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sans
possibilité de réinstallation décente de ces hommes, de ces
femmes et de ces enfants ; mais, bien au contraire, en les rejetant ainsi à
plus de 12 kilomètres ( PK 12) dans un endroit quasi désertique,
sans abri, sans eau ni électricité !!!




F
755 - 12/05/07 -
"Allez
donc vivre votre pauvreté ailleurs, en dehors de MA capitale. Je n'ai que
faire d'esprit d'humanisme et des versets du Coran !"
El
Hadj, le Croyant
La
grande majorité des hommes et des femmes qui vivent à Djibouti,
soit plus de 95 % de la population, font partie des opprimés.
Pour
les plus pauvres d'entre eux et frappés par le chômage (85 % de la
population dite en âge d'avoir un emploi) c'est une indigne oppression qu'ils
subissent de la part de la tyrannie qui s'est installée implacablement
dans le pays et revêt plusieurs formes: les déplacements arbitraires
de populations, les arrestations, la torture, la vie dans la rue, le dénuement
le plus complet, l'absence de protection sociale, contre les éléments
naturels, contre la maladie...
Certaines
familles ne peuvent même pas s'acheter un morceau de pain pour s'alimenter.
Les anciens eux aussi sont négligés et abandonnés.
L'oppression
ne connaît en fait aucune barrière.
On
discrimine sur la base d'une appartenance ethnique, linguistique, raciale, tribale
et pour ces raisons on justifie des génocides qui ne veulent pas dire leur
nom.
Des enfants innocents, démunis, rachitiques, sans défense
sont contraints de mendier ou de voler pour survivre.
La
prospérité et le pouvoir, que se sont accaparés quelques-uns
par le mensonge et par cupidité, ne font pas de Djibouti un havre où
la justice, la paix, la confiance et le bien-être régneraient.
Seule
une attitude consciencieuse permettrait de canaliser les ressources et le pouvoir
pour le bien-être d'un plus grand nombre de Djiboutiens et de Djiboutiennes.
L'unique manière de devenir consciencieux est d'avoir la foi : seuls les
croyants vivent constamment et en toute circonstance selon leur conscience.
La
pauvreté et la richesse sont des notions généralement très
relatives et, au delà du minimum indispensable à la vie humaine,
le reste n'est que question de mieux être et n'est qu'un mirage jamais atteint.
Ce qui pousse
Ismaïl Omar Guelleh et ses "comparses" à accumuler fortune
au-delà de leurs besoins actuels c'est d'abord la peur de tomber un jour
dans la misère et d'autre part et surtout leur instinct de conquête
de tout ce qu'ils/elles n'ont pas. Ils et elles s'ennuient toujours de ce qu'ils/elles
ont et recherchent sans cesse ce qu'ils/elles n'ont pas.
Ismaïl
Omar Guelleh et ses "comparses" sont d'éternels inquiets sur
cette terre dans laquelle ils s'isolent dans leurs turpitudes et, tant qu'ils
n'auront pas retrouvé la spiritualité dans les enseignements divins,
leur horizon restera voilé par la matière et ils chercheront vainement
dans le désert de leur pensée et de leur coeur à y trouver
l'apaisement de leur âme.
Sourate
2, verset 177 d'Al Kürran
"La
piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers
le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier,
aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l'amour de Dieu
des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux
voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide, et pour délier
les jougs, qui observent la prière, qui font l'aumône. Et ceux qui
remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité,
dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes
et craignent le Seigneur."