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F 602 - 20/12/06.
Djibouti
- Comme l'a toujours recommandé le Gouvernement en Exil de Djibouti, l'exercice
de la responsabilité publique doit prendre en compte la transformation
de la relation à la société.
Justicia
Plus
de 7 années après l'avènement d'une supposée alternance,
qui était pourtant porteuse d'espoirs pour une meilleure gestion des affaires
publiques et de par toutes les promesses mirobolantes faites par Ismaïl Omar,
constat est fait du désastre où nous ont mené les autorités
qui se sont réappropriées une seconde fois tous les pouvoirs lors
d'une mascarade d'élection présidentielle en 2005.
Les
paysans ont vécu, en cette année 2006, la campagne agricole de loin
la plus catastrophique de l'histoire de la République de Djibouti indépendante.
Par ailleurs les prix des produits alimentaires, et tout particulièrement
ceux de " première nécessitée ", ont augmenté
considérablement depuis plusieurs années transformant ainsi la grande
pauvreté en misère. Augmentations quasi exponentielles, au point
que, soucieux de tenter de préserver son image qui se dégrade de
plus en plus, le Palais de l'Escale n'a eu d'autre alternative que celle consistant
à interdire formellement à son administration la parution de tout
bilan chiffré dans ce domaine, comme dans bien d'autres.
-
Chômage ?
-
Augmentation quasi exponentielle du coût de la vie ?
-
État d'avancement du Palais d'IOG et de la Kabyo à Dubaï,
construit à partir des détournements d'aides
internationales et des trafics en tous genres (Drogues, Armes, Enfants ....) ?

-
Implication d'IOG et d'Abdourahman Borreh dans la revente de "matières
nucléaires" à quelques pays au Moyen Orient et dans l'enfouissement
de déchets en Somalie ? 
-
Implication d'IOG dans le meurtre prémédité du Juge Bernard
Borrel, en octobre 1995 à Djibouti ? 
-
Décentralisation, Régionalisation, Participation ? 
..........................................................................................
Le
système de "gouvernance" d'IOG et de ses caciques est on ne peut
plus clair.
Soit
le domaine abordé est un "SECRET
D'ÉTAT", soit un "SECRET DÉFENSE", soit les gouvernants
actuels "Prient chaque jour, et Allah fera le reste !".... Et
cette situation inquiétante est partie pour durer encore longtemps, si
rien n'était fait pour y mettre fin et si l'on considère leur incompétence
notoire, internationalement reconnue, et leur ancrage solide dans la mauvaise
gestion.
Cette
situation de désastre, tant politique qu'économique et que social,
n'a surtout aucune chance de s'améliorer sous la houlette d'un homme qui
s'est autoproclamé à la tête du pays. Un homme qui, depuis
mai 1999, lors de son installation officielle comme second Président de
la République, prouve chaque jour un peu plus, qu'il est d'abord et avant
toute autre considération, préoccupé par son maintien au
pouvoir par tous les moyens.
Un
homme pour qui les engagements antérieurs pris dans les circonstances les
plus solennelles devant la nation, sont oubliés, vraiment derrière
lui et n'ont plus aucune espèce d'importance.
Ce
qui importe par-dessus tout, pour lui-même et pour sa bruyante périphérie
des "nouveaux riches" s'inspirant des pratiques staliniennes d'antan,
c'est de conserver coûte que coûte le pouvoir et ses sinécures
; quitte à détourner une partie des aides financières internationales
pour acheter le silence de quelques faux opposants. Faux
opposants qui s'amenuisent à tenter de
maintenir leur formation politique dans une léthargie politique qui sert
leurs propres intérêts et ceux d'IOG.
