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F
739 - 01/05/07.
Plutôt
que l'emploi des armes pour combattre la tyrannie et tous ses excès, nous
lui préférons la dérision des mots et celle de la caricature
(suite 1).








Djibouti
au niveau du recrutement des jeunes fonctionnaires diplômés, c'est
le " changement
dans la continuité "
Quand
ignares et cupidité prolifèrent au sein du pouvoir, la bêtise
fleurit joyeusement chaque jour un peu plus au Palais de l'Escale, au sein des
ministères et de grands services de l'Etat. Incultes et incompétents
qui se délectent du faux clinquant, et de l'artificiel qui leur procure
aisance.
Ce constat, que nous avons largement mis en évidence depuis
bien des années s'est vérifié récemment encore.
Imaginez
deux étudiants djiboutiens anglophones détenteurs chacun de deux
Maîtrises dans le domaine des Affaires Etrangères et qui disposent,
l'un, d'un Diplôme obtenu à l'Université de la Sorbonne, l'autre,
à l'Université de Paris 7. On ne peut que les en féliciter
et comprendre qu'ils fassent " acte de candidature " dans la fonction
publique à Djibouti pour accéder à un poste au sein d'un
Ministère ; celui des Affaires Etrangères en l'occurrence.
Pourtant,
leur candidature vient d'être rejetée sous la pression exercée
par Moumin Bahdon Farah
.
En
désespoir de cause et bardés de leurs diplômes, nos deux jeunes
étudiants sont repartis vers l'exil ; l'un en Belgique et le second au
Canada.
Quelque
gâchis inadmissible alors que le pays a tant besoin de tous ses jeunes cadres
!
La
raison de ce rejet de leur demande est que nos deux étudiants n'ont pas
compris initialement qu'à Djibouti les choses se passent tout autrement
lorsque l'on est pas fils ou fille de " nantis ".
Lorsque
l'on est fils ou fille d'IOG, de Kadra Mahamoud Haïd, d'un Général,
de Moumin Bahdon Farah
. ou d'un " ami " du pouvoir en place, les
diplômes n'ont aucune espèce d'importance car que vous en ayez ou
pas on vous affectera, immanquablement et le moment venu, un poste dans la fonction
publique avec un ou des Conseillers pour vous aider et où ce seront vos
subordonnés qui feront le travail.
Si
votre poste est de haut niveau, on vous apprendra à vous exprimer devant
la presse et les médias, quitte à ce que vous lisiez en ahanant
des discours préparés pour l'occasion et parfaitement ennuyant pour
votre auditoire.
Quant
à la presse locale, elle publiera de supposés interviews que vous
lui aurez accordés dans le cadre de vos "hautes"...responsabilités
et sur tel ou tel sujet de première importance ; interviews dans des termes
dont vous ignorez totalement l'existence et dont, par évidence, vous n'en
comprendrez pas le sens.
Ajoutons
à cela que ceux et celles qui bénéficient ou pas de quelques
dispositions pour poursuivre des études universitaires mais dont la famille
se situe en haut du système ou en périphérie immédiate,
ils/elles pourront bénéficier de " bourses aménagées
" octroyées par le pays d'accueil dans un pays occidental vous offrant
gracieusement le privilège d'être " étudiant/étudiante
presque à vie ".
Bien
des années durant lesquelles vous pourrez mener grande vie et au cours
desquelles on vous accordera le privilège de repiquer deux, trois, voire
quatre fois la même année d'études universitaires ; alors
qu'enfin, et de guère lasse, on vous attribuera sous pressions exercées
par le Palais de l'Escale un artificiel et superbe diplôme pour mettre,
enfin, un terme à vos études.
Diplôme
après lequel vous " courez " depuis si longtemps, que vous pourrez
mettre dans un cadre avec dorures à l'or fin et que vous suspendrez au
dessus de votre bureau, de votre cabinet de médecin
ou de dentiste,
après votre retour triomphal au pays.
La
capitale dans la tourmente !
Les
informations les plus alarmantes nous parviennent de la capitale pour ce qui concerne
l'approvisionnement en eau, en électricité et les augmentations
de prix des denrées essentielles telles que le sucre, la farine, le riz,
l'huile
etc.
Face
à la pénurie récurrente d'eau courante et d'électricité
que connaît la capitale depuis des décennies, aucun député
n'a initié une question orale ou lancé de débat adressée
aux Administrateurs directeurs de l'EDD et de l'ONED au sujet de la précarité
du service rendu aux clients ni posé les bonnes questions, à savoir
:
"
Où passent les énormes bénéfices générés
en fin d'exercices financiers de ces deux Etablissements Publics essentiels au
Pays ? "
et
"
Qui est Responsable de ces pénuries qui forcent les populations à
quitter la capitale ? ".
(à
suivre)