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F 752 - 09/05/07 -

Avec la paix qui semble se dessiner en Somalie, IOG tente de rebondir en relançant le conflit entre le Somaliland et le Puntland (suite).

Africanman

 

En situation d'échec en Somalie, avec l'instauration d'une paix qui se dessine, IOG tente maintenant de "porter le fer" au Puntland !

L'objectif pour Ismaïl Omar Guelleh est le Somaliland au travers duquel il vise le Puntland duquel il fut exclu à une époque ; nous verrons un peu plus loin que cet objectif n'a pas changé depuis.

Le Puntland constituant alors l'une de ses bases privilégiées d'actions, Ismaïl Omar Guelleh y avait effectué en des temps pas si lointain des investissements financiers importants pour y étendre une hypothétique "zone d'influence" avec de plus la création d'une Radio locale. Investissements estimés alors à plusieurs dizaines de millions d'USD.

Mais l'Homme fort du régime local - le Colonel Abdullahi Yusuf devenu depuis le président de la Somalie - avait alors littéralement éjecté Ismaël Omar Guelleh et ses " mercenaires " de la région tout en détruisant partie de ses installations et lui causant, de ce fait, un préjudice financier très important.

Dans l'impossibilité d'infiltrer, directement et efficacement le Puntland et faire chuter son gouvernement pour mettre en place ses propres "serviteurs", Ismaïl Omar Guelleh va noyauter durant des années le Somaliland voisin.

Pour ce faire, il va utiliser, entre autres, les "services" de Yassin Elmi Bouh - alias waraba kourayé - de Saïd Barkat (Gadaboursi) et d'Ismail Houssein Tani son directeur de cabinet qui se sont créés, à coups de millions d'USD et d'Euros détournés à partir des aides internationales affectées à Djibouti, un véritable "trésor" pour financer des groupes de "mercenaires" et tout ce qui pourrait se laisser acheter dans la région. Son plan "Horsed" est en place et ne s'attache nullement aux intérêts ses Somalilandais mais aux siens et exclusivement aux siens ; il ne lui reste plus qu'à tirer les ficelles et "mettre le feu", où et comme il l'entend !

IOG est aidé en cela et depuis bien des années par son épouse, Kadra Mahamoud Haïd, qui va mettre à profit cette opportunité pour s'attirer des sympathies, elles aussi "financées", auprès de son propre clan des Issaks au Somaliland d'où sa famille est originaire. Ismaïl Omar va s'appuyer aussi sur Abdulkassim Salat Hassan, ex président d'un fantoche GNT, présent à Hargeïsa (capitale du Somaliland), pour rassembler ce qu'il reste des troupes de chefs de guerre d'antan qu'il a grassement financés et des factions intégristes liées à Al Qaïda (Al-Ittihad al-Islamiya).

Le plateau de Sool et de Sanaag - régions pastorales - étant l'objet, depuis 1991, de revendications territoriales communes du Somaliland et du Puntland, Ismaïl Omar Guelleh va s'amenuiser à faire de ce différent frontalier la pierre angulaire des actions à mener contre le Puntland ; en exacerbant les frictions et fractions locales au Somaliland pour les orienter vers leur voisin situé à la pointe de la Corne Est de l'Afrique.

C'est sous ce prétexte qu'il aurait incité récemment le président du Somaliland, Dahir Rayale Kahin, (à qui il a offert une superbe propriété à Arta ...) à relancer le conflit armé contre le Puntland en lui fournissant des armes et des moyens financiers. Moyens financiers qui, une fois encore, sont "ponctionnés" sur les aides internationales attribuées à Djibouti, notamment dans le cadre de son "Développement économque et social..."

Bien que l'événement passa quasiment inaperçu dans la presse et les médias, il y a de cela quelques semaines, les forces militaires du Somaliland - vraisemblablement assistées des "mercenaires" d'Abdulkassim Salat Hassan - ont tenté une incursion pour s'affronter aux forces militaires du Puntland qui leur auraient infligé une cuisante défaite à Dhahar. Selon nos informations, les Somalilandais auraient eu entre 50 et 60 blessés et tués dans l'opération et seraient revenus sur leur base de départ.

Mais les choses ne devraient pas en rester là car, toujours selon nos informations, Abdulkassim Salat Hassan attendrait dans la capitale du Somaliland le renfort des troupes de ce qu'il reste aux chefs de guerre d'antan avec qui il s'était "acoquiné" et auxquelles s'ajoutent des factions intégristes liées à Al Qaïda (Al-Ittihad al-Islamiya).

L'un et l'autre, défaits militairement parlant dans la bataille de Mogadiscio, fuiraient temporairement la Somalie du sud et se replieraient au Somaliland. Par ailleurs, plusieurs convois d'armes et de munitions (armement lourd ?) auraient franchi, ces jours derniers, la frontière à Loyada pour pénétrer au Somaliland et en provenance de la "Zone Franche" du port de la capitale djiboutienne.

On peut donc en conclure que le conflit en Somalie pourrait se déplacer vers le Somaliland et le Puntland car telle est la volonté d'Ismaïl Omar Guelleh.

Selon nos sources d'information, le président somalien Abdullahi Yusuf aurait effectué, il y a de cela quelques jours, des démarches diplomatiques en direction d'Hargeïsa pour une résolution pacifique du conflit existant entre le Somailand et son voisin du Puntland. Démontrant ainsi qu'il tient à l'instauration de la paix dans toute la Somalie et non pas exclusivement au sud du pays.

Grandes festivités en préparation à Mogadiscio pour la fin des combats et un retour à la paix

Les autorités somaliennes prépareraient, pour les jours à venir, de grandes festivités dans la capitale somalienne. Festivités auxquelles seraient invitées à y participer les institutions internationales et les pays ayant contribué à l'instauration de la paix en Somalie du sud.

Se pensant être concerné par ces festivités, Ismaïl Omar Guelleh aurait vainement tenté de contacter dans un premier temps, et directement par téléphone, le président somalien Abdullahi Yusuf pour vraisemblablement le féliciter et l'assurer de son soutien ...et de sa présence.

Le premier ministre somalien, M Ali Mohamed Gedi, aurait répondu au dictateur djiboutien et fomentateur de troubles, ce avec toute la "diplomatie" qu'impose une telle situation :

"que sa présence n'était ni souhaitée, ni souhaitable lors de ces festivités qui réuniront exclusivement les institutions internationales et les pays ayant réellement contribué à l'instauration de la paix en Somalie du sud..."

 

" Il est plus facile de faire la guerre que de construire la paix. L'homme absurde est celui qui ne change jamais. La Paix n'est pas une danse du moment. Elle avance !. "

Georges Clémenceau ( 1841 - 1929 ).


 

 

 

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