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F
600 - 18/12/06.
Djibouti
- Seule une véritable opposition, vivante et dynamique, est en mesure d'élaborer
dans l'union un plan de sortie de ce régime de la terreur, des mascarades
et de toutes les gabegies, imposé par Ismaïl Omar Guelleh.
Bouh
Warsama
Force
est d'admettre que, dans leur grande majorité, les Djiboutiens et les Djiboutiennes
n'acceptent pas que leurs propres dirigeants actuels entretiennent des idées
d'un autre temps ; notamment, l'idée selon laquelle Djibouti et ses
populations ne seraient pas encore mûrs pour la démocratie.
Djibouti
" la poudrière " !
Une
question se pose : " Mais pendant combien de temps encore la France va-t-elle
pouvoir continuer à voler au secours du régime aux abois d'Ismaïl
Omar Guelleh, de fermer les yeux sur la terreur et les répressions sanguinaires
qu'il impose aux populations ? Alors que les gouvernants français savent
pour autant ne pas avoir les moyens de lui assurer une stabilité durable
! "
A ceci, la réponse est :
"La
France et les grands pays occidentaux attendent qu'une véritable opposition
structurée fasse la démonstration de son union sur la base d'un
programme cohérent, donc de l'effectivité de sa crédibilité
pour l'avenir, et ne constitue pas un artificiel agglomérat d'intérêts
individuels comme c'est le cas depuis trop longtemps ".
Après
avoir maintenu leur formation politique dans une léthargie, forme de semi
coma, bon nombre de responsables des actuelles formations qui se réclament
de l'opposition doivent soit se rallier à un mouvement d'union nationale,
comme le GED le réclame depuis des années, soit se démettre
de leurs fonctions afin de laisser la place à ceux qui parmi les nouvelles
générations de Djiboutiens et de Djiboutiennes veulent agir véritablement.
Le temps des
palabres stériles et celui des petits calculs de couloir ; le temps des
oppositions de façade et clownesques, des intérêts exclusivement
individualistes, des alliances artificielles et de circonstance qui versent vite
dans le conflit de personnes, de l'individualisme excessif favorisant l'achat
des consciences par Ismaïl Omar Guelleh est fini.
"
Il se virent terrassés d'un bras victorieux, et la foudre en tombant leur
fit ouvrir les yeux, mais il était bien trop tard
".
Le
temps est venu pour les Djiboutiens et les Djiboutiennes de s'unir, sans se tromper
de cible ni d'objectif.
L'opposition
au régime djiboutien de la terreur, du chantage, du racket et de l'achat
des consciences représenté par son président autoproclamé
Ismaïl Omar Guelleh n'est plus un vague concept, un rêve utopique,
mais bien une réalité ; une réalité plurielle qui
veut et doit donc se donner les moyens de son union pour se retrouver autour d'un
dénominateur commun qui est l'action pour l'alternance !
Une
opposition réaliste qui sait qu'elle doit mettre en uvre une méthode
de travail en commun, définir un programme politique et social de transition,
s'attacher à la formation de ses cadres et non pas une opposition théorisant
et conceptualisant jusqu'à en être abstraite elle-même.
L'opposition
vivante est rationnelle et pragmatique, toute opinion confondue, elle se doit
donc de se retrouver sur le terrain du véritable combat politique et ce
n'est pas de cette opposition éclectique, éparpillée et à
peine visible dont nous voulons parler. C'est celle qui est fonctionnelle, opérationnelle,
celle qui a la force, l'expérience de ses anciens, l'enthousiasme et la
volonté de sa jeunesse. C'est celle qui ne se confine pas dans les palaces,
ou à palabrer et à ne faire que cela, tout comme à se conforter
dans cet immobilisme qui favorise les desseins d'IOG et le maintient au pouvoir.
