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F 707 - 14/03/07.

Si l'on peut violer les lois sans enlever son pantalon, le Colonel Mohamed Djama est, quant à lui, un habitué de la culotte baissée.

Africanman

 

Extrait de l'article - 12/03/07 (B386-A) - paru sur l'ARDHD concernant l'incarcération du président de la LDDH, Jean Paul Noël Abdi, pour avoir dénoncé publiquement le viol d'une jeune femme Afar handicapée au Day.

(*) Rappelons, sauf erreur d'homonymie toujours possible, que Mohamed Djama est le nom d'un officier qui s'était illustré en faisant tirer à balles réelles, sur les vétérans de l'Armée qui manifestaient le 18/04/2002 pour obtenir le paiement de leurs arrièrès.
Ce "tir sur cible vivante" avait laissé plusieurs morts et blessés sur la chaussée.

S'il s'agit bien de lui, l'homme a acquis très vite des Galons, attribuée au mérite (mais quel mérite ?).

Mais comme nous ne voulions pas faire moins que le régime, nous l'avions inscrit au tableau des Hommes et femmes de la Semaine, dès le 19/04/2002, avec une citation à faire pâlir d'envie les plus grands criminels.

 

Pour répondre à l'ARDHD, c'est effectivement le Colonel Mohamed Djama, commandant la Garde Présidentielle, qui s'est déplacé au Day pour étouffer l'affaire de la jeune femme handicapée, sourde et muette, qui a été violée par un ou des militaires affecté (s) à la résidence présidentielle.

Promotion rapide d'un criminel, doublé d'un barbare, au sein de la Gendarmerie Nationale djiboutienne

Mohamed Djama est un ex-sergent devenu très vite Colonel non point par la grâce d'Allah, le miséricordieux, ou de par des qualités humaines reconnues et empreintes d'une noblesse d'âme mais pour d'autres raisons bassement tribalistes.

La première de ces raisons c'est qu'il est proche de la famille d'Ismaïl Omar Guelleh - il fait partie de la sous-fraction du clan d' IOG - , la seconde étant que c'est un homme frustre et peureux de nature, mais sans scrupule, doublé d'un tortionnaire barbare qui n'a rien à envier aux autres tortionnaires - dénoncés par l'Association pour le Respect des Droits Humains à Djibouti ARDHD - et qui, pour toutes ces raisons, est un "serviteur servile" et exécutera à la lettre tous les Ordres d'IOG.

C'est effectivement le Colonel Mohamed Djama, officier commandant la Garde Présidentielle, qui donna ordre à ses troupes de tirer à balles réelles sur les vétérans des Armées djiboutiennes de la guerre contre le FRUD qui manifestaient le 18 avril 2002 pour obtenir le paiement de leurs arrièrès de soldes et de pensions.

Parmi eux certains étaient de grands invalides de guerre, ils se déplaçaient difficilement à l'aide de béquilles et auraient été dans l'incapacité d'agresser physiquement qui que ce soit. Et certes pas de répondre, hormis par des slogans revendicatifs en vue d'obtenir le respect de leurs droits, à des militaires armés et tirant sur eux lors de cette indigne séance de "tir aux pigeons sur anciens combattants" qui restera dans la mémoire collective des tristes et odieuses annales du régime d'Ismaïl Omar Guelleh. Ce jour là, de nombreux morts et blessés joncheront le sol, le Colonel Mohamed Djama aura un jour à répondre de cet acte barbare.

En réalité, ces actes sont dans la droite logique de l'esprit que fait régner l'idéologie du régime Guelleh. C'est l'esprit des " gagnants " qui n'ont aucun respect pour l'humain dont ils se servent et qui ont falsifié toutes les élections contre " les perdants ", ceux qui ont cru que la démocratie pouvait émerger et vivre à Djbouti. " Les gagnants ", c'est-à-dire ces nouveaux riches par la prévarication et toutes les corruptions, y compris celle des consciences humaines, qui ont tous les droits et sont censés incarner une espèce supérieure, tandis que " les perdants " n'ont que le droit de se soumettre et de se taire.

