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F 611 - 30/12/06

Djibouti - Le supposé éditorialiste Ali Barkat Siradj s'envole dans ses flagorneries, courbettes et autres hypocrisies, à la gloire de son " seigneur et maître " Ismaïl Omar Guelleh.

Africanman.

On a pour coutume de dire qu'en matière de pseudo journalisme " le ridicule " de certaines adulations ne tue pas l'imbécillité humaine dont font démonstration leurs auteurs mais blesse les vérités.

Si l'on se réfère au contenu de tous les rapports internationaux qui paraissent sur la situation à Djibouti, ne serait-ce que pour l'année 2006, constat est fait que le régime djiboutien d'Ismaïl Omar Guelleh est classé aujourd'hui parmi les autocraties les plus corrompues et les plus répressives de la planète. Acculé par une situation catastrophique et les scandales qui ne cessent de se succéder les uns aux autres, ce pouvoir autoproclamé a l'effronterie de se plaindre que sa réputation soit à ce point salie à l'étranger.

C'est un régime politique démystifié qui en est à se désoler que l'époque ne se prête plus à ses subterfuges et à ses manigances les plus diverses.

Quoi que pourrait en écrire Ali Barkat Siradj sur son "seigneur et maître" Ismaïl Omar Guelleh, le chemin de la Vérité est un exercice d'intelligence ; la flamme de la Vérité brûle sans jamais diminuer d'intensité, il faut faire tout ce qui est possible pour l'entretenir..

En matière de vérités et pour ne prendre qu'un exemple, le dernier Rapport du Secrétariat d'État US, paru il y a quelques semaines, a récompensé à sa manière IOG pour " l'ensemble de sa déplorable œuvre " : l'opacité de sa gouvernance, la rapine, le musellement des libertés, la manipulation de la justice, le harcèlement de l'opposition, de la presse et des syndicats libres...

C'est dans ces moments où il est perturbé par l'image pitoyable qu'il donne de lui, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, que l'actuel pouvoir djiboutien est le plus vulnérable et qu'il en est réduit à faire écrire n'importe quoi par ses "journaleux". Il convient donc de faire reculer sa machine propagandiste des contre vérités, comme celle de la répression et d'informer juste pour améliorer nos libertés.

Extrait du Rapport du Département US 2006 sur la situation à Djibouti

aisément consultable par tout un chacun sur :

http://djibouti.usembassy.gov/human_rights_in_human_-_2006_french_version.html

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Dans le domaine du respect des droits de l'homme, la conduite du gouvernement reste de piètre qualité, car il a continué à commettre de graves violations en ce domaine…….

Les problèmes relatifs aux droits de l'homme ci-dessous ont été signalés :

· limitation du droit qu'ont les citoyens de changer de gouvernement ;

· violations commises à l'encontre de prisonniers et de détenus ;

· conditions carcérales dures ;

· impunité des pouvoirs publics ;

· arrestations et détentions arbitraires, et longues périodes de détention préventive ;

· violation du droit au respect de la vie privée ;

· limitations portées aux libertés de la presse, de réunion et d'association ;

· usage de la force en vue de disperser des manifestants et grévistes ;

· violence et discrimination à l'encontre des femmes ;

· mutilation génitale féminine (MGF) ;

· discrimination fondée sur l'origine ethnique, la nationalité ou le clan d'origine ; et

· limitations posées aux syndicats et harcèlement des dirigeants syndicaux.

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c. Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

La loi interdit de telles pratiques ; pour autant, on continue de signaler que la police et la gendarmerie passent à tabac et maltraitent physiquement les prisonniers et détenus.

En mars, la police a arrêté et a, dit-on, passé à tabac Warris Mouhoumed, une femme d'affaires qui refusait de se conformer aux ordres de la police et de fermer son restaurant pendant les deux semaines de campagne électorale.
Les charges retenues par la police étaient que les clients de son restaurant, lieu de rassemblement des membres de l'opposition, insultaient et menaçaient les passants.

Mouhoumed a ensuite été libérée le lendemain, mais son restaurant est reste fermé pendant deux semaines.

Au cours de l'année, la police a passé à tabac des protestataires alors qu'elle dispersait une manifestation (voir Section 2.b.).
Aucune mesure n'a été prise contre les deux agents de police responsables des voies de fait commises contre Mohamed Darar Waberi, figure de l'opposition, et de son arrestation qui ont eu lieu en avril 2004.

