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F
742 - 04/05/07.
L'Unicef
condamne le bombardement de l'hôpital de Mogadiscio
Publié
le 27 avril 2007
La
capitale somalienne est en proie à une violence qui a déplacé
des centaines de milliers de personnes. L'Unicef réclame l'accès
de l'aide humanitaire aux familles déplacées.
L'Unicef condamne
l'attaque au mortier de l'hôpital SOS et lance un appel pour accéder
aux centaines de milliers de civils qui fuient les combats à Mogadiscio.
Un appel au respect du droit humanitaire par tous les belligérants.
"
Nous sommes choqués par le bombardement aveugle d'une installation de santé
", a déclaré Christian Balslev-Olesen, le représentant
de l'Unicef en Somalie.
" C'est un acte absolument inacceptable, que
rien ne peut justifier ", a-t-il ajouté, rappelant que ce type d'actions
est pleinement condamné par le droit humanitaire international.
Dans
la capitale, les cadavres ne sont pas évacués à cause de
l'insécurité. Des attaques et des pillages ont été
répertoriés, provoquant chaque jour le déplacement de milliers
de personnes, dont la plupart sont des femmes et des enfants.
Privées
de vivres, de toit, d'eau, de moyens d'assainissement, ces populations endurent
un quotidien invivable et sont en proie à tous les dangers. La capacité
de l'Unicef à leur distribuer les secours les plus urgents est entravée
par les combats. " Nous n'arrivons pas à accéder à
nos entrepôts à Mogadiscio ni à atteindre les gens qui ont
le plus besoin de notre aide ", affirme Christian Baslev-Olesen.
A Mogadiscio,
les études menées sur la protection infantile, ont indiqué
que, sans distinction d'âge, des enfants ont été victimes
de bombardements et de tirs. Le déplacement de population entraîne
les femmes à chercher de la nourriture, de l'eau et des abris, les obligeant
à laisser leurs enfants seuls.
L'Unicef
se mobilise et soutient les organisations partenaires pour identifier et réunir
au sein de leurs familles les centaines d'enfants qui ont perdu la trace de leurs
parents pendant les bombardements.
Un
manque d'eau et de moyens d'assainissement
340 000 personnes ont fui les combats
à Mogadiscio depuis février. Les personnes déplacées,
une fois arrivées dans les communautés qui les accueillent, provoquent
une surcharge des services sociaux existants. La diarrhée aiguë est
une préoccupation grandissante en raison de moyens d'assainissement trop
limités pour la densité de population.
Dans
le centre et le sud de la Somalie, 16 957 cas de diarrhée aiguë ont
été répertoriés depuis le mois de janvier, dont 37
cas confirmés de choléra. Il y a eu 593 décès depuis
le 15 avril dernier. Rien qu'à Mogadiscio, on compte 5 664 cas de diarrhée
aiguë depuis le 7 avril, dont 24 cas de choléra et 92 décès.
Parmi les actions
menées par l'Unicef figurent la purification des points d'eau, la fourniture
de 4 citernes de 5000 litres dans les zones situées autour de Mogadiscio,
la distribution de sels de réhydratation orale et de kits de réhydratation
en intra-veineuse pour le traitement de la diarrhée aiguë, la distribution
de traitements contre le paludisme et de tests de diagnostic rapide, la mobilisation
sociale pour sensibiliser à l'hygiène, le positionnement de fournitures
d'urgence, de kits choléra, de réservoirs d'eau et de couvertures.
Les fonds sont
nécessaires pour la mise en place d'un programme élargi de vaccination,
pour installer des écoles temporaires, pour assurer l'accès à
l'eau potable pour 100 000 personnes ayant récemment fui Mogadiscio, pour
poursuivre, en matière de protection, l'effort de surveillance des abus
et de soutien aux enfants qui en sont victimes, et enfin pour faire de la prévention
contre le VIH/sida.
Malgré
la générosité de donateurs, il faut encore 11,5 millions
de dollars à l'Unicef pour faire face aux besoins des enfants aujourd'hui
en matière de nutrition, de santé, d'éducation et de protection.