Le
régime Guelleh a connu, en plus de 7 ans, tellement de scandales et d'affaires
non élucidées, de décès suspects de dirigeants politiques
d'opposition, y compris celui d'un juge français " suicidé
" par immolation , qu'il ne peut pas courir le risque d'une défaite
dans une quelconque élection qui serait insupportable et assurément
fatale à son chef et à ses proches ; c'est
la raison pour laquelle il a falsifié et falsifiera demain ouvertement
tous les scrutins.
Un
homme totalement irrespectueux de l'opinion publique, tant nationale qu'internationale,
qui fait et dit ce qu'il veut, traite l'opposition de tous les noms d'animaux,
la fait poursuivre par sa Police politique jusqu'en Occident, exerce un odieux
chantage sur leurs familles restées à Djibouti et prend tous ses
compatriotes pour des moins que rien ; pour des " chèvres " comme
il se complaît à le dire si souvent.
Le
postulat qui a toujours prévalu en République de Djibouti sous le
régime d'Ismaïl Omar Guelleh consiste en une exploitation du peuple
par une minorité ce qui, avec l'évolution inéluctable de
la société djiboutienne qu'il ne peut maîtriser, se traduit
épisodiquement par des mouvements revendicatifs catégoriels qui
prennent de plus en plus d'ampleur.
Ancré
dans un système antédiluvien et tyrannique, duquel est totalement
occultée toute notion de concertation, de négociation préalable
et encore moins de participation des régions à la vie du pays et
aux grandes décisions, le régime politique d'Ismaïl Omar Guelleh
ne peut répondre par principe idéologique et par intérêt
exclusivement privé que par l'emploi des armes et par la répression
policière. Répression policière avec les atteintes physiques
sur les manifestants, quelques puissent être leur âge et leur sexe,
suivie d'incarcérations dans la sinistre prison de Gabode pour ceux et
celles considérés (es) comme "meneurs", avec banalisation
de la torture qui y est pratiquée.
Un
régime politique qui se prétend républicain et démocratique
doit-il faire fuir devant lui un peuple et ses justes revendications par des actions
répressives et arbitraires ou ne conviendrait-il pas plutôt, en l'espèce,
de négocier, de faire participer chacune et chacun dans le domaine de ses
compétences à une large réflexion au profit d'une dynamique
nationale et de projets d'avenir ?.
Nous connaissons la réponse alors
que l'État djiboutien actuel n'a pas encore compris et surtout ne veut
pas comprendre le contenu de la question !.
Comme
l'a toujours recommandé le Gouvernement en Exil de Djibouti, l'exercice
de la responsabilité publique doit prendre en compte la transformation
de la relation à la société.
Toutes
les villes et villages de l'intérieur du pays se trouvent aujourd'hui face
au problème de la crise de la représentativité et de la faible
participation des citoyens, non seulement au vote dont
ils sont exclus lors de simulacres d'élections, mais a la vie
civique en général ; surtout dans les régions en difficultés,
où les habitants vivent un manque de confiance, voire un total désaveu,
vis-à-vis du pouvoir en place et ne se sentent pas en situation d'influer
sur ses décisions.
La
responsabilité publique doit donc dépasser la posture de simulacre
de participation dans laquelle Ismaïl Omar Guelleh se conforte. Dépasser
ses promesses sans lendemain pour proposer de mettre en place des procédures
de discussions publiques qui donneront réellement de la visibilité
aux propos de chacun/chacune et permettront de donner des horizons d'action aux
citoyens, comme aux politiques.
Que
propose le Gouvernement en Exil de Djibouti ?
-
L'élargissement des espaces de participation et de démocratie à
l'échelle locale (intégration entre démocratie représentative
et démocratie participative) ;
-
Une vision stratégique du développement local fondé sur les
principes du développement durable (au niveau environnemental, social,
économique, politique) ;
-
Développer le potentiel, la capacité et le pouvoir d'agir des citoyens/citoyennes
pour améliorer le lien social, la solidarité, la justice sociale,
la capacité d'opérer des choix partagés dans l'intérêt
collectif et de reconnaître la valeur des " bien communs ", du
patrimoine territorial et des espaces publics.