"Droit de cuissage" et viols

Si le Chef d'Etat Major Général des Armées, le Général Fathi Ahmed Houssein Beliki a largement usé et abusé d'un " droit de cuissage " auquel nulle loi ou règlement militaire l'y autorisait, d'autres militaires en ont fait aussi usage lors de la guerre Etat/Afar des années 90 et bien après ; l'actuel Colonel Mohamed Djama est de ceux là.

Le viol étant historiquement la forme la plus banale en temps de guerre, une espèce de droit de cuissage de l'armée victorieuse sur les femmes des vaincus, Mohamed Djama, actuel Colonel commandant la Garde Présidentielle, ne s'est pas que " servi " sur des femmes en pays Afar mais directement en fixant son choix quelques années plus tard sur l'épouse d'un gendarme, fort jolie au demeurant ; gendarme qui avait été mobilisé pour combattre les Afars lors de la guerre des années 90.

En 1999 et usant de divers subterfuges, le commandant d'alors Mohamed Djama a utilisé un véhicule 4X4 de la Garde Présidentielle pour emmener sa " conquête " faire une ballade dans l'actuelle zone industrielle située derrière l'EDD à Boulaos (en face de la prison de Gabode) et a contraint ladite épouse du gendarme à passer à l'acte.

C'était sans compter sur l'œil exercé de l'époux qui surveillait depuis un certain temps les " manœuvres " d'approche de Mohamed Djama qui tournait autour de sa femme. Les surprenant dans une position que la morale et les saints principes religieux de l'Islam réprouvent et condamnent à juste raison, le gendarme s'est précipité sur le Commandant Mohamed Djama avec une arme blanche à la main.

Le si peu courageux Mohamed Djama, plus enclin à abuser d'une épouse apeurée et à la violer que d'assumer avec courage ses responsabilités d'homme et de militaire, s'est aussitôt enfui en remontant prestement son pantalon.

La loi du plus fort, fut-il un indigne suborneur d'épouse

Mais l'affaire n'en est pas resté là, ayant la crainte de représailles de la part du gendarme et que l'affaire fasse scandale donc sapant son autorité, le Commandant Mohamed Djama a pris les devants en donnant ordre qu'il soit procédé à l'arrestation immédiate et à l'incarcération du gendarme sous l'indigne accusation de " Coups et blessures et tentative d'assassinat sur la personne d'un Officier supérieur de la Garde Présidentielle qui a porté aide et assistance à une femme en danger et abandonnée par son époux ".

Ne souriez pas à la lecture de ces faits authentiques car cette honteuse accusation mensongère qui travestissait toutes les vérités va conduire, hélas, le gendarme concerné directement en prison sans qu'il puisse s'expliquer.

Démis de ses fonctions, radié aussitôt de la Gendarmerie Nationale, l'ex gendarme s'est retrouvé jeté dans une cellule sans possibilité de disposer de l'aide d'un avocat pour le défendre. Mis au secret, c'est une véritable loque humaine et non pas un homme qui en sortira quatre années plus tard.

Durant l'emprisonnement de l'ex gendarme nombreux furent ceux et celles qui auraient pu témoigner dans cette affaire s'il avait existé une véritable justice à Djibouti.

Le commandant d'alors Mohamed Djama tentera d'éviter que le scandale n'éclate sur la place publique, ce qui aurait pu avoir une incidence sur sa carrière. Il envoya l'épouse de l'ex gendarme vers l'exil au Canada où elle bénéficie depuis du faux statut de " Réfugiée somalienne " et à qui il rend, de temps à autre, une visite afin de l'aider financièrement tout en profitant de ses charmes.

 

Ismaïl Omar Guelleh serait bien inspiré de mettre enfin de l'ordre dans ses écuries car la plus grande sagesse de la tyrannie, quand elle a encore la faculté de réfléchir,

c'est de ne pas pousser ses ennemis au désespoir

 


 

 

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