aux rackets exercés à notre encontre par certaines
ambassades de Djibouti à l'étranger, sont venus s'ajouter une recrudescence
des menaces et des actes indignes dont furent et sont victimes nos familles vivant
dans notre pays. Avec des tracasseries administratives, des licenciements injustifiés
voire des expropriations de leur habitat
.et des incarcérations arbitraires.
Ceci
a confirmé - hélas - que la propagande à Djibouti est aux
antipodes des réalités vécues. Expression on ne peut plus
claire de la volonté d'Ismaïl Omar Guelleh de ne régner que
par l'emploi de la force brutale et l'usage de la terreur exercée sur les
familles djiboutiennes par quelques " mercenaires " et par l'omniprésence
de sa police politique.
Espérer,
c'est désirer qu'une chose se produise.
Croire, c'est avoir confiance
qu'elle se produira.
Savoir, c'est de n'avoir aucun doute qu'elle se produira.
Il
nous faut avoir foi en un demain proche et en notre capacité à changer
l'ordre des désordres instauré depuis trop longtemps dans notre
pays.
Aussi sûrement que le jour revient en force après la nuit,
que le soleil resplendit de plus belle après l'orage, que le printemps
d'une amorce de démocratie commence à s'exprimer et balaiera bientôt
l'hiver de la pensée unique imposée par Ismaïl Omar Guelleh.
Cette
expression de règle de vie qui émerge de toutes les manifestations
s'opposant au pouvoir actuel est - dans notre existence - une saine exigence de
la conscience des Djiboutiens et des Djiboutiennes ; à ce titre, elle a
valeur universelle.
Sa
mise en uvre demande de la générosité mais elle donne,
ce qui est sans prix, " la volonté de vivre et de faire vivre ",
" la détermination d'imposer les droits républicains "
à Djibouti se substituant à la tyrannie de quelques-uns, mais aussi
" une promesse de fécondité et de fierté " dans
l'honneur retrouvé.
C'est
en cela que l'expression de cette règle de vie - souhaitée par chacun
et chacune dans notre pays comme par les familles en situation d'exil - est un
message d'espoir pour tous ceux et toutes celles qui cherchent un sens et une
justification à leur vie tant personnelle que collective.
L'ANNÉE
2006, CELLE DE TOUS LES ESPOIRS FONDÉS.
Malgré
et de par toutes les difficultés auxquelles est confrontée la quasi
totalité des familles djiboutiennes, vivant dans notre pays ou en situation
d'exil :
-
j'adresse à chacun et chacune un message d'espoir pour cette année
2006 en leur demandant de garder confiance et foi en l'avenir.
Aux
familles étrangères vivant dans notre pays et tout particulièrement
aux familles françaises :
-
je présente - au nom des populations djiboutiennes - tous nos vux
de bonne et heureuse année pour 2006 tout en rappelant les liens profonds
et indéfectibles qui nous unissent depuis des siècles.
A
tous et à toutes je souhaite une année 2006 dans la paix et le bonheur
en formulant des vux de santé et de prospérité pour
toutes les familles.
