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31/10/2006
Communiqué du Président du Gouvernement en Exil pour saluer
le combat des défenseurs des Droits de l'Homme à Djibouti
et en particulier de la LDDH et de l'ARDHD et pour mettre en garde les
policiers et les gendarmes qui commettraient des actes illégaux
ou répréhensibles, même s'ils en ont reçus
les ordres.
Bismillah al rahmane al rahim,
C’est un grand honneur pour moi
d'adresser au nom de tous les membres du GED et en mon nom personnel
le témoignage de notre respect et nos félicitations les
plus sincères aux membres de l'ARDHD, pour le combat qu'ils mènent
sans relâche pour la liberté du Peuple djiboutien.
Derrière son Président
M. Jean-Loup SCHAAL et sa Vice-Présidente, Mme Anne-Marie de
VAIVRE c'est toute une équipe bénévole qui a continué
d'abord à diffuser des informations sur le site de l'ARDHD, mais
surtout qui s'est mobilisée de façon extraordinaire pour
soutenir Mme Elisabeth BORREL dans le combat exemplaire qu'elle mène
pour que la Vérité soit faite sur l'assassinat de son
mari et la condamnation des coupables.
Cette équipe a contribué
à obtenir la majorité des signatures des hautes personnalités
en faveur de la cause défendue par Mme Borrel. La qualité
de la liste des 180 personnalités est une preuve suffisante :
3 anciens Premiers Ministres, plus de 30 anciens Ministres, 80 parlementaires
et de nombreux acteurs de premier plan : économie, culture, associatif,
judiciaire, etc...
Nous tenons aussi à remercier
ces deux personnes qui ont toujours ouvert leur porte à tous
les Djiboutiens, qui souhaitaient les rencontrer. Sans ne vouloir trahir
leur discrétion, on peut dire que nombreux sont les Djiboutiennes
et les Djiboutiens qui ont bénéficié de leur aide,
de leurs conseils et de leur soutien à différentes occasions.
C'est aussi l'occasion de féliciter
publiquement M. Jean-Paul NOËL ABDI, Président de la LDDH
qui mène depuis Djibouti un combat exemplaire. Souvent victime
de harcèlement de la part des autorités, il ne s'avoue
jamais vaincu et il poursuit sa mission d'information. Tous les Djiboutiens
savent combien il est difficile de s'exprimer dans notre pays, qui est
dirigé par le Dictateur sanguinaire, criminel et liberticide
: Ismail Omar Guelleh.
Cette occasion est aussi celle de mettre
en garde les policiers et les gendarmes à Djibouti, afin qu'ils
ne se laissent pas abuser par le régime et qu'ils se refusent
à exercer des actes répréhensibles contre les citoyens
de notre pays ou les résidents. Ils doivent savoir qu'ils pourraient
être traduits dans l'avenir devant une justice juste et libre,
afin de répondre des actes qu'ils ont commis.
L'obéissance à des ordres
illégaux ne saurait en effet les exonérer de leur responsabilité
pénale personnelle.