Les
raisons et la nécessité de la Participation sont les suivantes :
-
Besoin de dépasser la crise de la représentativité et l'éloignement
des citoyens de la vie publique ;
-
Améliorer l'action publique pour plus de transparence et de démocratie
;
-
Le processus participatif permet l'élaboration de décisions transparentes
et démocratiques dans des contextes et systèmes d'acteurs particulièrement
complexes.
-
La Participation renforce la cohésion sociale des territoires et crée
des villes et des villages qui, par le débat et la rencontre de toutes
les catégories de citoyens, redéfinissent un nouveau droit de citoyenneté
pour tous et un nouveau devoir de responsabilités pour chacun.
La
Participation comme condition préalable : influence générale
sur le pouvoir de décision
Les
moyens institutionnalisés existants pour la participation et la capacité
des gens de s'en servir sont deux facteurs dont il faut tenir compte dans la conception
de programmes de décentralisation pour Djibouti.
Des
élections locales régulières et impartiales ainsi qu'un niveau
élevé de capital social (la cohésion de la communauté
et une tradition de collaboration, collaboration étant prise au sens noble...)
permettent aux citoyens de manifester clairement leurs préférences
et de pousser les pouvoirs publics à respecter leur volonté.
Des
études diverses ont démontré qu'une surveillance générale
et continue des dirigeants par les citoyens peut améliorer la qualité
de l'action gouvernementale. S'ils étaient obligés de lutter continuellement
pour rester au pouvoir et se remettre en cause, cela pourrait motiver les dirigeants
à satisfaire les besoins de leurs administrés dans tous les domaines.
Pour
ne prendre que quelques exemples de ce que nous affirmons.
Des
études sur la Colombie démontrent que les dirigeants qui ont peur
de perdre leur situation sont plus susceptibles de s'entourer d'un personnel qualifié
pour faire le travail quotidien d'administration. De même, les recherches
de Robert Putnam sur les administrations régionales en Italie indiquent
dans son rapport que les administrations qui étaient
plus ouvertes aux pressions des administrés géraient mieux leurs
ressources et créaient des programmes innovateurs pour une fourniture efficace
des services.
Une
autre étude sur les administrations locales au Mexique indique que la longue
tradition de participation dans la province d'Oaxaca est à l'origine des
meilleures prestations de services que celles de Chiapas qui a des conditions
socio-économiques similaires mais où le taux de participation est
plus faible.
Plusieurs
études sur la décentralisation et la taille des gouvernements avance
l'hypothèse que les administrations locales, dont les citoyens participent
davantage aux affaires de la collectivité, ont tendance à être
plus grandes parce que les citoyens sont confiants, donc mettent plus de ressources
à leur disposition.
Ces
conditions initiales déterminent dans quelle mesure la décentralisation
mènera à un gouvernement plus sensible aux besoins des citoyens
et fourniront des idées sur les mécanismes qui favorisent l'augmentation
de la participation et qu'il faut inclure dans la politique de décentralisation.
On
peut donc en déduire que des élections véritablement libres
et à échéances régulières, référendums
locaux, des conseils permanents public-privé et d'autres structures institutionnelles
sont des conditions facilement identifiables qui pourraient renforcer la capacité
des administrations locales d'identifier et de satisfaire les préférences
des administrés en République de Djibouti.
Le
niveau de capital social (qui détermine la capacité des citoyens
de se servir des arrangements institutionnels pour la participation) est plus
lent à se développer et à évaluer. Les activités
des organisations non gouvernementales (ONG) et d'autres groupements de citoyens
peuvent être une indication de la participation mais il est important de
se demander qui ils représentent véritablement. Les
disparités entre ceux qui sont représentés par les ONG et
ceux qui demeurent à l'écart du système peuvent mener à
la "récupération" d'une administration locale par une
élite et empêcher l'utilisation efficace des dépenses publiques
pour satisfaire les besoins des citoyens.
