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F
748 - 07/05/07 -
Somalie
- Espoir de paix, serait-ce un nouveau rêve ?
Amina


Par
un beau matin ensoleillé du mois de mai, un enfant de Mogadiscio lève
les yeux vers le ciel pour y regarder attentivement un vol d'oiseaux migrateurs,
au loin s'étale la mer avec le port alors que la ville semble avoir enfin
trouvé le calme.
Il
est dit que les oiseaux ont une chose de plus que l'humain, certes bien une petite
chose seulement mais elle est d'une si grande importance qu'elle s'appelle "
liberté ". Celle pour l'oiseau de franchir les frontières,
brindille par brindille de construire son nid en un lieu choisi par lui, d'élever
sa progéniture et vivre où il l'entend sans que personne ne puisse
l'en empêcher ; sauf à l'abattre en plein vol.
Ce
sont aujourd'hui des millions de Somaliens, d'hommes, de femmes, d'enfants et
de nouveaux nés qui attendent avec la crainte accrochée au ventre
pour que s'instaure enfin la paix dans un pays dominé par la violence,
la guerre souvent entretenue de l'extérieur du pays notamment par ces marchands
d'armes assassins qui ont, indirectement, contribué a la mort de milliers
d'enfants et d'êtres sans défense.
Certes
ces marchands d'armes, tel Ismaïl Omar Guelleh, étaient assez lâches
et le sont toujours pour ne pas être présents directement sur le
terrain de la guerre en Somalie et ainsi ne prendre aucun risque pour leur petite
personne de si peu d'importance.
Leur
infâme commerce a néanmoins largement contribué à ce
que d'autres bombardent, mutilent, arrachant la vie et semant aveuglément
le handicap, désolation, et indirectement famine et maladie dans l'un des
berceaux de l'Humanité.
Alors
les Somaliens en viennent à espérer que par un beau matin d'un avenir
proche, c'est tout Mogadiscio qui lèvera les yeux vers le ciel, après
l'envolée des oiseaux migrateurs, et qu'il n'y aura pas un goût de
cendre et de poison dans le ciel blanc de la Somalie alors que dans tout le pays
chacun et chacune pourra y respirer librement l'air pur et non plus l'odeur de
la poudre et celle des corps des victimes innocentes fauchées par les combats.