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F
713 - 16/03/07.
Le
coin des indiscrétions du "Royaume bananier".
Bouh
Warsama
Affaire
des persécutions exercées sur le président de la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains.
L'ARDHD
et SURVIE ont lancé une grande opération d'information dans les
médias français et en Europe et, paraît-il, auraient saisi
les grands journaux et les médias outre atlantique dans le but que cette
levée de boucliers dans la presse et dans les médias mette fin aux
indignes persécutions dont est victime Jean Paul Noël Abdi.
Si
la loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus,
elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement
dépendre la plénitude et la suffisance d'une preuve ..., de tout
cela le Procureur djiboutien Djama Souleiman n'en a que faire car, comme à
l'accoutumée, il va faire exécuter les ordres du Palais de l'Escale
en s'asseyant sur les lois et sur les juges qui n'auront qu'à s'exécuter.
Oui
mais voilà, il faut trouver pour Jean Paul Noël Abdi un "chef
d'accusation" qui tienne la route et qui ne fasse pas plonger, une fois encore,
la justice djiboutienne et Ismaïl Omar Guelleh dans le ridicule grossier
et le burlesque, bien qu'ils nous y aient habitués à cela sans en
mourir car à Djibouti " en matière de justice, le ridicule
ne tue pas".
On
dit que le Proc Djama se creuserait la tête pour trouver ce "chef d'inculpation"
afin de faire condamner Jean Paul Noël Abdi sans pour cela soulever un torrent
d'indignations et l'on se délecte, par avance, de ce que le Procureur "Con
tumasseur" va nous pondre ; et comme l'on dit, on l'attend au virage.
Charivari
au Palais des mille artifices
Grande
confusion au Palais de l'Escale où l'on ne sait plus qui commande et qui
décide.
Figurez-vous
qu'Hassan Saïd Kaireh, alias madobé et directeur de la police politique
des Services Djiboutiens de Sécurité (SDS), aurait lancé
une vaste chasse à l'Issak au sein des administrations.
Bizarre,
vous avez dit bizarre ?
On
oserait dire "mais à partir de quel droit le chef de la Police politique
s'immisce t-il dans la nomination des hauts fonctionnaires ?" et de plus
dans une chasse bien ciblée à l'encontre des Issaks. Les uns après
les autres, et pour autant qu'ils ne se prosternent pas totalement devant IOG
et fassent partie du club de Kadra Mahamoud Haïd, ils sont débarqués
de leur poste par Hassan Saïd et mis en position de " bras cassé
" pour être remplacés par un autre " fonctionnaire ",
baptisé comme tel pour la circonstance et parfois inconnu dans le pays,
originaire de la région d'Aïcha'a en Éthiopie.
Celle
qui fait office de Première Dame du pays serait fort en colère et
n'hésiterait pas à piquer sa crise face à un Ismaïl
Omar Guelleh qui, paraît-il la renverrait vers Hassan Saïd.
Encore
un règlement de compte en perspective.
Si
la lassitude semble avoir gagné le Palais de l'Élysée, on
ne s'ennuie jamais au Palais des mille artifices à Djibouti. Chacun a de
quoi s'occuper et l'on peut affirmer que l'animation y est permanente, notamment
au sein du couple présidentiel ; mais si nous étions à la
place d'Hassan Saïd on se méfierait car la Kabyo est tout à
fait capable, sous l'emprise de la colère, de le passer par la fenêtre
de son bureau.... Et si elle venait à lui proposer une tisane dont elle
a le secret, il aurait alors tout intérêt à la refuser ; le
voilà prévenu !
Forte
inquiétude chez Abdourahman Mahamoud Boreh
Selon
des informations en provenance d'une source fiable, confrontée à
la tourmente (judiciaire ?) qui se profile à l'horizon dans l'Affaire de
l'assassinat du Juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti, Abdourahman
Mahamoud Boreh semblerait être pris d'une soudaine grande inquiétude
dont on ne comprend pas les raisons.