Cette opposition là n'est pas soumise, elle ne traite pas avec
Ismaïl Omar Guelleh car il n'a jamais souhaité la concerter et respecter
ses droits. Elle ne reçoit aucun subside de sa part, n'a pas déserté
ses valeurs et ses idéaux mais se voit contrainte à combattre la
tyrannie par tous les moyens dont elle dispose. Consciente des responsabilités
historiques qui lui incombent, cette opposition, en laquelle les Djiboutiens et
les Djiboutiennes fondent tous leurs espoirs, n'a plus besoin que d'une chose
pour se mettre définitivement en marche : la tenue de ses premières
assises dans lesquelles chaque parti politique de la véritable opposition
serait représenté pour débattre et construire.
Pour
être efficaces et pour que les résultats de ses décisions
soient reconnues comme pertinentes par tous et y compris par les états
occidentaux impliqués à Djibouti, il est indispensable que ces assises
soient placées sous la responsabilité d'une personnalité
dont la probité morale , l'incorruptibilité et la neutralité
ne font aucun doute pour tous et toutes.
C'est
à l'opposition de désigner parmi elle un " ancien ", un
" sage " afin de présider à ses assises, celui qui est
le mieux placé aujourd'hui, du fait de ses compétences professionnelles
et de ses qualités humaines, au nombre desquelles, et non des moindres,
son esprit d'équité et d'ouverture aux différents courants
de pensée.
Mais
des assises pour quoi faire ?
Dans
la tâche difficile qui attend l'ensemble de l'opposition, à savoir
gérer au mieux les intérêts de Djibouti et de ses populations,
sans exclusion d'aucune sorte, dans la phase de transition vers un gouvernement
d'alternance, la réponse à cette question a le mérite d'être
simple.
Il convient de définir ensemble et de gérer les "
fondamentaux " d'une alternance à une succession des régimes
précédents et qui, depuis l'indépendance, ont eu comme point
commun de ne pas prendre en considération, en aucun moment ou de quelque
manière que se soit, l'avis comme les intérêts des Djiboutiens
et des Djiboutiennes.
Quels
sont ces fondamentaux :
-
La Constitution.
Bafouée
comme le sont la Justice et les droits fondamentaux des Djiboutiens et des Djiboutiennes,
la Constitution est devenue au fil des années une image édulcorée
imposée aux instances et à l'opinion publique internationales aux
fins de travestir les réalités à Djibouti et toutes les perversités
de la tyrannie locale.
Il
convient de la refonder pour partie, de l'adapter et de l'élargir autour
du peuple, en imposant l'équilibre et l'indépendance des pouvoirs
exécutif, législatif et judiciaire.
Les
participants aux assises devront définir les principes essentiels et la
procédure de révision de ladite Constitution en vue de la création
de la nouvelle République de Djibouti, c'est à dire définir
en premier lieu les modalités précises de l'élection d'une
assemblée nationale constituante.
Une assemblée véritablement
élue par les populations et non point désignée artificiellement
par le pouvoir en place avec d'honteuses falsifications des scrutins comme ce
à quoi nous assistons depuis le 27 juin 1977.
C'est
à partir de cela que d'autres modifications de la Constitution et du Code
des Élections sont à envisager, notamment avec l'introduction d'une
régionalisation qui ne laisserait personne sur le bord de la route du progrès
de Djibouti et celle du bien être des populations.
-
La libération des prisonniers d'expression, la condamnation de la torture
sous toutes ses formes..
Il
est difficile de parler d'amnistie générale dans la mesure où
nous ne reconnaissons pas la légalité des jugements actuels à
Djibouti pour délits d'opinion.
La
Ligue djiboutienne des droits de l'homme devra établir la liste des personnes
incarcérées en raison de leurs opinions, de leur appartenance à
tel parti politique ou syndicat.
Cette liste sera fournie à une commission
nationale pour la libération des détenus d'expression afin qu'elle
procède à l'examen de chaque dossier, au cas par cas.
Dans
l'attente de cet examen, les personnes désignées seront mises en
liberté immédiate sans caution financière.
La commission
nationale dressera la liste des crimes et délits imputables aux responsables
du régime Guelleh et à leurs associés civils qui ne sauraient
être amnistiés et saisira les instances compétentes de Justice
pour engager les poursuites à leur égard, et ce, dans les meilleurs
délais.
-
Un gouvernement d'union nationale pour la transition.
