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F 780 - 22/05/07 -

Le devoir de témoigner du pire et de transmettre le plus noble à nos enfants, à tous les enfants (suite)

Justicia

 

Un vieil adage africain dit que lorsque qu'une grenouille sort de l'eau pour dire que le crocodile est malade, difficile de ne pas la croire !.

L'aspect " Affairiste " a pris le pas sur le respect des lois et sur l'indépendance de la justice, ceci dénature le métier de dire le droit.

Les magistrats étant de purs fonctionnaires du ministère de la Justice, donc rémunérés par l'État djiboutien, n'exercent que l'indépendance que leur octroie le pouvoir en place ; et s'ils en viennent à s'opposer aux décisions prises par le Palais de l'Escale, en dépit des lois et de l'esprit de justice, ils sont désavoués voire sanctionnés.

C'est ainsi que, malgré sa propagande mensongère financée à coups de dizaines de millions de FD, le pouvoir judiciaire, au lieu d'être le garant de l'application impartiale de la loi, a été, et continue à être un instrument de répression et d'injustices flagrantes au service du pouvoir.

Dans le domaine des droits de l'homme, le dernier rapport ACCT estime à juste titre que :

"la dispersion de l'action de la police judiciaire entraîne soit la détention préventive abusive de personnes innocentes, sans que l'on puisse savoir l'orientation donnée aux procès-verbaux d'arrestation, soit la mise en liberté de criminels dangereux sans que le parquet en soit informé ou puisse rien faire". Mais, trop souvent, il y a complicité entre les corps de police et les différents parquets, au détriment du justiciable....."

L'affaire " Christian Georges "

Selon le comité de soutien à Elisabeth Borrel, Christian Georges serait un possible témoin capital dans l'affaire de l'Assassinat du Juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti.

Le vice-président du comité de soutien Philippe Marc avait affirmé lors d'une conférence de presse que "l'ancien gendarme avait été arrêté après avoir fait savoir dans des courriers et des SMS envoyés à sa famille qu'il détenait des informations sur les conditions de l'assassinat du juge Borrel".

A l'inverse de cela, selon le ministère djiboutien de la justice, le militaire en question, Christian Georges, "a été interpellé le 13 octobre 2006 à Djibouti puis inculpé pour viols sur mineurs de moins de quinze ans". Placé sous contrôle judiciaire, il "s'est enfui clandestinement à destination du Yémen où il a été arrêté par les autorités yéménites".

Ceci revient à dire que les SMS et les courriers, expédiés par Christan Georges à sa famille, seraient des faux !!! Leur authenticité est pourtant facile à démontrer.

L'envers du décor.

Pour diverses raisons car l'expérience est là pour le démontrer, les errements et les multiples falsifications dont s'est rendu coupable le Procureur Général Djama Souleiman Ali (la justice française en détenant toutes les preuves) sont si nombreux dans l'affaire de l'assassinat du Juge Borrel que l'on peut qu'émettre des réserves sur les accusations de pédophilie et de détournement de mineur (s) qu'il porte officiellement à l'encontre de Christian Georges pour justifier son arrestation et son incarcération à la prison de Gabode.

La répétition de délits, comme celui de manipulation des preuves, ont fait la piètre réputation dont " bénéficie " Djama Souleïman Ali comme magistrat.

Dans l'affaire de l'assassinat du Juge Borrel, comme dans celle de la tentative de subornations de témoins dont il s'est rendu coupable et pour laquelle il est poursuivi par la justice française qui a lancé un mandat d'arrêt international à son encontre, il a démontré qu'il était pour lui plus aisé de s'arranger avec sa mauvaise conscience - car largement financée - qu'avec sa mauvaise réputation qui dépasse, de loin, les frontières de Djibouti et contre laquelle il ne peut rien.

D'évidence, pour se forger une idée l'opinion publique n'entend que le langage des faits et non point tous les travestissements et les artifices d'un pouvoir politique rompu à toutes les pratiques les plus basses et aux trahisons les plus viles de l'esprit de la justice républicaine.

Ce qui est déshonorant pour le pouvoir politique d'Ismaïl Omar Guelleh, ce n'est pas de mentir car à cela il nous y a habitué, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge dans bien des affaires de suicides par immolation ou de morts inexpliquées qui ont émaillé l'histoire récente de Djibouti. Mensonges maladroits lorsque ce qui fait office de justice à Djibouti tentait de manipuler le cours de la justice française et l'opinion publique, avec certaines complicités " parisiennes ", en affirmant que le Juge Bernard Borrel s'était rendu coupable de " pédophilie " ce qui aurait justifié son supposé suicide par immolation.

De supposés actes de "pédophilie", "d'usage de drogues" en passant par les pires fausses accusations qu'il soit à son égard, certains n'ont pas hésité à sâlir l'honneur de ce magistrat intègre. De même, rien ne fut épargné à son épouse !

Devant la Justice française, en charge du dossier Bernard Borrel, cette dimension jusqu'ici opaque de certaines relations pour le moins " particulières " entre certains " conseillers " de l'Elysée de la cellule des affaires africaines et l'occupant du Palais de l'Escale est apparue en pleine lumière.

Malgré tous les obstacles qui lui sont opposés, la Justice avance inexorablement.

La vie du donneur d'ordre, celle des " complices " directs et indirects dans l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel, est devenue maintenant panique dans une odieuse scène théâtrale qu'ils tentaient de nous imposer et qui aujourd'hui leur brûle les " fesses ".

Une question se pose :

"Christian Georges ne serait-il pas un nouvel otage des autorités djiboutiennes dans les suites de l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel ?"

Si le " pouvoir " politique djiboutien d'Ismaïl Omar Guelleh n'est pas physiquement présent dans la grande salle d'audience que représente aujourd'hui l'opinion publique internationale, c'est bien ce Pouvoir là et ses " complices étrangers " qui comparaissent devant cette forme de Justice.

Le devoir de témoigner du pire et de transmettre le plus noble à nos enfants, à tous les enfants.

Nombreux sont les témoins dans cette affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel, qui avaient en un temps et de par leurs fonctions une " obligation de réserve ", mais qui ont le courage de briser et brisent encore aujourd'hui le silence en témoignant devant la Justice française dans cette affaire d'assassinat du magistrat français.

Trop de témoins se taisent encore de nos jours ou ont échangé volontiers leur honneur contre les honneurs et l'hypothétique raison d'État dans cette affaire d'assassinat de Bernard Borrel ; meurtre par préméditation, au travers duquel c'est toute la justice de la république que l'on a assassiné.

 

Une question ne doit jamais quitter l'esprit des témoins potentiels, fonctionnaires, gendarmes, policiers et militaires. Leur témoignage est-il aujourd'hui une obligation morale ou peuvent-ils, en toute conscience, laisser assassiner impunément la Justice ?.

 

Il convient de témoigner pour nos enfants et les valeurs de respect des droits et de la justice, pour la famille de Bernard Borrel, pour son épouse et ses enfants meurtris au plus profond par presque 12 années d'un combat pour qu'enfin la vérité - toute la vérité - soit dite.

 

 

 

 

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