Des membres des unités de la police mondaine ont ciblé des prostituées dans les rues et, a-t-on signalé, les ont violées comme condition sine qua non de leur libération.

Conditions carcérales dans les prisons et centres de détention

Les conditions carcérales étaient dures, et le surpeuplement constituait un problème grave. Les conditions d'hygiène qui régnaient au centre de détention de Nagad, où les étrangers étaient détenus avant leur expulsion, étaient fort mauvaises ; souvent, les détenus n'étaient pas nourris pendant plusieurs jours avant leur expulsion.

Les soins médicaux étaient inadéquats, et il a été signalé que plusieurs prisonniers souffraient de maladies ou de blessures non traitées reçues lors de leur arrestation.

En principe, les mineurs étaient détenus séparément des prisonniers adultes, mais ce n'était pas toujours le cas. Les enfants âgés de moins de cinq ans étaient parfois autorisés à rester avec leur mère.

En raison du manque d'installations, les personnes en détention préventive n'étaient pas en général séparées du reste de la population carcérale condamnée.
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d. Cas d'arrestations ou de détentions arbitraires

La loi interdit les arrestations et les détentions arbitraires ; pour autant, le gouvernement n'a pas respecté ces interdictions.

Rôle de la police et de l'appareil de sécurité

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La police était en général efficace ; cependant il y a eu des rapports de corruption, en particulier dans les rangs inférieurs, où les salaires étaient bas. L'impunité des pouvoirs publics a posé problème.

Arrestations et détentions

La loi requiert l'obtention de des mandats d'arrêt et prévoit que les autorités ne peuvent pas détenir quelqu'un plus de 48 heures sans que celui-ci ne fasse l'objet de mise en accusation officielle par un juge d'instruction ; pour autant, la loi n'a pas toujours été appliquée dans la pratique. Des détenus peuvent rester en détention 24 heures supplémentaires avec l'accord préalable du Procureur.

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Le 19 mars, Houssein Robleh Darar, Awad Robleh Waiss et Abdi Osman Nour, membres du parti de l'opposition l'Union pour la démocratie et la justice, ont été arrêtés et détenus pour " constitution de menaces pour la population " et pour " dégradation de bien-être d'autrui et actes de violence ". Les pouvoirs publics ont allégué que ces arrestations avaient pour objets d'empêcher les trois hommes de mettre à exécution leurs menaces de poser des bombes et de détruire des biens. Les journaux de l'opposition ont toutefois déclaré que ces trois hommes avaient été arrêtés en raison de leur opposition au gouvernement. En août, un tribunal a rejeté toutes les accusations portées contre ces trois opposants qui ont ensuite été libérés de la prison de Gabode.
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La longueur des détentions préventives a posé problème, mais les statistiques n'étaient pas disponibles........

e. Non-respect du droit à un procès public et équitable

La loi prévoit l'indépendance du pouvoir judiciaire mais, dans la pratique, celui-ci n'était pas indépendant du pouvoir exécutif. Les dispositions de la Constitution prévoyant un procès équitable n'ont pas été entièrement respectées, même dans les affaires sans aucun caractère politique.

Le Judiciaire a fait l'objet d'inefficacité et de corruption.

............ Les magistrats sont nommés à vie. Le Conseil constitutionnel juge de la constitutionnalité des lois, notamment celles ayant trait à la protection des droits de l'homme et aux libertés publiques ; ses décisions n'ont toutefois pas toujours assuré la protection de ces droits.
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Procédures judiciaires

Les procès étaient en général publics, sauf dans les affaires politiquement sensibles dans lesquelles des mesures de sécurité empêchaient effectivement un accès du public.

Les indigents étaient censés avoir accès à un avocat dans les affaires pénales (accusés) et civiles (défendeurs), mais ce n'était souvent pas le cas. La loi prévoit qu'un accusé est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit prouvé coupable, mais la présomption d'innocence n'était pas toujours appliquée. Les causes ont été entendues par le Juge président du tribunal accompagné de deux juges assesseurs ; ces deux assesseurs bénéficiaient de l'assistance de deux experts qui n'appartiennent pas à la magistrature assise, mais que l'on considérait posséder des connaissances juridiques suffisantes pour comprendre la procédure judiciaire. Les pouvoirs publics ont sélectionné ces experts parmi les membres du public, mais les rapports ont indiqué que les appartenances politiques et ethniques ont joué un certain rôle dans cette sélection.
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f. Ingérence arbitraire dans la vie privée, la famille, le foyer ou la correspondance

La loi prohibe ce genre d'actions, mais les pouvoirs publics n'ont pas respecté ces interdictions dans la pratique.