Des
mesures conservatoires devront être rapidement prises afin de stopper net
la politique de terreur imposée par IOG, les conséquences des choix
économiques et sociaux irréfléchis, mais avec la précaution
que ceci se fasse dans le respect des engagements et des lois tant nationales
qu'internationales.
Ce
gouvernement d'union nationale pourrait être une émanation du Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) omniprésent à Djibouti
comme dans les pays occidentaux au sein de notre communauté en exil. Ce
Mouvement Djiboutien de Libération Nationale est une émanation de
la société politique et donc du peuple et non pas celle de la société
civile dont le rôle, dans cette phase intermédiaire, sera d'orienter
les décisions prises par ce gouvernement de transition.
De
la même manière, concevoir la donne politique comme une simple opposition
gauche / droite n'est pas concevable à Djibouti dans la mesure où
personne n'est capable d'estimer précisément les forces respectives
en présence (exception faite pour les 95 % des populations qui s'opposent
à IOG) et de plus, cela reviendrait à imaginer l'avenir de Djibouti
en fonction des seules expériences par rapport aux seuls modèles
occidentaux existants.
Ces
assises doivent donc permettre à Djibouti de trouver la voie qui lui sera
propre et non pas le moyen d'installer un modèle de société
inspirée, à la lettre, par des modèles existants ; ce qui
ne signifie pas qu'il faille rejeter ce qu'il se fait de bien ailleurs et qui
a montré son efficacité et sa pertinence.
Djibouti a besoin d'un
modèle sur mesure, répondant aux aspirations du peuple, à
ses pluralismes ethniques, à ses capacités économiques, à
ses choix sociaux, etc...
Voilà
pourquoi, un programme minimum commun devra être défini autour des
priorités de ce gouvernement transitoire.
Ces
priorités pourraient être les suivantes :
-
Démocratisation de la société, lutte contre le chômage
et la marginalisation notamment de notre jeunesse. Lutte contre la corruption
et la délinquance politique et économique.
La
démocratie a plusieurs formes, dont la plus répandue et la plus
souhaitable est la République, mais un concept est transversal à
chacune des formes possibles : c'est la souveraineté au peuple. Celle ci
peut s'exprimer là aussi de différentes manières lors des
différentes élections : directement ou indirectement.
En
fonction des équilibres retenus par la Constitution, le régime peut
être à dominante parlementaire ou présidentielle. Étant
un fervent partisan de la participation maximum de la population aux décisions
qui la concerne, l'organisation administrative décentralisée et
déconcentrée est la seule solution, à notre sens, pour avoir
des institutions accessibles à tous.
La
régionalisation est la tendance à former des régions ou processus
de formation des régions. Employée en opposition avec le terme de
"globalisation", elle sous-entend un monde moins connecté où
l'attention est davantage portée au niveau régional. Nous devons
considérer que c'est le fait par lequel l'État djiboutien centralisé
doit transférer aux régions pour partie des pouvoirs administratifs,
économiques et politiques plus étendus. Ceci ne signifie en rien
perte d'autorité ou de compétences pour l'État mais "
Délégation partielle de pouvoirs" aux régions et aux
assemblées locales qui sont plus à même d'exprimer des besoins
et de faire appliquer des mesures en faveur de l'amélioration des conditions
d'existence des populations tout en dynamisant lesdites régions ; en générant
des activités et des emplois adaptés à chaque région
du pays.
Dans
le terme de " Régionalisation ", il n'est nullement question
de " concurrence " ethnique ou tribale mais de " compétitivité
" et de " complémentarité " entre toutes les régions
qui composent la République de Djibouti.
Bien
entendu, exercer ses libertés et ses droits dans de telles conditions n'est
pas une habitude à Djibouti, et c'est pourquoi le maximum d'espace devra
être laissé à l'information, aux débats, aux réflexions,
aux critiques, dans les médias ou sur d'autres places publiques.
Mais
si les idées sont importantes, rien ne remplace la mise en situation réelle.
-
Concernant le chômage.
Nous
sommes confrontés à une véritable bombe à retardement
et qui a déjà commencé à produire des effets désastreux.
