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F 744 - 05/05/07 -

Ismaïl Omar Guelleh préparerait-il ses "valises" ?

Justicia

 

Telle une "traînée de poudre", l'information concernant les récentes perquisitions lancées à Paris par la Justice française dans des "Affaires" liées à l'assassinat du Juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti, a envahi la capitale djiboutienne. Cela suscite bien des commentaires aux quatre coins de Djibouti ville, dans les rues, dans les cafés et les commerces, dans les divers ministères, comme au sein des Armées et d'évidence dans les mabrazes quand vient "l'heure du khat".

Nombreux sont les Djiboutiens et Djiboutiennes qui ont suivi, heure par heure, les informations sur ces perquisitions menées en France et applaudissent des deux mains, comme le fait Ali, officier de l'AND, en lançant à la cantonade : "Vous voyez bien que la Justice ça existe..., ailleurs que chez nous peut-être mais ça existe !" Alors que se lit sur certains visages de fortes inquiétudes quant à leur avenir dans le pays ; tel le Procureur Djama Souleïman qui rechercherait depuis quelques mois un pays d'accueil où se réfugier et une terre d'exil qui, d'évidence, n'aurait pas d'accords d'extradition passés avec la France ou encore le Colonel Mahdi, maître des basses oeuvres et qui s'est réfugié depuis bien longtemps dans la prière. Observons qu'il répugne à rester seul et que lorsqu'il traverse une rue il est d'une extrême prudence ; un malencontreux accident est si vite arrivé ! Tout comme peut l'être un suicide officiel...

Force est de constater que la justice française mène "tambour battant" ses investigations dans l'Affaire Borrel et dans ses dossiers connexes malgré les interdits qu'on lui oppose et qui sont sujet à vives réactions justifiées de sa part.

La justice est le droit du plus faible alors que la loi est au-dessus de tout. Il y a juste les "falsificateurs et les supers menteurs" qui essaient de la changer pour mieux l'adapter et en faire LEUR justice, pour ne pas avoir à y faire face. Reste à savoir pour combien de temps ?

Rumeur ! Vous avez dit rumeur ?

Par ailleurs on se pose une question sur une rumeur plus que persistante qui émane de collaborateurs proches du président Guelleh.

Ismaïl Omar Guelleh serait contraint de "passer la main" plus tôt que prévu et de plus, pas forcément à qui il aurait souhaité le faire !

Rappelons tout de même que son épouse, Kadra Mahamoud Haïd, tente d'imposer son propre choix depuis bien des mois. Message à sa manière, auquel nul ne veut s'opposer... pour l'intant ...et selon lequel le successeur d'Ismaïl Omar Guelleh serait leur fils. Sans vouloir offenser leurs Excellentissimes Grandeurs et ineffables Sérénités en dévoilant ainsi un "secret de polichinelle" car connu, notamment des Afars ; on oserait poser la question de savoir lequel de leurs fils est pressenti par "Madame", celui d'avant ou d'après mariage...avec IOG ?

Certaines dispositions et préparatifs, quant à la succession d'Ismaïl Omar face à l'urgence de la situation, auraient été pris récemment et ne seraient pas passés inaperçus. Irait-on chercher au sein des Armées ce successeur, parmi un militaire de "haut rang" ? Si c'était le cas, cela ne ferait pas les affaires de quelques postulants, au premier rang desquels on trouve Abdourahman Mahamoud Boreh qui n'a jamais caché ses volontés de succéder au "chef" tout en préparant minutieusement et en conditionnant financièrement ses "supporters". Après tout et bien qu'il n'ait pas fait que cela, Ismaïl Omar a acheté bien des consciences pour accéder à la plus haute marche de l'Etat, pourquoi Abdourahman Mahamoud Boreh ne le ferait-il pas ? Il a les moyens financiers pour le faire et dispose, de surcroît, d'appuis à Dubaï.... Pourvu qu'Ismaïl Omar ne soit pas victime - lui aussi et à son tour - d'un accident cardiaque, d'une rupture d'anévrisme ou qu'il ne tombe du haut du Palais de l'Escale en allant vérifier l'état de la toiture, par exemple. Nous sommes nombreux à prier en ce sens et ce serait dommage que les efforts déployés par la Justice française ne puissent pas être menées au bout.

Dans cette possible succession d'IOG qui se préparerait rapidement, certains n'hésitent pas à faire le lien de cause à effet possible avec le prochain départ du président Chirac de l'Élysée. Auquel s'ajoute surtout le fait que la Justice française, chargée de l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel et de ses dossiers connexes, serait en possession, depuis quelques semaines, de liasses de documents authentifiés depuis et pas forcément classifiés "Secret Défense" ; documents qui auraient été "analysés" et dont les renseignements pourraient dépasser de très loin la seule affaire d'assassinat du Juge Bernard Borrel.

On murmure que ce serait une véritable "bombe internationale.." ! Reste à savoir dans quel sens il convient d'interpréter ces termes ? Ceci dépasse nos compétences, surtout dans le domaine de "l'uranium enrichi !".

Pour conclure, j'oubliais presque de vous dire qu'au sein de la communauté djiboutienne, vivant en exil ou survivant dans le pays, on a ressorti les paroles d'une chanson de Serge Gainsbourg et datant de 1972 tout en les mettant au goût du jour.

 

Je suis venu te dire

Je suis venu te dire que je m'en vais
et que tes larmes n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu te dire que je m'en vais

te souviens-tu d'une nuit d'octobre 95, en parler, tu pleures
tu ne dors plus, tu blêmis à présent qu'a sonné enfin l'heure
des grands adieux à jamais entre nous ; oui, je suis au regret
de te dire que je m'en vais oui, par erreur, tu me fus imposé

je suis venu te dire que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Tel qu'écrit dans les versets, justice divine ou autre passera
je suis venu te dire que je m'en vais et que, seul, tu assumeras

 

 

 

 

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