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F 706 - 14/03/07.

Heureux dénouement pour les 5 Européens mais inquiétudes pour les 8 Ethiopiens enlevés le 1er mars en Ethiopie.

 

LONDRES (Reuters) - Les cinq Européens enlevés en Ethiopie le 1er mars ont été libérés en Erythrée et sont en bonne santé, annonce à Londres la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett.

Les cinq Européens - trois Britanniques, une Italo-britannique et une Française - sont tous liés à la communauté diplomatique britannique de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

"Tous les cinq ont été remis dans la journée aux autorités érythréennes puis aux bons soins de notre ambassade à Asmara", a déclaré Beckett aux journalistes. "Je sais que, dans l'ensemble, ils sont tous en bonne santé."

Dans un communiqué, le gouvernement d'Asmara fait savoir que les cinq étrangers ont été transférés d'Ethiopie en Erythrée après des négociations avec des chefs coutumiers des Afars.

Il ajoute qu'un groupe rebelle éthiopien peu connu, le "Front de l'Union démocratique révolutionnaire des Afars", est à l'origine des enlèvements, et qu'aucune rançon n'a été versée.

Les cinq avaient été enlevés par des individus armés alors qu'ils circulaient dans la région des Afars, dans le nord-est de l'Ethiopie. Huit Ethiopiens qui accompagnaient les Européens avaient été également pris en otages mais on ignore tout de leur sort pour l'instant, a ajouté Beckett.

La secrétaire au Foreign Office n'a fourni aucun détail sur les circonstances de leur libération et elle a simplement remercié les gouvernements éthiopien et érythréen pour leur contribution.

Un porte-parole du gouvernement a assuré que la Grande-Bretagne n'avait payé aucune rançon pour cette libération, fruit, selon lui, d'un "processus de dialogue".

INQUIÉTUDE POUR LES HUIT ÉTHIOPIENS

Les autorités locales éthiopiennes et des habitants afars avaient déclaré que les otages avaient été emmenés de force en Erythrée voisine, ce que ce pays avait démenti.

Les avis divergent sur l'endroit où les otages étaient détenus mais "une chose est certaine, ils ont été libérés avec l'aide du gouvernement érythréen", a déclaré Beckett.

Priée de dire si les auteurs de l'enlèvement étaient des rebelles séparatistes afars, Beckett a répondu: "C'est ce qu'on pensait précédemment mais je n'ai rien entendu qui puisse confirmer cela depuis qu'ils ont été libérés."

Un différend frontalier oppose l'Ethiopie et l'Erythrée, qui se sont livré une guerre de 1998 à 2000.

L'Ethiopie a réclamé la libération immédiate de ses ressortissants.

"Nous ne disposons d'aucune information à leur sujet. Nous sommes très inquiets. Ils devraient être libérés sans condition et le plus tôt possible", a déclaré le ministre de l'Information, Berhan Hailu, ajoutant que le gouvernement éthiopien poursuivait ses recherches.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a invité lundi les ravisseurs à libérer leurs otages, en affirmant qu'ils n'étaient pas la cible prévue de l'opération au cours de laquelle ils ont été enlevés.

Des témoins dans le village de Hamad-Ile affirment que des hommes armés ont d'abord attaqué des percepteurs avant de tomber sur les étrangers.

Les cinq Européens ont été identifiés sous les noms de Peter Rudge et Jonathan Ireland, premier secrétaire et employé d'administratif à l'ambassade de Londres à Addis-Abeba, Malcolm Smart et Laure Beaufils, collaborateurs du Département pour le développement international dans la capitale éthiopienne, et Rosanna Moore, épouse du directeur du British Council d'Addis.

Tony Hickey, l'organisateur du voyage, s'est dit heureux de la libération des Européens tout en faisant part de son inquiétude pour les huit Ethiopiens également pris en otages, dont un cuisinier et un guide employés par son agence.

 


 

 

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