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F
735 - 27/04/07.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti dénonce le scandale des terrains publics
livrés à la spéculation privée dans la capitale.
Libertyman
Le
GED propose, dans son programme, une mise en valeur et une véritable harmonisation
de ces espaces entre édifices privés, PME/PMI, et services au profit
de la collectivité.
Les
familles djiboutiennes et celles des réfugiés qui survivent dans
les quartiers dits populaires de la capitale dans des habitations de "fortune"
se demandent où elles pourront habiter dans un demain proche mais aussi
où enterrer leurs morts dans le futur ?.
Double
sacrilège que sont ces opérations dites pudiquement " de décasement
" ainsi menées au nom d'un paraît-il " intérêt
public " dans les quartiers car, une fois encore, rien n'est prévu
pour reloger les " expulsés ", ne serait-ce que transitoirement,
alors que le repos des âmes des morts est, lui aussi, troublé par
l'odieuse spéculation foncière et " galopante " au plus
haut niveau de responsabilités de l'État.
C'est
ainsi que les espaces réservés traditionnellement à certains
quartiers d'habitations précaires, tout ce qui a pour nom " espace
public " libre ou occupé et jusqu'aux cimetières, sont l'objet
des pires convoitises d'ordre privé que l'on tente de masquer bien maladroitement
derrière l'intérêt de la collectivité afin de "
sauver les apparences ". C'est dire que dans la capitale, l'ignominieuse
spéculation foncière franchit, allègrement et sans vergogne,
les portes de l'au delà.
Allah,
le miséricordieux, est grand ; mais c'est Ismaïl Omar, Paulette, Abdourahman
Mohamed Boreh et consorts qui en profitent. Ils et elle n'ont que faire de la
grande pauvreté à Djibouti tout comme du contenu des saints versets
d'Al Kürran et de leur valeur d'humanisme.
Saisis
d'une forme de frénésie dans la course à la moindre parcelle
de terrain public, depuis bien des mois les occupants du Palais de l'Escale et
leurs complices s'affranchissent de toutes les lois et des règles établies
par les plans d'urbanisation présentés avec condescendance aux bailleurs
de fonds étrangers et aux instances internationales aux fins d'obtenir
des aides financières et de laisser croire que l'on serait préoccupé...au
"Palais de tous les artifices" par l'amélioration des conditions
d'existence des populations locales.





On
détourne ouvertement majeure partie de ces fonds internationaux, on construit
çà et là à la "va vite" des maisons selon
des "normes locales", tout juste habitables mais louées à
prix d'or aux membres des forces militaires étrangères stationnées
dans le pays. Des hôtels, restaurants poussent tels des champignons locaux
financés à partir des fonds détournés mais l'on prend
la précaution de construire quelques rares immeubles supposés être
à vocation sociale afin de tenter de justifier l'utilisation des aides
internationales ; immeubles affectés exclusivement aux familles "
affiliées " par obligation au régime politique en place et
trop heureuses de trouver un toit.



Alors
que, poursuivant sa politique de " nettoyage ethnique " de la capitale
et dont les cibles sont les familles Afars, le Palais de l'Escale envoie la force
publique, sans en informer le ministre de l'intérieur, pour faire le vide
dans les quartiers qui sont l'objet de projets de spéculations privées.
Opérations
coup de poing avec leurs traditionnelles séances de " bastonnades",
voire de tirs d'armes, pour les récalcitrants alors que les pelleteuses,
niveleuses et autres engins de travaux publics entrent aussitôt dans la
danse.