Outre le
mal de vivre des populations djiboutiennes les forçant à un exil
vers, notamment, les pays du monde occidental, outre le fait que notre pays perd
un peu plus chaque jour ses " forces vives " dont Djibouti a absolument
le besoin, morts et blessés se succèdent hélas lors des manifestations,
pourtant pacifiques, dans les rues de la capitale comme dans l'arrière
pays.
Cette désastreuse et condamnable situation est très préoccupante
à très court terme. Elle a généré de forts
risques d'insurrections dont nul n'est en mesure, aujourd'hui, d'en envisager
les conséquences.
La
politique (on devrait plutôt dire l'absence de politique) d'Ismaïl
Omar Guelleh a montré ses limites qui est : " répression aveugle
face à la pauvreté, face à toutes les revendications de masses
". C'est la seule solution que propose la tyrannie face à un chômage
et à une pauvreté dont elle n'a que faire.
Entre
autres initiatives, les assises de l'opposition doivent proposer le financement
de mesures en faveur du développement de l'initiative privée. Parmi
toutes ces initiatives, il conviendra de privilégier celle des micro-crédits
incitatifs à la création d'entreprises individuelles, familiales
ou de petits groupes de personnes associées et non point celle des "
monopoles " qui s'accompagne d'une importation de main d'uvre étrangère
qui contribue à la destruction de l'emploi local.
En
totale contradiction avec les déclarations faites par le gouvernement Guelleh
et Abdourahman Borreh, dans les Zones Franches nouvellement créées
à Djibouti nous assistons à une importation de main d'uvre
étrangère illégale, recrutée, transportée,
stockée, utilisée illégalement et largement sous payée.
Alors que les créations de postes affectés aux Djiboutiens et aux
Djiboutiennes représentent moins de 10 % des effectifs globaux.
Cette
situation est intolérable.
Aux
initiatives prises lors des assises de l'opposition, il convient d'appliquer une
véritable relance de l'agriculture avec des projets innovants, lancement
de programmes de grands travaux
et globalement une " mobilisation nationale
" pour l'emploi ; l'étude et l'application de toutes les mesures qui
permettraient de ramener le chômage de 80 à 20 % en 10 ans.
Il
convient d'ajouter à cela deux ou trois choses qui nous semblent essentielles
pour préparer au mieux la jeunesse à entrer dans le monde actif
avec un maximum de chances. Il s'agit d'une part de la qualité de l'enseignement
et d'autre part de la formation professionnelle. Il est donc indispensable de
restaurer dans l'ensemble du milieu éducatif la conscience et de préciser
le lien fondamental qui unit la République à son " École
". Une école qui doit permettre aux citoyens et aux citoyennes l'apprentissage
et le bon exercice de la démocratie. Ceci
est important et doit faire appel aux compétences de nos enseignants dans
ce domaine mais aussi afin de mieux définir les programmes en fonction
des prévisions de besoins économiques, étant entendu que
ces besoins économiques ne sont pas la simple résultante des contraintes
imposées par le seul commerce extérieur mais bien avec l'objectif
de parvenir à une situation proche de l'autosuffisance dans l'ensemble
des domaines économiques.
La
formation professionnelle doit permettre à chaque Djiboutien et à
chaque Djiboutienne au cours de sa vie d'accéder à des formations
continues qui leur permettront de s'adapter à l'évolution du marché
du travail et qui favoriseront leurs épanouissements personnels.
Pour
ce faire, un recrutement important des enseignants djiboutiens (prioritaires)
et leur propre formation doivent être assumés financièrement
par l'État, les enveloppes des budgets augmentés et surtout mieux
gérées ; l'impérative nécessitée d'investissements
consentis pour la rénovation et la construction des écoles, centres
de formation et lycées, et pour leur entretien.
Djibouti
ne doit plus être " le pays de la mendicité et des aides internationales
détournées " mais doit retrouver sa dignité, construire,
gérer, entretenir et valoriser son patrimoine que sont ses écoles,
centres de formations et ses édifices publics.