Si
Abdourahman n'avait rien à se reprocher pourquoi serait-il si inquiet et
pourquoi rechercherait-il des "protections" et des "cautions"
?
Natif
d'Éthiopie, il appartient à la tribu " Issa odahgob rer galan
", ce qui constitue son plus grand "handicap" car il n'est pas
Issa Mamassan de la région d'Aïcha'a et qu'il constituerait un "
fusible " si IOG venait à être mis directement en cause par
la Justice française ; mis en accusation, avec documents à la clé,
dans une affaire ayant un lien direct avec l'assassinat du Juge Borrel.
Par
ailleurs, Abdourahman Mahamoud Boreh sait qu'Ismaïl Omar nourrit quelques
vindictes à son égard car il le soupçonnerait de traficoter
à sa manière les chiffres, à partir de Dubaï, et d'empocher
plus de dividendes que lui dans l'exploitation des Établissements publics.
Bien au
chaud dans son paradis à Dubaï, Abdourahman n'aurait en apparence,
et seulement en apparence, rien à craindre pour l'instant ....Mais cela
va t-il durer ?
Les
deux généraux " harpagons et affairistes " sur un siège
éjectable ?
Il
y a quelques jours nous posions la question de savoir :
"
pourquoi Ismaïl Omar Guelleh conserve à la tête de ses Armées
les Généraux Fathi Ahmed Béliki et Zakaria Cheik Ibrahim,
son adjoint, qui ont dépassé de près de 20 années
la limite d'âge de leur grade ? ".
Bien
que bardés de décorations tels d'artificiels arbres de Noël,
trop lourdes à porter comparativement à leurs états de services
bien peu glorieux, l'un et l'autre devraient pourtant être mis, depuis belle
lurette, en " disponibilité " avant qu'ils ne soient un peu plus
atteints de sénescence. Défaillance d'esprit ou dépérissement
? Certes, mais exception faite tout de même pour leurs grosses " affaires
et commerces " très lucratifs au sein des Armées où,
il faut bien l'admettre, les deux " harpagons et affairistes des Armées
Nationales Djiboutiennes " excellent. Il est vrai qu'avec le temps, ils sont
devenus des "pots de fleurs" bien pratiques que l'on ballade au gré
des réceptions et pour autant qu'autant interlocuteur n'aborde le délicat
sujet des stratégies militaires.
Ismaïl
Omar Guelleh est bien ennuyé car d'une part il a dans l'antichambre une
nouvelle génération d'officiers supérieurs, issus de grandes
écoles occidentales et qui n'ont pas trouvé, quant à eux,
leurs galons et décorations dans des " pochettes surprises ",
et, d'autre part, nos deux généraux harpagons qui sont soudés
à leur siège et prérogatives au point qu'il faudrait bien
plus qu'un marteau et un burin pour les en extraire.
Oui
mais, car il y a un mais en ce sens que nos deux " harpagons et affairistes
" furent, de tout temps, les complices du pouvoir d'Hassan Gouled puis d'Ismaïl
Omar Guelleh et se seraient constitués de solides dossiers malodorants,
pour ne pas dire nauséabonds, sur les errements et crimes qu'ils auraient
perpétrés ou fait perpétrer sur ordre du Palais de l'Escale.
De
quoi écrire un livre à grande sensation dans lequel on pourrait
retrouver quelques liens avec l'affaire de l'assassinat du Juge Borrel et notamment
sur des " bonbonnes " et autres caisses " spéciales "
en plomb ayant transité par Djibouti et à destination de l'Iran.
L'une de ces caisses " spéciales " ayant été livrée
à l'Iran lors du dernier voyage qu'y effectua récemment Ismaïl
Omar Guelleh.
Quoi
qu'il en soit, IOG est pris entre deux feux. Celui de jeunes officiers supérieurs
dont l'accès aux plus hautes instances des Armées est bloqué
malgré leur ancienneté dans leur grade et leurs compétences
acquises, ailleurs que dans les trafics et les commerces au détriment des
Armées, et deux généraux qui ne veulent pas céder
leur place et certainement pas leurs prérogatives.
Affaire
à suivre.