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F
740 - 02/05/07.
Plutôt
que l'emploi des armes pour combattre la tyrannie et tous ses excès, nous
lui préférons la dérision des mots et celle de la caricature
(suite 2).








Ismaïl
Omar Guelleh aurait-il encore des "comptes à régler" avec
l'actuel président somalien Abdoullahi Youssouf au sujet du Puntland ?
Le
Puntland constituant à une époque l'une de ses bases privilégiées
d'actions, Ismaël Omar Guelleh y avait effectué des investissements
financiers importants pour y étendre une hypothétique "zone
d'influence" avec de plus la création d'une Radio locale. Investissements
estimés alors à plusieurs dizaines de millions d'USD. Mais l'Homme
fort du régime local - le Colonel Abdillahi Youssouf qui deviendra président
de la Somalie - avait à cette époque littéralement éjecté
Ismaël Omar Guelleh et ses " mercenaires " de la région
tout en détruisant partie de ses installations et lui causant, de ce fait,
un préjudice financier très important.
Ismaïl
Omar Guelleh tenterait-il une nouvelle manoeuvre en utilisant les services d'Abdul
Qassem Salat ?
Souvenons-nous
qu'à la tête d'un gouvernement fantoche, Abdul Qassem Salat avait
réussi, après bien des convulsions et agitations, grâce à
ses affiliations claniques et surtout au soutien financier d'Ismaïl Omar
Guelleh (à partir des aides internationales détournées à
Djibouti), à être élu président de Somalie pour quatre
ans, le 25 août 2000. Il fit son entrée dans la capitale somalienne
et s'installa dans un quartier de Mogadiscio on oserait dire presque " incognito
", mais au-delà des quelques arpents sur lesquels il partageait son
pouvoir avec le clan des Hawye, il ne comptait pour rien en rien tant les oppositions
étaient nombreuses et solidement implantées.
A
Arta, les manigances éhontées de son mentor IOG, ayant bien plus
valeur de mascarades comiques que de processus susceptibles de conduire à
l'instauration de la paix en Somalie, lui avaient offert un sceptre sans gloire
ni pouvoir et à l'avenir hypothéqué largement tant ses soutiens
étaient minoritaires. Ne sachant pas faire fructifier ses maigres atouts,
il resta le plus irresponsable des précaires chefs d'État notamment
en recourant à l'impression massive de shillings somaliens, déclenchant
ainsi une dévaluation catastrophique qui plongera, bien plus, le pays dans
le marasme.
Plongé
dans une crise sans précédent depuis la chute de Syaad Barré,
le président de ce qu'il en restait du GNT - Abdikassim Salad Hassan -
n'hésita pas, à l'époque, à exclure le premier ministre
Hassan Abshir Farah et le président de l'Assemblée nationale Abdullah
Deerow Isaaq afin de les remplacer par des hommes de son propre clan politique.
Ce faisant il ne fit qu'aggraver la situation en éloignant un homme crédible
et à l'autorité reconnue comme l'était alors M Abdullah Deerow
Isaaq. Le Gouvernement National de Transition d'Abdul Qassem Salat va donc échouer
lamentablement et s'effondrer puis disparaîtra de la scène politique
somalienne.
Oui
mais il est toujours là, son maître ne l'a pas abandonné et
lui aurait même octroyé une superbe "niche" à Arta
...!


Au
Somaliland, dans le milieu des Issak Haber Hawal on accuse ouvertement Abdul Qassem
Salat aujourd'hui d'être à l'origine de la relance du conflit entre
le Somaliland et son voisin le Puntland et qui d'après vous lui fait parvenir
des convois d'armes et des finances ?
Vous
avez deviné, c'est son vieux complice et "ami" de circonstances
- Ismaïl Omar Guelleh - qui puise allègrement dans les fonds publics
de l'État djiboutien et dans les aides internationales détournées
pour contribuer fiancièrement à la relance de ce conflit tout en
"l'approvisionnant" par l'intermédiaire de ses sociétés
de la COMAD.
De
mensonges en mensonges, de falsifications en falsifications, les fomentations
de révoltes montées de toutes pièces pour ses propres intérêts
et entretenues par le despote djiboutien sont tellement monnaie courante dans
la région que celui qui se considère comme "Le cerveau supérieur
de la Corne Est de l'Afrique" ne surprend plus personne.
On
se souvient que par la voix de son Ambassadeur à la Conférence de
Réconciliation nationale en Somalie qui se tenait au Kenya - Ismaël
Omar Guelleh avait osé affirmer, il y a de cela quelques temps,
"qu'il
ne s'impliquerait pas davantage dans " les combats et les carnages en Somalie
"
Ce
qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre
en flagrant délit de mensonge.
Il
y a les maladroits du mensonge tel Ismaïl Omar Guelleh : ceux-là on
devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en
sortir.
Il
semblerait, tout de même, que le vent tourne ne serait-ce qu'au niveau de
l'Union Européenne !
(à
suivre)