Pudiquement
et afin de ne pas inquiéter l'opinion internationale, il est dit officiellement
que l'on " décase " mais peu importe ce qu'il adviendra des familles
expulsées par de telles indignes pratiques en ces lieux publics ; en ces
espaces qui sont l'objet de tant et tant de convoitises spéculatives !
"
Allez donc vivre votre misère ailleurs par la seule volonté du pouvoir
dictatorial du Palais de l'Escale"
Au
delà de la véritable tragédie humaine dont sont victimes
des centaines de familles Afars et de réfugiés lors de ces opérations
dites " de décasement ", notamment dans le quartier d'Arhiba,
on ne peut que condamner avec fermeté " les coupables et donneurs
d'ordres" ne serait-ce que pour leur imprévoyance, le peu de cas qu'ils
font de la pauvreté que l'on chasse ainsi de la capitale et l'extrême
sauvagerie (le terme est faible) qui accompagne ces opérations.
Condamnation
sans équivoque, sur la forme donnée à ces opérations,
de ceux et de celle qui, par folie ou par " connerie et cupidité humaines
" provoquent de tels drames consciemment voulus. L'acte doit être évalué
à l'échelle des intentions car c'est bien là le problème
de telles tragédies... qui firent de nombreux morts encore récemment
; et qui en feront encore demain face à une forme d'ignorance des instances
internationales et des diplomaties étrangères pourtant présentes
sur place, au travers de leurs représentants à Djibouti.
L'affaire
suscite de forts mécontentements voire des actes de révoltes des
populations concernées à l'égard des spéculateurs
au premier rang desquels on retrouve inexorablement Kadra Mahamoud Haïd
et Abdourahman Mohamed Boreh alors que d'autres, tel le PM Dileïta se voient
octroyer par décret présidentiel et à bas prix des terrains
appartenant au domaine public.
C'est
le prix du silence et des cautions apportés à la dictature qui peut
faire expulser hors des frontières, emprisonner voire tuer ouvertement
qui elle veut, quand elle le veut et qui récompense les "muets aveugles"
et les "gagne petit", les chaouchs du pouvoir en place en leur octroyant
quelques terrains publics avec parcimonie.
Face
à un tel immobilisme des grands pays occidentaux, l'appétit gargantuesque
des spéculateurs, spéculatrice et des " maquignons " opportunistes
est d'évidence sans limite ; ils et elle démontrent qu'ils, elle,
ont eu raison de toutes les autres réserves imaginables. Les espaces prévus
pour, paraît-il, y construire des écoles et des terrains de sports..etc..
dans les pompeux et inappliqués plans d'urbanisme sont ainsi détournés
de leur utilisation initiale.
Intérêts
collectifs contre intérêts spéculatifs privés, le choix
moral semble pourtant évident.
Ce
régime, décourageant les investissements industriels étrangers
au point de les faire fuir à grande vitesse, notamment au profit du Yémen,
fait de la terre constructible dans la capitale un refuge et un objet de spéculation
pour quelques nantis et leurs complices, tout au plus 2% de la population globale,
et ce, au détriment des autres couches sociales de la société
djiboutienne. Dans ce contexte, aucune réglementation de l'utilisation
du sol, base de tout projet urbanistique cohérent n'est possible.
Dans
ces conditions, tout schéma d'aménagement d'une métropole
comme Djibouti paraît illusoire dès l'instant où l'État
se refuse à mettre en place une réelle politique de maîtrise
de la spéculation sur les terrains du domaine public dans la capitale.
Dès lors que l'on sait que les deux spéculateurs fonciers et
prioritaires à Djibouti sont Ismaïl Omar Guelleh, par Abdourahman
Mohamed Boreh interposé, et Kadra Mahamoud Haïd on comprend que
tout projet urbanistique cohérent et d'intérêt général
est impossible actuellement.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti dénonce le scandale des terrains publics
livrés à la spéculation dans la capitale et propose, dans
son programme, une mise en valeur de ces espaces prioritairement mais pas exclusivement
affectés au service de la collectivité. Chacun doit y trouver sa
place en harmonie, y vivre et faire commerce ou créer une entreprise à
dimension humaine.
Pour
ce faire, le Gouvernement en Exil de Djibouti s'engage à la création
d'une Agence Foncière par région dirigée par un Établissement
Public Foncier (EPF) situé dans la capitale et jouant pleinement son rôle
en matière d'aménagement cohérent en dehors de tout clivage
ethnique et politique.
Disposant
d'une autonomie relative dans le cadre de la décentralisation, chaque Agence
Foncière recevra comme mission prioritaire d'aider, au travers des élus
régionaux, chaque commune à mobiliser les terrains dont elle a besoin
pour l'habitat social, mais aussi pour les commerces et les industries locales,
et à en limiter les coûts afin d'éviter toute spéculation
outrancière, favorisant de ce fait l'investissement privé donc l'emploi
local.