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Si Ismaïl Omar Guelleh était un homme sage
ayant la capacité de diriger le pays avec pertinence,
il ne serait pas Ismaïl Omar Guelleh.

 

F 718 - 20/03/07.

Assassinat programmé d'un Défenseur des Droits de l'Humain.

Africanman

En faisant condamner et incarcérer Jean Paul Noël Abdi, sous de fallacieuses accusations qui ont été largement démontrées ces deux derniers jours, Ismaïl Omar Guelleh tente d'imposer la crainte, mieux encore l'intimidation voire la terreur au sein des défenseurs des Droits de l'Humain et parmi les opposants politiques à son régime de la pensée unique.

Cette terreur est d'ailleurs parfaitement organisée alors que l'histoire récente de Djibouti le confirme, IOG ne s'est jamais embarrassé de scrupules par le passé, et bien avant qu'il accède à la présidence de Djibouti, pour faire assassiner des témoins gênants, des "fouineurs" trop curieux, des adversaires avérés ou potentiels, sur le sol national ou sur le territoire de pays tiers. Assassinats perpétrés sur son ordre, sous le couvert d'une prétendue "immunité diplomatique" et supposée légalité auxquelles s'ajoute un fanatisme primitif poussé à l'absurde, jusqu'à la barbarie par les méthodes employées.

C'est ainsi qu'après l'affaire du faux suicide par immolation du Juge Bernard Borrel qui lui vaut d'être mis en cause par la justice française comme " donneur d'ordres " fortement soupçonné, Ismaïl Omar en est revenu à la " bonne vieille méthode d'antan " ; celle de l'empoisonnement de ceux qui le dérangent. Assassinat déguisé et discret, sournois et impossible à prouver car aucune enquête ni autopsie n'a jamais été ordonnée par ce qui fait office de justice locale dans de telles affaires.

Élimination par empoisonnement qui apparaît de plus en plus comme une option de choix car lui ayant valu une certaine réussite, bien avant qu'il n'accède au pouvoir, avec les disparitions pour le moins très controversées d'Ahmed Dini et simultanément de son adjoint au FRUD Chehem Daoud, du général Yassin Yabeh Galab, de Mohamed Djama Elabeh, de Youssouf Ali Chirdon et de tant d'autres.

 

Ismaïl Omar Guelleh et tous les extrémismes sont à mettre dans un même panier

Le but immédiat que poursuivent ces diverses sortes de criminels est identique. Le terrorisme n'est pas seulement propre aux délinquants politiques tels Ismaïl Omar Guelleh, il est aussi le fait de tous les extrémismes, religieux ou pas ; les uns et les autres puisant aux mêmes sources pour établir leur pouvoir par la violence et le meurtre. Les forfaits dont ils se rendent coupables sont identiques par leur gravité : il est banal de relever que la vie humaine ne pèse pas lourd à leurs yeux.

 

Machination ourdie par IOG pour éliminer définitivement Jean Paul Noël Abdi et rayer ainsi les Droits Humains à Djibouti.

Comme le souligne l'ARDHD, dans son article référencé (B387-A) en date du 19/03/2007, "Jean Paul Noël Abdi est en danger de mort" et, pour lancer la machination, ...il convenait tout d'abord de l'empêcher impérativement de diffuser d'autres informations sur son site internet. Avec sa condamnation et son incarcération dans les pires conditions à la sinistre prison de Gabode, la première phase de la machination est atteinte !

Comme le précise à juste titre l'ARDHD, c'est " par ce que le régime avait besoin de le mettre à l'ombre, à partir du moment où il a fait état de la découverte d'un premier charnier à Djibouti et qu'il a encouragé les victimes à porter plainte " que le Palais de l'Escale s'est trouvé soudainement acculé par le scandale qui risquait d'éclater - tant sur le plan national qu'international - et qu'il a voulu faire taire la LDDH dans l'urgence. D'évidence, " réclamer une enquête nationale et internationale équivalait à conduire vers la mise en cause de Guelleh au bout du chemin ".

Selon des informations proches du pouvoir djiboutien, comme il le fit en un temps pour faire éliminer le Juge Bernard Borrel, Ismaïl Omar Guelleh aurait préparé un scénario pour faire "effacer" Jean Paul Noël Abdi dans les semaines qui vont suivre son incarcération à la prison de Gabode.

Il faut savoir qu'un infirmier djiboutien, affecté aux Services Médicaux du Centre Hospitalier des Armées Bouffard de Djibouti, est responsable de l'administration des médicaments et habilité à effectuer des injections aux détenus de la prison de Gabode. Cet infirmier, du nom de Youssouf est un ancien sous officier, infirmier major, il est secondé par un second infirmier du nom de T…….., lui-même ancien militaire étranger qui a été muté à l'hôpital Bouffard, après sa mise en retraite et alors qu'il était affecté à l'Hôpital Peltier à cette époque.

Le problème, car problème il y a, réside dans le fait que ces deux infirmiers seraient des agents rémunérés par les Services Djiboutiens de Sécurité (police politique) qui furent fortement soupçonnés par le passé, et à maintes reprises, d'avoir provoqué la mort par empoisonnement de malades, opposants politiques, atteints notamment de diabète.

Sans avoir la prétention de faire un cours de médecine ou de biologie, chacun sait qu'il suffit de mélanger, notamment à l'insuline, et de distiller chaque jour une proportion infinitésimale de poison, tel l'acide cyanhydrique ou l'un de ses dérivés, pour provoquer une intoxication chronique marquée initialement par des maux de tête, des vertiges, souvent des difficultés respiratoires, des nausées et des vomissements qui conduisent inévitablement à la mort. Décès qui paraîtra forcément du à une cause liée à l'état de diabétique du malade et sur lequel aucune autopsie ne sera pratiquée après sa mort.

Les symptômes que nous décrivons sont ceux qui furent constatés par des témoins dans les jours qui ont précédé le décès du général Yassin Yabeh Galab et qui n'ont, semble t-il, pas éveillé les soupçons du service médical dans lequel il était hospitalisé. Or il s'avère que Jean Paul Noël Abdi est atteint, lui aussi, par la maladie du diabète et que son état de santé nécessite des injections quotidiennes d'insuline.

A Djibouti et sous Ismaïl Omar Guelleh, par le passé il y eut pire que les aberrations idéologiques et les contradictions économiques de son régime politique. IOG a systématiquement utilisé l'assassinat politique, souvent par empoisonnement provoquant rupture d'anévrisme ou arrêt cardiaque ...., comme moyen d'élimination d'individus perçus comme des rivaux potentiels ou réels, ainsi que de "courtisans du Palais de l'Escale" tombés en disgrâce.

Lorsqu'un chef d'État, autoproclamé par deux fois à la présidence d'un pays, peut aller jusqu'à faire assassiner un Juge français à Djibouti en se protégeant ensuite derrière une immunité diplomatique, on peut affirmer sans se tromper que la vie d'un citoyen djiboutien - fut-il président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l'humain - n'a que très peu d'importance au point qu'Ismaïl Omar sait que la disparition de Jean Paul Noël Abdi, si elle devenait effective, ne soulèverait pas les foules ni l'ouverture d'une information sur les causes réelles du décès par ce qui fait office de justice locale qui lui est totalement inféodée.

 

 

 

 

 

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