La
Participation comme objectif : les réformes initiales plus réalisables.
La
participation est un soutien à la décentralisation pour apporter
une amélioration aux prestations de services.
Dans
les situations où les administrations locales ne sont pas élues,
où le processus électoral est dominé par une élite
et où un capital social faible réduit des interactions dynamiques
entre citoyens et l'État, le processus de décentralisation peut
être conçu pour permettre le développement de certains types
de participation limitée.
Souvent
des mécanismes spécifiques pour accroître le flux d'informations
entre citoyens et administrations peuvent être mis en oeuvre plus facilement
au niveau local qu'au niveau central. Les projets répondant à des
besoins spécifiques sont l'un des moyens qu'utilise la Banque Mondiale
pour développer le processus de décentralisation.
Les
administrations locales utilisent une grande variété de techniques
pour recueillir des renseignements auprès de leurs citoyens. Elles utilisent
des enquêtes pour améliorer leurs prestations de services et pour
la tarification des services. Par exemple, une enquête auprès des
usagers d'un service d'approvisionnement en eau à Baku en Azerbaïdjan
a révélé que les usagers ont la volonté de payer plus
pour un meilleur service et ont même indiqué les problèmes
majeurs qu'il faut résoudre.
Bangalore
et plusieurs autres États indiens utilisent des bulletins d'évaluation
pour coter les prestations de service. L'Ouganda exige maintenant des informations
sur l'opinion des bénéficiaires sur certaines prestations gouvernementales
et le Nicaragua a utilisé une série d'enquêtes pour réformer
l'exploitation de son réseau d'autocars et pour rajuster les tarifs.
Des
conseils ad hoc peuvent être un moyen facile et rapide de déterminer
les préférences des citoyens et d'utiliser l'expertise disponible
dans le secteur privé. Les municipalités en Colombie par exemple,
renforcent leur capacité technique faible en contractant les services d'experts
privés pour de brèves périodes et à durées
déterminées.
Inviter
les citoyens à participer dans la mise en oeuvre des programmes de décentralisation
peut être économique aussi. Des programmes bénéficiant
d'un concours financier de la Banque Mondiale ont démontré que malgré
les coûts élevés au départ pour la formation, les économies
réalisées sur le long terme, gérées et suivies en
temps réel, peuvent être substantielles et les projets sont mieux
entretenus, plus efficaces dans leurs résultats.
Le
programme de développement municipal au Nicaragua par exemple, qui a utilisé
la participation des bénéficiaires, donc des populations locales,
a complété les projets 20% plus rapidement que prévu et obtenu
un taux de rentabilité 50% plus que l'on escomptait.
A
long terme, ces mécanismes à portée limitée pour la
participation des citoyens peuvent évoluer en des interactions plus importantes
entre eux et leurs administrations locales.
Conclusion
La
participation des citoyens sous une forme ou sous une autre est une composante
essentielle d'un projet de décentralisation qui veut réussir.
Elle
devient un élément courant dans l'environnement politique des pays
en développement - 13000 administrations locales en Amérique Latine
sont élues maintenant comparativement à 3000 en 1973. Mais l'information
n'est pas pour autant parfaite. Les planificateurs d'une politique de décentralisation
doivent donc prendre en considération les imperfections dans l'information,
aussi objective soit-elle, et ils doivent augmenter le taux de participation des
citoyens dans l'action des administrations locales.
La
sensibilité des administrations locales aux préférences locales
- une des raisons principales pour entreprendre un programme de décentralisation
- ne peut mener à des initiatives efficaces s'il n'y a pas de mécanismes
pour la communication d'informations entre administrations locales et citoyens.
"
L'histoire de ce monde démontre que face à la tyrannie qui opprime,
la qualité d'une opposition politique ne fut jamais un accident ; ce fut
toujours le résultat d'un effort intelligent ".







