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F
758 - 14/05/07 -
Son
Excellence l'Ambassadeur Kounta Kounté serait-il une fois encore mis sur
la sellette ...? (suite)
Justicia
..............................................
Une
Ambassade de Djibouti à Bruxelles qui a un passif en matière de
trafics de drogues !
Une
première arrestation de trafiquants d'héroïne et de ses dérivés
eut lieu en Belgique au cours de l'année 1999 et impliqua directement "
l'ordonnateur " pour l'Europe.
Accompagné
par la propre épouse de l'Ambassadeur de Djibouti de l'époque à
Bruxelles - femme originaire du Sénégal et de nationalité
française - Mourad Houssein Mouti, alors Conseiller à l'Ambassade
de Djibouti, fut contrôlé par les forces de Police et spécialisées
dans la lutte anti drogues en Belgique.
Quelle
ne fut pas leur surprise de découvrir dans le coffre de son véhicule
"diplomatique" des dizaines de milliers de cachets d'ecstasy et diverses
drogues. Mais cette opération s'avéra ensuite être un "
flop diplomatique " car si la " marchandise " fut saisie il y eut
impossibilité de procéder à l'arrestation du Conseiller de
l'Ambassade de Djibouti pour le traduire devant les tribunaux belges comme le
veut la loi.
Mourad
Houssein Mouti se retrancha immédiatement derrière l'immunité
diplomatique ; donc l'impunité que lui octroyait sa fonction officielle.
Dépitées,
la police belge et celle spécialisée dans la lutte anti drogues
en Belgique ne purent que constater le délit et dresser procès verbal
alors que les Affaires étrangères déclarèrent Mourad
Houssein Mouti persona non grata avec interdiction de pénétrer
à l'avenir sur le territoire du Royaume de Belgique.
Collusion
existante entre la famille Mouti et le Palais de l'Escale, voire ...plus loin
!
La
collusion existante entre la famille Mouti et le Palais de l'Escale fut confirmée
dans les mois qui vont suivre cet " incident " car non seulement Mourad
Houssein Mouti ne fut pas présenté devant la Justice djiboutienne
comme le prescrit la loi pour un tel délit grave mais il continua à
percevoir ses salaires et ses indemnités au titre de haut fonctionnaire
des Affaires Étrangères. Quelques mois plus tard et après
que l'affaire fut enterrée officiellement, Ismaïl Omar Guelleh le
fit nommer au poste de premier Conseiller de l'Ambassade de Djibouti
.à
Paris.
Au
niveau du Quai d'Orsay nul ne sembla s'inquiéter du cursus du " personnage
" pourtant bien connu et recensé sur le plan international comme "
ordonnateur " de réseaux de trafiquants de drogues en Europe et au
Canada.
Ceci
lui permet donc depuis de perpétuer - et sans grande difficulté
apparente - ses trafics à partir de l'Ambassade de Djibouti à Paris
vers Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille... en s'appuyant sur une redistribution
faite par des membres de familles djiboutiennes, recensées officiellement
comme étant des réfugiés somaliens.
La
propre sur de Mourad Houssein Mouti déclarait l'an passé,
lors d'un contact téléphonique, je la cite
"
On est protégés et vous ne pouvez rien faire contre nous
! " suivis de quelques termes de menaces non voilées.
"Affaire
de famille", un Mouti peut en cacher un autre !
Mahamoud
Abdallah Mouti, ce nom est presque inconnu du grand public.
Cousin
de Mourad Houssein Mouti, sa grande " spécialité " fut
en des temps pas si lointain (et reste encore ?) de représenter le clan
Mouti dans l'approvisionnement de la drogue dans les pays d'Asie. Mis en place
par Abdourahman Mahamoud Boreh sur ordre d'IOG après concertation d'avec
le clan des Mouti, Mahamoud Abdallah va s'impliquer dans le trafic à
partir de l'Asie où il se rendait fréquemment, lui aussi muni d'un
passeport diplomatique (officiellement rattaché à une Ambassade
à l'étranger).
D'autre
part et comme ceci se faisait déjà à l'époque de la
présidence sous Hassan Gouled, chaque déplacement de l'avion présidentiel
en Asie s'accompagne d'une opération discrète, et sous couvert de
l'immunité diplomatique, de chargement d'une cargaison de drogues destinée
aux laboratoires de " traitement Mouti" situés dans la Zone Franche
du port de Djibouti.
Officiellement
le président djiboutien en exercice est censé ne pas en être
informé
alors que ce sont les hommes de la Police politique des
SDS qui procèdent au chargement de " mobiliers " et autres matériels
acquis ou offerts au président
que nulle douane n'aura l'outrecuidance
d'aller contrôler sans créer un incident diplomatique.
Divonne
les bains, thalassotérapie et autres !
Cette
pratique ne date pas d'hier, souvenons-nous des années 90, période
durant laquelle l'avion présidentiel djiboutien effectuait de fréquents
voyages et se posait discrètement et toujours sous couvert diplomatique
sur l'aérodrome du Bourget. Comme cela se fait encore de nos jours sur
d'autres aérodromes parisiens et français, la drogue était
directement placée dans le coffre du véhicule présidentiel
qui se dirigeait aussitôt et sous protection des SDS vers Divonne les bains,
à 17 kilomètres de Genève et censé être le lieu
de repos du président Hassan Gouled qui y disposait d'une grande propriété
; pour ne pas dire un château. Ledit château étant, depuis,
tombé dans " l'escarcelle " d'Ismaïl Omar Guelleh !
C'est
dans les environs de cette ville que rendez-vous était pris avec un citoyen
français et Consul honoraire de Djibouti en Suisse qui prenait en charge
- de coffre de véhicule présidentiel à coffre de véhicule
diplomatique immatriculé en Suisse - le chargement de drogue servant à
" approvisionner " les filières en Suisse, en Autriche et en
Italie du Nord.
Nous
ne révélerons pas l'identité de ce personnage français
assez " louche " qui vécut en un temps à Djibouti (comme
coopérant ?) et qui semblerait encore appartenir à ce que nous appelons
le réseau parallèle des Français à Djibouti.
Il
fut nommé Consul honoraire de Djibouti par Hassan Gouled avec vraisemblablement
le but de couvrir sur le plan diplomatique tout à la fois la réception
de la drogue et sa redistribution en Suisse, en Autriche et en Italie du nord.
"Business
is business..."
D'autre
part, l'implication dans ce réseau des trafiquants de drogues les plus
divers et à haut niveau on notera la présence du fils de Taher Saïd
Seif - richissime commerçant d'origine arabe à Djibouti et dans
les Émirats - qui est évidente alors qu'il effectue de fréquents
voyages en Suisse, lui aussi sous couvert diplomatique djiboutien ; on se demande
bien à quel titre si ce n'est celui de lui assurer, là encore, une
immunité.
Il
serait aussi le grand " ordonnateur " pour les trafics de cannabis,
marijuana ou ganja en provenance d'Éthiopie qui sont en forte augmentation
alors qu'il en fait presque " commerce ouvert " et publicité
dans les journaux.
Si
rien d'important ne se passe à Djibouti, par ailleurs à Bruxelles
il semblerait bien que ça bouge !