Ainsi, la loi exige que les autorités publiques obtiennent un mandat avant de procéder à des perquisitions sur des biens privés mais, en pratique, cela n'a pas toujours été le cas.

On dit également que les pouvoirs publics ont procédé à des écoutes des communications des opposants du gouvernement, et ont parfois désorganisé ces communications, en coupant leurs services de téléphone ou d'électricité. On signale que la police a fréquemment fait suivre des individus qui assistaient à des rassemblements politiques de l'opposition.

Section 2 - Respect des libertés publiques, en particulier :

a. Liberté d'expression et liberté de la presse

La loi prévoit la liberté d'expression et la liberté de la presse. Dans la pratique, les pouvoirs publics ont toutefois limité ces libertés et intimidé des journalistes jusqu'à ce qu'ils pratiquent l'autocensure.

La loi interdit la diffusion de fausses informations et réglemente la publication des journaux. Le gouvernement est propriétaire du journal principal, La Nation, qui est publié trois fois par semaine. En outre, chaque parti politique enregistré a le droit de publier son organe de presse. Il y avait plusieurs publications hebdomadaires et mensuelles issues de l'opposition en circulation libre qui critiquaient ouvertement le gouvernement.
Les pouvoirs publics détenaient également des stations de radio et de télévision. Les médias officiels se sont en général abstenus de critiquer les dirigeants ou la politique du gouvernement. Radio-Télévision Djibouti, station officielle du gouvernement, diffuse des programmes radio dans quatre langues, 24 heures sur 24. Des médias étrangers diffusent également des programmes dans l'ensemble du pays.

Le gouvernement a employé différentes tactiques pour intimider les journalistes, notamment la surveillance et le retrait, des kiosques à journaux, des publications ayant critiqué les pouvoirs publics
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Le gouvernement a cependant continué à bloquer les salaires des enseignants ayant participé aux activités de grève (voir Section 6.b.).

b. Libertés de réunion et d'association pacifiques

Liberté de réunion


La loi prévoit la liberté de réunion ; pour autant, les pouvoirs publics ont restreint l'exercice de cette liberté dans la pratique.

Le Ministère de l'Intérieur exige l'obtention de permis pour les rassemblements pacifiques et surveille les activités de l'opposition. Certains chefs de l'opposition ont en fait pratiqué l'autocensure et se sont abstenus d'organiser des manifestations populaires aux fins d'éviter de provoquer une descente des autorités.

Au cours de l'année, la police a dispersé de force des manifestations, ce qui a fait un mort et plusieurs blessés. A titre d'exemple, le 8 avril, la police a lancé des bombes à gaz lacrymogène sur une foule de manifestants rassemblés devant le siège de l'opposition, ce qui a également fait plusieurs blessés et a entraîné la détention brève de plusieurs personnes.

La police, qui a nié l'existence de blessés, a allégué que les protestataires n'avaient pas obtenu l'autorisation et que seuls ceux qui avaient refusé de se disperser avaient été arrêtés.

Le 24 octobre, la police a fait feu plusieurs fois sur une foule violente d'environ 300 protestataires, après que des manifestants avaient entraîné plusieurs agents de police dans la foule : un manifestant a été tué, et un autre a été gravement blessé. Sept agents de police ont été blessés par des pierres lancées par la foule. Une enquête portant sur cet incident se trouvait en cours à la fin de année.

Le 30 novembre, dernier jour d'une opération d'une semaine destinée à éliminer les logements illicites du quartier Arhiba II de Djibouti, la police a fait feu sur des résidents qui protestaient contre l'élimination de leurs logements ; 4 personnes ont été tuées et environ 10 autres ont été blessées. Selon le Ministère de l'Intérieur, 15 agents de police ont également été blessés au cours de cette confrontation.

Au cours de l'année, les autorités de police ont dispersé de force de violentes manifestations de travailleurs (voir Section 6.b.).

Liberté d'association

La loi garantit la liberté d'association à condition de respecter certaines conditions juridiques, mais les pouvoirs publics ont toutefois en pratique limité l'exercice de cette liberté. Ils ont exigé que tant les partis politiques que les associations à caractère non politique se fassent enregistrer, et ont continué à harceler et à intimider les membres des groupes de l'opposition (voir Section 1.f.).

