
http://www.gouv-exil.org/
F
705 - 14/03/07.
Règlement
de comptes à Jijiga, la chasse aux fauteurs de troubles d'IOG est lancée.
Hassan
Abdi
Jijjiga, March 12, 2007 (WIC) - The fourth
regular conference of Somali State has sacked two senior governmental officials
for allegedly failing to discharge their responsibilities.
The conference,
in its session today, removed the Deputy Chief Administrator and Head of the Capacity
Building Coordination Office, Abdi Jibril Abubeker, and Supreme Court President
Kedir Abdurahman.
The conference also endorsed 33 million birr additional
budget secured from the federal government for undertaking education and publication
works as well as other relevant activities.
It again passed a decision that
the Irrigation Authority be under the Animal, Crop and Natural Resources Development
Bureau, and the Water Works Enterprise under Water, Mines and Energy Bureau.
The
conference elected two new members as replacements to the members who resigned
from the Federation Council.
Règlement
de compte à Jijiga, ce pourrait être le titre d'un film western du
genre "OK Corral à l'éthiopienne", à la différence
près que c'est un règlement de compte politique qui vient d'avoir
lieu lors de la 4ème Conférence de l'Etat Somalien avec le "
licenciement " du président de la cour suprême Kedir Abdurahman
et celle d'Abdi Jibril Abubeker à Jijiga.
Jijiga
est la capitale de la région somalienne de l'Ethiopie, et tristement célèbre
pour la terrible famine qui y sévit en 1972 ce qui provoqua indirectement
la chute de l'empire de Haïlé Sélassié, deux ans plus
tard le 12 septembre 1974, et ce malgré sa tentative de dissimuler la crise.
Puis
ce fut la terreur engrangée par la junte du colonel Menguistu Haïlé-Mariam
au pouvoir sous le prétexte de vouloir établir une révolution
socialiste "à l'éthiopienne ".
Le
goulag de la faim
L'ancien
régime s'étant écroulé, le Derg prend le pouvoir.
La lutte pour la maîtrise de tous les pouvoirs commence et Menguistu n'hésitera
pas à assassiner d'abord 60 personnalités de l'ancien régime,
puis lancera une série d'épurations pour liquider toute opposition
dans le Meison (Mouvement pan-socialiste éthiopien) et le PRPE (Parti révolutionnaire
du peuple éthiopien).
Ensuite,
il mènera des guerres en Érythrée, dans le Tigré et
en Ogaden. La révolution continue par des transferts de population forcés
de région en région et qui engendreront de grandes famines.
Menguistu
Haïlé-Mariam utilisa la famine de Wollo pour discréditer le
Négus. Une fois le pouvoir obtenu par divers assassinats, au nom de
la révolution il créera des famines encore pire que par le passé
!
Encore
un escroc qui vivra aux dépends de son peuple en déclanchant guerres
civiles ou contre d'autres peuples, massacres, famines, etc., tous ces malheurs
que le tribunal qui le jugera par contumace qualifiera de : "crimes contre
l'humanité, crimes de guerre ou participation à un génocide".
De
1978 à 1982, l'Éthiopie aura reçu de l'Occident un milliard
de dollars US d'aides. Essentiellement utilisées à faire la guerre,
qui n'a cessé de s'étendre. Érythrée, Tigré,
Ogaden, et guérillas Sidamo et Oromos dans le Centre et l'Ouest : la
carte des combats recouvrait celle de la famine.
Abdi
Jibril Abubeker, parcours d'un " serviteur " d'Ismaïl Omar Guelleh
Comme
Ismaïl Omar Guelleh et Hassan Saïd, son directeur de la Police politique
djiboutienne (SDS), Abdi Jibril Abubeker est originaire du village d'Aïcha'a
en Ethiopie. Il arrive à Djibouti, en 1977, dans les " bagages "
d'Ismaïl Omar Guelleh qui va utiliser ses services en l'affectant à
la Société de Gestion et de distribution du Khat (SOGIK) comme conseiller
du président du Conseil d'administration et surtout comme informateur d'IOG
sur cette société qui brasse, chaque jour, des sommes énormes.
Après
le dépôt de bilan de la SOGIK, qui renaîtra ensuite de ses
cendres, IOG le fera affecter comme représentant du Port de Djibouti dans
la capitale éthiopienne Addis Abéba et, là encore, pour servir
d'informateur d'Ismaïl Omar Guelleh qui le fera rappeler à Djibouti
quelques années plus tard.
Au
bout de quelques mois passés dans la capitale, Abdi Jibril Abubeker est
envoyé en " mission spéciale " à Jijiga, capitale
de la région somalienne en Ethiopie, avec pour mission d'infiltrer et de
" noyauter " les milieux politiques et administratifs locaux à
qui il distribuera quelques cadeaux et auprès de qui il préparera
son élection comme député du gouvernement local.
Pour
ce faire, il bénéficiera du soutien du Consul de Djibouti et de
celui de Mahamoud Robleh représentant de la SOGIK à Dire Dawa, qui
est le chef des SDS (police politique djiboutienne) en Ethiopie.
Nommé
Député, il devient aussitôt vice président de la région
et continue, plus que jamais, à placer des hommes des SDS aux divers postes
importants au sein de la région.
Si
Addis Abéba ne réagit pas aussitôt à ce noyautage de
la région Somali en Ethiopie, Abdi Jibril Abubeker fut placé sous
surveillance discrète.
Viendra
le moment où, commençant par le bas, l'Etat éthiopien dirigé
par Mélés Zenawi va démanteler un à un les réseaux
mis en place par Abdi Jibril Abubeker sur ordre d'Ismaïl Omar Guelleh qui
finance et entretient, par ailleurs, une rébellion locale qui organise,
de temps à autre, des attentats et fomente des manifestations populaires
contre le régime éthiopien.
La
" mise sur la touche " d'Abdi Jibril Abubeker entre dans la procédure
de " règlements de comptes" initiée, de concert, par le
PM éthiopien Mélés Zénawi et le président somalien
Abdullahi Yusuf Ahmed à l'encontre d'Ismaïl Omar Guelleh.
La
mise à l'écart des hommes qu'IOG a mis en place par le passé,
tant en Ethiopie qu'en Somalie, est lancée.