Après
un audit de l'ensemble des services et des Ministères et l'estimation des
besoins programmés suivant un échéancier, ces mesures pourront
être financés pour le fonctionnement et pour partie par une diminution
équivalente des enveloppes affectées à la pléthore
police politique, mais aussi par la suppression des postes fictivement créés
par IOG et ses caciques et dans lesquels les supposés fonctionnaires ne
sont que des " fantômes " que l'on ne voit jamais, sauf lorsqu'il
convient de percevoir leur salaire. Financement pour ce qui concerne l'investissement
par l'utilisation des fonds récupérés par le service anti-corruption.
-
Lutter contre la corruption, redonner sa place à la Justice dans notre
société.
Ceci
peut se faire par des campagnes massives d'informations sur les risques encourus
par ceux qui donnent, perçoivent ou ponctionnent de l'argent dans les fonds
publics.
Curieusement
les gouvernements Guelleh se sont toujours abstenus de lancer de telles campagnes.
Le terme de corruption est banni du dictionnaire utilisé par le Palais
de l'Escale. Pour cause, lancer une telle campagne d'information ce serait
" se tirer une balle ", que dis-je, " un obus dans le pied "
voire dans les deux pieds !.
La
justice doit rester sereine et éloignée de toutes les passions politiques
ou religieuses car on peut être corrompu par un système duquel on
ne peut sortir sans être pour autant un traître aux intérêts
supérieurs de l'État. Ce sujet doit faire l'objet de mesures très
fortes en faisant une nette distinction entre les " grands corrupteurs "
et ceux et celles qui sont pris dans un engrenage du chantage et qui doivent exécuter
des ordres reçus.
Pour
cela, au risque de faire sourire, nous pensons qu'un service " d'incorruptibles
" doit être créé en associant des enquêteurs chevronnés,
des inspecteurs des finances et du fisc, des banquiers, des juristes, des militaires,
gendarmes et policiers.
Ce service doit pouvoir disposer de possibilités
d'investigations étendues de manière exceptionnelle et limitées
dans le temps afin d'identifier les personnes concernées, corrompues et
corruptrices, les biens immobiliers, les avoirs financiers, etc... afin de les
faire confisquer sans délais par décision de Justice et pour qu'ils
soient mis à disposition du budget de l'État.
Les
fonds ainsi récupérés pourraient non seulement être
utilisés, par exemple pour les investissements dans le secteur de l'enseignement,
de la santé publique, mais aussi au paiement des arriérés
de soldes et de salaires
etc, mais également constituer la ligne budgétaire
pour indemniser l'ensemble des prisonniers politiques, ceux qui furent torturés
et les familles de ceux qui ont disparu dans nos prisons.
Une
rapide étude effectuée par des experts internationaux sur les avoirs
financiers et les biens immobiliers détenus par les " 10 grands corrupteurs
" de l'état djiboutien actuel indique que les fonds récupérés
permettraient d'assurer, pour le moins, le financement de 17 années de
l'ensemble des soldes et des salaires payés aux fonctionnaires, militaires,
gendarmes et policiers.
D'évidence,
d'autres sujets devront apparaître lors de ces premières assises
de l'opposition djiboutienne comme étant des priorités lors de la
phase de transition au rang desquelles on trouve la revalorisation et l'engagement
de paiement à date fixe des salaires des fonctionnaires et assimilés
comme tels, les soldes de nos militaires, gendarmes et policiers, les régimes
et la protection sociale, le logement, les mesures favorisant la participation
dans les entreprises comme dans le secteur public.....
Toutes
ces approches laissent entrevoir l'importance du travail qui est à faire
pour la mise au point de programmes cohérents et efficaces.
Souvenons-nous
que le président John Fitzgerald Kennedy écrivit en son temps :
" Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous
d'abord ce que vous pouvez faire pour lui ".
Les
débats politiques au sein de l'opposition djiboutienne se sont trop longtemps
résumés à des " dialogues de sourds pour pensées
muettes ".
Il
est grand temps de changer les mauvaises habitudes qui mènent à
l'inertie. Soit on reste dans le régime de la terreur, des mascarades et
de toutes les gabegies, imposé par Ismaïl Omar Guelleh, soit l'on
bouge enfin et dans l'union !