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Section 3 Respect des droits politiques : droit des citoyens de changer de gouvernement :

La Loi prévoit que les citoyens ont le droit de changer de gouvernement ; pour autant, celui-ci a limité l'exercice de ce droit dans la pratique.

Élections et participation politique

Le 8 avril, Le Président Guelleh, du RPP, qui gouverne le pays depuis son indépendance, a remporté les élections avec 95 pour cent des voix. Il n'y avait d'ailleurs aucune opposition car celle-ci avait boycotté les élections, accusant le gouvernement de n'avoir pas tenu compte de ses demandes portant sur une réforme électorale. ........

Il s'est toutefois produit un certain nombre d'irrégularités, notamment le double vote, la présence de travailleurs de campagne électorale dans les bureaux de vote et aux alentours de ceux-ci, ainsi que l'absence de bulletin de vote blancs pour ceux qui ne souhaitaient pas voter pour le Président Guelleh.
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Traite des personnes

La loi n'interdit pas la traite de personnes. Bien que l'on ne connaisse pas de cas signalé de traite de personnes à destination ou en provenance du pays, ou encore à l'intérieur de celui-ci, des observateurs sont persuadés que c'est, d'une part, un pays de destination pour les personnes victimes de traite en provenance d'Éthiopie et de Somalie et, d'autre part, un pays de transit en direction du Moyen-Orient.
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Section 6 Droits des travailleurs :

a. Liberté d'association

La loi reconnaît le droit de s'organiser en syndicats, mais les pouvoirs publics ont limité ce droit.

Ainsi, selon le Code du Travail, un syndicat ne peut exister qu'avec l'agrément du gouvernement. Celui-ci a continué d'opprimer les syndicats indépendants et représentatifs en renvoyant leurs dirigeants, les empêchant ainsi de tenir des rassemblements, tout en créant des syndicats parallèles destinés à les remplacer et qui eux sont parrainés par le gouvernement.

La loi interdit la discrimination visant les syndicalistes ; les employeurs jugés coupables de ce type de discrimination ont été tenus de rétablir dans leurs fonctions les employés qui avaient été renvoyés pour activités syndicales. Les pouvoirs publics n'ont toutefois ni appliqué, ni respecté cette loi.

b. Droit de se syndiquer et de négocier collectivement

Bien que la loi reconnaisse aux syndicats le droit de mener leurs activités sans interférence, le gouvernement n'a pas protégé ce droit dans la pratique. Les négociations de conventions collectives n'ont pas eu lieu.

Il n'existait pas de législation ni d'exemption particulières au droit du travail ordinaire dans la zone franche industrielle d'exportation.

Les rapports entre employeurs et travailleurs étaient informels et paternalistes. Les pouvoirs publics pouvaient choisir les représentants des travailleurs, et le faisaient. C'était en général les employeurs qui établissaient les taux salariaux en se basant sur les principes directeurs établis par le Ministère du Travail. En cas de litige portant sur les rémunérations ou sur des problèmes touchant à la santé et à la sécurité, le Ministère du Travail a encouragé leur résolution directe entre représentants du personnel et employeurs, mais les travailleurs ou les employeurs pouvaient également présenter une demande d'audiences administratives officielles auprès du service d'inspection du Ministère.

Les critiques ont allégué que le processus d'inspection et de règlement des différends était peu respecté en raison de la faible priorité et du financement inadéquat qui lui était accordé.

La loi accorde le droit de grève et requiert que les représentants du personnel qui projettent de faire grève en avisent le Ministère de l'Intérieur 48 heures à l'avance. Les travailleurs ont exercé ce droit dans la pratique.
La loi confère au Président des pouvoirs étendus pour réquisitionner les fonctionnaires considérés indispensables au fonctionnement des services publics essentiels.

Au cours de l'année, le gouvernement a pris des mesures de représailles contre des grévistes. Par exemple, le 17 mai, des publications de l'opposition avaient indiqué qu'Hassan Cher Hared, agent des services postaux et vice-président de l'Union djiboutienne des travailleurs, avait été suspendu pendant huit jours, puis renvoyé du Service des postes pour " récidive ". Hared avait critiqué la direction du Service des postes au cours d'une manifestation qui avait eu lieu le 1er, Fête internationale du Travail. La direction a alors allégué que ce renvoi était dû au fait qu'Hared n'était pas retourné à son poste après sa suspension ; certains observateurs ont toutefois déclaré que son renvoi était dû à ses activités syndicales.

Après les grèves portuaires du 14 septembre, la Direction portuaire de Djibouti (la " Direction ") a renvoyé 11 membres de l'Union des travailleurs du port pour défaut de respecter dûment les réglementations relatives à la déclaration de grève, et les a arrêté pour " atteinte à l'ordre public " et " incitation à l'insubordination ". Le 2 octobre, le procureur de la République a déterminé les 11 membres non coupables et ordonné leur remise en liberté. Le 15 septembre, la Direction a également renvoyé 25 membres de l'Union, prétendument en raison de leurs mauvais résultats professionnels antérieurement à la grève du 14 septembre. Ensuite, le 24 du même mois, après l'échec des efforts de médiation, la Direction a détenu 167 grévistes pendant 48 heures.

Les pouvoirs publics ont continué à bloquer le salaire de Kamil Hassan, instituteur qui avait dirigé une grève des enseignants en 1997 ; il a toutefois été autorisé à reprendre ses fonctions d'enseignant au cours de l'année.

c. Prohibition du travail forcé ou obligatoire

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d. Interdiction du travail des enfants et âge minimum pour pouvoir travailler

La loi interdit tout travail exercé par des enfants de moins de 14 ans, mais le gouvernement n'a pas toujours fait appliquer cette interdiction avec efficacité ; ainsi, le travail des enfants, quoique peu courant, existait quand même. En général, les enfants n'étaient pas employés à des travaux dangereux, mais travaillaient dans des entreprises familiales, telles que des restaurants et des boutiques, à toutes heures du jour et de la nuit. Un manque d'inspecteurs du travail réduisait la possibilité que les cas signalés de travail d'enfants puissent faire l'objet d'enquêtes.

e. Conditions de travail acceptables

Seule une faible minorité de la population était salariée dans la vie professionnelle. Les pouvoirs publics établissent administrativement les taux salariaux minimaux selon les catégories professionnelles, et le Ministère du Travail est chargé d'en assurer la mise en application. Le salaire mensuel pour la main-d'oeuvre non qualifiée, fixé en 1976, était d'environ 125 dollars (22 mille FD), mais il n'était pas appliqué en pratique.

Le salaire minimum national n'a pas assuré un niveau de vie décent aux travailleurs et à leurs familles. Le gouvernement devait toujours trois mois d'arriérés de traitements, pour 1995 et 1997, aux enseignants, forces de sécurité et fonctionnaires.

La loi limite la durée de travail hebdomadaire à 40 heures, réparties normalement sur 6 jours. Elle requiert également une période de repos hebdomadaire de 24 heures consécutives et le droit au paiement des heures supplémentaires. Le Ministère du Travail est chargé de l'application des normes d'hygiène et de sécurité au travail, des rémunérations et des heures de travail. En raison d'une mise en application inefficace de ces règles, les travailleurs se sont parfois trouvés dans des conditions de travail dangereuses. Ils ont toutefois rarement protesté, essentiellement de peur que d'autres travailleurs décidés à accepter les risques ne viennent les remplacer.

Aucune législation ni réglementation ne permet en effet aux travailleurs de refuser d'effectuer les travaux dangereux qui leur sont attribués sans risquer de perdre leur emploi continu. Seuls les travailleurs étrangers en situation régulière étaient protégés par la loi.

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Pour conclure, du sublime artificiellement fabriqué au ridicule, il n'y a qu'un pas qu'Ali Barkat Siradj n'a pas hésité à franchir une fois encore dans son article paru le 28 décembre 2006 dans le journal d'IOG, la Nation. Le piteux état du pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh est aussi réel que le toupet de son bien triste journaleux Ali Barkat Siradj est ahurissant en matière de flagorneries et courbettes s'égarant dans le labyrinthe de toutes les hypocrisies.

Hypocrisies que nous espérons être grassement financées pour "ABS" car pour en arriver à un tel niveau de "délinquance intellectuelle", il faut trahir toutes les vérités pour soutenir un tel pouvoir en pleine déliquescence et un certain courage dans la bassesse des arguments pour le glorifier alors que Djibouti se meure sous la tyrannie.

 


 

 

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